Archives par mot-clé : Iran

G7 : Le coup dans le nez de Tonton Donald

Ouvert aux commentaires.

Je viens de lire dans la presse et de regarder à la télé, les principaux commentateurs américains à propos de la prestation de leur président au G7 qui s’est terminé hier à Biarritz.

Les remarques vont bien entendu en sens divers mais elles peuvent être résumées en une image qui s’est imposée à plusieurs d’entre eux : « Il n’est encore que 15 heures à la fête de famille et Tonton Donald, la tête près du bonnet même en temps ordinaire, a déjà la cuite ».

Que faire ? L’empêcher à tout prix de gâcher le fête pour les autres invités !

Alors, ça se passe comme ça : « Tonton Donald, venez donc vous asseoir à l’ombre, avec votre splendide cravate et votre costume qui vous va si bien, pendant que nous accueillons un visiteur que vous ne connaissez pas (l’envoyé du gouvernement iranien, alors que Tonton Donald a promis « la fin officielle de l’Iran »).

Ou alors : « Tonton Donald, asseyez-vous donc ici : on vous apporte une limonade. Les enfants aimeraient tant jouer bataille avec vous pendant que nous nous occupons des derniers préparatifs du dîner (nous coordonnons la lutte contre le réchauffement climatique, auquel Tonton Donald ne croit pas [ou plus probablement, fait semblant de ne pas croire]).

Cela dit, tous ces commentateurs et toutes ces commentatrices américains font la gueule devant le constat que chacun a pu faire durant le week-end : les États-Unis sont sur la touche, le monde occidental règle ses affaires à six, avec le septième, Tonton Donald, confortablement installé sous le parasol le plus éloigné du jardin à siroter une boisson sans alcool.

Ah ! avant que j’oublie, autre conclusion unanime à laquelle les commentateurs américains parviennent – ne me tombez pas dessus à bras raccourcis, je ne fais que rapporter ce que j’ai entendu : « Le monde occidental a désormais un leader incontesté, et son prénom n’est pas Donald mais Emmanuel ».

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Le temps qu’il fait le 21 juin 2019 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 21 juin 2019.

Bonjour, nous sommes le vendredi 21 juin 2019. C’est l’été. Il y a une époque où je faisais une vidéo par semaine pendant de très nombreuses années. J’appelais cela « Le temps qu’il fait » et puis je vous donnais la date. Ma raison de procéder était la suivante : d’abord, il y avait énormément d’actualité. Je parlais essentiellement de la crise des subprimes quand j’ai commencé à faire ces vidéos et, s’il l’avait fallu, pour être logique, il fallait faire une vidéo par jour ou plusieurs par jour alors j’avais trouvé la formule d’en faire une par semaine. C’était plus difficile aussi de faire des vidéos. La technique que vous proposait YouTube était moins sophistiquée. Ça allait beaucoup moins vite aussi sur les machines. Il fallait des heures et des heures pour que ça télécharge. Ce n’était pas très facile.

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La temps qu’il fait le 21 juin 2019

Ouvert aux commentaires.

Bruits de bottes
On avait déjà Trump, on risque d’avoir Boris Johnson
La Libra
Andrew Feenberg

P.S. Ci-dessous, remplacement de la vidéo initialement téléchargée sur YouTube (qui était pleine de trous).

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Sommes-nous à la veille d’une guerre mondiale généralisée ? le 14 mai 2019 – Retranscription

Retranscription de Sommes-nous à la veille d’une guerre mondiale généralisée ? le 14 mai 2019.

Bonjour, nous sommes le mardi 14 mai 2019 et il y a 10 jours, je préparais ma chronique mensuelle qui serait publiée dans le journal belge L’Écho et qui, à une certaine époque qui s’est terminée il y a 2 mois, au mois de mars, serait publiée simultanément dans le journal Le Monde. Le Monde a cessé de publier mes chroniques. Je les continue et, donc, mon texte rédigé il y a 10 jours a été publié dans L’Écho il y a exactement une semaine, le 7 mai, sous le titre « Sommes-nous dans le très inhabituel ? ».

