PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE

Hier matin, je me suis rendu aux studios de radio Nova pour enregistrer une émission que vous aurez l’occasion d’entendre d’ici une dizaine de jours. Ça s’est bien passé : on avait du temps : une heure. Cela m’a permis de connecter beaucoup de choses dont je suis obligé d’habitude de parler séparément : la pêche en Afrique, la programmation, pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux : dans la finance, dans notre vie, dans le vivant en général… Plein de choses, mais pas dans le désordre : il y a un fil rouge qui relie tout ça. Vous aimerez, j’en suis sûr.

Je me suis rendu au studio en métro. Je suis descendu à la station Bastille. Tout un symbole ! J’ai pris la rue du Faubourg Saint-Antoine. Le quartier des artisans. Qui ont fait toutes les révolutions et qui n’y ont jamais gagné quoi que ce soit : massacrés en 1795, en 1832, en 1848. Les PME de l’époque, qui faisaient le gros des robespierristes. Vous le saviez que Bonaparte avait été emprisonné pour être robespierriste ? Puis j’ai obliqué à gauche, dans la rue de Charonne. La station de métro Charonne, le 8 février 1962 ; le Préfet Papon et les neuf morts.

Paris : l’histoire à chaque coin de rue !

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80 réflexions sur « PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE »

  1. Pourquoi çà marche si mal dans les entreprises et ailleurs , partout……..?????????
    Car il n’y à pas de direction commune , pas d’impulsion dans le bon sens , pas de principes , pas d’honneteté , que des non dits , du mensonge , de la filouterie de bas étage , de l’envie.
    Pour emmener une escouade au combat il faut faire passer une volonté commune , un projet de vie , une révolte.
    La révolte arrive mais elle est dirigée les uns contre les autres , elle devrait se diriger tous ensemble dans un but commun.
    Des grandes misères ressortent des bienfaits.
    AMEN.

    1. Ne pas attendre de l’humanité autre chose que ce que l’animal humain peut donner.
      C’est seulement quand l’herbe est grasse que les humains s’aiment… 🙂

  2. Pour l’histoire à chaque coin de rue, je vous conseille aussi Berlin. Une superposition de mémoires qui parfois tentent d’effacer la précédente.

      1. Pas d’accord, c’est plutot le musée du pillage ! Vous pouvez y admirer de nombreux monuments volés.
        Le hamburger banhof est beaucoup plus sérieux.

      1. @ xas, 15 septembre 2011 à 22:02
        Monuments volés, ou sauvés ? C’est selon. Pourquoi faudrait-il garder toutes les momies au Caire, par exemple, à la merci d’un seul acte de malveillance ? Echangeons nos richesses archéologiques, pour qu’on puisse les admirer dans tous les pays.

  3. Oui, marcher dans Paris est un très grand plaisir que allie joie esthétique et intellectuelle.
    Un jour en marchant rue Montmartre j’ai vu le Café du Croissant où une plaque en marbre commémore l’assassinat de Jaurès en juillet 1914. Grande émotion de voir concrètement ce lieu de mémoire. Jaurès essayait de bloquer l’engrenage vers le nationalisme de la II Internationale et donc la guerre…(qui sera plus facile à voter pour les socialistes avec sa mort)
    A chaque fois que j’ai l’occasion de repasser devant ce lieu de mémoire, je n’ai pu m’empêcher de penser à la Grande Crise et aux quelques individus clairvoyants qui se battent contre les opinions dominantes et inlassablement expliquent, analysent et anticipent.

    1. Les traders ont-ils une conscience ?…Je ne sais pas mais quand on voit ce qu’il vient encore de se passer chez UBS ….

      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iVYkQ8GGF8hLoL1WA-1HLwUFVhQg?docId=CNG.de5ec86b0e5345cac1ad022432c82b5e.1d1
      J’ai une pensée pour les 2000 (?) travailleurs qui ont perdu leur emploi !

