39 réflexions sur « Des féministes au gouvernement, par Chantal Montellier »

  1. Gaffe ! Le plateau de boissons est en contradiction avec les règles de l’équilibre, la trajectoire prévisible de la chute est vers ‘Ricou’… 🙂

    1. Clair qu’avec les bibines à l’extérieur du platal, c’est la cata assurée. Pas trop de métier la Marianne… 😉

      Et toujours pas de vestiaires ?

      En ce moment, c’est la lutte pour imposer le port du masque dans le resto. Et devinez quoi ? Qui fait le plus ch… ? Les vieux en général et le mâle blanc de plus de soixante ans en particulier. Franchement pénible le dos gris qui sait tout sur tout mieux que tout le monde. En tant que fans de Trump, je leur propose maintenant un « visa pour les USA ».

      Je persiste et je signe, il y a vraiment un problème avec cette génération née pendant ou juste après la WWII. Pourris jusqu’à la moelle de facilité et d’absence de contraintes, on a à faire à une génération de vieux moutards capricieux qui a beau jeu de parler de néoténie. Bouffons !

      1. Salut Otromeros,

        Je n’ai pas accès aux statistiques, je me contentais d’un retour d’expérience, qui s’est encore vérifié ce soir à deux exceptions près – une jolie femme d’une cinquantaine d’années, visiblement mal lunée et capricieuse (Aaah les princesses sur le retour !) et… un groupe d’infirmiers, je leur ai filé des masques en rab, « pour la deuxième vague » !!! 100% authentique, à mourir de rire. Il n’y a que des jeunes qui nous ont remercié et qui, ayant assisté aux multiples arrivées, compatissaient. Un jeune couple nous a même félicité hier ou avant hier sur Tripadvisor pour nos tentatives (dérisoires et probablement) inefficaces de maintien des mesures anti-covid. Nous sommes juste en avance sur le gouvernement – ce qui est une habitude désormais grâce au blog !

        Ne doutons pas que la connerie – comme le bon sens – soit la chose la mieux partagée au monde, de la dernière pluie aux neiges d’antan !

        Je ne sais pas si, fatigués d’attendre leur tour ou perclus de sagesse autant que d’années, ils ont fait le tour de toutes les questions et s’imposent enfin comme les mâles dominants. En tout cas ils digèrent très mal le refoulement jusqu’au sas d’entrée et se vexent comme des poux – rouges ou non – qu’on leur fasse honte devant leur meute, même avec humour et le sourire (pas facile derrière les masques).

        Quant à la généralisation, je me doute bien qu’elle a quelque chose d’abusif – et de dangereux sur ce blog – l’induction étant ce qu’elle est. Il n’en reste pas moins que je prends maintenant un plaisir sans borne à l’interroger, cette génération, et cela tend sûrement à créer des habitudes chez moi.

        Bonne soirée !

  2. J’aurais affiché une Marianne noire mais on va pas mettre le feu.
    Qu’est-ce que c’est vilain le croisé de jambes chez les messieurs… heureusement nous avons la grâce féminine.

  3. Il était posé à une terrasse.
    Une serveuse orientale arriva avec un verre tout pétillant puis elle dit :  » toi goûter li monade à l’ail » Et d’un coup en posant ce verre elle éternua un grand coup :  » BNITZ! » les pigeons s’envolèrent

  4. Il n’y a pas que cela, même si cela interpelle la doctrine Macron /Schiappa du « name and shame »; doctrine qui choisit ses cibles et en oublie volontairement d’autres, contrairement à la justice censée s’appliquer à tous…
    Il me semble bien que Dupond-Moretti serait un des avocats concernés par l’investigation sur un sulfureux « Paul Bismuth » dont les affaires courent en justice au moment où il devient le chef de la magistrature … bizarrement, ce n’est pas cela que les médias mettent en avant…Alors qu’en parfaite illégalité, une taupe dans la justice aurait permis de rencarder le justiciable sur certains agissements des enquêteurs… Serait-ce l’expression d’une justice de classe ? y a-t-il encore un état profond fidèle au précepte de Saint-Augustin ou la porosité au business, le pantouflage , et l’endogamie ambiante, ont fini par véroler à ce point le principe du « serviteur de l’état », qu’il n’est plus nécessaire de s’en cacher…