De quoi est-ce que je parlais ? Je parlais de ce qui se passe au Brésil. Je parlais de l’Angleterre, du Royaume-Uni, où le Financial Times avait annoncé en première page la veille que le pays était dans l’immobilité totale : grinding to a halt, s’était immobilisé. J’ai parlé de la France parce que la veille, M. Castaner, Ministre de l’Intérieur (il est revenu ensuite sur ses propos), avait dit qu’une foule en colère avait envahi l’Hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris. Je parlais du très inhabituel. Je parlais aussi des États-Unis. Je parlais du fait que M. Trump refusait que le pouvoir législatif à la tête duquel se trouvent maintenant des Démocrates (en tout cas dans le cadre du Congrès, si pas au Sénat), joue son rôle de contre-pouvoir, en faisant le blocus de toutes les informations qui sont demandées par les Démocrates à la tête de commissions sénatoriales aussi mais essentiellement du Congrès.

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Iran : Trump recycle les bonnes idées

Donald J. Trump, le 29 novembre 2011 : « Pour être réélu, Barack Obama déclarera la  guerre à l’Iran ».

Ce qu’il n’a pas dit à l’époque, c’est que l’idée lui semblait à ce point judicieuse qu’il aurait envie de l’utiliser lui-même un jour.

Donald J. Trump, le 22 juillet 2018 : « Au Président iranien Rouhani : NE MENACEZ PLUS JAMAIS AU GRAND JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS SOUFFRIREZ DES CONSÉQUENCES COMME IL Y EN A PEU EUES DANS L’HISTOIRE. NOUS NE SOMMES PLUS UN PAYS QUI TOLÉRERA VOS PAROLES DÉMENTES DE VIOLENCE ET DE MORT. PRENEZ GARDE ! »

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Piqûre de rappel : La désintoxication indispensable de nos nations avides de pétrole, le 3 janvier 2016

La raison pour ma piqûre de rappel : l’imminence d’un embrasement du monde musulman où l’affrontement entre Sunnites et Chiites dans leur schisme millénaire est proche d’atteindre son point culminant (Le Monde, L’Arabie saoudite dit avoir capturé des gardiens de la révolution iraniens dans le golfe Persique, le 20 juin 2017) *. En choisissant le camp sunnite et en semblant disposé à mettre toute la puissance des États-Unis à son service, Trump prépare le déflagration qu’évoquait ici ce matin, Abel Musard.

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Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. Bhadrakumar, le 26 août 2016

La traduction par Timiota de Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. BHADRAKUMAR, le 26 août 2016 (Asia Times).

Si le vice-président états-unien Joe Biden a pu espérer un donnant-donnant avec le président turc Recep Tayyip Erdogan – des assurances américaines sur la « ligne rouge » du fleuve Euphrate pour les milices kurdes en échange de l’acquiescement turc à la résidence du prêcheur islamiste Fetullah Gülen en Pennsylvanie –, le voilà gros-jean comme devant. Continuer la lecture de Joe Biden vint, vit, mais point ne vainquit la Turquie, par M.K. Bhadrakumar, le 26 août 2016

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C’est l’été… on a le dos tourné dix minutes et on se retrouve avec une guerre mondiale sur les bras !

Vous souvenez-vous de la Seconde guerre mondiale ?

Je vous la rappelle en deux mots. Il existait un axe fasciste composé de méchants vraiment très mauvais. Si mauvais que tout le reste du monde (dont nous à très juste titre) s’est uni pour leur tomber dessus à bras raccourcis. Les méchants ont fini par prendre une raclée bien méritée.

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Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

La traduction par Timiota de Hello, want to push back at Uncle Sam? Then go to Syria, par M. K. BHADRAKUMAR, le 18 août 2016 (Asia Times).

