Archives par mot-clé : Iran

Iran : Trump recycle les bonnes idées

Donald J. Trump, le 29 novembre 2011 : « Pour être réélu, Barack Obama déclarera la  guerre à l’Iran ».

Ce qu’il n’a pas dit à l’époque, c’est que l’idée lui semblait à ce point judicieuse qu’il aurait envie de l’utiliser lui-même un jour.

Donald J. Trump, le 22 juillet 2018 : « Au Président iranien Rouhani : NE MENACEZ PLUS JAMAIS AU GRAND JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS SOUFFRIREZ DES CONSÉQUENCES COMME IL Y EN A PEU EUES DANS L’HISTOIRE. NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI TOLÉRERA VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. PRENEZ GARDE ! »

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Piqûre de rappel : La désintoxication indispensable de nos nations avides de pétrole, le 3 janvier 2016

La raison pour ma piqûre de rappel : l’imminence d’un embrasement du monde musulman où l’affrontement entre Sunnites et Chiites dans leur schisme millénaire est proche d’atteindre son point culminant (Le Monde, L’Arabie saoudite dit avoir capturé des gardiens de la révolution iraniens dans le golfe Persique, le 20 juin 2017) *. En choisissant le camp sunnite et en semblant disposé à mettre toute la puissance des États-Unis à son service, Trump prépare le déflagration qu’évoquait ici ce matin, Abel Musard.

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Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. Bhadrakumar, le 26 août 2016

La traduction par Timiota de Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. BHADRAKUMAR, le 26 août 2016 (Asia Times).

Si le vice-président états-unien Joe Biden a pu espérer un donnant-donnant avec le président turc Recep Tayyip Erdogan – des assurances américaines sur la « ligne rouge » du fleuve Euphrate pour les milices kurdes en échange de l’acquiescement turc à la résidence du prêcheur islamiste Fetullah Gülen en Pennsylvanie –, le voilà gros-jean comme devant. Continuer la lecture de Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. Bhadrakumar, le 26 août 2016

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C’est l’été… on a le dos tourné dix minutes et on se retrouve avec une guerre mondiale sur les bras !

Vous souvenez-vous de la Seconde guerre mondiale ?

Je vous la rappelle en deux mots. Il existait un axe fasciste composé de méchants vraiment très mauvais. Si mauvais que tout le reste du monde (dont nous à très juste titre) s’est uni pour leur tomber dessus à bras raccourcis. Les méchants ont fini par prendre une raclée bien méritée.

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Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

La traduction par Timiota de Hello, want to push back at Uncle Sam? Then go to Syria, par M. K. BHADRAKUMAR, le 18 août 2016 (Asia Times).

La visite récente du président turc Recep Erdogan à St Petersbourg pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, ajouté au premier décollage de chasseurs-bombardiers russes d’une base iranienne pour frapper des cibles syriennes, ainsi qu’à la visite en préparation d’Erdogan en Iran probablement au cours de la semaine prochaine, voilà qui pointe l’émergence d’une troïka Turquie-Iran-Russie autour de la Syrie. Continuer la lecture de Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

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L’escalade des alliances, par Abel Musard

Je m’interrogeais il y a près d’un mois déjà : se dirigeait-on vers une nouvelle alliance Russie/Syrie/Iran/Turquie ?

C’est fait !

The Guardian :

« Héberger des avions militaires russes sur le territoire iranien constitue un changement de cap pour Téhéran dans son histoire jusqu’ici d’opérations secrètes dans des conflits régionaux. Il semblerait que ce soit la première fois en au moins un demi-siècle que des avions de guerre russes ont été déployés à partir de l’Iran ».

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La désintoxication indispensable de nos nations avides de pétrole

Le principe de séparation de l’État et de l’Église dans nos nations occidentales modernes nous fait renvoyer dos à dos Catholiques et Protestants dans les querelles qui déchirèrent autrefois nos populations, qui les martyrisèrent même.

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BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?