      En 2008, les contribuables suisses ont été forcés de sponsoriser par leurs impôts, 10.000 frs (6.600 euros) par tête de pipe pour maintenir à flot l’UBS. En 2009, l’UBS est reconnaissante. Elle s’attribue 2 milliards de bonus (1,3 milliards d’euros) pour la direction, alors même qu’elle confirme une perte de 20 milliards pour 2008 (13,2 milliards d’euros). Dans le même temps, elle envoie au chômage 2.000 employés. …

      …Maintenant, cerise sur le gâteau, ce trader lui fait perdre 1,5 milliard d’euros …Je cite Lordon : »Les splendides mécanismes des marchés de capitaux concourent avec une rare élégance à l’organisation du pire en rendant insoluble la crise des dettes qu’ils ont eux-mêmes fait naître …Dire que nous avons besoin de banques est une chose, et la question de savoir de quelles banques nous avons besoin en est une autre…..Oui, à ce stade, je pense comme Lordon :  » Ne pas détruire les banques : les saisir ! »

    2. ces traders, qui parlent floutés, ils sont vrais – et dans quel cas ils n’ont pas encore pété les plombs ou changé de métier – ou bien ce sont des acteurs qui ont bien appris leur leçon pour le compte de EELV ?

  4. Vous auriez pu également prendre la rue Saint-Antoine, et pousser jusqu’à la place des Vosges, qui est pleine d’histoire. Je pense à la maison de Victor Hugo bien sûr !

  5. Bonjour,

    Je suis depuis de plusieurs mois votre blog dont je partage l’engagement économique et politique.
    Je n’avais posé aucun commentaire pour l’instant parce que l’économie est plus un hobby qu’un réel domaine de connaissance mais je viens de tilter sur votre phrase  » pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux »

    C’est une question que je me pose régulièrement dans mon métier de développeur (ayant connu de nombreux projets, entreprises et ratages). Je serais très intéressé de connaître votre analyse la dessus (articles ? conférences ? )

    Je pense que la question « pourquoi ça marche si mal et pourquoi l’histoire se répète » est extrêmement intéressante !

    1. De façon générale, il faut relativiser l’impression du « si mal », mais pas pour ce qui est « désublimation » ou « prolétarisation » dans le vocabulaire Stiegliérien.
      Il faut relativiser car il y a une « bête » structure de la pensée outillante occidentale, qui veut que quand ça marche, on se concentre sur la suite pour combiner quelque chose, sans se plaindre, et je dirais « automatiquement » (je pense à l’artisanat, par exemple), tandis que quand ça ne marche pas, on est obligé de prendre du recul, de remâcher tout ce qui est dans le passé qui a peut expliquer cela, et on rentre donc dans une spirale de pensée qui donne l’impression du « si mal ».
      C’est aussi parce qu’on a une forme « d’éducation à réussir », qui est peut être liée à l’asymétrie du langage : la somme des intrants qu’on a mis en moi « doit » (implication « logique ») faire que je produise le résultat escompté (trouver la killer app qui fera que mon patron me promouvra). C’est l’implication logique qui est engrammée, grammatisée, dans le langage asymétrique, qui vient nous porter à ruminer en cas d’échec.
      Dans une pensée symétrique, l’échec n’est qu’un passage par le rattachement à une autre figure du monde de la pensée, on n’a pas besoin de remacher. On peut en revanche quasi en mourir, par identification, suivant les pratiques magiques/vaudou, etc. Mais on n’a pas l’impression du « si mal », j’imagine qu’on se sent soit inclus dans la catégorie A du groupe, soit dans une catégorie B, C qui sont des purgatoires divers ou des enfers.
      C’est alors seulement par une chute plus collective que cela peut aller si mal, mais cela serait réel.
      Bref, je n’ai fait que divaguer sur des pistes. L’une est que « si mal » vient du langage. L’autre est que quand même l’état actuel de la société est une fin de civilisation, avec « prolétarisation » au sens des pertes de savoir-faire et de savoir-vivre. C’est ce malaise, peut être plus sourd, qui est amplifié par notre tendance à remacher le « si mal » plus que le « si bien ».

    2. » pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux »

      Confère lien de subordination, la pierre de touche du droit du travail.

    3. Loi de la Théorie Universelle : La théorie, c’est quand on sait tout mais que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne mais que personne ne sait pourquoi. L’informatique: rien ne fonctionne et personne ne sait pourquoi.

    4. Parce qu’on est ni des fourmis, ni des abeilles.

      Ça ne marche mal que pour ceux qui perdent – une statistique comme dirait l’autre.

      Pour répondre plus précisément, c’est parce qu’on prétend être « déjà » arrivé à l’Humanité (en étant humain) – alors qu’on n’est que des animaux prétentieux – ce qui nous dispense, croyons nous, de l’effort de transcender la bête.

