Les femmes, des « poules aux oeufs d’or » ? par Isabelle Joly

Ouvert aux commentaires.

Lorsque j’ai commencé à écrire « Fausta », opéra rock en forme de Faust au Féminin, j’imaginais une histoire de pacte avec une diablesse pour obtenir des dons à peu de frais : une âme qui n’aurait pas le temps d’évoluer dans un monde promis au réchauffement climatique. Je me posais la question de la spécificité du féminin, pourquoi si peu de « génies » intellectuels, artistes, dirigeants, philosophes, sont des femmes.

Cette écriture m’a entraînée vers une réponse que je n’attendais pas. La femme porte l’enfant. C’est la seule et unique différence, qui entraîne toutes les conséquences. La femme est à la fois égale et différente de l’homme. Elle est égale car elle est capable de faire tout ce que l’homme peut faire, et différente parce qu’elle porte et met au monde l’enfant.

Elle est l’athanor, four alchimique qui « cuit » dans son sein le futur de l’humanité. Sans elle, l’humanité s’arrête.

J’ai entendu un jour à la radio que le taux de fécondité d’une population, si elle veut se renouveler, doit être de 2,1 enfants par femme. Je ne sais pas si c’est vrai, mais admettons.

Lorsque les femmes prennent leur place dans le monde de l’action professionnelle, culturelle, intellectuelle, elles sont moins tentées de faire de nombreux enfants.

Cela me fait penser à la maman d’une dame, elle a mis au monde 8 enfants, et s’est infligée 7 avortements, car elle ne pouvait assumer toutes ces grossesses. Une vie avant la pilule, la contraception…

Dans une société qui leur laisse prendre une place en dehors du foyer, les femmes profitent avec bonheur de leur temps pour vivre pour elles-mêmes. Quels que soient leurs désirs, leurs loisirs, leurs intérêts : travailler ou ne pas travailler, créer ou ne pas créer, se détruire ou prendre soin d’elles-mêmes.

Comme les hommes. Sauf que pour eux, avoir des enfants et/ou les élever reste indépendant de leurs activités. Ils ont les femmes pour accomplir ce rôle. Du moins dans le passé.

Aujourd’hui, les hommes féministes, et qui veulent avoir des enfants qui leur ressemblent, doivent se poser la question du temps qu’ils sont prêts à consacrer pour aider leurs enfants à grandir.

Les femmes éduquées et qui ne sont pas sous l’emprise de la religion, ne feront plus, à mon avis, 2,1 enfants par femme. Sans compter la stérilisation qui vient suite à notre mode de vie : pilule, quantité et qualité de sperme en baisse, pollution…

La gestation pour autrui et toutes les formes scientifiques de fécondation viennent prendre le relais de mutations sociales et d’évolution physique pour qu’homosexuels enfin acceptés, ainsi que corps de femmes et d’hommes moins fertiles, puissent quand même se reproduire. Mais combien de couples, de familles homoparentales font ou élèvent 2,1 enfants par femme ?

Les populations très fécondes n’ont, à mon avis, pas encore donné à toutes leurs femmes la possibilité de s’épanouir dans les activités humaines accessibles aux hommes. Elles font beaucoup d’enfants, et en sont très heureuses. Savent-elles le prix qu’elles payent pour assurer une descendance qui leur ressemble à leur société ?

Si le réchauffement climatique, ou la bombe thermonucléaire ne nous a pas éliminés de cette terre, il faudra faire toute sa place au féminin pour que l’humanité continue.

Et le transhumanisme dans tout ça ? C’est peut-être une réponse à ce problème. Laissons le génie féminin advenir, laissons-le choisir d’avoir des enfants, de ne pas en avoir, le point de bifurcation se trouvera au moment de son choix.

Soit elle dira « oui », je veux que mon corps continue à être cet athanor, cette « poule aux oeufs d’or », soit elle dira « non », et sa spécificité cessera d’exister.

En peu de générations, l’humanité s’éteindra, et prendront le relais soit le transhumanisme, soit une société de robots. L’humanité, telle qu’elle s’est présentée jusqu’à aujourd’hui cessera d’exister. Autre chose adviendra.

Si se restaure le jardin qu’était la terre avant notre société industrielle qui en a fait un cloaque, cela ne sera pas si mal.

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102 réflexions sur « Les femmes, des « poules aux oeufs d’or » ? par Isabelle Joly »

    1. A votre questionnement, je n’ai pas de réponse d’homme /père sans faille , juste l’expérience que la « conception de l’or » n’était pas vraiment le moteur intellectuel ( pour la mère non plus … je crois ) , mais que l’or une fois là , et l’affect et la raison ont dit : cela est bon et voilà notre raison d’être .

      J’ai déjà exprimé ici que cette transcendance existait de la même façon , la même nature et la même force , chez des parents « adoptifs  » , et qu’elle existait aussi chez celles et ceux qui n’ont pas d’enfants .

      De façon plus ( trop?) intime , je vous confierai que père de deux enfants et grand père de cinq petits enfants , j’ai appris depuis peu qu’un ( une ) numéro 6 serait là avant l’hiver , petite « retardataire  » que sa mère porte sous surveillance médicale .

      Cette annonce m’a à la fois abattu , inquiet pour ma fille et désespéré de n’avoir pas la perspective de voir grandir le bout de chou bien longtemps , et rempli de la joie que la vie soit là sans attendre nos certitudes .

      Je crois pouvoir avancer que cette joie n’était pas seulement celle d’un homme , car , à la longue , je connais les vérités de ma femme .

      https://www.youtube.com/watch?v=rMuTXcf3-6A

      1. Merci @juannessy pour cette réponse (d’homme) que je trouve juste. Quelle tristesse. Hier encore j’entendais un ami italien me dire comment il avait longtemps hésité avant d’avoir des enfants, vu l’avenir sombre qui s’annonçait ; et aujourd’hui son fils est parti travaillé en Autriche, et sa fille en Allemagne. Ambiance mortifère, à l’exemple du Japon où la démographie dégringole et où l’on cherche à créer des « ersatz » d’êtres humains – ours en peluche pour adultes version haute-technologie…

      2. @Emmanuel :

        Que l’on hésite à avoir des enfants , je le comprends et c’est plutôt sain car c’est faire preuve de responsabilité , et l’on est « debout » à ne pas en avoir , si « on ne se sent pas prêt à « . J’ai plus de mal à recevoir l’argument intellectuel qui consiste à mettre en avant que l’on a un meilleur exercice de sa « liberté » et de la « réalisation de soi » par cette « option » . Je comprends cette ….posture , comme un pré-transhumanisme , une façon de s’exclure de l’aventure humaine .

        Je ne réserve pas , de mon côté , l’amour de la vie , à l’amour parfois narcissique de l’enfant .

        L’amour de la vie trouve aussi son énergie dans le regard entre une femme et un homme . Ce regard qui dit sans medium : je sais qui tu es ,tu me vois bien comme je suis , je sais les joies et les peurs , je sais que nous allons mourir et que tout ça est bien mystérieux , je sais que tu l’acceptes avec moi , et qu’on va quand même résister . Je te fais confiance .

        Qui peut décourager une femme ET un homme , pour la traversée du désert ( désert de femmes , désert humain …) dans ces conditions ?

        Merci , Charlot , pour the end des « temps modernes  » .

    2. @Juannessy
      21 avril 2018 à 14 h 46 min

      Je signe !

      Le velours de Miles, le velours de Stan getz, et puis la poésie et la voix velours de Nougaro et le velours de la voix au timbre de mezzo si chaud, si généreux et si profond de Maurane , et à la tessiture qui lui permettait toutes les audaces et tous les styles, un pur bonheur : MERCI Madame pour ce talent et ces moments SOLEIL.

      https://www.youtube.com/watch?v=v0N9tM1Rk30

  1. Le début est enthousiasmant. La liberté de la femme est souhaitable, sa libération nécessaire pour elle et l’humanité.

