Archives par mot-clé : fédéralisme

Qui est irresponsable ?, par Serge Boucher

Billet invité.

La Floride et l’Espagne ont beaucoup de points communs : deux péninsules atlantiques au climat doux, appréciées comme lieux de vilégiature par leurs voisins respectifs, où l’on parle en partie la même langue, et — ce qui nous intéresse ici — ayant tous deux souffert récemment de l’éclatement d’une immense bulle immobilière. Depuis, alors que la crise espagnole a failli désintégrer la zone Euro, ce qui peut encore arriver, et que le taux de chômage des jeunes y est toujours proche de 50%, la Floride se porte elle plutôt bien, et son taux de chômage est même inférieur à la moyenne nationale. Pourquoi cette différence d’évolution ?

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SUR L’EUROPE, par Zébu

Billet invité

Une pièce supplémentaire a été versée au dossier spécifique qu’est l’Union Européenne, sorte de sous-sous dossier au sein du grand classeur « La Crise », lequel indexe ses archives de manière aléatoire et pas forcément de manière alphabétique. Pour le coup, cela change de nos propres pièces, franco-françaises, lesquelles sont parfois rondes et sentent le renfermé. Il est intéressant en tout cas d’instruire la vision d’une analyse allemande sur l’Europe comme sur l’Allemagne, surtout quand elle est plurielle et de ce niveau là (Peter Bofinger, économiste ; Jürgen Habermas, philosophe ; Julian Nida-Rümelin, philosophe et ancien ministre de la culture). Il y a beaucoup à dire dessus, à charge comme à décharge, au sens d’apporter ou d’enlever, en tout cas, des éléments de construction à prendre parce qu’extérieurs à nos réflexions propres. Et des éléments à déconstruire aussi, radicalement. « L’exégèse » d’un tel texte a en tout cas de quoi fournir d’amples débats. Je me limiterai à en proposer quelques-uns.

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PROPOSITIONS POUR L’EUROPE, par Jean-Pierre Pagé

Billet invité.

Les débats actuels sur l’avenir de la zone euro sont extrêmement confus et empreints de non-dits. Une clarification est nécessaire.

1)    Aujourd’hui, la survie de la construction européenne implique nécessairement un pas important vers plus d’union. En l’absence d’un tel pas, la survie de la zone euro paraît impossible et les mesures prises au coup par coup ne font que retarder son éclatement.

2)    Contrairement à ce que l’on entend dire, les peuples de l’Europe – en particulier, le nôtre – ne sont pas opposés à une telle progression de l’Union, en d’autres termes à plus de fédéralisme, à l’image des structures qui charpentent les grandes unions de pays.

3)    Mais, il ne peut pas s’agir de n’importe quel fédéralisme et la conception qu’en ont l’actuelle Commission européenne et certains gouvernements, en particulier celui de l’Allemagne, ne permet pas d’envisager de fonder de façon satisfaisante un tel fédéralisme.

4)    Si le fédéralisme est la meilleure voie pour sauver la construction européenne, il reste à formuler quelles sont les bases correctes pour sa fondation et, face à la confusion des esprits et à la domination de l’idéologie néo-libérale, la France a un rôle capital à jouer. Encore faut-il qu’elle le joue.

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LE GRAND ÉGAREMENT, par Jean-Pierre Pagé

Billet invité

De plus en plus, le « monde occidental » semble se fourvoyer complètement et s’engager dans une impasse.

Pendant les deux dernières décennies, dans l’euphorie de la financiarisation débridée et triomphante, les pays de l’Occident se sont endettés déraisonnablement jusqu’à ce que sonne la fin de la récréation, d’abord en 2008-2009 quand il s’est agi de déverser des flots de liquidités pour empêcher l’asphyxie du système financier, puis, à partir de 2010, quand le montant extravagant des dettes accrues par la crise a suscité l’inquiétude des prêteurs.

Depuis lors, s’est enclenché un nouveau processus de recherche de la réduction de ces dettes sous le « diktat » des agences de notation, voulant prouver leur sérieux après l’étrange laxisme dont elles ont fait montre avant la crise, et la pression des « marchés »  affolés par la dégradation de la situation.

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