      Ce que nous vivons n’est que la remise à niveau de notre prétention.
      C’est pas fini…

    5. Je serais moins pessimiste que vous, Grenzinger ; il est vrai que je n’ai que l’expérience du secteur public d’État, où j’ai assumé des fonctions de service public pendant plus de trente ans. Je ne sais ce qu’il en est du privé, mais j’ai assisté, dans le secteur public, à l’instauration des règles du “new management“ (en français dans le texte), j’ai pu en mesurer la sottise, le mépris du subordonné qu’elles impliquent, et chez le personnel subalterne, les trésors d’invention et de ressource pour continuer, cependant, à servir au mieux les intérêts du public. J’ai un peu le sentiment que là où le service public continue à fonctionner à peu près, c’est grâce au dévouement de ces fonctionnaires tant décriés qui se mettent en quatre pour continuer vaille que vaille à honorer le contrat qu’ils ont signé et qui ne cesse d’être défiguré par l’administration signataire.
      Cela dit, je crois qu’une limite est désormais atteinte dans la surexploitation de ces bonnes volontés : cf l’ONF, France Telecom (en voie de privatisation), etc.,

  6. Il semble que la bourse remonte grace aux sauveurs Merkel et Sarkozy ; le monde est sauvééééé , super, sauf ce ne sont encore que des artifices, des tours de passe passe pour retarder l’inexorable, ce n’est que du mercurochrome appliqué sur une gangrène purulente ; jusqu’à quand tous ceux qui nous gouvernent nous prennent pour des demeurés!!!!

      1. @ Fnur

        L’Inde, la Russie et le Brésil aussi. Les BRICs

        Je crois que le S de BRICS n’est pas le s du pluriel mais le S de South Africa . L’Afrique du Sud s’est ralliée au dernier sommet BRIC, , devenu BRICS .

  7. La géographie comme moteur de l’ Histoire ?
    Paris est sûrement un site particulier; très longue occupation historique.
    la densité humaine, c-a-d le centralisme ?
    Probable.
    Dans  » le fou et le prolétaire » Emmanuel Todd « explique » très bien l’instabilité
    de la classe moyenne des artisans, petits patrons à son compte, leur jalousie
    la concurrence du seul contre tous au plus haut… Activisme irrépressible.
    ( Le livre a été assassiné, décrié etc.. à sa sortie- Par ailleurs les « gens biens » n’en parlaient pas… )
    Galbraith, le père, a exprimé – in  » l’argent » , Folio histoire, Gallimard, 1976, je crois-, son admiration pour la classe moyenne française, indestructible. C’est rare.

    Pour une partie de l’opinion située à 750 km de Paris, pour qui Genève est un centre d’intérêt historique au moins équivalent , la violence de masse en moins,
    au territoire incorporé au territoire français depuis peu – et avec l’aide d’un trucage…-
    l’agitation parisienne semble vaine dans ses effets et d’une extraordinaire violence
    de masse. Riche sans doute, mais peu d’effets pratiques, et très favorable
    à la construction de légendes appréciées dans le monde entier.

    J’ai connu une jeune femme enceinte originaire du Kénya, totalement
    démunie, qui a suivi/subi une odyssée extraordinaire pour que son enfant
    naisse à Paris.
    Finalement, il est seulement né en France dans une famille d’accueil
    au coeur gros comme ça- Tout est bien qui finit bien. Quelle volonté et quel courage…
    et la force d’une légende : liberté, égalité, fraternité, offert au Monde par la lutte
    de nos anciens. De Gaulle avait vu juste: le pacte entre la Liberté du monde et la France…

  8. En parlant de Nova, vous auriez aimé Jean françois Bizot, mort en septembre 2007… Christine Lagarde déclarait alors au FT, et sans aucun rapport avec Nova, qu’elle préférait à de nouvelles lois, une régulation du système bancaire par lui-même….

  9. Symbolique pour vous en tous cas, oui!
    Si vous avez vu ces « signes » aujourd’hui, il est fort probable que vous vous rendiez compte demain ou d’ici peu, que votre hypothèse de « période pré-révolutionnaire » soit périmée.
    Il s’agira certainement d’autre chose…
    Quel est le message que j’essaye de faire passer?
    A toute époque, même quand il ne se passe rien, nous émettons des hypothèses pour garder une certaine cohérence cognitive*.
    La différence avec cette époque-ci en particulier, c’est qu’il faut constamment se préparer à remettre à jour nos hypothèses pour ne pas connaître la très inconfortable dissonance du même nom*.
    Peut-être que je me trompe.