    La fin est triste. Une fin. Notre fin en tant qu’être humain.
    N’est-il pas possible de continuer sans toutes ces mécaniques déshumanisées , aux apparences augmentées?

    Nous n’en sommes pas là. Le programme du début est loin d’ être réalisé; beaucoup à faire. Et d’abord ne pas perdre ce qui a été déjà conquis, car pour la femme, ces acquis sont de fait précaires et révocables. Le monde est vaste, de grandes parties sont hors de l’évolution souhaitable. De toutes parts, des opposants veulent contrôler « leurs » femmes, leurs activités et ne leurs laisser qu’une faible autonomie. En gros, la lutte n’est qu’à son début. Soyons optimistes.

      1. Mon cher Juan, encore un coup comme ça, et je vous réserve un chien de ma chienne. Vous êtes prévenu!

        Ceci dit, elle a enfin admis que j’avais besoin de compagnie pendant ses longues absences ( c’est une syndicalistes acharnée et presque tout se passe à Paris) et elle incline au dialogue avec un poisson rouge. J’ai déjà le bocal.
        Vous connaissez la chanson: Un petit poisson, un petit oiseau s’aimaient d’ amour tendre mais comment s’y prendre etc… Suis pas exactement un petit oiseau (un canard sauvage? et ne me sortez pas « perdreau de l’année » SVP) mais je vais m’arranger…

    1. [ mauvais copier/coller]
      S’agissant des reculs, j’ai en tête Afrin. Voilà un petit coin de Syrie, ayant construit en 6-7 ans de paix un système politique cohérent et tolérant ( 5 ethnies, 6 ou 7 religions, par exemple) où les femmes disposaient d’une stricte égalité,
      d’une représentation égale ( coprésidence et quorum de 40% dans tous les organismes élus), d’organisations propres et indépendantes -y compris police de conciliation puis de répression si nécessaire-, tout cela balayé par un ennemi non syrien animé par la haine de la démocratie et des femmes s’essayant à la liberté.

      1. Le silence assourdissant des médias occidentaux sur la destruction systématique de la seule expérience démocratique dans un moyen-orient dévasté par les dictatures est à vomir. Certes le sultan Herr-dogan retient les fuyards que nous ne voulons à aucun prix voir arriver dans nos parages. Munich, 1938, était très courageux en comparaison de ce que l’Europe nous mitonne comme lâcheté en ces temps d’une tristesse infinie…

  2. Avec cette évocation du « jardin restauré » (disons du Paradis) nous voilà en pays connu et après tout pourquoi ne pas lancer le cycle de la grande lessiveuse nietzschéenne.
    Allez, Femmes, métaphysiquons.

      1. Ma réponse était lapidaire, j’en conviens. Lorsqu’elles n’étaient pas requises par les grossesses et l’éducation des enfants les femmes furent toujours soumises à la pression sociale qui veillait à les occuper par mille choses utiles ou futiles. Aussi, l’éducation des filles fut-elle un long combat. J’ai toujours pensé que les filles de pasteurs (Protestants) étaient privilégiées car élémentairement éduquées avec leurs frères, elles bénéficiaient d’un minimum de connaissances. Ainsi s’explique le nombre non négligeable d’auteures anglaises et les revendications des suffragettes.

      2. @Béotienne :

        Si être créatif se traduit par avoir des enfants , je n’arrive plus bien à être sur que vous êtes d’accord avec Isabelle Joly quand elle écrit : »Lorsque les femmes prennent leur place dans le monde de l’action professionnelle ,culturelle , intellectuelle , elles sont moins tentées de faire de nombreux enfants »

        Ce point mériterait d’ailleurs d’être vérifié dans les données de l’INED , mais je ne suis pas sur qu’on y trouve des stats sur les taux de fécondité par CSP .

        .https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/naissance-fecondite/evolution-fecondite/

      3. @Juannessy
        Non j’évoquais la création intellectuelle qui nécessite éducation et temps disponible. Pour la procréation je suis en phase avec Isabelle Joly.

  3. Très intéressant point de vue qui me donne à penser que ce n’est pas d’abord le droit — contrat social, qui fait une société, mais ce qui se trouve en deça du droit, est qui est simplement la vie des corps et ici tout particulièrement féminins. Ce sont eux qui en définitive décideront de la suite à donner à l’aventure de l’espèce humaine.
    Et en particulier les femmes pour la raison qui est indiquée dans ce texte très inspirant.
    Lao Zi et Zhuangzi indiquaient déjà dans l’antiquité chinoise que les Rites étaient un progrès par rapport au règne des lois inflexibles et sans pitié et en tant que les Rites intégraient la régulation des affects et le respect mutuel pour produire l’harmonie sociale, mais que les Rites n’étaient encore qu’un pis-aller en regard du règne de la Vertu, de 徳, elle-même n’étant que la version dégradée du règne de la Voie, dans la mesure où le règne de la Vertu engendre la compétition entre les hommes, une norme du bien étant établie, qui aboutit in fine au désordre. Or le règle de la Voie pour Lao Zi c’est lorsque les corps vivants s’assument comme tels. Une lecture un peu rapide du taoïsme — en particulier de Zhuang Zi, peut faire penser que le Tao s’oppose absolument à la société, en réalité une autre opposition est plus pertinente, c’est l’opposition entre intériorité (ce qui nous est immédiatement donné) comme ressources des corps propres, et extériorité comme corps livrés à des mécanismes qui agissent de l’extérieur. Les taoïstes ne se désintéressent pas de l’harmonie sociale, ni de l’intelligence, mais ils prennent comme points de départ un autre bout, duan 端,(qui signifie aussi bien extrémité, bout, que début, cause.) et ce bout, c’est le corps, celui que nous éprouvons et expérimentons intimement chacun, il s’agit alors de connaître autant que possible les ressources de nos corps, en l’exerçant, sans contrainte, y compris par la maîtrise des outils, comme dans l’histoire de ce boucher capable de découper un boeuf sans porter un regard conscient sur ce qu’il fait, le couteau allant directement dans les interstices, comme si le couteau ne brassait que de l’air. Rien de miraculeux, juste une maîtrise acquise par l’expérience. L’intellect a été utile au départ pour repérer les articulations de l’animal, puis c’est le corps — ou inconscient (que le shen 神 pourrait traduire, même si sa traduction la plus courante a souvent été « esprit ») qui a fait le travail. Au fond il y a l’idée qu’il faut avoir confiance dans possibilités du corps, celui-ci comme l’a analysé J.F. Billeter dans ses quelques livres sur le Zhuang Zi, fonctionnant selon plusieurs régimes d’activité. Pour les chinois, mais la chose se constate aussi, par tout un chacun, nous pensons avec notre corps, Billeter donne ainsi l’exemple du mot que l’on s’efforce de retrouver, qu’on a sur le bout de la langue mais qu’on ne retrouve pas, il suffit alors de passer à autre chose, que le corps s’active à quelque chose, et comme par miracle le mot nous vient à l’esprit.

    Les confucéens ne dédaignent pas les possibilités du corps, mais ils n’ont de cesse de le domestiquer avec les Rites, qu’ils considèrent, avec la vertu d’humanité, comme nécessaires pour produire l’harmonie sociale.

    Le politique comme tel, comme espace de délibération entre égaux, n’est pas pensé dans l’antiquité chinoise, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas une transcendance à opposer au tyran, cette transcendance étant précisément celle qui est donnée à chacun à travers l’usage que l’on fait du corps, comme semble l’indiquer justement ici le billet d’Isabelle Joly.