La visite récente du président turc Recep Erdogan à St Petersbourg pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, ajouté au premier décollage de chasseurs-bombardiers russes d’une base iranienne pour frapper des cibles syriennes, ainsi qu’à la visite en préparation d’Erdogan en Iran probablement au cours de la semaine prochaine, voilà qui pointe l’émergence d’une troïka Turquie-Iran-Russie autour de la Syrie. Continuer la lecture de Si ça vous démange de repousser l’Oncle Sam, allez donc en Syrie !, par M. K. Bhadrakumar

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L’escalade des alliances, par Abel Musard

Je m’interrogeais il y a près d’un mois déjà : se dirigeait-on vers une nouvelle alliance Russie/Syrie/Iran/Turquie ?

C’est fait !

The Guardian :

« Héberger des avions militaires russes sur le territoire iranien constitue un changement de cap pour Téhéran dans son histoire jusqu’ici d’opérations secrètes dans des conflits régionaux. Il semblerait que ce soit la première fois en au moins un demi-siècle que des avions de guerre russes ont été déployés à partir de l’Iran ».

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La désintoxication indispensable de nos nations avides de pétrole

Le principe de séparation de l’État et de l’Église dans nos nations occidentales modernes nous fait renvoyer dos à dos Catholiques et Protestants dans les querelles qui déchirèrent autrefois nos populations, qui les martyrisèrent même.

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BNP Paribas : Qui a voulu déclarer la guerre aux États-Unis, et pour quelle raison ?

J’ai consacré il y a quelques jours un billet à l’affaire de l’amende colossale (10 milliards de dollars) dont la BNP Paribas pourrait devoir s’acquitter si les autorités américaines persistent dans la voie où elles se sont apparemment engagées. Mon billet s’intitulait : BNP Paribas : Des goûts et des couleurs, ou une affaire bien plus sérieuse ?, j’y rapportais ce qu’affirmait le Wall Street Journal : « selon des sources bien informées, une enquête interne menée par BNP Paribas à la demande des autorités américaines a révélé que la banque avait entrepris de masquer des transactions avec l’Iran ayant transité par les chambres de compensation américaines en soustrayant le code permettant d’identifier leur origine ».

Un certain nombre d’affaires récentes dans différentes banques nous fait penser qu’une stratégie éventuelle pour BNP Paribas consisterait à réagir à de tels bruits qui courent en annonçant dans un grand concert de communiqués de presse que l’employé subalterne ayant manifesté un comportement en effet aussi scandaleux a été licencié, et qu’une plainte pour détournement de fonds a été déposée contre lui.

Mais rien de cela ne s’est produit. On a même vu tout au contraire monter au créneau M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmant dans une conférence de presse le 23 mai que « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, règlementations, aux niveaux européen et français », et qu’il n’y avait « aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations Unies ».

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LE RECUL BRUTAL DE L’INFLUENCE AMÉRICAINE

Une guerre généralisée des puissances occidentales contre la Syrie ou, si l’on veut, contre son Président, n’a pas eu lieu. La France était prête, éventuellement même à y aller toute seule, les députés britanniques ont dit non, et les Américains se sont mis à hésiter. M. John Kerry, Secrétaire d’État, c’est-à-dire ministre des affaires étrangères, a alors dit tout haut que si M. Poutine avait la bonne idée de suggérer à M. Bachar el-Assad qu’il transmette ses armes chimiques à la communauté internationale, les choses seraient bien différentes. M. Poutine a repris la balle au bond, comme l’on sait, et depuis, Damas reprend du terrain pendant que les rebelles s’entre-déchirent.

L’Iran, là aussi, il n’y a pas si longtemps, il semblait aller de soi qu’on irait en découdre, et on se retrouve aujourd’hui à négocier le programme nucléaire iranien, les Américains s’avérant les plus optimistes de tous quant à la possibilité de faire de réels progrès.

Et tout cela, non pas parce que les adversaires des États-Unis haussent le ton – ils ne le font pas, à une ou deux exceptions près, j’y reviendrai – mais parce que les États-Unis font machine-arrière : tout seuls et de leur propre mouvement.

