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Jeanne Favret-Saada sur Les Possédés et leurs mondes

Je n’ai pas énormément d’amies et d’amis, mais la qualité y est. Je ne les vois pas non plus nécessairement souvent, mais quand on se voit, c’est une vraie fête. Tiens, à ce propos, je peux vous dire qu’Annie Le Brun se porte comme un charme car nous avons dignement célébré l’Armistice la semaine dernière à Paris.

Et à ce propos également, la chaîne YouTube Les Possédés et leurs mondes présente une série de huit vidéos d’entretiens avec Jeanne-Favret-Saada, dont la première se trouve ci-dessus mais qui peuvent aussi être vues à la suite.

La série d’entretiens que j’ai personnellement accordés à Les Possédés et leurs mondes commencera d’être mise en ligne dans une semaine ou deux m’a-t-on dit.

P. S. Les billets de Jeanne Favret-Saada sur le Blog de PJ, vous les trouverez ici. Ceux d’Annie Le Brun, vous les trouverez là.

Bonus :

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LE CONCEPT DU « BON TEMPS », par Jean-Luce Morlie

Billet invité.

Le pivot de la pensée d’Attali dans La voie humaine (2004) est de donner de l’épaisseur au temps, aussi son projet me paraît-il offrir des mesures très concrètes pour la résolution de l’hubris moderne. Attali écrit : « La seule façon d’en sortir, pour le salarié » est de … « trouver assez de plaisir dans un travail pour qu’il constitue en soi sa propre rémunération ». Comme le souligne par ailleurs Jeanne Favret-Saada, l’éducation aux limites est inhérente à l’élevage des petits d’hommes dans toutes les formes de société, mais la forme moderne du « désir illimité » diffère, je le crois, de ce qu’il fut dans d’autres sociétés, cela parce que notre désir de repousser toujours plus les limites est engendré par l’insatisfaction générée par nos modes de vie au présent. Ce sera mieux, plus beau et plus fort encore demain, puisque malgré tous nos efforts, chaque aujourd’hui alors même que toujours plus remplis, ne laisse qu’un goût de cendre.

Parallèlement, le thème de l’homme dépassé par l’hubris machinique (l’effet skynet de Paul Jorion) peut être abordé de façon dynamique, semblable à la décroissance, soit, décroître lorsque cela paraît nécessaire et croître, lorsque cette possibilité est utile : « battre en retraite », fixer des limites à l’invention de l’espèce humaine scellerait son destin de cloporte. – La question n’est pas tant la limite de la complexité, mais la maîtrise de la complexité et dont la limitation de la complexité, la simplification, n’est qu’une voie d’approche –

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