  10. Bonjour Paul…

    Si tu t’intéresses à l’histoire du quartier Saint Antoine , très riche , Jean Diwo a écrit toute une fresque romanesque sympa et intéressante « les dames du faubourg » coll Folio …Ces dames étant au départ les abbesses de Saint Antoine des champs qui ont protégé et regroupé sur plusieurs générations les menuisiers puis ébénistes du faubourg …

    Ca démarre à Saint Louis et dépasse le 1er Empire….Donc certains événements de la révolution…

    Cdt.

    Bs.

  11. Charonne, la France d’en bas, celle que l’on a le droit de massacrer:

    Jean-Pierre Bernard, 30 ans, dessinateur
    Fanny Dewerpe, 31 ans, secrétaire
    Daniel Féry, 16 ans, apprenti
    Anne-Claude Godeau, 24 ans, employée
    Édouard Lemarchand, 41 ans, menuisier
    Suzanne Martorell, 36 ans, employée
    Hippolyte Pina, 58 ans, maçon
    Maurice Pochard 48 ans, employé métallurgiste
    Raymond Wintgens, 44 ans, typographe

    Tous syndiqués à la CGT. Communistes également, à l’exception de l’un d’entre eux.

    1. En bas de l’escalier du métro, ils se sont pris des grilles en fonte qui entourent les pieds d’arbres parisiens sur la tête, alors que la manifestation était terminée et se dispersait. Ai entendu chez « Là bas si j’y suis » qu’il fallait faire un exemple en cassant du communiste pour rassurer les américains à une époque où le parti communiste était encore très fort en France. De Gaulle lui même aurait donné son accord. Peut-être pas pour des morts, mais qui sait? Pour le cinquantenaire de cette horreur, le 8 février prochain, j’ai l’intention de passer au métro Charonne. Récemment j’ai dit « Charonne, février 1962 » comme une devinette à des jeunes communistes qui refaisaient le monde dans le RER, mais ça n’a pas fait tilt immédiatement. J’espère qu’ils ne sont plus en train de chercher…

    2. Ils ont aussi massacré Jaurès, lui qui n’était pas la France d’en-bas. De même Allende, promoteur du socialisme, a été massacré avec des dizaines de milliers de Chiliens.
      Ce qui nous sépare des assassins, ce n’est pas d’être au pouvoir ou pas, ce sont les idéaux que nous défendons. Les policiers assassins de Charonne sont autant coupables que ceux qui les commandaient.
      A une époque, la vraie gauche allemande avait adopté le slogan : « Soldaten sind Mörder » (Mörder = assassin). Je ne sais pas ce qu’on en pense aujourd’hui. Quel est le bilan de la « pacification » en Afghanistan ?
      Bientôt, c’est à Kaboul que nous irons en pèlerinage, faute de pouvoir le faire à Alger. Il y a des ‘Charonne’ dans beaucoup de pays … Et puis, il y a toutes ces villes de par le monde où ont agi nos ONG, comme ‘Médecins sans frontières’. A quand les circuits touristiques des lieux où l’on a vraiment aidé les gens, de Calcutta au Caire et en Afrique, et dans ma petite ville où réouvriront bientôt les « Restau du Coeur » ?

      1. nous sommes tous des assassins puisque nous laissons mourrir de faim des milliards de gens dans le monde depuis des decénies sans lever le petit doigts !
        Alors vos analyses et vos jugements à deux balles sur comment refaire l’histoire et qui sont les bons et les mauvais …pathétique !

  12. Nova excellente Radio, c’est à peu près la seule chose qui me manque depuis que j’ai quitté Paris.
    J’espère que le programme pourra être ecouté sur le web, je suis certain qu’il ont fait quelque chose de très bien.

    1. tu peux écouter nova sur le oueb ici :
      http://www.novaplanet.com/

      et ouais Nova…la grosse boule, wizman et et Baer…que du bonheur…c’est vrai aussi hommage à Bizot…j’étais abonnée à Actuel quand j’avais moins de 20 ans…et j’ai découvert ce que vous pouvez signifier la contre-culture…on y parlait d’un truc bizarre en 1991, l’autoroute de l’information ça s’appelait !

      La prochaine fois Paul, si tu passes par la rue de la Roquette, bois donc un verre à la fée verte !