J’ai consacré il y a quelques jours un billet à l’affaire de l’amende colossale (10 milliards de dollars) dont la BNP Paribas pourrait devoir s’acquitter si les autorités américaines persistent dans la voie où elles se sont apparemment engagées. Mon billet s’intitulait : BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?, j’y rapportais ce qu’affirmait le Wall Street Journal : « selon des sources bien informées, une enquête interne menée par BNP Paribas à la demande des autorités américaines a révélé que la banque avait entrepris de masquer des transactions avec l’Iran ayant transité par les chambres de compensation américaines en soustrayant le code permettant d’identifier leur origine ».

Un certain nombre d’affaires récentes dans différentes banques nous fait penser qu’une stratégie éventuelle pour BNP Paribas consisterait à réagir à de tels bruits qui courent en annonçant dans un grand concert de communiqués de presse que l’employé subalterne ayant manifesté un comportement en effet aussi scandaleux a été licencié, et qu’une plainte pour détournement de fonds a été déposée contre lui.

Mais rien de cela ne s’est produit. On a même vu tout au contraire monter au créneau M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmant dans une conférence de presse le 23 mai que « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, règlementations, aux niveaux européen et français », et qu’il n’y avait « aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations Unies ».

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LE RECUL BRUTAL DE L’INFLUENCE AMÉRICAINE

Une guerre généralisée des puissances occidentales contre la Syrie ou, si l’on veut, contre son Président, n’a pas eu lieu. La France était prête, éventuellement même à y aller toute seule, les députés britanniques ont dit non, et les Américains se sont mis à hésiter. M. John Kerry, Secrétaire d’État, c’est-à-dire ministre des affaires étrangères, a alors dit tout haut que si M. Poutine avait la bonne idée de suggérer à M. Bachar el-Assad qu’il transmette ses armes chimiques à la communauté internationale, les choses seraient bien différentes. M. Poutine a repris la balle au bond, comme l’on sait, et depuis, Damas reprend du terrain pendant que les rebelles s’entre-déchirent.

L’Iran, là aussi, il n’y a pas si longtemps, il semblait aller de soi qu’on irait en découdre, et on se retrouve aujourd’hui à négocier le programme nucléaire iranien, les Américains s’avérant les plus optimistes de tous quant à la possibilité de faire de réels progrès.

Et tout cela, non pas parce que les adversaires des États-Unis haussent le ton – ils ne le font pas, à une ou deux exceptions près, j’y reviendrai – mais parce que les États-Unis font machine-arrière : tout seuls et de leur propre mouvement.

Pourquoi ? en raison de la capacité de l’extrême-droite libertarienne américaine à paralyser le pays sur le plan de l’intervention extérieure, ce qui revient dans ce domaine au même qu’imposer son point de vue, puisque, ennemie mortelle de l’État, elle entend confiner celui-ci au rôle unique de défense de la propriété privée, les autres domaines : la santé,  l’enseignement, la défense du territoire, etc. étant confiés aux intérêts privés, autrement dit à ceux qui penseraient pouvoir y faire de l’argent.

Recul généralisé et spectaculaire de l’influence américaine dans le monde, qui semble passer inaperçu, masqué par des questions autrement plus importantes, comme se demander comment concilier sur un même territoire l’existence de populations sédentaires et nomades, problème qui ne se pose après tout que depuis l’arrivée des Roms en Europe occidentale au XIIe siècle.

Recul de l’influence des États-Unis dû essentiellement à une dynamique interne au pays lui-même si l’on exclut le refus de M. Poutine de livrer Edward Snowden à la justice américaine, et le haussement de ton récent de l’agence de presse officielle chinoise, à propos des tergiversations relatives au déplafonnement de la dette américaine susceptible de provoquer un défaut du pays sur sa dette, et qui appelle à une « désaméricanisation » de la finance internationale, les États-Unis étant accusés – à raison bien entendu – d’avoir exporté vers le reste du monde depuis 1971 (fin de l’ordre monétaire international né à Bretton Woods en 1944), toutes leurs difficultés financières.

