Archives par mot-clé : Espìrito Santo

Espirito Santo : TOUT S’ÉCROULE ! par François Leclerc

Billet invité.

La banque BES a continué de dévisser à la bourse de Lisbonne où elle est cotée, le titre a ce soir perdu au total les deux tiers de sa valeur. La cotation a été interrompue, dans l’attente d’une « nouvelle importante » qui, selon le Jornal de Negocios, pourrait être l’annonce d’un plan de recapitalisation. Il y a jusqu’à l’ouverture de la bourse lundi matin pour y parvenir !

Simultanément, le château de cartes continue à s’effondrer, deux sous-holdings d’Espirito Santo Financial Group – qui est en règlement judiciaire – ont déposé leur bilan, incapables d’honorer leurs engagements. L’une d’entre elles est l’actionnaire direct de la BES.

La bourse est entraînée à la baisse par la chute de la BES, plus particulièrement les valeurs bancaires ainsi que Portugal Telecom, créancier de la BES pour un milliard d’euros. Le gouvernement reste silencieux, occupé à présenter son candidat à la Commission européenne, continuant à laisser en première ligne la Banque du Portugal malgré la gravité de la situation.

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Espirito Santo : LE TEMPS PRESSE ! par François Leclerc

Bille invité.

Avec 3,6 milliards d’euros de pertes au 30 juin dernier résultant de 4,2 milliards d’euros de provisions pour créances douteuses, la banque BES ne peut rester longtemps dans cet état. Mais tout est essayé afin d’éviter une désastreuse recapitalisation par l’État, qui dispose encore de suffisamment de fonds sur la ligne de crédit accordée par la Troïka afin de financer les banques portugaises.

Une augmentation de capital de 3 milliards d’euros sur fonds publics – le montant estimé nécessaire – ferait de l’État son premier actionnaire avec 70% de son capital, autant dire qu’elle représenterait une nationalisation de fait. Fait non négligeable, l’opération accroitrait d’autant le déficit public alors que le gouvernement peine à le réduire. Une telle formule serait-elle d’ailleurs possible, contrevenant aux dispositions adoptées dans le cadre de l’Union bancaire qui prévoient une implication prioritaire des actionnaires et de certains créanciers, même si elles n’entrent en vigueur qu’en 2015 ? Pour le gouvernement, cela serait ajouter l’horreur à l’abomination !

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Espirito Santo : LA DÉROUTE, par François Leclerc

Billet invité.

Le titre de la Banque BES s’est écroulé ce matin en bourse, dévissant de plus de 50% alors qu’il avait déjà perdu la moitié de sa valeur les jours précédents. La capitalisation boursière a fondu d’un milliard d’euros à l’ouverture, les valeurs financières en subissant le contrecoup et la bourse de Lisbonne plongeant de 4%.

C’est le résultat de la divulgation hier soir de pertes de la banque d’un montant de 3,57 milliards d’euros au 30 juin, très supérieures aux pires prévisions. La banque a dû passer pour 4,25 milliards de provisions pour créances douteuses et coûts imprévus, incluant une évaluation de son exposition à sa filiale angolaise. L’intention était d’accréditer une opération vérité, mais le résultat n’est pas au rendez-vous. D’autant qu’un audit lancé par la Banque du Portugal pourrait révéler de nouvelles mauvaises surprises et que la justice suit son cours. Une perquisition a eu lieu dans les locaux de Rioforte, l’une des holdings du groupe, à propos de l’affaire de blanchiment qui a valu à son arrestation à son patron Ricardo Salgado, avant qu’il soit libéré sous forte caution et interdit de quitter le territoire

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Espirito Santo : L’INSTABILITÉ DEMEURE, par François Leclerc

Billet invité.

La Banque du Portugal a beau multiplier les assurances, la situation de la Banque du groupe Espirito Santo (BES) reste indécise. Elle continue d’affirmer que celle-ci est solvable et qu’il n’y a pas péril en la demeure, faisant si nécessaire une prochaine recapitalisation sans identifier ses acteurs, admettant que la ligne de crédit dont dispose le gouvernement pour aider les banques pourrait y contribuer en dernière instance.

Le premier actionnaire de la banque, Espirito Santo Financial Group (ESFG) – qui vient de bénéficier d’un règlement judiciaire comme Rioforte son actionnaire – a créé hier mardi un nouveau un vent d’inquiétude en demandant et en obtenant en raison « d’événements imprévus » le report de l’assemblée générale ordinaire des actionnaires de la BES qui devait statuer sur les comptes du 1er semestre. Les comptes, qui s’annoncent désastreux, seront toutefois publiés aujourd’hui.

