Archives par mot-clé : Dieu

Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019 – Retranscription

Retranscription de Progrès en philosophie naturelle, le 22 août 2019. Ouvert aux commentaires.

Bonjour,

Nous sommes le jeudi 22 août 2019. C’est les vacances encore, heureusement : les vacances, ça me permet de travailler une journée entière sur un sujet particulier sans devoir aller faire autre chose et de pouvoir penser un petit peu et, vous l’avez vu, de faire des vidéos comme ça me vient, ne pas être limité par le fait que je n’ai pas accès à la wifi, etc.

De quoi je vais vous parler ? Aujourd’hui, ce ne sera pas le Brexit. Ce ne sera pas Trump. Ce ne sera pas mes réflexions en finance ou en économie. Ça se raccroche plutôt aux choses que je fais qui étaient les choses que je faisais quand j’avais une carrière de scientifique à proprement parler, quand j’étais jeune professeur, quand j’ai pu faire un peu de recherche. À l’intérieur de ça, j’ai fait des choses de manière un peu systématique, effectivement, en anthropologie, en anthropologie économique surtout. J’ai écrit ce livre Comment la vérité et la réalité furent inventées qui est une réflexion de type anthropologique mais qui s’intéresse à l’histoire de deux concepts dans notre culture : les concepts de vérité et de réalité, dont je souligne toujours que ce ne sont pas des choses évidentes, la preuve étant que la Chine a très bien pu se développer sans avoir des concepts de cet ordre-là.

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Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche.

Ce billet était à l’origine une réponse personnelle à Paul Jorion suite à sa vidéo « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! » et aux commentaires qui ont suivi. Je ne souhaitais pas qu’il soit publié pour des raisons qui me sont propres. Mais devant son insistance, je l’ai retravaillé pour en fournir une version publiable dont le fond soit laissé intact. Cela peut, après plus de quinze jours maintenant, sentir un peu le « réchauffé », mais à la lecture de certains commentaires du billet « VentsContraires.net, Paul Jorion : L’ultralibéralisme est un catéchisme », je trouve finalement qu’il garde toute son actualité.

Pour en finir une fois pour toutes avec ce débat sur Dieu, par Un chrétien de gauche.

Cher Paul Jorion, suite à votre billet oral « Ce n’est pas Dieu qui nous sauvera ! », je vais essayer, en réponse, d’aller à l’essentiel.

Pour commencer, je donne personnellement à ce billet le titre suivant, que je trouve d’avantage conforme à son contenu : « Pour en finir une fois pour toutes avec les religions théistes ». D’ailleurs, n’avez-vous pas écrit dans un commentaire de votre « Temps qu’il fait » du 21 novembre : « Je dis – une fois pour toutes – ce que je pense des religions [théistes] et de leurs adeptes, dans une vidéo qui sera en ligne cet après-midi. Suspens… » En fait, c’est avec Dieu que vous voulez en finir une fois pour toutes. Et moi, à travers ce billet, c’est avec ce débat sur Dieu que je veux en finir « une fois pour toutes ».

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LE CAPITALISME EST-IL LIMITÉ PAR UNE MORALE ?, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Les excès de la crise financière posent un problème politique et moral d’identification et de mesure de l’excès. S’il y a réellement excès, il doit être qualifié pour être réduit et le cas échéant résorbé. L’excès financier interroge les fondements de la civilisation qui a inventé le capitalisme. Ces fondements sont la politique de la Grèce antique et le monothéisme judéo-chrétien. La démocratie grecque est la libre discussion de la valeur. Le monothéisme est la libre progression vers un bien supposé commun et universel.

Pour juger de la valeur de sa liberté et de l’accroissement de la valeur, l’intelligence doit compter. L’excès est un jugement du langage humain sur l’existence de la liberté et sur la variation de cette liberté. La mesure de l’excès introduit l’homme dans la question du sens. Il ne peut pas donner de sens à l’excès sans une référence extérieure à la mesure. Les Grecs forgent leur jugement dans la démocratie. Les Juifs dans la parole du Dieu unique. Les deux démarches fondent la monnaie qui transforme le jugement en nombre, c’est à dire en prix. Dans le modèle aristotélicien, la monnaie matérialise le prix qui ne sort pas des limites de la démocratie. Dans le langage juif, la monnaie forme le prix par l’interprétation de la volonté monothéiste.

Les deux cosmologies grecque et juive convergent dans l’empire romain. Les monnaies de Rome servent à la fois à payer aux dieux le prix de ses excès, à régler les échanges commerciaux et à payer l’impôt à la justice romaine. Le libre échange dans un espace politique unifié par un même système de mesure du droit permet le crédit et l’accroissement de la circulation monétaire. L’Empire romain est le berceau du christianisme qui fusionne le monothéisme juif avec la démocratie grecque. Le christianisme fonde la loi sur l’égalité des hommes devant Dieu. Tout individu croyant ou non-croyant est appelé à devenir le citoyen du Ciel.

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