  4. Le jardin ne se « restaurera » pas . Il n’était d’ailleurs pas toujours hospitalier .

    Par contre , je redis là mon intuition que ces décennies seront , mondialement , le choc de la conscientisation de plus en plus générale que notre environnement possible est limité , même si les avancées créatives du génie humain donnent des réponses partielles .

    Ce qui me parait le plus certain est que l’on verra fleurir des « solutions » d’adaptation ,plus ou moins géniales ou horribles, à cet espace et ressources contraintes , sans doute plusieurs simultanément pour « tâter le terrain » .

    Mon espoir est que la démocratie , même non aboutie , et l’humanisme selon Camus , soient les arbitres de ce champs d’expériences.

    Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant .

      1. Si on est d’accord sur le « pas mal » , c’est déjà ça .

        Pour le nombril , c’est la « trace » de la naissance , et ça donne presque la réponse au billet .

  5. @Pierre-Yves Dambrine
    C’est pour moi un grand mystère que le sort réservé aux femmes en Chine fut si cruel. Alors que cette culture est imprégnée du mouvement qui équilibre le Yin et le Yang. J’ai lu « Au bord de l’eau » et y ai trouvé la banalisation du féminicide.

    1. Vrai. Un univers masculin au cours du temps devient exclusif, sinon plus. Les Grecs ou les Romains n’étaient pas des tendres. Il y a un continuum entre la défense légitime et l’agression injustifiée, puis la violence généralisée; sauf à l’intérieur du groupe.

      Alors que le monde féminin est plus inclusif, sauf entre elles, naturellement…
      Le bon équilibre, d’après ma femme qui y sensible, est la mixité.

      A lire PYD, je me demande si la société chinoise antique n’avait pas pour but de créer un futur admirable, une fois les scories évacuées, au prix d’un présent peut-être pas au top question joie de vivre, surtout pour la femelle de l’espèce. Une simple supposition.

      1. Peut pas répondre.
        Kurdes ou «turcs des Montagnes», périphrase obligée, mot kurde interdit là où ils sont les plus nombreux.
        «La montagne, ma sauvegarde, mon amie», le dit du Kurde.

    2. Beotienne,
      Certes le mouvement équilibre le Yin et le Yang mais à l’instar du mouvement du chaud vers le froid que les chinois avaient observé, le Yang va toujours vers le Yin, jamais l’inverse. Le Ciel-Yang (avec le soleil, les étoiles) par exemple c’est le chaud, et la Terre-Yin, le froid. L’interprétation sociale, hiérarchique, qui fait de la femme un élément passif, et de l’homme l’élément actif, s’est greffée en quelque sorte sur l’observation des phénomènes naturels.

      Ceci dit, il existe encore en Chine, dans le Yunnan, une société matriarcale (mais elle est en voie de transformation désormais), une des rares sinon unique dans le monde aujourd’hui, ce sont les Na, cette société est décrite dans l’ouvrage de l’ethnologue chinois Cai Hua : « Une société sans père ni mari — Les Na de Chine ».
      Dans des écrits chinois des Han et des Song, il est fait mention de l’existence de tribus matriarcales dans le sud de la Chine.
      https://www.nationalgeographic.fr/photographie/les-moso-une-des-dernieres-societes-matriarcales

      1. @Pierre-Yves Dambrine
        Merci pour ces éclaircissements très circonstanciés.
        Il y a cependant eu une impératrice régnante, Wu , 690 – 705, que les Chinois vouent aux gémonies et j’ignore si c’est à juste raison ou simplement par misogynie.

      2. Au delà des fondements culturels profonds des peuples qui ont constitués la Chine , on peut rappeler que c’est , mondialement le système politique qui a le plus ouvertement encadré la natalité .

        L’assouplissement très récent de la politique de l’enfant unique , par ses impacts , peut d’ailleurs donner des sujets de réflexion pour le billet qui nous occupe. Je ne connais pas ces impacts .

        Dans l’absolu , il me semble que Isabelle Joly ( mais elle le sait sans doute déjà ) ne sera pas totalement libre ( même si « mon ventre m’appartient » ) de déterminer une « décision » générale des femmes de refuser de procréer ( remarque faite que dans l’histoire de la Chine ces derniers temps , c’est plutôt l’ambition inverse qui était en tension ).

        Car d’une certaine façon , la natalité est soumise bien sur aux appétences individuelles , mais aussi aux contraintes d’environnement ( naturelles , des structures présentes ou pas , des idéologies politiques …) de façon « latente soft  » ou  » subie hard » .

        On doit pouvoir trouver dans les documents de l’INED ou la littérature sociale , des efforts de mesure des liens entre natalité et éducation des parents et des enfants , régime social de retraites , système de soins, marché du travail , politique d’immigration , allongement de la durée de vie , fonds culturel historique local …

        Bref , tout ce qui fait que plutôt qu’une décision historique d’un grand soir des femmes , leur désir et volonté d’enfant , rejoignant celui de leurs hommes , résulte autant de leur inné sensible que de leur mesure d’un environnement favorable et possible .

        Je reconnais que les femmes ont plus de talents pour sentir et apprécier cet environnement global , mais un homme sait aussi en tenir compte ( souvent plus tard et quand il ne peut plus ne pas voir )

      3. Béotienne
        Oui , il s’agit de l’impératrice Wu ZeTian, fondatrice de la dynastie Zhou (deuxième du nom).
        Difficile de séparer le vrai du faux étant donné que ce sont des confucéens qui rédigèrent sa biographie…

        Je ne connaissais pas la biographie de l’impératrice Wu Zetian en détail, j’ai noté un passage intéressant dans Wikipédia qui montre par quel procédé, entre autres, elle parvint à ses fins au sein du gynécée impérial pour accéder au titre suprême, cela concerne justement le Ciel et la Terre en rapport avec la question du féminin. :

        … traditionnellement, l’empereur effectue chaque année un rituel sacrificiel au ciel et à la terre, destiné à attirer la bienveillance céleste sur les récoltes de l’empire. Mais Wu Zetian fit valoir que si le ciel était associé au masculin selon les croyances en vigueur, la terre était associée au féminin. Elle déclara donc que c’était à une femme de procéder au sacrifice à la terre. C’était un mouvement adroit de sa part : rien dans la tradition ne mentionnait la nécessité qu’un sexe ou l’autre procédât au rituel, qui était l’attribution exclusive de l’Empereur, seul lien entre le Ciel et la Terre. Aucun des conseillers, ni des lettrés impériaux par conséquent, ne pouvait s’y opposer frontalement. Et dans ces conditions, l’empereur tranchera en faveur de la demande de Wu Zetian : il abandonne le rituel de la terre, permettant ainsi chaque année à Wu Zetian de montrer son importance et sa nécessité au bon fonctionnement de l’Empire. Une autre de ses réclamations concerna le titre de l’impératrice ; arguant que l’Empereur était appelé Fils du Ciel (天子, Tiānzǐ), son alter ego féminin devait être appelée logiquement Impératrice Céleste (天后, Tiānhòu). Encore une fois, elle ne rencontra pas d’opposition…

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Wu_Zetian

  6. « En peu de générations, l’humanité s’éteindra, et prendront le relais soit le transhumanisme, soit une société de robots. L’humanité, telle qu’elle s’est présentée jusqu’à aujourd’hui cessera d’exister. Autre chose adviendra. »

    Je ne crois pas que l’humanité s’éteindra, à cause du transhumanisme. L’utérus artificiel risque au contraire de décupler les envies de descendance, en la rendant plus facile. Et les ciseaux génétiques, ouvriront bientôt la possibilité d’avoir une descendance « augmentée » .