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Espirito Santo : FIN D’UN GROUPE, D’UNE DYNASTIE ET D’UN SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Le groupe s’écroule comme un château de cartes, mais pour l’instant sur lui-même. Ses trois holdings sont placés en règlement judiciaire après qu’Espirito Santo Financial Group (EFSG) a rejoint les deux autres, le tout puissant patron Ricardo Selgado a été arrêté et libéré sous caution dans le cadre d’une vilaine affaire de blanchiment d’argent qui date de … 2006 et porte sur 14 millions d’euros, et le titre de la banque (BES) a continué à dévisser aujourd’hui après avoir été brièvement dopé par l’arrivée de Goldman Sachs au capital.

S’il est encore difficile de cerner les conséquences économiques de cette effondrement, il n’est pas difficile de mesurer ce qu’il représente au plan politique. Si la dynastie Espirito Santo fait partie du trio des grandes familles qui ont fait fortune sous la dictature de Salazar (avec les Mello et les Champalimaud), elle seule est parvenue à jouer ensuite un rôle de premier plan, y compris dans le mécénat culturel. Ses représentants n’ont cessé de faire partie des gouvernements successifs depuis 1976, qu’ils soient de centre-droit (PSD) ou gauche (PS), dans le cadre des classiques aller-retour entre la banque et le pouvoir politique propre aux oligarchies bien nées. On trouve même le président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, comme consultant de la BES dans la liste qui a été établie…

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Espirito Santo : UNE ODEUR DE DÉCOMPOSITION, par François Leclerc

Billet invité.

Ricardo Salgado, pivot du groupe et membre de la famille Espirito Santo, a été arrêté dans le cadre d’une enquête portant sur un blanchiment d’argent qui traînait en longueur et vient d’être accélérée. Reflet de la décomposition du groupe, pas moins de 23 administrateurs des différentes structures du groupe ont démissionné de leurs fonctions depuis mars dernier, selon un décompte de l’hebdomadaire Expresso. L’écroulement se poursuit de jour en jour. On a appris hier soir qu’Espirito Santo Financial Group, l’actionnaire direct de la banques BES, avait demandé que sa cotation reste suspendue, avec comme commentaire qu’il voulait approfondir son exposition au groupe, au lendemain de l’annonce que Rioforte, son actionnaire, demandait à bénéficier d’un règlement judiciaire à son tour. Le titre de la BES a un peu repris en bourse, à l’annonce de l’entrée à son capital de Goldman Sachs (2,27%), qui a senti avec Desco la bonne affaire en profitant de la chute du titre et en pariant sur le redressement de la banque sous les auspices de la Banque du Portugal et du gouvernement. C’est lors des guerres et des crises que les affaires prospèrent.

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Espirito Santo : LES MÉCANISMES DU DÉMANTÈLEMENT SE METTENT EN PLACE, par François Leclerc

Billet invité.

La chute du groupe Espirito Santo va se poursuivre des mois durant avec plus de discrétion. Espirito Santo International, la holding au sommet du groupe est officiellement placée en redressement judiciaire, en attendant que Rioforte prenne comme probable, le même chemin. Mais parmi les derniers épisodes intervenus, on a appris que des actionnaires de Portugal Telecom – qui n’a pas été remboursé d’un prêt d’un milliard d’euros à l’une des holdings du groupe, Rioforte – allaient intenter une action en justice contre sa commission exécutive qui l’avait accordé. Afin de désamorcer d’autres actions ultérieures, la Banque Espirito Santo (BES) a annoncé de son côté qu’elle garantissait ses clients privés du remboursement des titres d’Espirito Santo International et de Rioforte qu’elle leur a vendus, pour un montant total de 853 millions d’euros (pas les investisseurs institutionnels, qui en ont acheté pour deux milliards d’euros). Enfin, le groupe a sans attendre vendu la majeure partie de sa banque privée BPES opérant en Suisse à la banque CBH, dont l’actionnaire est la holding Espirito Santo Financial Group (ESFG), également actionnaire de la BES.

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Espirito Santo : LA LEÇON DE CHOSES CONTINUE… par François Leclerc

Billet invité.

