Le Monde : L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, le mardi 14 octobre 2014

L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie

Les députés Marc Goua (PS, Maine-et-Loire) et Hervé Mariton (UMP, Drôme) ont présenté le 30 septembre à l’Assemblée nationale un rapport déconseillant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, que la sécurité semblait pourtant imposer.

La raison ? Le fait qu’une indemnité de quatre milliards devrait être versée à EDF et aux autres actionnaires minoritaires au cas où une telle initiative était prise. Il apparaît ainsi que la jurisprudence ait, de fait, mis en place un régime de responsabilité qui, en indemnisant les « victimes » de l’action publique, peut bloquer par des considérations financières une mesure que la prudence suggère.

Ce fait divers évoque irrésistiblement ces « pilules empoisonnées » que mettent au point les entreprises mal gérées pour éviter que la rationalité économique intervienne et remédie à une situation compromise.

Une pénalité financière exorbitante, qui empêche que la mesure qui fait sens dans le contexte ne puisse être adoptée, appartient à la famille des « effets de cliquet » dont notre système économique est friand. Il s’agit de l’équivalent de ce mécanisme d’échappement à ancre utilisé en horlogerie interdisant tout retour en arrière : une absence de facto d’alternative.

Il existe pour le mettre en œuvre d’autres moyens que la pénalité financière. Ainsi, par un subtil montage des règles de vote, les institutions européennes requièrent un vote unanime si l’on veut adopter une mesure progressiste, alors qu’une mesure réactionnaire se satisfait d’un vote majoritaire. Des privatisations ou le détricotage de l’État-providence s’instaurent ainsi aisément cran par cran, tandis que les renationalisations ou les mesures sociales sont bloquées par l’effet de cliquet.

Tout ceci va à l’encontre du principe de fonctionnement des institutions démocratiques, qui suppose la réversibilité des décisions prises. Tout particulièrement quand, comme dans le cas d’une centrale nucléaire, ou dans celui des enjeux environnementaux de manière générale, le souci de la sécurité devrait primer.

Le cas de Fessenheim met en évidence que la question du risque peut être entièrement mise entre parenthèses si elle va à l’encontre de la logique du profit. Il y a là comme un paradoxe puisque la justification, on pourrait dire « quasi-théologique », du profit dans nos sociétés est qu’il est la récompense légitime du risque. Il n’y a pas en effet de surprofit, aussi démesuré soit-il, dont on ne nous assure qu’il est la juste gratification d’un risque pris par son bénéficiaire. Bien sûr, comme dans toute théologie digne de ce nom, il existe des « mystères » insondables, comme celui des « crédits structurés » grâce auxquels Dexia, comme les autres banques qui les accordaient, s’assurait un surprofit alors que les risques de tout ordre avaient été entièrement transférés aux collectivités locales qui les contractaient. C’est, bien entendu, qu’il y a « risque » et « risque » et que le risque individuel est, qu’il soit imaginaire ou réel, sacro-saint, alors que le risque collectif est traité comme quantité négligeable, quitte à ce que la communauté règle l’ardoise quand la nécessité s’impose.

Jacques Attali nous a pourtant prévenus : si nous continuons de tergiverser devant les mesures qui doivent être prises pour assurer la survie de notre espèce à la surface du globe, seuls des régimes autoritaires seront à même de prendre avec célérité les mesures devenues indispensables. L’effet de cliquet encourage lui aussi les régimes autoritaires, eux seuls étant capables d’opérer les révolutions nécessaires pour faire sauter les cliquets bloquant désormais l’accès aux mesures qui s’imposent.

La taille immense des dinosaures semblait indiquer de manière irréfutable que rien jamais ne pourrait leur arriver. À leurs yeux confiants, elle constituait sans doute un splendide « effet de cliquet ». La suite est cependant connue.

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37 réflexions sur « Le Monde : L’effet de cliquet, ennemi de la démocratie, le mardi 14 octobre 2014 »

  1. Bonjour,

    J’ignore s’il convient de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim mais en effet les méthodes utilisées par l’état et l’Europe sont dignes d’un autre temps : le despotisme éclairé. Il est grand temps d’en sortir. Revenir au bon sens et à la discussion saine et intelligente entre différentes parties concernées lorsqu’une décision de cette nature concerne à la fois une production mais aussi la sécurité des personnes tout autour d’une telle machine.
    Alain D

  2. Attali dit à dessein « état totalitaire »; il suffirait en fait d’avoir des états et des peuples souverains; ce que clame d’ailleurs notre constitution: « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum  » « la souveraineté est une et indivisible, « 

  3. Chaque instant de notre vie est un point de non retour, le risque c’est le danger, alors tout peut arriver et une nationalisation n’est certainement pas un phénomène imprévisible. L’effet de cliquet c’est quand on a perdu gros, peut-être à cause d’une mauvaise représentation démocratique, ce risque de tout perdre était donc assez probable quand la confiance dans le pouvoir politique n’apparaît pas bien légitime.
    Enfin, 4 milliards pour fermer Fessenheim à verser à EDF et aux actionnaires, je n’y crois pas trop. Le problème d’une économie en panne, des salariés aux chômage, tout ça pour ne pas léser l’actionnaire et le monde des affaires, mais jusqu’à quand? Le risque, c’est de perdre une mise pour les uns, et tout une vie pur les autres. Tout dépend du fonctionnement de notre démocratie. Mais ça cliquète pas mal ces temps-ci, qui parle de confiance?