    Le risque n’est donc pas une diminution de la population, mais plutôt de voir le désir d’enfant rangé au rang des autres biens de consommation. Pas sûr que l’humanité aura fait un pas en avant, si on laisse toutes ces technologies dans les mains du marché. Je suis même sûr du contraire.

    1. Un petit enfer portatif, à porter autour du cou, comme badge de reconnaissance, crypté et tout. Ne pas le perdre, ou altérer sa puce, les gardiens IA sont sourcilleux envers les contrevenants.

  7. 2,1 enfants/femme (on pourrait d’ailleurs tout aussi bien dire 1,05 filles/femme) est un chiffre, un ratio, utile aux démographes mais c’est tout. Reduire la réalité a des chiffres, voilà bien encore un travers d’une société et d’une époque beaucoup moins rationnelles qu’elles ne croient l’être…

    L’espèce humaine est une, l’« homme » est à la fois homme et femme, autant homme que femme, autant femme qu’homme. Et elle une espèce vivante, ayant donc besoin de se reproduire pour se perpétuer. Constat aussi banal que simple et contenant à la fois tout le mystère du monde.

    Il est vrai que si nous nous laissons convaincre par les mensonges de l’idéologie transhumaniste, et que nous nous mettons à préférer la technique à la vie, les choses risquent de mal tourner.

    Un extraordinaire et inexplicable processus d’évolution s’étalant sur des milliers et des milliers de siècles nous a fait ce que nous sommes, des êtres parlants, pensants, conscients (encore que…), et voilà que nous nous imaginons capables de le surpasser par quelques algorithmes ! L’orgueil n’a-t-il donc aucune limite ?

    Tous, nous sommes nés du ventre de notre mère. Est-il sage de vouloir changer cela ?

  8. Elle est l’athanor, four alchimique qui « cuit » dans son sein le futur de l’humanité. Sans elle, l’humanité s’arrête.

    C’est l’inverse qui est vrai.

    D’un côté, il est possible de concevoir une alternative technologique à cette aptitude biologique. Disons une version de la couveuse façon Générateur Tleilaxu.

    Si on s’en tient aux gamètes femelles, ces derniers ne se renouvellent pas. Le bagage génétique transmissible par les ovules est fixe et donné dès le départ. Ce qui n’est pas le cas des spermatozoïdes, dont le renouvellement assure, à chaque instant t, des capacités d’adaptation supérieures au milieu.
    Par conséquent, pour la survie de l’espèce, on peut faire sans les femmes. Mais pas sans les hommes.

    Par ailleurs, en cas d’effondrement, et je suis d’cacord avec Orlov, pour tout un tas de raisons bio-psychologiques, les rapports hommes-femmes redeviendraient ce qu’ils étaient avant que ne se développe la technologie les rendant quasiment interchangeables sur le marché du travail.

    A court terme l’avenir est plutôt positif voire rayonnant pour les femmes. A moyen/long terme, effondrement ou dépassement de l’espèce, leur avenir me parait très très sombre.

      1. Quevous voulez que je vous dise? C’est la solution retenue pour l’espèce pour stocker de la mémoire, avec un partage des rôles « spermatozoïde mâle/spermatozoïde femelle ». Les champignons en en ont une autre.

        Je n’apprécie pas du tout le procédé. Ce que vous avancez n’est pas un argument. Et si vous êtes ignorant de la façon dont la biologie fonctionne, je n’y suis pour rien. Vous « découvrez » le spermatozoïde Mc Gyver. Outre qu’il a toujours besoin d’un ovule, ce qui sans doute vous aura échappé…(sic), que puis je y faire si vous êtes simplement ignorant?
        J’ajoute que la comparaison avec jducac me parait tout à fait déplacée. Il part d’une interprétation de ce qu’il croit voir à l’oeuvre dans la nature pour prétendûment justifier ses croyances sur la meilleure manière d’organiser la société (multipliant les paralogismes au passage).
        Quel rapport avec mon propos?
        Je pointe l’existence d’une caractéristique singulière des gamètes mâles de l’espèce humaine, et ses conséquences pour la survie de l’espèce (il se peut qu’il en soit ainsi pour d’autres raisons que l’adaptation, mais dans tous les cas la conséquence reste la même : les spermatozoïdes ont des capacités épigénétiques que les ovules n’ont pas). Je m’en tiens au factuel, au biologique. La partie prospectiviste n’implique aucune « interprétation » idéologique quand à ce qui est bien ou mal. C’est une simple inférence logique.
        Avec le transhumanisme, contrairement à ce que pense Attali, l’avenir qui se dessine pour l’humanité n’est pas la fusion unisexe, mais bien plutôt la disparition (par non-sélection) des femmes.
        Nous aurions été des fleurs, des champignons, ou des hippocampes, ou le stock de spermatozoïdes aurait été donné au départ, les ovules se renouvelant à l’inverse tout au long de la vie d’une femme, les conséquences auraient été inverses.
        Mais ce n’est pas comme ça que ça marche.

      2. Ah non!
        Ne réveillez pas le monstre qui dort. Censurez-vous, c’est pour une bonne cause. J’en ai soupé du darwinisme mal compris.
        En France on avait : « L’ennemi a des oreilles », les Britt ont toujours: « Loose lips sinks ships ».

      3. Transmis à ces connes de femmes transhumanistes .

        Ceci étant , si le « MacGyverisme » est un rempart au transhumanisme , j’achète le spermatozoïde « MacGyver  » .

        Mais ça ne répond pas aux tentations d’Isabelle Joly de faire Macache-Walou bébé pour toutes les femmes .

      1. Merci Béotienne d’avoir tenu compagnie féminine à Isabelle Joly .

        Un peu inquiet de cette absence de commentaires des  » poules aux œufs d’or » .

        Désaffection du blog ? Pudeur devant un enjeu si sensible et intime ? Crainte d’être blessée par des réponses idiotes ? Autres…?

      2. @Juannessy
        D’un point de vue féministe l’article est un peu trop triomphaliste.
        Il n’aborde pas l’importante fracture sociale qui sépare les femmes qui ont un travail gratifiant des salariées qui assument la « double journée » par nécessité économique et les familles monoparentales ( dont le parent est le plus souvent la mère) qui tirent le diable par la queue, la femme est seule pour assurer le revenu familial et s’occuper des enfants, sans aborder encore les problèmes de pensions alimentaires non versées et du manque de crèches ainsi que l’obligation de jongler entre les horaires. Alors du temps pour soi? Du temps pour philosopher ou créer? Oui dans la classe sociale nantie.

      3. @Béotienne :

        Ça rejoint en grande partie mon commentaire plus haut qui évoque « l’environnement » social , physique et politique , comme paramètre du « pousse au bébé » .

        Si vous avez globalement raison sur la plus grande difficulté à faire de la philo quand on a le ménage à faire , je garde une tendresse particulière pour Madame Foyer ( femme d’un ancien garde des sceaux ) , qui alors qu’on l’interviewait , car elle était justement très  » femme au foyer » , avait répondu :
         » je peux faire la vaisselle et avoir des pensées philosophiques » .

        Et je suis complètement d’accord avec ça : mes meilleures idées me venaient , plus jeune , quand j’étais de corvée de balai .

        C’est plus dur avec un aspirateur : ça fait du bruit , ça va trop vite , tout le monde vous pousse à finir vite .

      4. @ mouais.
        Vos propos ne manquent pas d’intérêts.
        D’abord je suis néophyte de la chose. Je l’ai utilisé sans en connaître vraiment le technologie. Vous reconnaîtrez la différence entre le praticien et le théoricien. Je précise que je tire trop la couverture et les draps à moi, nous étions deux en réalité.
        Donc quand BEOTIENNE dit que la qualité baisse, -pas comme au Lidl du coin-, pourquoi ne pourraient-ils pas s’y mettre à deux pour escalader cette ovule géante? Au Lidl quand je sais que la boite de p’tits pois contient surtout de l’eau, j’en achète 2. Et ça marche. Impossible pour les affaires dont vous discutez si bien?