    1. La mission de Dopond-Moretti … décodage d’après un commentaire Médiapart paraissant autorisé…

      Légèrement décodé et , me semble-t’il , compréhensible en une lecture.. :

      … » En espérant que d’ici le procès, le Parquet ne tombe pas totalement sous la coupe de M.Moretti, à la faveur d’une réforme de la justice visant à mettre un terme à l »irresponsabilité » des magistrats.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/060720/au-ministere-de-la-justice-la-provocation-dupond-moretti

      Pour info, l’irresponsabilité d’un magistrat, réelle, que déplore M.Moretti, signifie simplement, par exemple, qu’un procureur ou un juge d’instruction ne peut voir sa responsabilité engagée lorsqu’il décide d’envoyer un Balkany devant un tribunal correctionnel.

      Ce que veut Moretti, c’est que le Parquet [[…autrement dit les magistrats qui décident si une enquête sera menée et , après l’enquête , si un procès aura lieu ]]… soit complétement séparé des magistrats du siège , qui eux … jugent…, et dont l’indépendance est totalement protégée.

      « Le procureur doit rester sous la dépendance du pouvoir politique car c’est le gouvernement qui fixe la politique pénale », dixit Moretti.

      https://www.publicsenat.fr/article/politique/dupond-moretti-le-risque-d-une-grande-gueule-a-la-justice-183736

      Autrement dit, M.Moretti veut que ce soit le pouvoir politique , aujourd’hui M.Macron et M.Castex, qui décide d’enquêter ou pas sur LVMH et M.Squarcini. (p.ex.)

      C’est le projet de simplement enterrer le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire,principe chéri par Montesquieu, qui distingue une vraie démocratie d’une démocratie à la Russe .  »  »  »

      (((Sauf erreur , donc… )))

      1. Merci pour cette explication limpide.
        Quelque chose m’avait échappé lorsque Dupond-Moretti a déclaré lors de la cérémonie de passation de pouvoir dans la cour de la Chancellerie qu’un projet lui tenait à cœur : « l’indépendance de la justice »
        En fait il fallait comprendre exactement le contraire !
        Un procureur en a d’ailleurs tiré les conséquences pour lui-même puisqu’il a démissionné :

        https://www.lefigaro.fr/actualite-france/apres-la-nomination-d-eric-dupond-moretti-un-procureur-de-la-republique-demande-a-etre-decharge-de-ses-fonctions-20200711

        https://www.actu-juridique.fr/justice/discours-de-passation-de-pouvoirs-deric-dupond-moretti/

  5. Euh… Z’ont l’air bien satisfaits, surtout le Gégé, avec la cravate de travers (et la braguette entrouverte ?) ! 🙂

    1. Bien, vu! Mais je n’ai pas fait sortir l’oiseau, car avec mon dessin réaliste, la maréchaussée l’aurait immédiatement interdit d’affichage sur les vitrines virtuelles de la blogosphère! Ou alors il aurait fallu que je signe Gérald-Eric Montellier (par exemple…) LOL.

  6. Bravo Chantal ! Marianne transformée par l’oligarchie en escort-girl – pour rester poli – voilà qui est excellemment bien vu.

    Il en ressort que nous avons été collectivement injustes envers M Macron et que nous méritons en vérité son plus profond mépris. Tout du moins tant que la proportion d’électeurs se déplaçant pour fournir l’onction démocratique à ces individus dépassera 1% des inscrits.

    1. Ces ectoplasme ne sont rien.
      c’est l ultra libéralisme qui prostitue tout ce qu’il y a de désirant.
      Eux ils aggravent leurs insignifiants cas de jour en jour.

      1. Ectoplasmes, le mot est encore trop gentil. Dans un État privatisé par l’argent, la fonction de ces gens-là porte un nom : ce sont des laquais.