Quant à l’Europe, qui se découvre à l’occasion de la révélation du programme Prism, pardonnez-moi l’expression : cocufiée depuis des dizaines d’années, la plupart de ses initiatives économiques et politiques ayant été torpillées par la capacité des Américains d’en connaître tous les détails durant l’entièreté du processus, de la conception du produit ou de l’initiative à sa vente, ses dirigeants en sont encore – voir en ce moment Mme Merkel et son téléphone mobile sur haut-parleur à la Maison Blanche, à se regarder les uns les autres en disant : « Quand même, quand on y pense… ça la fout mal ! »

 

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INTERFÉRENCES, par Michel Leis

Billet invité.

Les mouvements qui agitent le Monde musulman plongent les pays occidentaux dans une grande perplexité, leur position ambiguë dans le conflit syrien n’est que l’un des indices de cet embarras. Pourtant, l’interventionnisme à géométrie variable depuis plusieurs décennies demeure la règle et pose une fois de plus la question compliquée des rapports qu’entretiennent Occident et Monde musulman.

L’idée qui prédomine, c’est celle d’une confrontation déjà ancienne. Au milieu du 8e Siècle se joue en moins de 20 ans et en deux batailles une partie du destin du monde dont les effets sont encore perceptibles aujourd’hui. En 732, un siècle exactement après la mort du Prophète, les armées arabes sont défaites aux environs de Poitiers, marquant la fin de l’expansion vers l’Ouest et le Nord. En 751, à la bataille de Talas [i] s’arrête le chemin vers l’Est du Monde musulman malgré une victoire sans appel des armées arabes sur les armées chinoises. La rapidité de l’expansion initiale illustre la vigueur de la nouvelle foi et son prosélytisme, elle s’appuie sur le sabre, mais aussi sur un réseau de marchands arabes préexistant à cette expansion tout autour de la Méditerranée et le long de la Route de la Soie. La Reconquista, les Croisades et l’expansion turque changent les frontières jusqu’à la bataille de Vienne en 1683 qui fige un temps les contours de ces deux mondes, avant que le déclin de l’Empire ottoman, la décolonisation et l’effondrement de l’Empire soviétique ne mette à nouveau les frontières en mouvement. On aurait tort pourtant de voir dans cette longue période deux mondes unis en confrontation directe. Ces deux mondes sont traversés par des rivalités internes entre États et des schismes religieux (Catholicisme / Protestantisme ou Sunnisme / Chiisme) à l’origine de conflits toujours d’actualité.

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BAGDAD, HUB STRATÉGIQUE IRANO-SYRIEN, par Florian Vidal

Billet invité

Illustrée par les frappes aériennes israéliennes sur le territoire syrien, la guerre civile en Syrie a révélé une formidable logistique entre Téhéran et Damas. À ce jour, les pays occidentaux ont été incapables de briser cette coopération étroite où Bagdad est devenu un acteur incontournable dans le conflit actuel. Depuis la fin du régime de Saddam Hussein, il y a dix ans, Bagdad convulse toujours de ses divisions religieuses et ethniques. Les attentats, quotidiens, sont tombés dans l’oubli du torrent médiatique. La confrontation, certes latente, entre chiites et sunnites fait rage et dépend dorénavant d’un règlement plus global entre les deux autorités islamiques. L’absence d’une entité sunnite « centralisée » est compliquée par la rivalité haineuse entre l’Arabie des Séoud et la République islamique d’Iran.

Dans ce contexte, la visite de John Kerry à Bagdad, le 24 mars dernier, avait un but bien particulier : faire pression sur le gouvernement de Nouri al-Maliki. En l’occurrence, l’Irak est accusé de négligence voire de complicité dans la logistique mise en place entre Téhéran et Damas. Washington suspecte le gouvernement irakien de fermer les yeux devant les liaisons aériennes entre l’Iran et la Syrie. Les États-Unis ont sommé Bagdad d’accroître le contrôle sur les vols en provenance d’Iran et en direction du territoire syrien. Les Occidentaux estiment que ce trafic régulier entre les deux pays constitue un bol d’oxygène quasi-permanent pour les forces de Bachar el-Assad. John Kerry s’est montré quelque peu menaçant en précisant que Washington « observe ce que fait l’Irak ». Dès lors, les autorités irakiennes ont montré peu d’entrain à effectuer des missions de vérification. Jusque-là, les Irakiens ont effectué quelques contrôles, sans révéler le transport d’équipements militaires. Si l’Iran a protesté officiellement, les Irakiens ont affirmé à chaque reprise n’avoir trouvé que du matériel médical ou humanitaire. Est-ce que les Iraniens invitent les Irakiens à contrôler tel ou tel avion ? Ferment-ils les yeux s’ils découvrent des cargaisons d’armement ? Flou et épais, le mystère plane à l’image des relations qui se sont nouées entre Bagdad et Téhéran depuis une décennie.