    1. Une nationalisation des autoroutes, cela revient cher à cause de cet effet de cliquet et d’une démocratie en panne. Pour Fessenheim, faut-il racheter la centrale pour la fermer?
      Et qui peut décider, les voisins européens doivent avoir un avis sur le danger nucléaire aussi.

  4. Je ne comprends pa strès bien. Dès sa conception, la centrale nucléaire de Fessenheim était conçue pour fonctionner pendant quarante ans, ce qui nous amènerait à 2017. Ce fait était nécessairement connu d’EDF (son constructeur) et des autres investisseurs, ab origine. Qui ont donc investi en connaissance de cause. Il n’y a donc pas de “risque,” à proprement parler. Comment peuvent-ils prétendre à une indemnité?

    1. Quel dilemme pour moi dans mon rôle de modérateur ! faut-il censurer ce commentaire alors qu’il n’enfreint aucune des règles de la modération :

      il n’est ni raciste,
      ni injurieux,
      il ne constitue pas une attaque ad hominem.

      Peut-être faut-il que j’ajoute le compliment outrancier et extravagant dans la liste des propos à censurer ? 😀

      1. Il est plutôt bon signe qu’un dilemme de modération se fasse sur un compliment ! 🙂 (aussi mesuré soit-il). Je dirais même plus, c’est le signe d’un grand homme ! haha
        Bonne journée à tous.

      2. @Lucas :

        L’entropie désigne une mesure de la « valeur » d’une énergie , de son « utilisabilité ».

        Plus l’entropie est élevée , moins l’énergie est utilisable .

        Toute organisation de la matière doit s’accompagner d’une augmentation du désordre de l’univers

        C’est d’ailleurs le paradoxe : issue de la soupe primordiale ( entropie maximale) ,la montée vers les échelons les plus élevés de la complexité a été possible .

        Pourquoi ? L’idée la moins stupide est que l’information nécessaire pour le permettre était déjà dans la matière initiale .

        Pourquoi ? La science ne donne pas encore de réponse à la question . Le pape en profite pour garder son job.

    2. les 4 points d’exclamation sont le signe d’une trop forte dissipation d’énergie et ne préfigurent en rien la formation d’un cliquet ! 😉

      1. @ Juannessy

        Merci, je crois voir.
        Tout se corrompt (pourquoi pas la monnaie? à défaut de changer l’homme, elle ne s’accumulerait plus), même la diversité du vivant provient d’erreurs de transmission..
        Et nous, nous avons eu la prétention de totalement séparer le système argent du contexte dans lequel il se manifeste. Et des personnes sérieuses continuent à explorer cette ‘antiscience’…

        Avec une conscience de l’espèce et une monnaie ‘à obsolescence programmé’, les rapports de force seraient amoindris.
        Faut reprendre à la base j’ai l’impression olala, et pendant ce temps… « le brouet délétère »… Ma foie

      2. @Lucas :

        Moi je ne suis pas sur de bien voir ce que vous tentez d’exprimer .

        Ce que mon laïus sur l’entropie voulait dire , c’est qu’il n’y a pas incompatibilité entre entropie et accroissement de la diversité , car les « lois » de la physique et de la matière , pour ce qu’on en sait, le permettent .

        Et c’est d’ailleurs pour ça qu’on est là et qu’on peut en parler ( ça c’est de  » l’anthropie » ! )

        Pour ce qui est de la « réversibilité » de l’univers ( si cela a un sens ) , entre big bang et big crunch , je donne ma langue au chat de Schrödinger .

      3. Je me demande pourquoi l’économie est en dehors des lois de la matière, impactant directement sur cette dernière.
        Mais je vois grâce à internet que bien d’autres ont été interpellé par cette dichotomie insensée (argent / écosystème ). ex: Anton Wilhelm Amo !

        Ce chat est d’une utilité à toutes épreuves oui 🙂

  5. Segolene Royale vient de dire qu’il est impossible de fermer Fessenheim,car EDF a beaucoup investit dessus ces dernieres annees.En echange elle propose de fermer deux autres reacteurs en France.

