Jeanne Favret-Saada sur Les Possédés et leurs mondes

Je n’ai pas énormément d’amies et d’amis, mais la qualité y est. Je ne les vois pas non plus nécessairement souvent, mais quand on se voit, c’est une vraie fête. Tiens, à ce propos, je peux vous dire qu’Annie Le Brun se porte comme un charme car nous avons dignement célébré l’Armistice la semaine dernière à Paris.

Et à ce propos également, la chaîne YouTube Les Possédés et leurs mondes présente une série de huit vidéos d’entretiens avec Jeanne-Favret-Saada, dont la première se trouve ci-dessus mais qui peuvent aussi être vues à la suite.

La série d’entretiens que j’ai personnellement accordés à Les Possédés et leurs mondes commencera d’être mise en ligne dans une semaine ou deux m’a-t-on dit.

P. S. Les billets de Jeanne Favret-Saada sur le Blog de PJ, vous les trouverez ici. Ceux d’Annie Le Brun, vous les trouverez là.

Bonus :

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15 réflexions sur « Jeanne Favret-Saada sur Les Possédés et leurs mondes »

      1. Deleuze ( et la Modernité ) que Jeanne Favret-Saada cite dans cette vidéo , n’aurait il pas dénoncé comme une révérence à la philosophie officielle , appliquée à l’anthropologie , ce souci de « fonder » une somme ?

  1. Il faut disposer d’un peu de temps pour les visionner mais les 8 vidéos sont vraiment incroyables : didactiques, instructives, sensibles, émouvantes, belles.

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  2. Visionné il y a quelques semaines: passionnant!

    J’attends avec impatience la série sur Paul Jorion…

    (écrit depuis le coeur du bocage mayennais)

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  3. excusez-moi > fausse manœuvre (pas fini)…
    J’ai cherché qui était Annie Le Brun, bien sûr : je suis tombé sur un (ou une ?) interview ± juin 2018 chez Le-Média.
    Sujet : son livre sur L’art et le Capitalisme.
    J’ai toujours eu horreur de l’art « contemporain », ou dit tel…
    Mais j’ai toujours eu du mal à expliquer, à verbaliser pourquoi !

    Cette « grande dame » a su le faire : si vous en aviez l’occasion (je plaisante) vous l’en remercierez infiniment de ma part !
    G.M.

  4. Une remarque. Il semble que les guillemets ne soient pas réservés uniquement à la « science » économique. Même ses amis, ou des personnes qu’elle considérait comme tel, la trahissent en s’appuyant sur des arguments non-scientifiques présentés comme « scientifiques ». J’entends que changer de paradigme demande de l’honnêteté intellectuelle, un esprit de sacrifice (il faut bien mettre du pain sur la table) et une capacité à surmonter ses croyances. Beaucoup de qualités pour un seul être en somme. A ma connaissance (limitée), Paul Jorion, Annie Lacroix-Riz, Jeanne Favret-Saada ou Emmanuel Todd, chercheurs (et surtout découvreurs) ont été ostracisés par leur milieu. Partisan du plan A, le seul auquel mes moyens me permettent de contribuer, ce constat donne encore un point en faveur du plan C.

    1. En filigrane, il y a le conflit entre la curiosité des fondateurs et l’envie d’institutionnalisation de la recherche des « suiveurs ».
      (Et de récompense aux « pairs bien choisis »).

      J’ai écouté les 8 vidéos, remarquables à N titres.
      Je me dis juste que si je voulais en parler à quelqu’un en terme de « dévoilement », et de « ce qu’on n’entend pas d’habitude », je serais pris dans un tourniquet que Jeanne a su contourner par son obstination sur plusieurs années chaque fois : Je passerais pour une sorte de complotiste.
      Je dirais par exemple qu’elle voit (pour l’Algérie notamment, mais aussi pour la « censure religieuse ») ce que d’autres n’ont pas vu, parce que la « connaissance mainstream » s’est institutionnalisé trop rapidement pour laisser la flexibilité d’approche nécessaire (anthropologie du Bocage, qu ne se fait pas « en plantant sa tente et en arrivant avec un carnet », ce qui fait que je vais devoir comprendre pourquoi Malinowski reste quelqu’un qu’elle admire tout comme Evans-Pritchard, même le rôle de Bourdieu ou de Foucault sont taquinés, l’approche du collège de France n’était pas neutre…).

    2. J’en profite pour mentionner le « Baise ton prochain », essai de Dany Robert-Dufour,
      dans lequel il relit Mandeville (la Fable des Abeilles, vices privés et vertu publique) et un de ses récits occultés :
      « Recherche sur l’origine de la vertu morale. ».
      Il suggère que Mandeville, « psy » de son époque (« médecin des âmes ») avait anticipé à la fois de Freud et de Marx,
      et qu’il a donné les éléments que les marxistes n’ont pas su voir quand ils ont dans le XXième siècle voulu
      remette ensemble le marxisme (les classes) avec la psychologie (freudienne).
      Hayek l’aura compris à sa façon, et exploité comme on sait (Mont Pélerin et tutti quanti).

      Je le mentionne ici car une autre conférence de Jeanne Favret-Saada qu’elle done vers 2012 en Suisse je crois
      (on la trouve sous Youtube, bien montée car le public y est aussi « saisi »), insiste que le duo « vertu/vice » dans le binome
      « ensorcelé/ensorceleur », le premier se décrit comme « altruiste » ou pas égoïste, auto-modérateur, le second
      est perçu comme accapareur et illimité (évidemment on ne lui demande pas son avis, c’est le désorceleur qui « tombe »
      sur cela dans la relation avec l’ensorcelé), pas loin de l’égoïste naturel d’Adam Smith et du vice privé de Mandeville.
      Les liens ou antagonisme sociaux que Jeanne souligne sont là aussi.
      Les deux sont propriétaires, mais la propriété de l’un et de l’autre ne suit pas le même chemin.
      Les parfaits ingrédients pour faire un mix « passion »/ »capital », le tout se passant sous le radar de la classe dominante
      pour qui le capital agricole au niveau d’un fermier individuel , ce n’est pas « le capital » avec un grand K.
      Et qui « snobbe » donc comme irrationnel tout cela. Mais c’est une belle facette du mix
      « passion / raison-économique » sur lequel Robert-Dufour trame sa relecture de Mandeville que je vais aborder…

      A suivre ?

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