La famille s’est donné un répit en demandant hier vendredi que la holding luxembourgeoise du groupe Espirito Santo International (ESI) soit placée en l’équivalent du règlement judiciaire, ne pouvant honorer « une partie significative » de ses engagements. Ayant également leur siège social au Luxembourg, deux autres sous-holdings contrôlées par ESI-Rio Forte qui chapeaute les activités non financières du groupe, et Espirito Santo Financial Group, l’actionnaire de la banque BES – devraient toutes deux vite suivre le même chemin.

Le premier pas a été accompli, menant à une restructuration d’ESI dont le plan devra être approuvé par au moins la moitié des créanciers représentant au moins la moitié du passif, lorsque il sera présenté. Un tel processus mené pour trois structures liées entre elles par des liens capitalistiques, et pour certaines comprenant des partenaires, ne va pas être simple à mener et va fournir de nombreuses occasions de contestation et de litige.

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Espirito Santo : LES AVOCATS SE FROTTENT LES MAINS, par François Leclerc

Billet invité

Devant l’inéluctable, les créanciers se rongent les ongles et les avocats se frottent les mains. Les premiers en raison des pertes qu’ils risquent d’encourir, les seconds en prévision des multiples litiges qui s’annoncent et des poursuites qui les accompagneront. Notamment des clients de la BES – la banque du groupe Espirito Santo – qui leur a vendu de la dette d’autres entités du même groupe, ou de la filiale suisse Banque Privée ES, qui en a fait autant. Portugal Telecom pourrait également s’engager dans cette voie, suite au défaut de remboursement de Rioforte (une sous-holding du groupe qui est son actionnaire) pour près d’un milliard d’euros.

Au fur et à mesure que l’on pénètre dans les arcanes du groupe, on découvre qu’il est mité de dettes et que des blocs d’actions de ses différentes entités, ou des actifs comme les hôpitaux de sa branche médicale, ont déjà été apportés en garantie. Par exemple 15 % de ESFG (Espirito Santo Financial Group) à la Caixa Geral de Depósitos, l’équivalent de la Caisse des dépôts française. Cela confirme le degré de consanguinité des affaires financières du groupe, qui laisse peu de marge pour élaborer son plan de restructuration – tâche dont on se demande même si elle est possible – mais qui fournit autant de pistes pour le démantèlement du groupe, les destinataires des actifs étant déjà désignés… Le problème est qu’il n’y en aura pas pour tout le monde…

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Espirito Santo : LA BANQUE REPLONGE EN BOURSE, par François Leclerc

Billet invité

La baudruche s’est vite dégonflée. L’embellie sur le titre de la BES (Banco Espírito Santo) n’a duré que l’espace d’une séance et, dès ce matin, la chute reprenait de plus belle. Après la dégradation de la BES par Standard & Poor’s mercredi, c’est Moody’s qui a pris le relais ce matin en baissant de deux crans la note de la dette à long terme du premier actionnaire de la banque, Espirito Santo Financial Group (ESFG), pour la fixer à « Ca », qui signifie en défaut avec quelques espoirs de recouvrement. Facteur paraissant aggravant, l’interdiction de la vente à découvert sur les titres de la BES n’a pas été renouvelée aujourd’hui, mais en réalité la spéculation avait trouvé une autre voie la veille. En ramassant des titres, des investisseurs avisés ont tout simplement fait un aller-retour et pris au passage leur bénéfice, refaisant alors plonger le titre.

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Espirito Santo : LA PARTIE NE FAIT QUE COMMENCER, par François Leclerc

Billet invité.

Le titre de la BES, la banque du groupe Espirito Santo, s’est envolé en bourse après avoir dévissé plusieurs jours durant. Quelle excellente nouvelle a pu contribuer à si brutalement inverser la tendance, après une succession de révélations inquiétantes ? Tout simplement l’éventualité d’une recapitalisation de la BES à la faveur de l’entrée de nouveaux actionnaires qui pourraient se présenter, car elle aurait le grand mérite de supprimer le risque d’un bail-in, c’est à dire un sauvetage financé par les actionnaires et les créanciers.

Faut-il que la crainte en ait été très forte pour qu’une simple annonce en ce sens du président de la Banque du Portugal produise cet effet ! Cela aussi a été un peu aidé par l’échange d’un grand nombre de titres à la bourse de Lisbonne, par des investisseurs non déclarés. Outre qu’ils ont réalisé dans l’immédiat une excellente affaire, ayant acheté au plus bas, ces investisseurs rendent également un grand service, à se demander s’ils n’agissent pas en service commandé.

