Archives par mot-clé : Evo Morales

Bolivie : Coup d’état raciste contre ses peuples indigènes !, par Yorgos Mitralias

Ouvert aux commentaires.

2019 11 15 01 Bolivia

Que se passe-t-il ces jours-ci en Bolivie? Et s’il s’agit d’un coup d’état, que veulent et qui ciblent les putschistes? La réponse la plus claire et la plus autorisée à toutes ces questions est donnée par la protagoniste du coup d’état, la “présidente par interim” autoproclamée du pays Jeanine Anez quand elle twitte de la façon suivante ce qui semble être son désir le plus ardent : “Je rêve d’une Bolivie libérée des rites indigènes sataniques, la ville n’est pas pour les “Indiens”, il vaudrait mieux qu’ils aillent sur l’Altiplano ou au Chaco”. C’est à dire dans la très haute montagne ou dans la savane quasi désertique…

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TENTATIVE D’ÉPUISEMENT DE L’ACTUALITÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Les jours se suivent… toujours aussi tumultueux !

A noter aujourd’hui que l’Allemagne a échappé à la récession technique (deux trimestres consécutifs de PIB négatif), provisoirement créditée d’une croissance de 0,1% au grand soulagement de tous, comme si ce 0,1% changeait quelque chose. L’Italie a pour sa part connu à la fin septembre son treizième trimestre consécutif sans croissance, période où la moyenne de celle des pays de la zone euro a été de 0,2%. Après celle de la Chine et du Brésil, la croissance russe continue de plonger, pour ne pas parler du rouble qui a perdu le quart de sa valeur et de la fuite de Russie des capitaux qui s’amplifie. Les BRICS ne prennent pas le relais de pays occidentaux qui tendent le témoin dans le vide. C’est le moment choisi par Jacob Lew, le secrétaire d’État au Trésor américain, pour déclarer encourageant « le monde ne peut pas se permettre une décennie perdue en Europe ».

A la cuisine, cela ne tourne pas rond. Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, admet que dans des « circonstances extrêmes » la BCE pourrait acheter de la dette publique. William Dudley, le président de la Fed de New York, prévient que la hausse des taux de la Fed pourrait susciter « un ou deux soubresauts sur les marchés », mais Larry Fink, le Pdg de BlackRock (la plus importante société d’investissement) va plus loin et alerte à propos de la crise à venir en raison de la « crise de liquidités » actuelle, (la liquidité permet d’exécuter une transaction sans impact significatif sur le marché).

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 2 AOÛT 2013

Sur YouTube, c’est ici.

Lampistes et autres lanceurs d’alerte

NSA = National Security Agency

Le risque systémique des établissements financiers trop gros pour ne pas entraîner tout le système à leur suite en cas de pépin ne se règle ni en traînant en justice puis en condamnant des lampistes, ni en couvrant de louanges les banques trop grosses et en les appelant « banques universelles », mais en les démantelant comme ce fut l’opinion exprimée unanimement en octobre 2008.

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Lettre ouverte à Monsieur Hollande – Affaire Evo Morales et lanceurs d’alerte, par Alain Gély

Billet invité. Les termes utilisés dans cette lettre ne sont pas nécessairement ceux que j’emploierais personnellement mais il en va bien entendu ainsi de la quasi-totalité des « billets invités » publiés ici. On lira également avec intérêt dans le numéro d’août du Monde diplomatique la déclaration d’Evo Morales : « Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe ». La phrase : « Voici donc des gouvernements qui ont perdu jusqu’à la capacité de se reconnaître comme colonisés », devrait résonner à nos oreilles – Paul Jorion

 

Monsieur Hollande, Monsieur le Président.

C’est avec consternation et révolte que j’ai appris que vous aviez osé refuser le survol du sol national à Evo Morales, Président de la Bolivie, au prétexte incroyable que Monsieur Edward Snowden – véritable héros de l’Humanité pour nombre de personnes, parmi lesquelles, le journaliste états-unien Glenn Greenwald – pouvait éventuellement se trouver à bord de son avion.

Par cette décision, vous avez déshonoré la France.

Vous avez insulté et humilié tous les Peuples d’Amérique du Sud.

Vous avez manqué de respect à un Président en exercice tout en mettant sa vie en danger car le déroutement d’un avion n’est jamais chose anodine.

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La lettre de Jacques Seignan au Président de la République

Billet invité.

le 4 juillet 2013                                                                                                       Copie : M. H. Désir, PS

 
Monsieur le Président de la République,

Je sais que cette lettre d’un citoyen au citoyen qui est devenu notre président de la République ne servira à rien.

