8 réflexions sur « Paul Jorion et la sorcellerie (2013) »

  1. M. Jorion.

    Ouvririez vous un questionnement à effet de bande, sur une réflexion à avoir sur la “rationalité” des humains – vos pairs d’abord – qui présents dans salle, lors d’une assemblée d’éminentes têtes grises… ont sursauté – en perdant leurs nerfs et le sang froid de l’éminence de leurs rangs supérieur – lorsqu’une déclaration de la personnalisation de “maîtresse de conférence” présumée sorcière, vous “reconnue” en qualité de confrère… qu’il serait pas mieux reposer sur la rationalité individuelle à laquelle vous nous inviter à intérioriser, ou extérioriser, selon, les interrogations suivantes :

    Mais qu’est-ce qu’à donc pu “convaincre” la “maîtresse de conférence” que vous en étiez vous aussi, de la “sorcellerie” ?

    Connaissait-elle – ou a t-elle eu connaissance par vos ouvrages, des relations… ? – les péripéties personnelles, et malheureuses, qui vous opposaient à ses “zélites”, qui pris de panique dans un geste incontrôlé, réflexe, trahirent leurs craintes de vous… et leur culpabilité aussi peut être… craintes peut être commune par ailleurs au sujet traité dans cette assemblée, du moins corréler à l’impression d’un envoûtement ambiant de l’assemblée pris par un récit si singulier ?

    Auquel cas de réponse positive à la question si dessus, elle aurait pu cherché à se moquer de cette partie de l’assemblée vous ayant toujours été hostile, en vous rendant complice, bien malgré vous, de ce dont vous témoigner, avec un humour me semblant révéler une touche certaine d’ironie et – de satisfaction ? .

    Peut-on soupçonner que certains détails de cette histoire (que c’est-il passé après ? Est-ce que votre confrère vous ayant invité à cette conférence, n’a été complice de cet évènement ? etc – manquant à la compréhension totale du contexte du récit, étayerait l’idée d’ouvrir un débat sur cette notion de “rationalité” collective, et individuelle, tellement interdépendante toutes deux, qu’il aurait été inimaginable à une certaine époque en France, par exemple, que pareilles conférences relatant comment une mère de famille est devenue sorcière pour protéger ses enfants… et débats publics devant de pareilles “éminences”… puissent avoir lieu sans que ça se finisse sur un bûcher pour elle et vous…?

  2. Merci Paul de m’avoir fait découvrir Jeanne Favret Saada. Un sacré personnage !
    Ainsi la sorcellerie pourrait être une ancètre de la psychanalyse ?!

    1. Euh non … la sorcellerie / anti-sorcellerie, c’est la version traditionnelle de la paranoïa, ça oui !

      P.S. C’est l’hystérie qui est l’ancêtre de la psychanalyse. Freud l’a raconté lui-même (Études sur l’hystérie – 1895).

      Re-P.S. Je sais, Lévi-Strauss a raconté partout que l’hystérie comme le totémisme n’ont jamais existé. Il se trompait sur les deux points.

      1. Merci pour les précisions, Paul.
        On peut peut être envisager que les désensorceleurs avaient déjà une certaine qualité d’écoute de l’autre et le désir de le faire avancer dans sa problématique. Même s’il s’agissait plus de manipulations qui parfois devaient certainement jeter de l’huile sur le feu.
        Les sorciers africains etaient aussi des “hommes médecine “, était ce aussi le cas dans les campagnes de France ?
        Médecine de l’âme, médecine du corps n’avons nous pas, en occident, trop voulu les dissocier ?

  3. Sans doute encore une coïncidence, dans un autre domaine, quoique: je réécoute des interviews du père Brune ces derniers temps

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