        Vous pourrez me rétorquer que c’est également trop gentil et qu’au vu du mal qu’ils font au pays et à sa population le terme d’ennemis est bien plus approprié.

        En termes tactiques, cela s’appelle le « moment culminant ». Ce moment très délicat où il faut savoir s’arrêter pour ne pas se retrouver « un pont trop loin ». Naturellement l’idée même d’un arrêt est totalement délirante dans un monde où les arbres montent au ciel, où l’équivalent de l’horizon cosmologique se trouve à six mois. Il en résulte que le « moment culminant » est passé depuis belle lurette pour la démocratie « représentative », d’où une floraison de clowns grotesques peuplant nos instances exécutives et législatives.

        Vous je ne sais pas, mais lorsque je les entends ce n’est même plus un sentiment de colère ou d’indignation qui m’étreint, mais un sentiment de honte.

        https://youtu.be/tmDWebX5-1k?t=82

      2. Allons bon , Moretti et Darmanin sont de bonnes personnes , pourquoi ne pas les soutenir ? Vous pourriez par exemple leur envoyer de l’argent

      3. C’est vrai dans la seule condition qu’ils me torchent lors d’une vilaine nuit, c’est 50e.
        et puis nan en faite pas besoin d’eux: ils ne pensent qu’à leurs fondements, qui est déjâ paré de raisins secs.

      4. @ Roberto
        Il y a 40 ans, c’était des laquais.
        Mais les laquais se sont très rapidement transformés, jusqu’à devenir des hommes de main, des saboteurs, des barbouzes, des traitres, des tueurs à gage.

  7. Déjà rien que d’être obligé de « gagner » sa vie, mon chat dit c’est un peu être une pute à la base, on leur doit donc le respect.

    1. Salut m’sieur Lucas,

      Merci pour Furax, je connaissais pas – et le dernier morceau posté ne m’avait pas trop motivé – mais celui-ci est excellent.

      Quant à votre chat, vous lui direz qu’une fois de plus je suis d’accord avec la gente féline ! Que, sous prétexte que certains se sont appropriés les richesses, il me faille perdre mon précieux temps de loisir, au péril de ma vie désormais, pour satisfaire des crétins et enrichir des porcs, me laisse un petit goût de péripatéticien dans la bouche… et c’est pas top.

      N’ayant jamais demandé dix balles à personne depuis mes 18 ans et mon départ le soir du Bac, ainsi que bien mangé mon pain noir, j’ai beaucoup plus de respect pour la démarche d’un Dissonnance – et tout ce que cela implique de renoncements et d’ouvertures – que pour maints larbins stipendiés. Je n’en ai moi-même pas été capable, la nécessité d’une couverture santé faisant loi : « faire vivre et laisser mourir ».

      Pas sûr que le principal mérite d’une vie professionnelle soit le gain du respect (encore moins de soi-même) sinon à considérer qu’il vaut mieux subir l’injustice que la commettre, effectivement. Lambs for lions.

      Bonne soirée !

      1. Si vous voulez une justification,
        se glorifier ou juste relater le fait que on a jamais demandé de l’argent à partir de 18 ans c’est d’avoir une vision très snob de la vie
        C’est rédhibitoire
        alors pour une dernière fois je souhaite bon courage à Monsieur.

    2. Aïe ! Les chats ont-ils une « culture » ? Sinon c’est la « gent ». Décidément mon cher Fnurr, toujours sur la jante… ça rentrera pas ! Arf.

  8. Merci à tous, merci à Roberto qui sait si bien LIRE les dessins… Le mien pour vous est toujours dans son enveloppe !!! et quand mes yeux tombent dessus, j’ai honte. Mais je vais m’arracher à la pesanteur qui m’écrase et aller jusqu’à la poste… et affronter ses files d’attente soviétiques! Si, si!!
    Amitiés. Chantal

    1. Non, non, Chantal, n’allez surtout pas faire la queue pendant trois heures avec ce vilain virus rôdeur !

      Et puis il vous suffit d’attendre septembre et le Monde d’après promis par le sieur Macron. Avec les faillites en cascades et les vagues de licenciements – pardon de sauvegardes de l’emploi – qui s’annoncent, je suis sûr que vous pourrez m‘apportez le pli vous-même en chaise à porteurs. 😉