Mais je l’écris pour l’honneur.

Vous avez à votre disposition des analystes, des sondeurs, des communicants, des spin doctors ; vos conseillers, vos ministres et leurs collaborateurs sont des gens brillants issus du même moule et donc vous savez tous mieux que nous, les Français de la base, un peu stupides, ce qu’il faut faire pour la France.

Pour mieux expliquer ma démarche, d’abord quelques mots sur moi.

J’ai 61 ans et je suis retraité depuis peu, après une période de chômage de trois ans, car j’ai fait partie de cadres éliminés en 2009 pour améliorer la compétitivité de la société où je travaillais.

Depuis que j’ai pu voter, en 1974 à 22 ans pour mon premier vote, j’ai voté socialiste : évidemment pour François Mitterrand quatre fois et jamais je n’oublierai ma joie le 10 mai 1981. Ensuite j’ai toujours voté socialiste sauf en 2002 car j’ai obéi, nolens volens, au front républicain et j’ai dû voter pour M. Chirac.

Il y a eu ces terribles années avec un président libéral au service des riches, pour le dire simplement mais clairement, et j’ai voté pour vous trois fois (en tenant compte du 2ème tour de la Primaire) de façon positive : pas seulement contre votre prédécesseur mais pour ‘le changement, c’est maintenant’. Vivant en banlieue parisienne je suis allé à votre meeting de Vincennes et à celui de Bercy ; je retrouvais le ‘peuple de gauche’ si chaleureux. Un deuxième président socialiste ! J’avais en 2007 soutenu Madame Royal activement et je l’avais même dit lors d’un diner avec des collègues de ma société et de cadres d’un distributeur : ma déclaration avait fait le même effet que si j’avais avoué être un tueur en série. J’en ris encore.

Enfin j’étais heureux que la France ait un président honnête, cultivé, pondéré et parlant français correctement.

Et puis… il me faudrait plusieurs pages pour dire mon immense déception qui bien sûr s’accompagne d’une complète désapprobation de votre politique en général. Je me sens humilié d’avoir soutenu votre candidature auprès de tant de gens autour de moi.

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Le labyrinthe du capitalisme, par Crapaud Rouge

Billet invité.

Quand cessera donc la lancinante musique de la « rationalité » du capitalisme que l’on répète à l’envi sans avoir conscience de la montagne de préjugés sur laquelle elle repose ? Des commentaires sur ce blog obligent à se poser la question, par exemple ceux qui défendent l’idée d’un « contrôle a priori des budgets nationaux » par la Commission Européenne :

« Le rejet apparemment très large de la dernière proposition de contrôle a priori des budgets des nations européennes, sonne pour moi, par ce qu’il sous-tend, comme un glas d’un espoir de l’expression de la volonté d’un destin commun. » (juan nessy)

« L’idée d’un contrôle a-priori des budgets nationaux par la Commission de Bruxelles a tout de suite suscité l’ire de Paris, ce qui veut dire que la bonne gouvernance des politiques économiques a déjà du « plomb dans l’aile ». L’idée d’un « gouvernement économique de l’Europe » a peu de chances de se réaliser. » (Coligny)

J’ai choisi cet exemple parce qu’il est emblématique du rationalisme. Contrôler a priori les budgets, afin de ne pas dépenser plus qu’on ne gagne, est très rationnel, c’est même du bon sens en béton, décalqué du fait qu’il est matériellement impossible de vendre plus qu’on ne produit, tout comme il est impossible qu’une balle rebondisse plus haut que son point de départ. Cette idée peut de surcroît s’appuyer sur le succès économique de l’Allemagne, universellement réputée pour son sérieux, qui prétend aller jusqu’au « déficit zéro ».

Et pourtant… ça cloche ! Première pierre d’achoppement : si cette idée est aussi rationnelle qu’il y paraît, pourquoi les budgets de toutes les nations ne sont-ils pas déjà équilibrés ? Ou encore : puisque l’on vit depuis des siècles en régime capitaliste politiquement organisé et établi en toute légitimité, comment expliquer que cette idée rationnelle n’a jamais été mise en pratique ? Quand on sait le pouvoir d’influence des capitalistes auprès de la classe politique, il est étrange qu’ils laissent se creuser des déficits au point qu’en périodes de crise ils se trouvent eux-mêmes menacés.

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