  6. Ségolène veut rouler gratuitement sur l’autoroute le week-end, à midi. Valls ne veut pas! à seize heures je vais en Hollande par les nationales.

  7. La centrale de Graveline dans le nord est encore plus inquiétante : elle est dans la liste des 5 centrales à fermer d’après Greenpeace, avec en plus 22 installations classées dont 8 Seveso dans un rayon de 10 km. Chez EDF on aime le risque alors on ne le calcule plus.

  8. Bonsoir à tous

    Pourtant, Jean Tirole, nouveau prix Nobel d’économie a bien montré que tous les contrats sont sans cesse renégociables et que c’est ce qui permet aux dirigeants d’entreprises de renégocier facilement leurs bonus ! La condition étant la position de force (voir la formation des prix !) et au plus proche des instances ayant le droit de renégocier les contrats!

    Cordialement
    Steve

  9. Bonjour

    M. Paul JORION est une personne qui a de grandes connaissances et qui semble un intellectuel honnête et ce n’est déjà pas si mal en ces temps de corruption denombreuses élites.
    Par contre, je ne comprends pas son « attachement » à M. ATTALI. En effet, cet énarque me semble très ambigü et de plus malhonnête. Il faut rappeler alors qu’il était à la tête de la banque européenne pour le développement des anciens pays d’Europe de l’Est, on lui a reproché les dépenses excessives pour sa propre banque aux dépens desdits pays. De plus, il lui a été reproché également d’être un plagiaire, notamment par Elie WIESEL et même MITTERAND l’a désavoué pour certains de ses écrits où il y avait « trop de parenthèses »
    Quant à ce que M. ATTALI dit au sujet des régimes autoritaires pas plus que les démocraties
    lorsque la réalité économique les rattrape (on peut citer le Japon par exemple qui après avoir détruit l’économie automobile ou informatique d’autres pays par l’exportation de ses propres véhicules ou pc informatique se retrouve aujourd’hui dans une situation catastrophique) ils ne peuvent réussir quoi que ce soit.
    Je me méfierai toujours des personnes trop « médiatisées » comme M.ATTALI.
    Les véritables innovations sociales contenues dans le programme du conseil national de la Résistance ont été mises en place après guerre par Marcel PAUL (un orphelin abandonné par sa mère sur un banc de Paris – résistant déporté) et Ambroise CROIZAT fils de manoeuvre.
    Je me permets de rappeler à monsieur JORION qui avait cité dans un de ses articles
    un grand banquier qui avait fait son journal durant la guerre avait un jour eu une conversation avec de WENDEL qui lui avait dit : si les Allemands gagnent la guerre, nous les aurons pour 50 ans s’ils la perdent, nous aurons un gouvernement socialiste pendant quelques années…
    Hélas, cela s’est avéré juste…. M. ATTALI

  10. Est-il ici, aussi question d’un effet de cliquet ? :

    « ArcelorMittal pourrait profiter d’une réduction fiscale en vigueur pour les entreprises dont les sites sont restés inactifs. Si le SPF Finances lui accorde cet avantage, la Ville de Seraing aurait à rembourser un «trop perçu». Du côté de la Ville, on se prépare en tout cas à cette éventualité »

    http://www.lesoir.be/645974/article/actualite/regions/2014-09-05/des-caisses-seraing-celles-du-geant-mondial-l-acier

    Depuis les années 80 et la dérégulation tous azimuts de l’économie on a accordé des privilèges aux entreprises transnationales sans bien calculer les conséquences à longues échéances . L’humiliation ultime serait de devoir leur payer des indemnités quand elles mettent la clé sous le paillasson . Les petites communes comme Seraing n’ayant pas les moyens comme ces entreprises au-dessus des États, de se payer des avocats spécialisés qui leur permettraient d’échapper, grâce à un engineering fiscal aux lois des États devenus trop faibles pour les appliquer !

    Vincent Fagnoul

    1. Nous ne pouvons pas accepter cela, je pense que la meilleure façon de résoudre le problème est de réquisitionner son tas de ferraille pour en faire une matière première (nous en aurons besoin pour la transition énergétique), m’enfin on peut réclamer à Mittal un manque à gagner pour squatage du territoire et vue sur des chancres industriels qui dévalorisent l’immobilier.
      Quand je pense qu’il y a trente ans lorsque j’ai perdu un emploi dans une entreprise proche de la sidérurgie liégeoise, je disais que tout cela fermerait un jour, c’était tout juste si les syndicats ne me clouaient pas au pilori.
      Qui a eu raison?