      Marquis de Patatras

      1. Je vous embrasse cher Marquis de Patatras! Et vous remercie pour votre compréhension et patience. Amitiés grande. Chantal

      2. Votre amitié Madame ajoute à mon blason un éclat qui sans nulle forfanterie surpasse celui d’un roi.

        La bise ! 😀

  9. Merci à Chantal Montellier, dont je lis ses dessins depuis Métal , pour sa justesse et surtout sa férocité envers le système actuel, et merci à Paul pour lui donner la liberté de s’exprimer .

    1. Et merci à vous, l’Arsène, de m’être autant fidèle. Vous avez du mérite, car mon parcours ressemble à la course du lièvre à travers les champs pour éviter les balles! Ils sont nombreux à ne pas apprécier « la justesse et la férocité » de mes dessins, et certains sont bien plus féroces que mes traits ne le seront jamais… Ils m’ont souvent blessée, mais ils n’ont pas réussi à me tuer! Du moins pas encore. Et Paul m’est d’un grand secours en me publiant sur son blog. Je ne le remercierai jamais assez… Sinon, une petite anecdote, mon chat préféré s’appelait Arsène et portait un smoking noir avec « chemise » et papattes blanches…

  10. C est carrément méchant et injuste. Une vie faites d absences de contraintes et sans doute de permissivite alors que pour Bcp de ma génération il y eu Bcp d espoirs brisés et d abnégation dans divers engagements.. Vous avez la plume bien acérée. Ma vie de recherches fut une vie de rat de bibliotheque et dun petit statut de chercheur. Comme vous y aller, chère Madame. Charles Batjoens retraite..

    1. Cher monsieur,

      Permettez-moi tout d’abord de lever une ambiguité :

      si c’est de ce commentaire que vous parlez ( https://www.pauljorion.com/blog/2020/07/13/des-feministes-au-gouvernement-par-chantal-montellier/#comment-812062 ),

      madame Chantal Montellier n’y est absolument pour rien ! Elle est l’auteur du dessin qui fait l’objet du billet sous lequel les commentaires prennent place mais ces derniers sont de la responsabilité de leurs auteurs – signalés par leur nom (vous « Charles Batjoens ») ou des pseudonymes. Dans le cas qui nous occupe, si c’est bien de cela qu’il s’agit, l’auteur de ce commentaire, c’est moi. Signalé par le pseudo « 2Casa ».

      En l’occurrence Mme Montellier n’en est pas l’auteur, c’est moi. C’est donc moi que vous devez blâmer et non elle.

      Une fois ce point éclairci, je me dois de souligner que la généralisation à partir de quelques cas particuliers à laquelle j’ai procédé ne vaut certainement pas son pesant de cacahuètes d’un point de vue épistémologique. Je le rappelais en parlant d’induction, qui propose, à l’examen de ces cas particuliers, de généraliser pour en dégager une « loi ». L’exemple canonique est celui du cygne : n’ayant toujours jusqu’à présent rencontré que des cygnes blancs je suis porté à en induire que « tous les cygnes sont blancs ». Ce qui, manifestement est faux, puisqu’il existe des cygnes noirs. Dans le cas de ce type de raisonnement, un seul contre-exemple fait s’effondrer la « loi ». Ce point est discuté par David Hume qui y voit une disposition psychologique. Son exemple est celui du soleil qui se lève tous les matins et pour lequel je suis porté – par l’habitude, nous dit-il – à en inférer qu’il se lèvera tous les matins. Or nous savons que ce n’est pas le cas, Jducac vous le dirait mieux que moi ! L’exemple de la poule est également souvent utilisé : ayant vu le fermier lui apporter du grain tous les jours, elle se précipite dès qu’il arrive pour recevoir son quota de grain, jusqu’au jour où celui-ci a décidé de se mitonner une petite poule-au-pot…

      Je soulignais également qu’il était dangereux sur le blog d’établir ce genre de généralité : d’une part parce que la proportion de personnes de cette génération est importante ici et que ce n’est certainement pas le meilleur moyen de s’y faire des copains, d’autre part parce qu’il est probable que la proportion de gens ayant un parcours engagé y est certainement plus importante qu’ailleurs ! Je vous renvoie à cet égard à un article passionnant du blog en forme de plaidoyer pour la « génération 68 » que les administrateurs se feront un plaisir de vous retrouver ! Il semble que vous en êtes, ne vous sentez pas visé personnellement.