Pourquoi ? en raison de la capacité de l’extrême-droite libertarienne américaine à paralyser le pays sur le plan de l’intervention extérieure, ce qui revient dans ce domaine au même qu’imposer son point de vue, puisque, ennemie mortelle de l’État, elle entend confiner celui-ci au rôle unique de défense de la propriété privée, les autres domaines : la santé,  l’enseignement, la défense du territoire, etc. étant confiés aux intérêts privés, autrement dit à ceux qui penseraient pouvoir y faire de l’argent.

Recul généralisé et spectaculaire de l’influence américaine dans le monde, qui semble passer inaperçu, masqué par des questions autrement plus importantes, comme se demander comment concilier sur un même territoire l’existence de populations sédentaires et nomades, problème qui ne se pose après tout que depuis l’arrivée des Roms en Europe occidentale au XIIe siècle.

Recul de l’influence des États-Unis dû essentiellement à une dynamique interne au pays lui-même si l’on exclut le refus de M. Poutine de livrer Edward Snowden à la justice américaine, et le haussement de ton récent de l’agence de presse officielle chinoise, à propos des tergiversations relatives au déplafonnement de la dette américaine susceptible de provoquer un défaut du pays sur sa dette, et qui appelle à une « désaméricanisation » de la finance internationale, les États-Unis étant accusés – à raison bien entendu – d’avoir exporté vers le reste du monde depuis 1971 (fin de l’ordre monétaire international né à Bretton Woods en 1944), toutes leurs difficultés financières.

Quant à l’Europe, qui se découvre à l’occasion de la révélation du programme Prism, pardonnez-moi l’expression : cocufiée depuis des dizaines d’années, la plupart de ses initiatives économiques et politiques ayant été torpillées par la capacité des Américains d’en connaître tous les détails durant l’entièreté du processus, de la conception du produit ou de l’initiative à sa vente, ses dirigeants en sont encore – voir en ce moment Mme Merkel et son téléphone mobile sur haut-parleur à la Maison Blanche, à se regarder les uns les autres en disant : « Quand même, quand on y pense… ça la fout mal ! »

 

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INTERFÉRENCES, par Michel Leis

Billet invité.

Les mouvements qui agitent le Monde musulman plongent les pays occidentaux dans une grande perplexité, leur position ambiguë dans le conflit syrien n’est que l’un des indices de cet embarras. Pourtant, l’interventionnisme à géométrie variable depuis plusieurs décennies demeure la règle et pose une fois de plus la question compliquée des rapports qu’entretiennent Occident et Monde musulman.

L’idée qui prédomine, c’est celle d’une confrontation déjà ancienne. Au milieu du 8e Siècle se joue en moins de 20 ans et en deux batailles une partie du destin du monde dont les effets sont encore perceptibles aujourd’hui. En 732, un siècle exactement après la mort du Prophète, les armées arabes sont défaites aux environs de Poitiers, marquant la fin de l’expansion vers l’Ouest et le Nord. En 751, à la bataille de Talas [i] s’arrête le chemin vers l’Est du Monde musulman malgré une victoire sans appel des armées arabes sur les armées chinoises. La rapidité de l’expansion initiale illustre la vigueur de la nouvelle foi et son prosélytisme, elle s’appuie sur le sabre, mais aussi sur un réseau de marchands arabes préexistant à cette expansion tout autour de la Méditerranée et le long de la Route de la Soie. La Reconquista, les Croisades et l’expansion turque changent les frontières jusqu’à la bataille de Vienne en 1683 qui fige un temps les contours de ces deux mondes, avant que le déclin de l’Empire ottoman, la décolonisation et l’effondrement de l’Empire soviétique ne mette à nouveau les frontières en mouvement. On aurait tort pourtant de voir dans cette longue période deux mondes unis en confrontation directe. Ces deux mondes sont traversés par des rivalités internes entre États et des schismes religieux (Catholicisme / Protestantisme ou Sunnisme / Chiisme) à l’origine de conflits toujours d’actualité.

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