  11. Bonjour
    Quelques informations:
    – la sûreté des installations nucléaire est contrôlée par l ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), entité indépendante selon la loi. Elle a le pouvoir d’arrêter une installation non sûre.
    – si la centrale nucléaire de Fessenheim présente un risque non maîtrisé, il faut l arrêter immédiatement.
    – 6 réacteurs de la même génération existent en France
    – EDF est désormais gérée comme une entreprise privée bien que l’Etat possède encore la majorité. Le cap est celui de la valeur de la action.(l’Etat touche aussi des dividendes…).
    – Areva, exploitant de la Hague suit le même chemin.
    – si le candidat Hollande avait été bien conseillé, il aurait pu s’engager
    sur un plan de démantèlement des dizaines d installations nucléaires arrêtées, lesquelles sont la dernière priorité des exploitants et la variable d’ajustement en cas de restriction budgétaire.
    Donc incompétence, opportunisme, la main droite ignore ce que fait la main gauche…
    Une décadence crétacienne ?

  12. la prétention humaine est un cliquet permanent.
    Et pendant qu’on y est, pourquoi ne pas aussi Attaquer le soleil !?

  13. Paul Jorion, le plus grand génie de tous les temps !!!!

    Quel dilemme pour moi dans mon rôle de modérateur ! faut-il censurer ce commentaire alors qu’il n’enfreint aucune des règles de la modération :

    Bonjour,
    Un dilemme?
    Accepter l’excès de flatterie, surtout quand elle est exagérée, c’est malheureusement s’exposer à des pièges…
    Un peu comme accepter de l’argent sans savoir qui le dispense, d’où il provient et à quelle fin il est si généreusement dispensé…
    En ce moment, c’est un peu le soucis de beaucoup de nos politiques!
    Censurez, donc moi donc cela sans hésiter, vous en sortirez grandi…
    …au risque (bien léger) que ce ne soit qu’à vos propres yeux.
    Pas grave, c’est le plus important!
    Que Paul jorion reste lui-même, ce sera déjà pas si mal.

  14. « Vous en sortirez grandi »… , loin de moi l’idée de vous rapetisser mais j’ajouterai « …grandi de snobisme ».

    Il est important de prendre en compte la provenance du compliment, ainsi que d’analyser la situation dans laquelle il est effectué. Car « un piège » est relatif à quelque chose, un réseau (physique, virtuel, spirituel, les 3, etc…)
    En l’occurrence, à part faire sourire, je ne perçois guère la toile que Thierry tisse autour de Paul, m’enfin.

    Je ne voudrais pas engager un débat sur ce sujet ‘très secondaire’.

  15. Est ce que le véritable principe de précaution , dont l’appréciation est parfois ambigüe , ne trouverait pas un utile mode opératoire en lui substituant le principe de réversibilité ?

    Ce qui pousse à une définition plus précise de la réversibilité : état avant , état après , état « retour » .

    A l’heure où certains , par la TDC , nous font soupçonner la réversibilité du temps ( qui jusque là était l’irréversibilité absolue ) , on ne comprendrait pas pourquoi on n’arriverait pas à fonder une « science économique » , ou un Esprit des Lois et de la Politique , avec cliquet et anti-cliquet .

    Je sens que je vais postuler au prochain prix Nobel , mais Montesquieu avait ouvert le chemin .

    1. Au passage , cette contrainte du principe de réversibilité , conduit à des appréciations qui peuvent conduire au  » provisionnement » des sommes nécessaires pour revenir au statut  » ex ante » , mécanique telle que celle qu’évoque PSDJ dans son nouveau billet cliquetant .

      On peut cependant réfléchir au caractère dangereux d’un système où , ne pourraient prendre des risques ,que ceux qui sont « déjà » en mesure de les « provisionner » à défaut de vraiment les « prévoir » dans toutes leurs dimensions . Les états , dans l’immense majorité des cas , sont suffisamment déjà  » endettés » ( nous y revoilà ) pour ne pas pouvoir faire autre chose que d’imposer cette provision aux concessionnaires , ce qui est déjà ça , mais conforte la position de pseudo monopole du grand capital sur la puissance publique dans le choix de ses prises de risques .

      Faut il complètement renoncer de facto à l’état « opérateur » , et à la concurrence sur le marché des choix de productions sociétales ?( indépendamment du fait qu’on ne sait bien sous-traiter que ce que l’on fait soi même , au moins en laboratoire )

      La puissance publique serait elle condamnée à ne plus financer que la recherche fondamentale , celle qu’a allègrement pillée le capitalisme pour développer et vendre ses produits ?

  16.  » L’effet de cliquet  » , dans l’éventualité où l’aéroport ne se construirait pas à Notre-Dame-des-Landes, serait pour Vinci de 11 millions d’euros par an pendant 50 ans .

  17. on doit pouvoir s’en remettre à la compossiblité. S’il existe un monde avec cliquets, c’est qu’il existe un autre monde sans cliquet, ou une sorte de jurisprudence inhibe l’effet cliquet, comme une mesure anti-trust. Nous ne pouvons nous extraire du monde actuel, mais nous savons qu’un autre monde veille.

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