      Ceci étant dit, je ne peux m’empêcher de souligner que les personnes posant problème dans le resto où je travaille, relativement au respect des gestes barrières anti-covid et, plus spécifiquement encore, le port du masque, sont, c’est malheureux à dire, pour une écrasante majorité des « mâles blancs de plus de soixante ans ». Suivis de près, il est vrai, par les personnes âgées en général – qui sont pourtant les principales intéressées à leur respect compte-tenu de leur vulnérabilité au covid19. Je rappelais toutefois que les contre-exemples existent : une jolie femme d’une cinquantaine d’année – qui ne voulait sans doute pas brouiller son maquillage – ou même un groupe d’infirmiers – comble du comble, vous en conviendrez, compte-tenu de la situation sanitaire…

      Qui faut-il blâmer ?

      Le gouvernement pour sa communication catastrophique ? Les individus pour leur incompréhension des tenants et des aboutissants de cette maladie ? Une catégorie particulière qui, dans le cas de mes statistiques de coin de nappe, semble majoritairement représentative de ce « mâle blanc de plus de 60 ans » ? Une position sociale qui fait de ce mâle blanc le « chef de meute » ne souffrant pas qu’on le ridiculise devant ses proches ?

      Et pour quelle raison ?

      Faut-il y voir, comme je le fais, les conséquences d’une vie relativement facile comparée à celle que nous avons maintenant ? Je parle des gens ayant passé la majorité de leur vie dans cette période historique que l’on appelle les 30 glorieuses marquée jusqu’aux années 70 par le plein emploi, sa sécurité, les carrières linéaires et la sous qualification pour des postes intéressants, l’accès à la propriété facilité par des taux d’intérêts que l’inflation de l’époque rendaient vite dérisoires, la retraite à soixante ans à des taux que nous ne connaîtrons jamais ainsi que des perspectives d’avenir autrement plus engageantes que celles qui s’offrent à ma génération (effondrement écologique, réchauffement climatique, chômage de masse, pandémies diverses maintenant et j’en passe…) et même si, tout compte fait je suis probablement de la dernière fournée des baby-boomers (73).

      Vous me répondrez que c’est encore une généralisation, que tout dépend du point de départ et de son niveau relatif, et que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Vous me parlerez « guerre froide » et menace nucléaire, me citerez maints contre-exemples – dont le vôtre je suppose – et vous auriez raison… en partie.

      Car si le capitalisme fait bien de victimes à toutes les époques, la dose de sédatif qu’il est prêt à employer semble varier considérablement et, vraisemblablement, cette dernière ayant par trop baissé, ne suffit plus à l’anesthésie des consciences…

      Pour ce qui est du cas particulier de la fréquentation de lieux confinés, je vous renvoie à la carte de propagation du virus qui suit la route de la côte (Calvados, Ille et Vilaine, Côtes d’armor et Finistère pour les régions qui me concernent) et vous fais part de mes observations : ceux qui font suer, dans une large majorité, ce sont les « vieux mâles blancs », à qui « on ne la fait pas ». Voyez-y ce que vous voulez, c’est un fait. Alors quand on vient me parler de néoténie – critique de vieux schnock à l’égard de la jeunesse – je me marre ou je m’énerve.

      Mais je concède à Otromeros que souvent, la connerie, comme la valeur, n’attend pas le nombre des années !

