Archives par mot-clé : paris

PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE

Hier matin, je me suis rendu aux studios de radio Nova pour enregistrer une émission que vous aurez l’occasion d’entendre d’ici une dizaine de jours. Ça s’est bien passé : on avait du temps : une heure. Cela m’a permis de connecter beaucoup de choses dont je suis obligé d’habitude de parler séparément : la pêche en Afrique, la programmation, pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux : dans la finance, dans notre vie, dans le vivant en général… Plein de choses, mais pas dans le désordre : il y a un fil rouge qui relie tout ça. Vous aimerez, j’en suis sûr.

Je me suis rendu au studio en métro. Je suis descendu à la station Bastille. Tout un symbole ! J’ai pris la rue du Faubourg Saint-Antoine. Le quartier des artisans. Qui ont fait toutes les révolutions et qui n’y ont jamais gagné quoi que ce soit : massacrés en 1795, en 1832, en 1848. Les PME de l’époque, qui faisaient le gros des robespierristes. Vous le saviez que Bonaparte avait été emprisonné pour être robespierriste ? Puis j’ai obliqué à gauche, dans la rue de Charonne. La station de métro Charonne, le 8 février 1962 ; le Préfet Papon et les neuf morts.

Paris : l’histoire à chaque coin de rue !

Partager :
Recommandez par mail Recommandez par mail

« L’Etat amnésique », vraiment ?, par Julien Alexandre

Billet invité.

Dans son dernier billet intitulé « L’Etat amnésique, promoteur des CDS », Alain Gauvin dénonce une nouvelle fois l’hypocrisie des politiques qui déclarent vouloir mettre au pas les CDS, alors même qu’ils ont mis en place les conditions de leur développement. A première vue, on pourrait effectivement s’étonner de ce double jeu. Mais à y regarder de plus près, les choses pourraient être un tantinet plus complexes.

Avant de revenir plus précisément sur ce point, intéressons-nous d’abord à la sémantique. Depuis que les CDS ont été placés, à l’insu de leur plein gré, sur le devant de la scène financière, on voit fleurir un peu partout des définitions par des spécialistes qui se veulent le plus didactique possible, et font pour cela appel à des images, des métaphores ou des approximations.

Les désormais fameux « éléments de langage » (expression popularisée et largement utilisée lors des dernières élections régionales en France, bien qu’à l’œuvre depuis 2007) ne sont pas utilisés au hasard : « instruments d’assurance-crédit », « assurances », « contrats de protection », « instruments de couverture », etc. Puisqu’on vous dit que c’est pour se « protéger » ! Il faut vraiment avoir l’esprit mal tourné pour imaginer une seconde que des instruments de protection puissent se révéler nocifs. Comparaison n’est pas raison, mais les pistolets Taser et les Flash Ball sont aussi présentés par leurs promoteurs comme des outils de « protection »… Pas étonnant après que même Warren Buffett qualifie les dérivés de « financial weapons of mass destruction »

En réalité, les CDS constituent une « assurance » dans un cas bien précis : la couverture d’événements à risque de préjudice pour un acteur réellement exposé à une perte consécutive à la survenance du risque assuré.

Aussi la qualification « d’assurance » accordée aux CDS devrait exclure de fait les CDS à découvert (short selling) et encore plus les CDS nus à découvert (naked short selling). Dans le premier cas, l’acheteur du CDS emprunte l’actif de référence, en espérant réaliser une plus-value entre sa vente et son rachat à posteriori. Même s’il peut encore y avoir ici des justifications de couverture, il s’agît le plus souvent de simples paris. Dans le second cas, l’acheteur du CDS ne prend même pas la peine d’emprunter l’actif sous-jacent, et pourtant il est autorisé à souscrire un CDS sur cet actif : il s’agît d’un pur pari directionnel.

Continuer la lecture de « L’Etat amnésique », vraiment ?, par Julien Alexandre

Partager :
Recommandez par mail Recommandez par mail