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Espirito Santo : DERNIERS TOURS DE CHAUFFE, par François Leclerc

Billet invité.

Rien n’y fait, ni un changement de direction dans la précipitation, ni la prolongation de l’interdiction des ventes à découvert : le titre de Banco Espirito Santo (BES) continue de plonger à la bourse de Lisbonne, à se demander s’il va s’arrêter. La famille qui dirige le groupe ne semble pas avoir pris la mesure de l’urgence, à moins que la mise au point d’un plan de restructuration demande un temps qui n’est pas disponible. Seule avancée dans ce domaine, l’une des holdings du groupe, Rioforte, a demandé l’équivalent de son redressement judiciaire auprès des autorités luxembourgeoises, afin d’être prémunie de toute action de ses créanciers et de préparer son plan de restructuration. Elle devait rembourser mardi un emprunt de 847 millions d’euros, dont l’échéance a été reportée par Portugal Telecom, son créancier. Un défaut aurait précipité l’écroulement du groupe qu’il s’agit d’ordonner.

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CAC en berne

Si vous vous demandez pourquoi le CAC 40 a perdu un peu plus d’un pour cent aujourd’hui, la raison c’est, comme depuis quelques jours, la banque portugaise Espirito Santo, dont la principale unité, Rioforte Investments, domiciliée au Luxembourg (surprise ! surprise !) s’apprête à déclarer faillite. Cela ne risque pas d’arranger les choses puisque Rioforte doit 897 millions d’euros à la principale compagnie de telecom au Portugal, Portugal Telecom (disposant d’un quasi monopole affirme la rumeur), qu’elle ne sera très probablement pas en mesure de rembourser.

Par ailleurs, illustrant le principe hautement incestueux dont je vous expliquais la logique dans ma vidéo de vendredi, Rioforte détient une participation de 49% dans Espirito Financial Group, qui lui-même détient 20% de Banco Espirito Santo.

Pourquoi vous demandai-je vendredi, l’éternuement d’une banque portugaise menace-t-il l’ensemble de la finance mondiale ? Et la réponse que je vous donnais alors est toujours d’application quatre jours plus tard : parce que le système financier mondial est à ce point fragile aujourd’hui, parce que le réseau de contagion est désormais à ce point hyper-connecté, que tout éternuement à un endroit quelconque du réseau signifie la grippe espagnole (en l’occurrence plutôt portugaise) dans l’ensemble du système.

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Espirito Santo : ANATOMIE D’UN CAS D’ÉCOLE, par François Leclerc

Billet invité.

Miné par les financements croisés entre ses composantes et sous le poids d’un endettement global insondé, le groupe portugais Espirito Santo peut-il être redressé à la faveur d’une restauration et laquelle ? Un plan est annoncé mais il tarde à être rendu public et rend cette perspective incertaine : la répartition des pertes est un art difficile qui prend un temps par ailleurs compté.

Dans l’espoir d’en gagner, la Banque du Portugal a accéléré le changement de direction de la Banque du groupe, la BES, avec pour objectif de la protéger des miasmes de ce dernier. Mais cela ne remplace pas une opération-vérité sur la réalité de son exposition à celui-ci qui, signe d’une grande fragilité, se finance à court terme (90 jours). L’opacité est loin d’être dissipée, mais peut-elle être levée sauf à déclencher l’effondrement général qu’il est tenté d’éviter ?

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Espirito Santo : TEST DE VÉRITÉ POUR L’UNION BANCAIRE, par François Leclerc

Billet invité.

Le calme est revenu sur les marchés européens, mais la partie n’est pas finie. Les interrogations sur la santé réelle du groupe Espirito Santo restent sans réponse, alimentées par de premières découvertes qui en appellent d’autres. Les agences de notation poursuivent leurs dégradations de la note des différentes structures du groupe, sanctionnant des faiblesses avérées et anticipant la révélation de nouvelles. Les liens consanguins qui unissent le groupe justifient toutes les inquiétudes, d’autant qu’il contrôle des secteurs significatifs de l’économie portugaise. L’hypothèse d’une sortie prématurée de la logique des plans de sauvetage s’en trouverait confortée, infirmant les déclarations des dirigeants européens qui l’ont présentée comme une illustration de la justesse de leur politique.

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