      J’espère que ma longue réponse ne vous aura pas perdu en route et je vous souhaite d’échapper au corona ! Je n’en ai pas pour ma part le loisir, étant contraint de risquer ma vie pour servir des crétins qui ne comprennent rien à rien et se permettent en outre de vous donner des leçons…

      Je vous souhaite une bonne journée,

      2Casa

    2. Et voilà :

      « La Bretagne

      Que disent les indicateurs ? C’est en Bretagne que le taux de reproduction du virus est le plus haut, à 2,62. Concrètement, dix malades du Covid-19 contaminent 26 personnes. Entre le 10 et le 15 juillet, 110 nouvelles infections ont été recensées, alors que les indicateurs suivis quotidiennement étaient jusqu’ici relativement stables dans la région. Sur cette période, la hausse est notamment marquée dans les départements du Finistère (+ 48 cas) et de l’Ille-et-Vilaine (+ 30 cas), rapporte France 3 Bretagne. Toutefois, le taux de positivité des tests virologiques reste classé vert, avec des données comprises entre 0,28% (Morbihan) et 1,7% (Finistère), au 12 juillet.

      Des mesures ont-elles été prises ? Dans le Finistère, le port du masque est obligatoire depuis vendredi sur les marchés de 25 communes et dans les lieux clos situés sur les îles, rapporte France 3 Bretagne.  »

      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/mayenne-bretagne-ile-de-france-ces-zones-ou-les-indicateurs-d-une-reprise-de-l-epidemie-de-covid-19-sont-surveilles-de-pres_4047983.html

      Quant à l’explication d’une « première vague » ici… comment dire ?! Hors génération spontanée… j’vois pas.

      Quitte à déconfiner, fallait au moins ne pas faire sauter la limite des 100km. En plus, ça aurait permis aux gens de découvrir leur région au lieu de venir polluer la nôtre.

      À bas le tourisme ! « 74% », c’est le chiffre qu’il faut retenir : nombre de résidences secondaires dans certaines régions de Bretagne. Avec les conséquences que l’on connait : renchérissement des biens immobiliers, expulsions des locaux (ma génération est obligée de se loger à 15 ou 20 bornes dès que les moufflets arrivent), désertification hors saison et son pendant l’agglutinement dans les grandes agglomérations, muséification… et maintenant la circulation du virus dans des régions jusqu’ici épargnées !

      RESTEZ CHEZ VOUS !