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 3 FÉVRIER 2012

Un monde qui craque à chacune de ses coutures

Profit vs. Gratuité / Don
Le MAUSS
Marcel Mauss (1872-1950)
Le capitalisme à l’agonie (2011)
La guerre civile numérique (2011)

La même sur YouTube

Illustration de Sébastien Marcy

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LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 9 DÉCEMBRE 2011

Disponible également sur Youtube pour ceux qui rencontrent des difficultés avec Dailymotion.

Une bataille importante dans la guerre numérique
Sur le site dedefensa.org
Les Diversions avec des grands « D »
Focaliser nos efforts sur le mécanisme de la concentration de le richesse et le remplacement d’une aristocratie par une autre

Le minimalisme « suprématiste » de Casimir Malevitch

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LES REVOLTES DU MONDE ARABE, par Guillaume Lapeyre

Billet invité

L’objectif est de proposer une analyse qui évite de spéculer sur ce que souhaiteront et réaliseront les peuples arabes.

L’essentiel de cet article traite des lectures dominantes que nous avons de ces événements et cherche à faire remarquer que les commentaires qui sont les nôtres en disent finalement plus long sur nous-mêmes que sur les pays concernés.

Il est inutile de spéculer sur l’avenir mais il est possible de prendre en compte le fait que le sens de l’Histoire, son inertie pousse dans certaines directions qu’il est intéressant de relever.

C’est ce que cette analyse essaie de montrer dans un deuxième temps. Cette crise risque de rencontrer dans son déroulement à venir certains des déterminismes qui sont ceux d’une réalité globale et historique à laquelle le monde arabe ne pourra pas échapper. En effet, de profondes influences auront tendance à pousser sur le devant de la scène des logiques qui peuvent être autant de limites aux luttes entamées.

Le premier point intéressant à considérer est le regard que porte l’Occident sur la situation. Nous lisons les événements à travers deux grilles de lecture majeures ; deux lectures qui sont liées à notre propre situation, qui est celle d’une civilisation traversant une situation de crise. Cette crise est pour certains passagère et inévitable dans la globalisation, pour d’autres elle nécessite de profondes réorientations.

Ainsi quand les seconds verront dans ces événements au Maghreb et au Proche-Orient la naissance d’une contestation dont l’Occident devrait s’inspirer, les premiers y verront la preuve que les valeurs absolues qui régissent nos sociétés restent plus que jamais d’actualité. Dans les deux cas, ces approches s’inscrivent dans une tentative pour l’Occident de se rassurer sur sa destinée. Se rassurer en espérant y trouver une source d’inspiration pour réformer notre civilisation ou au contraire en y voyant l’affirmation et la preuve de la pérennité de notre modernité et de l’adhésion qu’elle entraine.

Ces deux lectures ne s’opposent pas que du point de vue des conclusions, elles s’opposent plus globalement par les idéologies qui les sous-tendent.

Dans un cas, il s’agit de la pensée révolutionnaire internationaliste néo-marxiste qui part du principe que la révolution contre le capitalisme ne se fera pas en Occident – où il n’existe plus de prolétaires révolutionnaires, seulement des « exclus » de la prospérité – et que le prolétariat potentiellement révolutionnaire se trouve ailleurs. Il se situe dans les ateliers sud-asiatiques, en Afrique, dans les « pays en développement » subissant le capitalisme impérialiste dans toute sa barbarie. D’où l’espoir que ces pays s’unissent dans une contestation globale qui mettrait un terme au capitalisme, et qu’ils exportent leur contestation vers les pays dits développés.

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