  13. Des fois, j’imagine l’horreur d’un 68 avec Papon encore préfet de Paris où il était un an plus tôt et que de Gaulle avait cité à Grimaud(t?) en exemple à suivre….

  14. En plus de l’info de Boson j’aimerai indiquer que les 3 tomes de J. Divo sur la vie du faubourg saint antoine sont très intéressants les compagnons avec leur tour de france pour parfaire leurs connaissances du métier puis la réaction des artisants du quartier dans les moments critiques .
    Cordialement

    1. @ thomeret,un artisan n’est pas un participe present comme un fabriquant.C’est d’ailleur ce qui devait gener le chapelier isaac

    1. @ Zébu. C’est quand même étonnant le logo de cette banque avec cette association des couleurs rouge / noir / blanc. C’est bigrement lourd d’un point de vue symbolique.

      1. Insoluble société généreuse. 🙁
        Petits blancs en rouge et noir. Sens interdit, sens unique, sens sûr.
        Le jugement fera date.

  15. paris restera toujours paris, un phare du monde. elle n’a cependant pas le discret charme antique et médiéval des vieux quartiers lyonnais, à ne pas manquer non plus pour les amateurs d’histoire et d’architecture italique.

    1. Et Alexandrie restera toujours Alexandrie, le phare du monde, heu… non. Et Byzance restera toujours Byzance, la citadelle des théologiens chrétiens, heu… non. Et Moscou restera toujours Moscou, l’étoile polaire de la Révolution en marche, heu… non. Au fait, il y a combien d’ébénistes révolutionnaires dans le faubourg St-Antoine ?

  16. Les légendes ont la vie dure.

    Je viens de songer à La promesse de l’aube de Romain Gary, ceux qui connaissent comprendront ma pensée.

  17. Napoléon avait , je crois écrit , un texte flattant Robespierre . Il me semble aussi qu’il était lié au frère de l’incorruptible depuis le siège de Toulon en 1793 . Il a été mis aux arrêts après le 9 thermidor , mais a tout de suite retourné sa veste . On peut dire à sa décharge ( de mousqueterie) qu’il jouait sa tête ce jour là .

  18. Et un peu plus haut rue du Fb Saint Antoine, Alphonse Baudin député de Nantua meurt sur les barricades le 3 décembre 1851, assassiné par la troupe. Charles Delescluze, journaliste fondateur du journal le réveil se battra en vain pour que soit érigée une statue en mémoire d’Alphonse Baudin. Esprit d’indépendance et de courage d’un journaliste et celui d’un député que l’histoire a oublié. Esprit de résistance es tu là ? Le combat pour la statue continue !
    Toute l’histoire en détail :http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/150911/en-memoire-de-charles-delescluze-ii

  19. c’est toujours curieux comme on se retrouve dans un lieu quand on s’y laisse absorbé, à trouver ce qu’on ne cherchait pas, je préfère Paris depuis que je n’y habite plus.
    en Syrie on dit que Sarko prend des accents gaulliens d’ivresse qu’un peuple enfin l’accueille, De Gaule dans mes bras d’Orient, les images font vibrionner l’histoire, l’illusion d’une substance à superposer deux temps, une substance qui ouvre grandes les portes du casino: quel prix mettre pour être aimé ? le mensonge embellit grave…
    vite vite, Negue, Cesaria Evora
    http://www.youtube.com/watch?v=lzy-shoMzvQ

  20. « Le rôle de la conscience ». Cher Paul.

    Ne sommes nous pas cette pure conscience habillée d’illusion phénoménale ? En d’autres mots, ne sommes nous pas cette pure conscience qui habite une multitude de capteurs différents et qui contemple la création depuis tous ces points de vue singuliers ?

  21. On y croise aussi des visions du futur, comme des ruines d’idéaux qui écornent encore les murs :
    http://www.redbubble.com/people/nayko/art/6343373-my-old-country?c=2362-streets

    Très bonne nouvelle cette longue interview sur Nova, cela se fait tellement rare de laisser le temps aux idées de s’exprimer et de prendre leur élan, tellement engoncés que nous sommes dans l’info « minute » et le flux continu.