  11. Les mots de bienvenue d’une avocate du barreau de Charleroi au ministre fraichement nommé.

    « Mon Cher Confrère,
    Monsieur – le tout fraîchement – Ministre,
    Moi je n’aime pas la corrida.
    Et je ne permets à PERSONNE de me juger pour cette aversion que j’ai de ce macabre, archaïque et sanglant spectacle.
    Moi, voyez-vous, je ne me reconnais pas dans les personnages qui ressentent une jouissance « émotionnellement artistique » à la vue du sang qui coule sur le sable…
    Vous voyez de la noblesse et de la virilité dans le torero. Chacun sa vision…Moi, je vois de la noblesse dans l’animal, le seul qui a des couilles – des vraies – dans cette arène.
    Voyez-vous, Monsieur le Ministre, j’estime que la mise à mort, quelle qu’en soit la victime, n’est jamais un art. Parce que l’art est indissociable de la beauté. Subjective certes. mais une beauté quand même.Et que rien n’est beau dans la mort. Absolument rien. Jamais! Surtout quand elle est le point final d’une boucherie. Oui, oui, une vraie boucherie, ne vous en déplaise…
    Et je considère aussi que la souffrance d’un animal ne doit pas être relativisée quand elle ne sert qu’à offrir du plaisir et de la distraction à de « riches bobos » (ah, ce n’est pas moi qui ai utilisé ce terme en premier, c’est vous !)
    Et donc, quand j’écris que je n’aime pas la corrida ni celles et ceux qui l’aiment, c’est mon droit. Un droit positif acquis, oui. C’est exactement cela. C’est ma liberté (un terme qui vous est cher) de ne pas les aimer et surtout, de le dire et de l’écrire.
    En fait, je suis un peu comme Jules Romains : une ennemie convaincue de tout ce qui est violence et cruauté.
    Mais, ce faisant, contrairement à ce que vous tentez de faire croire, je ne fais pas partie d’une « minorité » ni d’un groupuscule. Puisque rien qu’en France, ils sont …74% à détester ce spectacle macabre (Ifop 2018).
    Vous dites qu’il faut du courage pour être torero… Comme vous y allez Monsieur le Ministre… Vous attribuez les honneurs un peu vite là…
    Parce que, voyez-vous, le courage, ce n’est pas la qualité qu’on trouve chez ceux qui donnent la mort après avoir fait souffrir en se donnant en spectacle. Vous savez, ce genre de selfie d’arène…Non, non…Le courage, c’est l’apanage de toutes celles et ceux qui, tout en tentant de réduire la souffrance, se battent corps et âme pour éviter la mort, pour empêcher qu’elle ne gagne…
    Leur jouissance à eux, c’est le triomphe de la vie. Pas celui de la mort.
    Et puis, rabaisser ceux qui détestent la corrida à une horde d’imbéciles et d’emmerdeurs, c’est insulter tant de vos héros littéraires…Et pas des bobos vous savez..ô que non… des grands, des très grands…
    Je vous en cite ? Barjavel par exemple « la corrida, c’est la revanche d’une foule imbécile; c’est du sadisme de voyeur; de la boucherie (ah vous voyez, ça revient…)et du cabotinage »
    Victor Hugo « Torturer un taureau pour le plaisir, c’est torturer une conscience »
    Marguerite Yourcenar : « L’homme a peu de chances de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau »…Ca décape non ?
    Et puis, y a Cabrel, le grand Cabrel qui écrivait « quand la corrida avance, c’est l’humanité qui recule »…Pas mal hein ?
    Alors, j’entends que vous vous évoquez aussi la chasse à courre et ces malheureux anglais qui, ayant dû la stopper, ne savent plus quoi faire de leurs chiens (sic!)
    Vous me permettrez ici de faire quelques suggestions de tout ce qu’on peut faire avec un chien … : les balades d’abord; c’est très chouette les balades; c’est bon pour le corps et l’esprit; ça le purifie. C’est propre et sain. Essayer c’est adopter, vous verrez.
    Un chien, ça peut aussi garder la maison contre les personnes qui se retrouvent parfois devant le tribunal correctionnel…
    Puis, y a les câlins aussi. Parce que oui, un chien ça se caresse. Comme une femme quoi…En ce y compris celles que vous qualifiez de « follasses qui racontent des conneries » et dont ça ne vous gêne pas qu’elles soient sifflées en rue…ou celles qui doivent subir « les copains qui s’offrent du bon temps »…Du bon temps…comme quand on va voir une corrida quoi…Vous voyez ? Tout se recoupe…Toujours…Il n’y a pas de hasard…Il n’y a que de sinistres rendez-vous…
    Pour terminer, je ne vous traiterai pas de « con ». D’abord, parce que les injures, je ne les aime pas. C’est lâche une injure. C’est bête. Comme la corrida (vous voyez ? tout se recoupe). Et puis, je ne vous traite pas de con parce qu’un con, il a une excuse : il est con. Vous, vous êtes précisément tout l’inverse d’un con. Et par là même, je ne vous trouve pas d’excuse.
    Alors, voilà, désormais vous êtes dans l’arène…Vous êtes le taureau au milieu de l’assemblée…Vous allez voir plein de toreros qui vont se succéder pour vous frapper dans et sur le dos. Plein. Et ça va faire mal. Et ça va vous faire crier. Hurler. Et l’assemblée va certainement s’en amuser. En jouir. Ils viendront et reviendront pour vous voir vous débattre face à ces différents toreros qui vous attaqueront de toutes parts. ils vont se délecter de vos difficultés, de votre souffrance peut-être aussi, de votre volonté de « résister » envers et contre tout.. Ô j’ose espérer qu’il n’y aura pas de mise à mort. Ce serait moche. Très moche. Quoi que… l’art a ses secrets… et ses mystères…
    Je ne vous dirai donc qu’un mot : Olé! »

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