Archives par mot-clé : mondialisation

L’actualité de la crise : L’AVENTURE TRÈS RAISONNABLE D’UNE AUTRE MONDIALISATION, par François Leclerc

Billet invité.

Rappelons-nous ! Données comme modèles éclatants, toutes les réussites économiques d’hier se sont révélées être des fiascos, à commencer par celles de l’Espagne et l’Irlande. Aujourd’hui, on discerne même les dessous de celle de l’Allemagne, pourtant si magnifiée. Les images de la pauvreté au Royaume-Uni font écho au passé, mais celles provenant des États-Unis sont pour beaucoup une découverte tardive. Même l’insolante croissance de la Chine, en baisse, ne masque plus l’étendue des déséquilibres qui minent la société chinoise, tandis que la croissance du Brésil a brutalement chuté. Le BRIC n’est plus ce qu’il était.

Des deux côtés, le modèle de développement impulsé par la mondialisation est en panne, là où l’on ne voit qu’une succession d’accidents de parcours sans liens entre eux. Ayant atteint sa maturité et fait basculer l’axe économique de la planète, cette globalisation de l’activité économique reposait sur une division des tâches aux principes affirmés : aux pays à bas niveau de salaire la production des marchandises (et de certain services), aux autres leur consommation grâce au levier du crédit. Et au système financier de tirer les marrons du feu. Or ce partage imposé a perdu son équilibre quand la montagne de dettes accumulées n’a plus été étayée par des montages financiers atteignant leurs limites et ne pouvant plus les supporter.

Continuer la lecture de L’actualité de la crise : L’AVENTURE TRÈS RAISONNABLE D’UNE AUTRE MONDIALISATION, par François Leclerc

Partager :

CNUCED : « Etouffer le messager … ou bâillonner le message … ou les deux ? »

Chers amis et collègues,
_________________

Extrait de wikipedia : 
La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement ou CNUCED est un organisme de l’ONU créé en 1964, et qui vise à intégrer les pays en développement dans l´économie mondiale de façon à favoriser leur essor.

La CNUCED cherche à affirmer la cohésion des pays du Sud autour d’une revendication majeure : des échanges commerciaux rééquilibrés (principale revendication de l’économiste argentin Raul Prebisch, à l’initiative et premier président de la CNUCED et dénonçant la « détérioration des termes de l’échange »), ce qui suppose l’accès des pays du Sud aux marchés du Nord et l’amélioration des termes de l’échange. En effet, les pays du Tiers Monde considéraient que les principes libéraux fixés par le GATT ne répondaient pas à leurs problèmes spécifiques.

_________________________________

Aujourd’hui ce rôle est remis en cause par les pays développés. Des orientations doivent être prises à la conférence de DOHA, qui débute le 21 avril 2012. D’anciens dirigeants de la CNUCED ont signé une déclaration alertant les gouvernements sur les dangers d’une remise en cause des objectifs fondamentaux de la CNUCED. Nous vous proposons de signer une déclaration de soutien à ces personnalités, qui sera transmise aux participants à la conférence de Doha le 21 avril.

Le texte des anciens de la CNUCED, et le texte que nous vous proposons de signer se trouvent ci-dessous.

Si vous êtes d’accord, veuillez envoyer votre nom et organisme ou fonction, à Tom Lines <tlines@globalnet.co.uk> et à moi-même <jeanpierreboutonnet@yahoo.fr> avant le 17 avril 19 HEURES (TU+2). Nous transmettrons la déclaration et la liste des signataires.

Bien cordialement,

Tom Lines

Jean-Pierre Boutonnet

 
Continuer la lecture de CNUCED : « Etouffer le messager … ou bâillonner le message … ou les deux ? »

Partager :

MONDIALISATION, DÉMONDIALISATION, POST-MONDIALISATION, par Corinne Lepage

Billet invité

Le débat autour de la mondialisation et de la démondialisation rappelle celui sur la croissance. Il va de soi que le temps de la mondialisation heureuse chère à Alain Minc est largement dépassé, à supposer que celui-ci ait jamais existé et qu’il n’ait pas été un simple leurre destiné à dissimuler la prise de pouvoir des multinationales. Nul ne peut nier en effet que la mondialisation qui a été réalisée a conduit à des délocalisations massives, liées au différentiel de salaires et au dumping social et environnemental, délocalisations parfois encouragées indirectement par les contribuables des pays du Nord. Si ces transferts de production ont permis la croissance des pays du Sud, ils n’ont pas pour autant assuré un développement équilibré et ont largement permis des enrichissements massifs grâce à une nouvelle forme d’esclavage dans des usines fonctionnant 24h sur 24 pour des salaires de misère. Cette liberté absolue du marché, débarrassée de toute règle autre qu’une prétendue concurrence – qui n’a de pure et parfaite que le nom, s’est faite au détriment du droit des États et sans création corrélative d’une gouvernance mondiale qui défendrait une forme d’intérêt général, c’est-à-dire les droits des humains en tant que terriens (rapport à la planète), salariés (rapport au travail) et consommateurs (rapport au prix et la qualité des produits).

Continuer la lecture de MONDIALISATION, DÉMONDIALISATION, POST-MONDIALISATION, par Corinne Lepage

Partager :

PLAN DE SAUVETAGE DE L’EUROPE, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité

Définition du prix

Définissons le prix comme un nombre affecté à quelque chose par quelqu’un. Le prix est alors une parole par laquelle un sujet déclare qu’un objet vaut tant. La parole entendue fait la réalité du prix mais pas sa vérité. Pour qu’un prix soit vrai, il faut qu’il soit échangé contre l’objet avec un autre sujet. Deux sujets accordent alors le même prix à un même objet réel. Mais l’échange entre deux opère une compensation du risque de vérité du prix de l’objet. Pour le vendeur du prix, le risque est que la valeur représentée dans le prix ne soit pas la valeur réelle de l’objet à recevoir. La valeur est une perception distincte de la réalité objective concrète. Pour l’acheteur du prix, le risque est que l’objet décrit en parole dans la négociation financière ne soit pas exactement l’objet réel à produire.

Si le crédit est la confiance que l’acheteur et le vendeur peuvent s’accorder réciproquement dans la double équivalence entre eux du prix et de l’objet réel, alors le crédit est réel par l’échange de l’objet contre le prix. Mais il n’est pas vrai : l’acheteur peut découvrir après la négociation que la valeur de l’objet est en dessous de celle du prix et le vendeur que la valeur du prix est en dessous de l’objet cédé. Pour que le crédit du prix soit vrai, il faut qu’un troisième sujet constate que le sens du risque de la réalité du prix et de l’objet est dans le même sens pour l’acheteur et le vendeur. Faute de quoi, l’échange ne crée par de valeur égale entre l’acheteur et le vendeur puisque l’un risque de perdre ce que l’autre va gagner.

Continuer la lecture de PLAN DE SAUVETAGE DE L’EUROPE, par Pierre Sarton du Jonchay

Partager :