      5. « mes meilleures idées me venaient , plus jeune , quand j’étais de corvée de balai . »

        Bien vu Juan, totalement d’accord, et pas seulement en passant le balai…vaisselle itou, etc…moments « divins » arrachés à la course quotidienne, comme tous les salariés. De fait, le succès planétaire de la série des Harry Potter écrits par JK Rowling le confirme : c’est en racontant des histoires à ses enfants que JK Rowling a peaufiné ce qui devait devenir les histoires adaptées en films que tout le monde connait. Et les vécus similaires à celui de JK Rowling sont pléthoriques.

        « Rowling retourne au Royaume-Uni avec sa fille pour s’installer dans un premier temps chez sa sœur et son beau-frère, dans leur maison de la rue du Marchmont à Édimbourg10, puis dans un petit bâtiment à Leith, un district de la capitale de l’Écosse, où elle et sa fille vivent avec l’aide du gouvernement. Sept ans après avoir obtenu son diplôme de l’université, Rowling perçoit sa vie comme un « désastre »36,37. Devant faire front à la mort de sa mère puis à une séparation violente, elle se retrouve de surcroît sans emploi avec un nourrisson à charge, qu’elle craint de voir mourir36. Au cours de cette période, Rowling est diagnostiquée d’une dépression clinique, se manifestant chez elle par une profonde torpeur, une apathie et une incapacité à imaginer un retour à une vie plus heureuse36. Elle envisage le suicide38,39,40. Sa maladie et son état d’esprit lui ont notamment inspiré les Détraqueurs, les créatures maléfiques présentes dans Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban et répandant un sentiment de désespoir41. Plus tard, en 2012, Rowling décrit cette période de sa vie comme ayant été une autre expérience particulièrement formatrice ː

        « Cela a changé ma vision du monde. L’expérience d’être considérée comme tant de personnes sans voix, l’expérience d’être stigmatisée. Cela a vraiment changé mon point de vue et je pense que je garderai toujours cela à l’esprit. Les gens deviennent des statistiques, ils perdent leur individualité lorsqu’ils sont piégés dans la pauvreté. C’est une place humiliante où on est définis par des personnes n’ayant jamais vécu notre situation. Tous nos choix sont sous contrats. C’est vraiment, vraiment très difficile de s’échapper de ce genre de situation. »

        « Nouvelle vie en Écosse et succès planétaire (1996 – 2012)
        À Édimbourg, Rowling décide de reprendre l’enseignement, cette fois-ci à temps plein, ce qui l’incite à vouloir terminer au plus vite son premier livre pour ne pas être obligée de l’abandonner6. Elle se met donc au travail et écrit jour et nuit, déterminée à l’achever et tenter de le faire publier. »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/J._K._Rowling

  9. Pour quelques siècles, une lente baisse de la population humaine n’est certainement pas un problème fondamental. Cela demanderait de réorganiser la société, mais ce n’est pas insurmontable.

    Et puis d’ici quelques siècles si la population passe en-dessous de 1 milliards (ou 100 millions, je ne sais pas) le problème se posera probablement de manière très différente: l’état de l’environnement et/ou la technologie disponible aura changé la donne.

    Ne paniquons pas: c’est un problème pour beaucoup plus tard!

    1. Votre truc est assez hypothétique , et même les romains , avec la règle militaire de « décimation » n’avaient pas osé aller jusqu’à une règle de 9/10 -mation .

      1. On se comprend mal. Je veux dire que si on ne fait rien, et que l’auteure du billet a raison et que le femmes se désintéressent de la procréation, et que la population baisse, cela sera lent et d’ici que la population humaine ne soit « trop basse » on a encore quelques siècles à attendre. Les chiffres que je donnais étaient une estimation de ce « trop bas ». Et 100 millions, cela me semble encore confortable pour la perpétuation de l’espèce (j’imagine ici 100 millions d’humains dans une société qui « fonctionne » et qui est le résultat d’une diminution graduelle qui ne mette pas en péril majeur l’organisation sociale, pas une chute brutale de la population).

      2. Comment fait on pour s’engager dans une décroissance lente ,
         » démocratique et populaire  » , de la natalité ( de la population en fait si je vous suis bien ) ?

        Après la main invisible du marché , il y aurait une main invisible de régulation des naissances .

        Plutôt la lâcheté des hommes qui « laisseraient » faire les femmes et porter seules la responsabilité de la vie .

        Et souffrir .

  10. Comment fait on pour s’engager dans une décroissance lente ,
    » démocratique et populaire » , de la natalité ( de la population en fait si je vous suis bien ) ?

    1) C’est l’auteure du billet qui suggère cela: « Les femmes éduquées et qui ne sont pas sous l’emprise de la religion, ne feront plus, à mon avis, 2,1 enfants par femme. » C’est pour cela que je commençais mon commentaire par « si l’auteure du billet a raison… ». Votre commentaire s’adresse donc plus à elle qu’à moi.

    2) C’est déjà le cas en Allemagne, au Japon et en Italie: la population baisse, parce que le nombre d’enfants par femme est très largement en-dessous de 2.1, plutôt 1.5-1.7. Bref ce n’est pas si terrible que vous le laissez supposer. Il ne me semble pas que vivre dans un de ces trois pays, qui sont de cultures très différentes (ce qui vous laisse le choix!), est proprement horrible.

    1. Ça ne change rien au fait que l’on laisse lâchement la responsabilité aux femmes .

      Pour l’Allemagne et l’Italie , ça permet au moins aux femmes venues d’ailleurs d’y donner la vie .

      Pour le Japon , c’est plus compliqué car le japon n’a jamais été une terre d’immigration , et pour autant que je me souvienne les mesures envisagées pour « relancer la natalité » prenaient des formes fiscales et de facilités d’accès aux aides à la petite enfance .

      Au passage le japon essaie désespérément de ne pas tomber en deçà des 100 millions d’habitants , une de vos lignes d’horizon mondiales .

      Même si l’Allemagne , l’Ialie et le Japon acceptaient de disparaitre , ça ne fait guère qu’à peine moins de 300 millions de surplus dégraissés .

      Pour ce qui est des femmes éduquées qui feraient moins d’enfants , ça n’est pas forcément une évidence , et je crois me souvenir d’une étude française qui indiquait au contraire un phénomèe récent où les femmes de cette CSP , en gérant leurs vie « maternelle » , avaient des enfants , certes plus tard , mais qu’elles fournissaient les plus forts taux de femmes ayant 3 voire 4 enfants . A confirmer , car je n’ai plus la référence .

      @Isabelle Joly : alors c’est pour quand la naissance de ce bébé ?

      1. On ne peut pas dire que l’honnêteté intellectuelle vous étouffe, vous…

        – Je n’ai jamais affirmé que je désirais la disparition du Japon, de l’Italie ou de l’Allemagne. Vous prenez mon propos, et le déformez complètement, c’est juste intellectuellement indécent. Je ne prenais ces exemples uniquement pour vous démontrer qu’il est en réalité possible d’avoir une diminution lente d’une population sans politique volontariste et inhumaine du genre « enfant unique » à la chinoise, puisque *vous* posiez la question « Comment fait on pour s’engager dans une décroissance lente ,
        » démocratique et populaire » , de la natalité ( de la population en fait si je vous suis bien ) ? »

        – Je n’imagine évidemment pas une diminution de la population d’un seul pays. Je parlais d’une diminution générale de la population humaine.

