Archives par mot-clé : féminisme

Le combat féministe perdu de Simone de Beauvoir contre la Droite, par Jean-Baptiste Auxiètre

Simone de Beauvoir a écrit avec Le Deuxième sexe un manifeste du féminisme. Son combat est aujourd’hui perdu car la femme se retrouve non pas avec un salaire comme son mari mais avec la moitié du salaire qu’avait celui-ci, et son mari, de son côté, lui aussi. De plus, elle se retrouve avec à sa charge la plupart du temps la plus grande part des tâches ménagères. 

Cela n’a pas été le cas pour les premières femmes qui ont travaillé à des postes à responsabilité, mais l’« économie » (la Droite) s’est chargée de réajuster tout cela. La femme a cru accéder à une nouvelle liberté. Elle s’est fait avoir, et son mari aussi. 

La femme parvenant à la cinquantaine pouvait ne plus devoir s’occuper de ses enfants et acquérir une certaine liberté. Maintenant même celle-là elle ne l’a plus. Et elle ne la regagnera pas. L’homme et la femme ont perdu en liberté. 

Pour ce qui était de l’argent il était courant que les dépenses de la semaine soient gérées par la femme et que les dépenses plus importantes : vacances, achat voiture et achat d’immobilier, soient gérées par l’homme. Maintenant le partage des responsabilités est un peu plus équitable, mais avec au final des moyens qui se sont réduits. 

En forçant les gens à être en ménage, car l’individu seul n’a que la moitié des revenus nécessaires, l’« économie » (la Droite) s’est arrangée pour faire perdre aussi bien à l’homme qu’à la femme une part de leur liberté. Et là où il y a prétendument progrès ils y ont finalement tous les deux perdu en étant contraints pour constituer une entité économiquement viable, de se mettre en couple. Le femme qui cherchait à se libérer de son mari s’y retrouve contrainte économiquement car son salaire seul n’y suffit pas, tout particulièrement s’il y a des enfants. 

Certes les rôles sont aujourd’hui mieux distribués mais le pouvoir de chacun a été divisé par deux ! Le combat féministe aujourd’hui vise non plus à une libération mais à assurer une quasi égalité des contraintes pour des hommes et des femmes ayant justement perdu une part importante de liberté, ou ayant été forcés de la vendre.

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#2, par Peggy Avez

Aussi sur Simone et les philosophes. Ouvert aux commentaires.

Les murs de nos existences confinées en disent long sur ce qui nous éloigne les un·e·s des autres. Sur ce qui peut aussi nous rapprocher.

Notre crise rend intensément perceptibles toutes les formes de distances sociales, jusqu’à les décaler. Le privilège d’habiter un appartement parisien cède le pas sur la jouissance d’un jardin provincial. Les professions médicales prestigieuses, majoritairement occupées par des hommes, se trouvent fragilisées par l’absence de matériel et le risque de contamination, comme le sont les professions sociales et médicales subalternes largement féminisées. Des noms de ministres, députés, princes, acteurs et sportifs infectés ont marqué les débuts médiatiques de l’épidémie, contrastant avec le traitement habituel des épidémies renvoyées à la misère sociale.

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Les femmes, des “poules aux oeufs d’or” ? par Isabelle Joly

Ouvert aux commentaires.

Lorsque j’ai commencé à écrire « Fausta », opéra rock en forme de Faust au Féminin, j’imaginais une histoire de pacte avec une diablesse pour obtenir des dons à peu de frais : une âme qui n’aurait pas le temps d’évoluer dans un monde promis au réchauffement climatique. Je me posais la question de la spécificité du féminin, pourquoi si peu de « génies » intellectuels, artistes, dirigeants, philosophes, sont des femmes.

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