    Sinon, demain, c’est le « Parking day » dans toute la France: Objectif : se réapproprier l’espace public de manière joviale, artistique et militante. Perso, sur Lille, Picnic à 12h Place Rihour et ensuite k’aimerais bien organiser un lieu de discussion sur la crise, histoire d’informer les curieux. A la base, je comptais monter un comptoir à base de jus de carotte intitulé « la carotte du siècle », mais par manque de temps, je vais devoir improviser. Si des bonnes volontés passent dans le coin, vous êtes bienvenus messieurs,dames.
    http://www.parkingday.fr/

  22. attention au syndrome « MINUIT A PARIS », on pourrait perdre Paul ! au 12éme coup de minuit , le risque est fort qu’il s’evapore pour rejoindre nuitamment les quartiers animés du Paris d’antan …

  23. @ paul Jorion.

    Un billet comme on les aime.

    Le fil rouge entre de multiples choses, c’est votre point fort (si la vérité existe, elle doit être là quelque part sur ce fil), et votre point faible (la quête du fil rouge est impossible).

    A propos de vos prestations télé, une autre réflexion multi-facettes (à somme positive) : vous êtes un mauvais orateur, mais passionnant : l’effet de l’intelligence pure.

  24. Paris – Moscou – Vladivostok – Fukushima.

    Paris, ville de plaisirs, où les quatre cinquièmes des habitants meurent de chagrin. (N. de Chamfort)

    Москва, Москва ! Люблю тебя как сыи,
    Как русский – сильно, пламенно и нежно. (Лермонтов)
    Moscou, Moscou ! Je t’aime comme un fils,
    Comme un russe – avec force, passion et tendresse. (Lermontov)

    Fukushima
    Mon cœur mis à nu. (Hiroshima mon amour)

    Via Sakhaline.
    Tristesse, joie et colère dans une tête d’épingle.
    (Un paysan reste un paysan).

  25. J’étais aussi dans ce coin de Paris, ce WE.
    J’y ai vu mon frangin, deux heures en trois ans!
    Il venait de Port Allegre, ou pas loin de là, et retournait à New Delhi, ou pourquoi pas Gôa…
    Escale in Paris!

    J’avais trimballé une popote dans les rues de Paris, pour l’occase, comme il se doit à Paris.
    Il m’a expliqué comment les pays émergents en classe moyenne, se foutaient supérieurement de nos vieux pays…, mais n’étaient pas indifférent à leurs restaurants…
    Vous vous en doutez, leur restaurants restaurent pas grand chose!

    Mais aussi, il m’a indiqué que les loyers de New-Dehli atteignaient, en classe moyenne, ceux d’ici en moyennes banlieues, soit une multiplication par cinq, en quatre ans…
    L’étendue se resserre!

  26. J’étais à Paris la semaine dernière.
    Entre Louvre et Orsay, où j’ai fait monter les larmes de mon fils devant Claude Monet…

  27. … et aussi, depuis Bastille, en remontant la rue de la Roquette, à droite, l’ancienne prison de femmes, démolie, aujourd’hui des logements.
    Au bout de la rue, en face, LE Père-Pachaise , avec des tombes difficiles à trouver (abélard et héloïse) et des caveaux silencieux, squattés ou scellés par l’oubli.
    A droite, le Boulevard Ménilmontant.
    Puis, station Père-Lachaise en en remontant à droite l’avenue Gambetta bordée par un jardin public qui foisonne d’aventures ou de dangers pour tous les âges… avec satyres et statue de « grand-père/grand-mère » dont les genoux semblent tellement accueillants et le mur des « communards »…. sujet des regards étonnés des bambins puis de questions avec ou sans réponses… c’est selon.
    et l’odeur des buis et aucubas….
    je ne sais pas si les aucubas sentent…. mais leur proximité, dans le sous-bois de l’entrée principale leur a fait prendre, dans mon souvenir, le parfum des buis…qui, eux, évoquent les cimetières pour les berlinois….
    logique de fil rouge 😉 le Père-Lachaise, est juste derrière…

  28. Les luttes du passé ne sont pas vaines même si les armes tentent toujours, en dernier recours de faire taire les révoltes les plus légitimes.
    Le droit social est fait d’acquis, d’avancées et de recul parfois; Cette Justice n’est pas immanente mais correspond à des rapports de force que les exploités ont su parfois établir. La résignation que cherche à distiller les bourgeois donne peut-être des résultats quant à la soumlssion recherchée. Il n’empêche que cela vous explose parfois inpinément à la figure. Comme en Grande Bretagne il n’y a pas si longtemps..
    Pour terminer par un sourire, voici une petite devinette dont la réponse doit être connue par tous les vrais amoureux de la capitale française: d’où vient le nom de la rue du Pélican ?

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