        – Même avec une baisse de 0.5% par an, ce qui est largement plus rapide que ce qu’on observe actuellement dans les trois pays cités, on a une diminution de moitié tous les 130 ans. Donc, on ne va pas observer la disparition de la population japonaise rapidement. C’est précisément ce que je disais dans mon commentaire initial: c’est un problème pour plus tard.

        – à mon sens, nos problèmes seraient plus facile à gérer avec moins d’humains à la surface du globe que maintenant. Et à tout le moins l’augmentation de la population humaine les aggrave. Et donc, si naturellement on observe une lente diminution de la population, je vois plutôt cela d’un oeil favorable.

        – Quant à la condition féminine, il est évident que les structures culturelles et sociales sont encore largement favorables aux hommes. Je suis un féministe convaincu (entre autres, je vois bien à quelles sauce mes filles de 9 et 6 ans sont en train d’être cuisinées par notre société de consommation).

      2. On ne peut pas dire que l’imagination , et le sens du fond plus que la forme , vous conduisent beaucoup .

        Je traduis donc pour les sourds et mal-entendants :

        – une décroissance lente ne se décrète pas mondialement,

        – les politiques nationales en matière de natalité( pour autant qu’elles existent ) ne peuvent faire l’impasse sur l’émigration et l’immigration ,le travail , les structures éducatives , de santé , d’accompagnement social , de sécurité , de logement , de revenus suffisants ..;

        – quelque soit les avancées « techniques », les ordres de grandeurs de la population mondiale ne pourront pas varier très sensiblement même sur plusieurs siècles ,d’autant que le temps imparti n’est plus à cette échelle , et que la décroissance des populations a , en l’état , plus de chances de se produire brutalement , de façon pas démocratique et douce du tout , avant ces ajustements dits « automatiques » .

        – jusqu’à ce jour les femmes sont et restent les seules « réellement » en prise avec la natalité . La fameuse « charge mentale » évoquée récemment , c’est aussi ,et beaucoup plus tragiquement , ça .

        – nous n’avons pas , à travers nos réponses actuelles (y compris la vôtre qui est du type « cachez ceci qui m’ennuie et que je ne saurai voir » ) , la véritable mesure et réponse qui répondraient aux attendus , tant de Isabelle Joly que de Béotienne .

        – vos deux fillettes seront bientôt les premières à vous responsabiliser ….vraiment . Vivent les filles !

        Une pause musicale , mais beaucoup plus que ça :

        https://www.youtube.com/watch?v=cTDBuQKuTaI

      3. Vous êtes incroyable. Cela ne va pas me faire changer d’avis: il n’y a rien de plus exaspérant que de discuter avec des gens qui, comme les climato-sceptiques par exemple:
        – changent tout le temps le sujet de la conversation,
        – ne reconnaissent jamais leurs propres erreurs,
        – et font à tout bout-de-champ des hypothèses sur ce que leur interlocuteur pense.
        A mon sens, il est difficile de débattre fructueusement si un des deux interlocuteurs se livre à ce genre de tactique.

        En général, pour ma part, quand je débats, je ne parle que d’une seule chose, jusqu’à épuisement du sujet. Et la première moitié du billet ici, c’est « est-ce un problème si les évolutions sociales conduisent les femmes à avoir moins d’enfants, et à une lente diminution de la natalité et de la population? » La réponse d’Isabelle Joly est oui, et elle embraye alors sur la gestation pour autrui, la modification biologique, etc…. Ma réponse est « non », et que donc la seconde moitié du billet est une solution à un problème qui n’existe pas (et donc sans objet).

        Maintenant, si vous voulez parler d’autre chose, dites-le et précisez la question.

        NB: cette incompréhension entre nous deux me fait également penser à la confrontation entre la philosophie continentale/française et la philosophie analytique/anglo-saxone. Je préfère, comme vous l’aurez sans doute compris, la seconde approche.

      4. Disons que ma lecture latino-gauloise me fait répondre oui à la question posée par la première moitié du billet de Isabelle Joly .

        Si vous n’y voyiez pas de question ,de votre côté , on n’a effectivement pas grand chose à se raconter .Vos efforts pour me convaincre de l’inanité des mes propres questionnements étaient donc en ce cas une perte de temps dont je m’étonne un peu , et je laisserai donc à la philosophie anglo -saxonne ses propres considérations sexuelles .

        Un élément factuel encore , malgré tout :

        https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/tous-les-pays-du-monde/

      5. 1) « Disons que ma lecture latino-gauloise me fait répondre oui à la question posée par la première moitié du billet de Isabelle Joly . »

        Pourriez-vous préciser en quoi une lente diminution de la population est un problème? C’est certainement un manque de culture de ma part, mais il m’est difficile de deviner quelle est votre lecture « latino-gauloise ».

        2) Les données de l’ined que vous référencez sont intéressantes, mais il m’est difficile de deviner ce que vous en concluez…

      6. -Pour le latino-gaulois , c’est une variante de la philosophie continentale/française

        – pour tous les sujets dits « de société », je ne tire plus de conclusions déjà depuis des années , mais je n’en fait surtout pas non plus un objet de l’art du « debate » devant la chambre des lords .
        Une femme , un bébé , c’est le corps et la raison ensemble ( peut être un vieux aussi ) .Pour parler de la femme et du bébé ,il faut parler de cette osmose possible ou pas , et c’est pour ça que j’ai essayé d’élargir la panoplie des interrogations que le billet d’Isabelle Joly pouvait susciter( de façon encore largement incomplète d’ailleurs).

        J’ai dit , contrairement à vous ,quelle avait de bonnes raisons d’être inquiète ,comme mère, du sort que nous (ne) réservons ( pas ) à nos enfants , et que les issues qu’elle imaginait pour trancher le dilemme , méritaient d’être écoutées …et partagées .

        J’ai émis l’idée qu’elle allait un peu trop vite à des visions faustiennes , et il m’a semblé que Béotienne le pensait aussi .

        La » conclusion » ci dessous du billet de l’INED , serait , plutôt que ma propre conclusion ( je répète que je n’en fait plus sur le sujet de la vie ) , le chemin sur lequel il me parait devoir être investi ( mode de vie plutôt que crispation démographique ) .

        Car il est au carrefour des angoisses d’Isabelle Joly , du soliton et de pas mal d’autres bricoles .

        PS : la diminution ou augmentation , lente ou rapide, de la population n’est donc pas le problème , mais une résultante parmi d’autres , de nos choix de vie ou de mort .
        Mais ce sont les femmes qui portent la souffrance de nos lâchetés devant ces choix .

  11. @Juannessy
    Et l’enfant dans tout ça ? La dénatalité, espérons le aboutirait à des naissances désirées, donc à des vies attendues et entourées avec amour. La qualité de la relation mère/enfant surpassant la quantité de futurs producteurs-consommateurs. Des mères épanouies dans leurs activités sont, seront mieux aptes à éduquer leurs enfants aux difficultés comme au bonheur de vivre.
    Je suis arrivée à la conclusion que l’instinct maternel, (les hormones féminines), est inégalement réparti chez la femelle humaine.
    Ainsi ce qui importe c’est la possibilité du choix. Je ne crois pas que cette liberté mette l’Humanité en péril car le désir d’enfant s’il n’est pas généralisé est malgré tout très répandu.
    Nous avons déjà maintenant des vies plus longues et donc la simultanéité de quatre générations en vie n’est plus une rareté, c’est déjà un changement sociétal. Si le transhumanisme intervient c’est plutôt à ce niveau là, dans un avenir proche.

    1. @Béotienne :

      Je partage votre idée que les femmes se foutent du transhumanisme en tant que réponse à leurs angoisses éventuelles pour enfanter ou pas ( et elles ont bien raison ) .

