Archives par mot-clé : Optimisation

La stratégie du conducteur ivre et le contrôle d’une épidémie par « stop and go », par Jacques Weber

Les lecteurs du blog entendront en écho ce que j’écrivais ici le 29 septembre : « Les différentes nations ont-elles traité le problème que lui posait la pandémie comme un problème d’optimisation à confier à des mathématiciens appliqués ? Je n’en ai vu la trace nulle part. »

Une épidémie est un processus complexe dont le contrôle est de même caractère que celui des systèmes dynamiques.

Ce type de contrôle a fait depuis le début de l’ère industrielle l’objet d’un nombre considérable de recherches… et de résultats.

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L’OPTIMISATION FISCALE MADE IN USA, par François Leclerc

Billet invité.

L’optimisation fiscale à la mode américaine imprime sa marque dans l’actualité internationale. General Electric convoite le français Alstom et le groupe pharmaceutique Pfizer vise le britannique AstraZeneca. Le temps de nouvelles grandes opérations de concentrations industrielles est revenu, dont les causes sont en premier lieu fiscales.

D’après le cabinet AuditAnalytics, les compagnies transnationales américaines disposent d’environ 2.000 milliards de dollars à l’extérieur du territoire américain, à l’abri du fisc comme le permet la réglementation fiscale. A contrario, ces sommes seraient imposées à 35 % si elles étaient rapatriées. Une situation que le Pdg de Pfizer justifie en critiquant le caractère « non-compétitif » de la fiscalité fédérale américaine sur les sociétés, cherchant avec ses homologues à obtenir que le niveau de taxation soit abaissé. En attendant, les grandes entreprises américaines sont incitées à faire leur marché à l’étranger et à procéder à des méga acquisitions (quand elles ne s’adonnent pas aux jeux de la finance).

Dans le cas d’Apple, ces mêmes considérations aboutissent à ce que la société en vienne à préférer s’endetter en émettant des obligations, avec comme but de distribuer des dividendes à ses actionnaires, pour ne pas rapatrier des avoirs qui seraient imposés. Au vu des taux du marché obligataire, le calcul est vite fait : c’est beaucoup plus avantageux d’emprunter d’autant que les capitaux en question sont logés dans des paradis fiscaux, aux bons soins du « double irlandais » et du « sandwich hollandais », ces montages financiers qui font autorité en Europe.

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