Étiquette : Jean-Pierre Mocky

  • Le bénévole (2007) de Jean-Pierre Mocky

    Quand en 1952 le cinéma nous fait voir la lutte d’influence drolatique entre le curé d’une petite paroisse et le maire communiste du village, les spectateurs en masse se bousculent pour voir Le petit monde de don Camillo.

    Quand en 2007 (tourné en 2005) le cinéma nous montre un archevêque provoquant dans une joute nautique un ancien syndicaliste, devenu fou par la suite puis fou évadé, parce qu’il a réussi à transformer les bénévoles en salariés, Pathé refuse de sortir en salles Le bénévole, et Mocky va présenter le film en personne dans les 167 salles ayant répondu à son dépliant.… Lire la suite…

  • Les saisons du plaisir (1988) de Jean-Pierre Mocky

    « Les saisons du plaisir » (1988) est un film où tout le monde, les jeunes, les vieux, les hétérosexuels, les homosexuels, les zoophiles, ne pense qu’à baiser, ce qui le rapproche du documentaire plutôt que du film de fiction où l’on rencontre en général ce qu’on appelle des « sentiments plus élevés ».

    Ceci permet au spectateur transporté d’entendre dire des horreurs pendant 1h22m par Bernadette Laffont, Jean Poiret, Eva Darlan, Fanny Cottençon, Richard Bohringer, Sylvie Joly, Stéphane Audran, Bernard Menez, Judith Godrèche, Darry Cowl, Jean-Pierre Bacri, Jacqueline Maillan, Jean-Luc Bideau et Sophie Moyse puisqu’on est chez Mocky.… Lire la suite…

  • Divine enfant (1989) de Jean-Pierre Mocky

    Dans un supplément qu’on trouve sur le DVD, Mocky explique qu’à cette époque il en avait marre que les femmes qu’il avait finissent toujours par partir avec les enfants qu’ils faisaient ensemble. Du coup, il cherchait à adopter, mais c’était trop compliqué. On comprend alors que c’est par frustration avec la vraie vie, qu’il a décidé de faire ce film, une course poursuite échevelée « à la Benny Hill », avec blagues foireuses, folle évadée de l’asile, flic qui prend feu, tout ça sur une musique de cirque, où Aurélien, le personnage que joue Mocky, ancien pilote de course à la fière devise « Un conducteur qui freine est un lâche ! … Lire la suite…

  • « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019 – Retranscription

    Retranscription de « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) », le 9 août 2019. Ouvert aux commentaires.

    Bonjour, nous sommes le vendredi 9 août 2019 et aujourd’hui, ma petite vidéo s’intitulera « Paul Jorion est un homme raisonnable (il n’est pas fou) ».

    Qu’est-ce qui m’a fait penser à vous faire un petit exposé de ce type-là ? C’est un ensemble de choses. J’ai en particulier réfléchi hier. Il s’est fait que j’ai appris la mort, comme nous tous, de Jean-Pierre Mocky quelques minutes avant de devoir sortir. Et donc, j’ai mis deux lignes, je suis revenu un peu plus tard et j’ai complété avec les idées qui m’étaient venues par la suite.… Lire la suite…

  • Un couple (1961) de Jean-Pierre Mocky

    C’est une leçon de choses, en noir et blanc, avec de très beaux éclairages, sur par exemple quatre visages dans un ascenseur.

    C’est l’histoire d’un couple, où il découvre lui au bout d’un an, ou de trois (ça dépend à quel moment on est du film), que ce n’est plus la même chose. Elle découvre elle, plus tard que, comme elle le dit alors : « Il y a toujours quelque chose d’autre, chez quelqu’un d’autre ».

    C’est effectivement comme ça la vie.

    Et comme on est chez Mocky, il y a bien d’autres choses encore. Comme deux garnements effrontés qui sont comme Zazie dans le métro, pour nous rappeler que les dialogues sont de Raymond Queneau.… Lire la suite…

  • Jean-Pierre Mocky (1933 [ou 1929] – 2019)

    Jean-Pierre Mocky, qui nous a bien fait rire – mais d’un rire tout particulier : celui du cancre, de l’insolent, du rebelle-à-tout faire.

    Il tournait tout ce qui lui passait par la tête, dans un style puis dans un autre, ça plaisait ou pas au public, il s’en foutait, trouvant son inspiration dans sa foi en lui-même et dans rien d’autre, confiant au monde le soin de s’adapter comme il le pouvait au cinéma sous sa forme à la fois brute et purifiée telle qu’elle bouillait en lui et telle qu’elle émanait de lui.

    Adieu. Ou à plus tard (j’aimerais bien !).… Lire la suite…