      Elles peuvent avoir plus de désirs d’échapper par contre aux aspects encore « désagréables » de la grossesse ,de la mise au monde et de l’astreinte des premiers mois .

      Il faudra savoir répondre « humainement » et vraiment à cette bien compréhensible aspiration . De ce point de vue , il vaut cependant mieux être né en pays riche .

      PS : j’avais tenté un coup ( un peu bestial , voire machiste ) pour pousser Isabelle Joly à intervenir sur son propre billet , et remonter ainsi la moyenne des interventions féminines , mais ça a foiré .
      Elle n’a même pas voulu me rétorquer que les habituelles remarques de type:
       » alors , pas encore mariée  » ou « alors , c’est pour quand ce bébé » , elle en avait rien à cirer, de ces réflexions d’imbéciles !

    2. « La dénatalité, Et l’enfant dans tout ça ? »

      Tant qu’il y aura des miroirs ?

      « Les miroirs et la copulation sont abominables, parce qu’ils multiplient le nombre des hommes. » José Luis Borges

  12. @Juannessy

    L’article d’Isabelle Joly rejoint un peu le thème du « meilleur des mondes » de Huxley.
    Je suis aussi perplexe que vous envers l’absence de réactions de la gent féminine. Chasse gardée ? Pudeur face à des interlocuteurs masculins ?

    1. Merci d’être toujours là .

      Je penche pour « chasse gardée » pour cause de non confiance dans la gent masculine , pour à la fois comprendre et « en être » . Trop long et fondé contentieux .

      J’ai dit ce que j’éprouve profondément de ce qui pouvait convaincre une femme et un homme de s’émerveiller devant plus fort qu’eux .

      Bise .

  13. Je parle en tant qu’homme, donc je ne prétends pas donner une réponse . Je n’ai jamais désiré avoir d’enfant car un enfant ne peut pas selon moi correspondre à un quelconque projet car « vos enfants ne sont pas vos enfants …Khalil Gilbran » . En effet, bien qu’ayant eu des parents sufisamment bons , il m’a fallu beaucoup de temps pour commencer à être heureux et confiant en la vie et donc envisager le fait de me « reproduire » comme quelque chose de souhaitable . Je me souviens même qu’à 23 ans je n’avais pas honoré une jeune femme qui m’ouvrit son lit avec confiance par peur de m’engager dans la voie sans retour de la paternité . Depuis , la sexualité est pour moi une activité plaisante mais facultative et vu mon âge (52 ans) et le nombre de personnes sur terre je n’envisage toujours pas de prolonger l’existence de mon chromosome Y . Si j’avais l’assurance que l’humanité retrouve eden demain je me raviserais peut être (et encore , si tout est pour le mieux, pourquoi vouloir rajouter quelque chose ?) Dailleurs d’après les dernières nouvelles de Dieu données à Arès en 1977 à leur témoin encore vivant : « 4 générations ne suffiront pas » : autant ne pas multiplier les inévitables souffrances : le renouveau de l’humanité pourra aussi se faire avec une population réduite qui aura enfin compris que nous sommes sur terre pour aimer et que le pardon , la paix, la liberté , la vérité et l’intelligence du coeur ne sont donc pas des options .

    1. Si vous avez besoin de certitudes pour avoir des enfants , il vaut mieux que vous n’ayez pas d’enfants .

      D’épouse non plus d’ailleurs .

      Tout comme vous n’atteindrez jamais l’amour , le pardon , la paix , la liberté , la vérité et encore moins l’intelligence du cœur .

      1. Je veux bien vous croire, mais vous ne donnez aucune piste pour ne plus éprouver ce « besoin de certitude » que je ressens plutôt comme le manque d’amour inconditionnel souvent lié à la honte que je vois comme la peur de l’échec ou du jugement pouvant découler d’une expression honnête de moi-même dans mes relations habituelles.

      2. Si vous « voulez bien me croire » , c’est que vous faites déjà un pas vers l’agir sans nécessité d’être « sur  » . C’est un premier pas vers l’intelligence du cœur .

        Le contact à l’autre est enthousiasmant ou/et cruel , mais c’est ce qui nous fait femme et homme , et nous fait découvrir qui nous sommes vraiment .

        Mais sans fard , sans auto-protection et mensonge . C’est un premier pas vers la Liberté .

        On est alors prêt pour l’Amour qui n’est pas l’amour propre , et le Pardon qui n’est pas le renoncement , la faiblesse ou l’ignorance naïve.

        Avec un peu de chance , il devrait y avoir la Paix au bout .

        « Tout est permis « mais tout n’est pas bon , et le bon n’est connu par personne , que ce soit à Arès ou ailleurs .

        Bon courage .

  14. @ Laurent Telle
    Vous avez beaucoup d’humour, ça manque.

    1-Pas besoin de Gilbran pour savoir que vos gosses ne sont pas à vous. Cette histoire de propriété est très surfaite. Faites l’expérience avec un poisson rouge. Rien que ça, c’est pas de la tarte. Et en plus, les gosses y causent et bougent en conséquence, qu’ils croient. Vous voyez le tableau? A mon avis, Gilbran a pulvérisé une porte ouverte. Depuis plus de 2000 ans la philosophie classique et les penseurs ont du mal à se renouveler et innover. Je mets à part la période médiévale, si riche.

    2- Vous placez votre honneur dans de drôles d’endroits. Le fait que vous n’évoquiez même pas les réactions de la « jeune femme » à votre abstention me chagrine. Je trouve que dans cette affaire, c’est elle qui compte, pas vous. Vu comme je vois la chose, je me dis qu’elle a probablement échappé à un sale truc. Tant mieux pour elle. Napoléon , dans une époque plus optimiste que la nôtre, disait: « On s’engage et puis on voit ». Elle a tenté et elle a tout vu; c’est un bon point de départ, pour elle. Un chromosome Y est si vite gaspillé. J’espère qu’elle a surmonté son probable chagrin sans trop de difficulté et s’en trouvera plus forte et plus sûre d’elle-même. Je n’oserais pas supposer qu’elle avait prévu un moyen contraceptif. Vous vous rendez compte, je suppose, que si c’était le cas, votre démonstration en deviendrait inopérante et quelque peu déplacée, sinon « machiste ».

    3- Je réserve pour la fin le truc qui me semble vraiment important. Dieu aurait parlé à « Arès » en 1977, et j’en savais rien. Rien de rien, vous voyez ma consternation. Mes recherches internet (rapides, faut pas déconner non plus) ont été vaines. Toute la première page est consacré au Dieu grec de l’offensive et à ses armements, tout un bric-à-brac démodé. Je crois pas que ce soit votre « Arès ». Or, il se trouve que j’essaye de tenir à jour les interventions de Dieu où il daigne se manifester à nous en pleine clarté, à nos yeux incroyants, de sa propre voix, à nos oreilles pleines de sable. Il peut nous écrire aussi, je suis pas regardant à ce point.
    Pourriez-vous nous en dire plus sur ce truc assez sensationnel?

    1. On s’en passe comme le plaisant sexuel se passe de progéniture .

      Après le spermatozoïde capitaliste , la variante MacGyver , voilà la variante christique et illuminati .

  15. J’ai bien ri en lisant l’article d’Andrew Hill traduit par Timiota , tentant un parallèle entre les Gorilles et les mâles alpha humains .

    Ça m’a remis en tête le bouquin tut aussi drôle de Desmond Morris en 1967 (« Le singe nu » ) qui était une des plus originales tentatives d’approche socio-anthropologique de l’espèce humaine , pour la ramener à sa condition animale plutôt que « culturelle » .

