Archives par mot-clé : Jazz

Mes 3 chanteuses de jazz préférées

Je n’ignore pas que les fans de Billie Holiday et de Sarah Vaughan sont aujourd’hui surarmés et que c’est rien moins que ma vie que je risque en excluant leur idole de ma très courte liste, mais tant pis, trop de tournants de phrase rappelant la porte qui grince chez la première et de fausses notes chez la seconde (je sais ! je sais : crime de lèse-majesté. ! blasphème ! blablabla …).

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Grande Guerre et… jazz, par Henri Gouraud

Billet invité

Cher Paul,

Après les échanges sur la Grande Guerre, que je trouve instructifs et révélateurs, et compte tenu de votre goût pour la bonne musique, que j’apprécie aussi, je me permets de vous signaler un aspect intéressant de l’arrivée des troupes américaines en France en 1917/1918.

Ces troupes étaient, pour une part, formées de « régiments noirs » (l’armée américaine était encore ségrégationniste), qui ont été totalement intégrés au sein des armées engagées dans le conflit. Une partie de ces régiments, qui ont acquis des noms évocateurs tel que « Hell Fighters », s’est ainsi trouvée sous le commandement de la IVème armée.

Une des caractéristique de ces régiments noirs est qu’ils abritaient des orchestres de jazz, et c’est à travers ces orchestres que la France a découvert le jazz noir américain ! Il est aussi certain que ces mêmes musiciens ont été impressionnés par l’accueil « non ségrégationniste » qui leur a été fait, et cela a conduit plusieurs d’entre eux à revenir souvent en France, voir à s’y établir.

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LES ALLUMÉS DU JAZZ : LES TRANSMISSIONS DE PAUL JORION, N° 31, février 2013

Entretien avec Philippe Schoonbrood-Bartholomeus. Le texte entier en pdf. L’article lui-même se trouve aux pages 4 et 5.

La rencontre, de près de deux heures, s’est déroulée à « La Mort Subite », une brasserie typique de Bruxelles, à quelques pas de la Grand Place, autour de gueuzes servies à la pression !

Paul Jorion, quelques questions plus personnelles pour lancer notre entretien : quel est votre rapport aux musiques ? Votre enfance a-t-elle été baignée dans la musique ? Jouez-vous d’un instrument ?

À la maison, il y avait de la musique tout le temps, même si personne n’en jouait ou était assez doué pour en jouer… Ah si ! Mon père jouait de l’harmonica, cela se limitait à l’harmonica. Quant à moi, j’ai essayé d’apprendre des instruments de musique, sans résultat. J’ai gardé une guitare, sur laquelle je joue encore de temps en temps quelques accords, mais c’est extrêmement pénible. Je fais plutôt confiance à ceux qui peuvent jouer convenablement. Je profite de leur talent, et autour de moi, ils ont toujours été très nombreux.

Mon père écoutait beaucoup la chanson française, et ma mère la chanson anglophone, elle écoutait tout le temps la BBC (NDLR : la mère de Paul Jorion est originaire des Pays-Bas), les grands orchestres, les ballades, des voix comme celle de Jo Stafford, Bing Crosby. Il y avait du jazz, mais plutôt léger, du new-orleans, du ragtime, de grands orchestres comme ceux de Paul Whiteman, Count Basie, Duke Ellington. Mes parents n’étaient pas dans la musique expérimentale, pas de be-bop par exemple. J’ai découvert plus tard le jazz plus complexe, en me passionnant pour le free jazz, pour Ornette Coleman, Albert Ayler, Archie Shepp ou encore Pharaoh Sanders. Je dois ces découvertes aux copains qui sont devenus des gens célèbres dans le monde la musique, comme Stef Liberski, Vincent Kenis et Marc Hollander, des amis que je voyais pratiquement tous les jours, et qui me faisaient découvrir des choses que je ne connaissais pas. Ils venaient chez moi, j’allais chez eux. (1)

Le jazz, genre musical qui se distingue par l’improvisation, né de la rencontre violente de deux civilisations sur le continent américain, vous inspire-t-il sur le plan de vos travaux ?

Oui, et le jazz est bien un syncrétisme, issu de ce mélange entre l’apport africain et une musique du type européen qui a d’abord donné le ragtime, le gospel… Les Africains arrivés aux États-unis ont emporté avec eux un bagage musical, à peine déformé dans certains cas. Ainsi, dans la musique que j’ai découverte au Bénin – l’ancien Dahomey – il y a des sonorités, des phrases musicales que l’on peut trouver chez Albert Ayler ! C’est très intéressant, d’autant plus que sur le même territoire, dans les morceaux joués dans les boîtes de nuit, on retrouve des traces de musiques cubaines. À l’époque où je résidais au Bénin, le régime politique était marxiste-léniniste, avec une présence importante de militaires cubains, et les Béninois se sont littéralement passionnés pour la musique cubaine. Le style « Juju » du Nigéria voisin, qui me passionnait, était très proche de la musique traditonnelle entendue dans les villages béninois les plus reculés.

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FREE JAZZ

Interviewé il y a une dizaine de jours par la revue Jazzaround, j’ai dit tout le bien que je pensais du jazz.

… ce dont la plupart d’entre vous n’auraient jamais pu se douter, vu que, lorsque l’occasion s’en présente, j’évoque plutôt pour ce qui touche à la musique, le Country & Western ou le Blue Grass dont les paroles mélodramatiques évoquent bien plus certainement les soucis quotidiens des gens ordinaires que le jazz – en particulier sous ses avatars récents.

Albert Ayler (1936 – 1970), sans aucun doute l’un de mes saxophonistes favoris.

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CE SONT TOUJOURS LES MEILLEURS, ETC., par François Leclerc

Billet invité

Billy Taylor était, parmi plus de trois cent titres, l’auteur de « I wish I knew how it would feel to be free » (J’aimerais ressentir ce qu’être libre veut dire), devenu l’hymne officieux du mouvement pour les libertés civiles des années 60. En 1965, il avait fondé « Jazzmobile », pour lequel ont joué de nombreux grands musiciens dans les rues des quartiers pauvres de New York.

Mort à New York, le 28 décembre 2010.

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