Archives par mot-clé : Edwy Plenel

« Corruption ça suffit ! », c’était hier soir au Théâtre de la Ville

Quand je suis arrivé au Théâtre de la Ville à Paris hier soir, il y avait quelques centaines de personnes devant la porte. Je me suis dit : « C’est bien : cet événement mérite une telle attention ! »

Une fois m’être présenté, j’ai été conduit à l’intérieur par l’entrée des artistes. Et là, j’ai découvert que la salle de 1500 sièges était comble : les personnes que j’avais vues devant le théatre n’étaient que le trop-plein à qui l’on refusait hélas l’entrée.

Je parlerai tout à l’heure des intervenants et de la réaction de cette immense salle à leurs propos et je ne mentionnerai ici que l’arrivée, après quelques minutes, de Christiane Taubira et l’étonnant mélange d’ovation et de huées qui l’a accueillie.

Edwy Plenel n’en revenait pas. J’ai eu l’occasion de le croiser à deux reprises dans les coulisses et à chaque fois il a tenu à m’en parler : « C’est inattendu : on ne l’attendait pas ! » Mais il jubilait !

L’ovation et les huées se comprenaient l’une et les autres : d’une part, caution offerte par la ministre de la justice à l’expression d’un ras-le-bol par la société civile, d’autre part, exaspération vis-à-vis d’un gouvernement cautionnant jour après jour les dérives intolérables dénoncées par les intervenants.

Atmosphère exaltante de grand-messe et de nuit du 4 août combinées dont j’ai dit que j’y reviendrais tout à l’heure (quand j’aurai, une fois revenu chez moi, davantage à ma disposition pour rédiger mon billet qu’un smartphone !)

22Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

Paul Jorion pense tout haut le 24 septembre 2014 à 8h39 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 19 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le 24 septembre 2014 et il est 8h 39.

Et si j’annonce l’heure, c’est parce qu’on est dans la série où je pense tout haut : ces réflexions que je me fais sans me dire a priori que je vais aboutir à une conclusion, ou que je sais d’avance qu’il n’y aura pas de conclusion, mais où je voudrais quand même vous parler de quelque chose.

Et ce qui m’a conduit à cela, c’est d’avoir reçu hier le manuscrit, enfin les épreuves, d’un livre qui va paraître dans les quinze jours à venir, et c’est pour ça que je ne dis pas exactement son titre ni l’auteur, puisqu’on va attendre qu’il sorte pour en parler officiellement, mais on m’a envoyé ce livre pour me demander de participer à un événement que j’annoncerai aussi quand les choses seront plus claires, quand les invités qui ont été approchés, abordés, auront dit oui ou non s’ils viennent.

Continuer la lecture de Paul Jorion pense tout haut le 24 septembre 2014 à 8h39 (retranscription)

8Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail

À Madame Batho, et aux femmes et hommes politiques de bonne volonté, par Francis Arness

Billet invité.

Nous sommes à un moment crucial, à un tournant politique majeur où la majorité de la population et une partie non négligeable, même si minoritaire, des classes dirigeantes et responsables de bonne volonté – y compris dans le monde politique -, prennent conscience du caractère sans retour de la crise économique si le néolibéralisme continue de faire des ravages – même sous sa forme pseudosociale, comme avec le gouvernement actuel. Face à cette révélation du réel, le système se rigidifie. Nos dirigeants politiques en font de même – à part ceux qui, de bonne volonté, font ce qu’ils peuvent, ou bien sont dans des compromis erronés qui mènent directement à la victoire de la droite dure, si ce n’est extrême, en 2017. Cela ne présage rien de bon, alors que la tentation néoautoritaire, à moyen terme, nous menace, et qu’il nous faut opérer au plus vite, en France et en Europe, un tournant néodémocratique permettant au niveau mondial de stabiliser la situation économique et de mettre en place une politique du grand tournant [1].

C’est dans ce cadre élargi que nous devons considérer l’ensemble des événements qui ont lieu de nos jours et qui ne cesseront de se multiplier. Parmi ces événements, l’on trouve les lancements d’alerte en ce qui concerne la fraude fiscale et la surveillance généralisée. Dernièrement, l’on trouve aussi la censure de l’Affaire Bettencourt contre Mediapart – qu’il nous faut soutenir avec le plus de force possible. L’on trouve encore la révélation – toujours par Mediapart – du caractère hautement problématique des termes du procès contre Kerviel.

Continuer la lecture de À Madame Batho, et aux femmes et hommes politiques de bonne volonté, par Francis Arness

0Shares
Recommandez par mail Recommandez par mail