Archives par mot-clé : Fessenheim

Nucléaire : « 250 milliards, qui dit mieux ? », par François Corre

Billet invité.

Lecteurs du blog, vous avez tous remarqué ce tweet relayant un article du Monde sur le ‘coût’ de la fermeture des plus vieilles centrales nucléaires en Europe ou du moins dans l’UE, estimé à 250 milliards d’euros selon la Commission européenne, TTC…

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Discussion – Nucléaire : Comment la démocratie pourrait contrôler le marché

Discussion consécutive à la parution de Le Monde : L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, le mardi 14 octobre 2014 et deFessenheim : prix et financement de la vérité en matière de coûts, par Pierre Sarton du Jonchay.

Renaud Klein

Savez-vous combien il est douloureux pour moi de ne pas pouvoir réagir au billet de Pierre Sarton du Jonchay ? Car il existe en réalité une 3eme option qui n’a pas été considérée: que ces 4 milliards représentent un dédommagement de l’État en reconnaissance du fait que la fermeture de Fessenheim ne repose sur aucune base technique solide. Car si la fermeture avait été demandée par l’Autorité de Sûreté elle n’aurait donné lieu à aucun dédommagement (on l’a vu très récemment par l’avis négatif rendu sur le réacteur Osiris). Or l’ASN l’a récemment répété : EDF ayant promis des investissements massifs dans la sûreté de la centrale pour la mettre aux normes, sa fermeture est une décision politique.

Pierre Sarton du Jonchay

Merci de votre témoignage qui confirme la réalité effective de la troisième option : en l’occurrence qu’il existe deux modes actuellement incompatibles d’arbitrage des grands enjeux sociétaux et économiques, le mode technique et le mode politique. Tout me porte à croire en la rigueur intellectuelle des ingénieurs d’EDF et de l’ASN. Mais l’objectivité technique et scientifique avérée de nos ingénieurs de l’électricité nucléaire ne suffit pas à déterminer les choix de société de notre pays ou de tout autre. L’électricité nucléaire repose sur un système qui doit susciter la confiance générale pour que la consommation d’électricité n’engendre pas l’inconfort moral et la peur de l’avenir. Il faut donc que la rigueur technique soit transformable en confiance politique : là est le travail et l’action des responsables politiques.

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Fessenheim : prix et financement de la vérité en matière de coûts, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. À propos de L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, par Paul Jorion.

Approfondissons la lecture strictement financière de la pénalité cliquet qu’aurait à verser l’État français à EDF en cas de fermeture effective de Fessenheim. Ces quatre milliards sont l’aveu par EDF et par l’État français responsable de la sûreté nucléaire de l’incertitude économique sur le coût réel de l’électricité produite par la centrale de Fessenheim.

En toute logique, l’État français n’a aucun intérêt à hâter la fermeture de la centrale s’il n’était le risque d’un accident que l’expertise publique impartiale juge non nul. Imaginer un démantèlement sans délai de la centrale signifie en rationalité économique que le manque à gagner ou le coût pour EDF et pour la collectivité est plus faible que le coût probable d’un accident marginalement possible. Si donc, l’État et EDF se sont mis d’accord pour une indemnité de 4 milliards en cas d’anticipation de l’arrêt de la centrale par rapport au business plan négocié entre l’État et EDF, cela signifie que le prix réel de l’électricité de Fessenheim est sous-évalué de 4 milliards dans les comptes de l’État par rapport au calcul qu’en ont fait les ingénieurs et financiers d’EDF.

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Le Monde : L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, le mardi 14 octobre 2014

L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie

Les députés Marc Goua (PS, Maine-et-Loire) et Hervé Mariton (UMP, Drôme) ont présenté le 30 septembre à l’Assemblée nationale un rapport déconseillant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, que la sécurité semblait pourtant imposer.

La raison ? Le fait qu’une indemnité de quatre milliards devrait être versée à EDF et aux autres actionnaires minoritaires au cas où une telle initiative était prise. Il apparaît ainsi que la jurisprudence ait, de fait, mis en place un régime de responsabilité qui, en indemnisant les « victimes » de l’action publique, peut bloquer par des considérations financières une mesure que la prudence suggère.

Ce fait divers évoque irrésistiblement ces « pilules empoisonnées » que mettent au point les entreprises mal gérées pour éviter que la rationalité économique intervienne et remédie à une situation compromise.

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