    Ça m’a aussi suggéré qu’il pouvait y avoir un « pont » avec le sujet du billet d’Isabelle Joly , si l’on se souvient que chez les chimpanzés , lorsque le chef de meute se révèle trop violent et commence à s’en prendre aux bébés et ados , les femelles se liguent entre elles pour lui faire la peau et s’en débarrasser pour en choisir un autre plus respectueux de la progéniture .

    Une sorte de « me too » en version mère de famille .

    Ça peut marcher contre Trump , mais Macron a été assez malin pour que toutes les femelles l’apprécient .

    1. Femme, égale pas égale etc etc = perte de temps : l’égalité n’est pas l’identité. C’est un principe = ./ Si je décide demain que mon canard est mon égal, je le traiterai comme tel. Le reste c’est de la salive perdue pour des malentendants. Va de soi que les femmes diffèrent des hommes / suppose des institutions particlière pour que Paula ait les mêmes droits que Jacques ou Jacqueline voire Médor. Ciao bella.

    2. Juannessy
      Bisou.
      Les boxeurs ne sont pas mon type, alors vous pensez Macron!
      En le regardant, on dirait qu’il réprime son jeu de jambes mais hésite encore entre l’uppercut ou un crochet du gauche.

      1. Vous semblez cependant vous y connaître en boxe !

        Pour Macron , j’avoue que je ne le voyais pas en boxeur , quel que soit le type de boxe concerné .

        Mais , s’il y avait un talent , ce serait plutôt le direct du « droit » .

        Bon , Isabelle Joly s’énerve derrière son écran .

  16. Le jour où les hommes ne feront naître que des garçons, après avoir été douillettement câlinés par un balancement artificiel, dans leur placenta plastique, ils finiront par être contraints de développer (nécessité oblige), le féminin en eux afin d’établir un nouvel équilibre… c’est peut-être une ouverture.

    1. En France , il nait un peu plus de garçons que de filles depuis 1992 alors que c’était le contraire avant .

      Je ne sais pas ce qui s’est passé cette année là ( les JO d’Albertville ? ), ou dans les neuf mois qui ont précédé .

      L’Inde et la Chine sont « leaders » pour ce qui est de ce déséquilibre :
      pour 100 femmes , il ya aurait 106,5 hommes en Inde et 105 en Chine . Les auvergnats étaient pas mal non plus dans le genre , en ce qui concerne la natalité , mais ça s’est arrangé .

      Heureux que vous soyez venue nous tenir compagnie et que naissent beaucoup de petites Armelle , Béotienne et Isabelle .

      1. 🙂
        Formidable wiki ! J’apprends que les huîtres changent de sexe, et que les grenouilles, les tortues ou le mérou peuvent parfois en changer aussi.

  17. Je ne comprends pas votre raisonnement : si les hommes n’ont plus besoin des femmes pour la reproduction, et les suppriment en ne créant que des garçons, y vont pas s’embêter à développer en eux leur part féminine. Quel est l’intérêt ?
    Une société de brutes décervelées n’a que faire de l’âme féminine. Aucune nécessité.
    Dit autrement : si un sac en plastique convenablement instrumenté remplace la fonction biologique de la femme, et ne créant que des garçons, ce n’est certainement pas pour s’amuser à recréer partiellement l’âme et le psychisme de celles qu’ils ont jeté par-dessus bord.

    Franchement, votre supposition de départ est inimaginable. Les exemples chinois et indiens que citent Juan sont seulement partiels, encore qu’assez limites. Je précise : hors limites et du mauvais côté, et non ‘limités’.

    La chose a été traité avec sensibilité par Amin Maalouf dans son roman « Le premier siècle après Béatrice » Mais il ne va pas jusqu’à imaginer un substitut à la fonction reproductrice de la femme. Il s’en tient au réel quant aux conséquences : la société humaine disparaîtra, et pas sans douleurs. On notera que le mal provient du sud, ex tiers-monde, comme Juan le suggère.

    Si tous les cauchemars d’IA, d’homme augmenté et leurs délires techno nous amènent à ce genre de réflexions, ce me semble une des multiples raisons pour s’en défier et rejeter l’ensemble. Le premier effet de cette inhumanité artificielle, c’est de nous faire perdre notre foi en nous, vrais humains. Je serais une femme, le souci que vous exprimez viendrait derrière beaucoup d’autres.

    Augmenter sa part féminine ? Je m’y essaie. Bien obligé, quand on est le témoin médusé du tourbillon créé par 7 femmes. La plus petite, 18 mois, ne cédant rien à sa grand’mère.

    1. Daniel bonsoir !
      Avec un brin de transhumanisme, des bébés éprouvettes et un risque tendanciel pour l’un plutôt que l’autre sexe et un nez comme ci et des yeux comme ça, jusqu’ici le film est plausible. M’enfin pour terminer « l’oeuvre », le toucher, les câlins, la tendresse, la fonction de recevoir me paraissent incontournables. La responsabilité de chérir un enfant, y compris dans cet environnement bizarre peut toujours surgir pourquoi pas ?

      Effectivement, le billet suggère que la femme a le pouvoir de décider de poursuivre ou non, sa « spécificité ». J’imaginais que cette décision était sans doute un peu influencée qu’en pensez-vous ?
      Au Japon, aidées par la catastrophe Fukushima, et un mode de vie particulier, des femmes ont mis au frigidaire quelques ovules …

      Bonsoir Juannessy !
      Et oui les chinois en font des kilomètres pour trouver leur amour à présent. Mais ça va s’arranger je crois. Car une fois confrontés aux conséquences de leur préférence pour les garçons, la leçon est incorporée ou très proche de l’être.

      1. @Armelle
        Mais chez les escargots, je vous assure que la copulation est extrêmement compliquée. V. sur Wiki

  18. « Autre chose adviendra . »

    Pourquoi ? et qu’est ce qu’on en a ,et surtout aura, à cirer ?

    Une « chose » , c’est par contre aussi inconsistant et neutre que ce verbe « advenir » qui ne se conjugue qu’à la « troisième personne » .

  19. Le jour où nous pourrons supprimer la douleur physique, au moins l’atténuer jusqu’à devenir un simple signal et bien nous reparlerons de tout ça.
    Car quel sera l’effet de prothèses intégrées, de puces et d’impulsions électromagnétiques en interférence avec notre système biologique ? On ne nous raconte pas souvent la suite, la vie quotidienne, les effets secondaires éventuels des personnes traitées spectaculairement par les « miracles » de la science.

  20. Les femmes ont connu la robotisation à grande échelle de leurs tâches quotidiennes. Bonjour frigidaire, lave-linge, mixeur et aspirateur ! Elles ont innové par le travail, des activités créatrices pour occuper ce temps gagné et cette peine envolée. Néanmoins, il y a bien eu quelques chemins indésirables.

      1. Souvent, ces merveilleux robots s’achetaient à crédit et il fallait un salaire suffisant pour les acquérir.

      2. @Béoitienne :

        Prenez garde , il va se trouver un macho pour en conclure que la libération de femmes est la cause de la dette , et demander que les femmes se contentent de faire des bébés pour payer les robots avec les allocations familiales .

        Pour mettre du beurre dans les épinards et les escargots ( l’ail , c’est pas cher , surtout en avril et mai avec tout cet ail des ours ).

      3. Ouille là ! Il est certainement des hommes qui se sont déjà mis à à la lecture d’Ici Paris. C’est chaud.

      4. @Armelle :

        C’est bien Armelle qui a choisi le titre de son billet , ou la rédaction d’Ici Paris ?

        ( Là , Isabelle est définitivement dégoûtée des hommes , des bébés et de Faust !)

  21. @Juannessy
    Pas étonnant, il nous arrivent à toustoutes de trébucher. Pourtant nous sommes portés à vouloir tout maîtriser en oubliant que nous aussi sommes le hasard et que donc nos interventions sont aussi hasardeuses.

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