PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE

Hier matin, je me suis rendu aux studios de radio Nova pour enregistrer une émission que vous aurez l’occasion d’entendre d’ici une dizaine de jours. Ça s’est bien passé : on avait du temps : une heure. Cela m’a permis de connecter beaucoup de choses dont je suis obligé d’habitude de parler séparément : la pêche en Afrique, la programmation, pourquoi ça marche si mal dans les entreprises – quelles qu’elles soient, le rôle de la conscience, le ratage à tous les niveaux : dans la finance, dans notre vie, dans le vivant en général… Plein de choses, mais pas dans le désordre : il y a un fil rouge qui relie tout ça. Vous aimerez, j’en suis sûr.

Je me suis rendu au studio en métro. Je suis descendu à la station Bastille. Tout un symbole ! J’ai pris la rue du Faubourg Saint-Antoine. Le quartier des artisans. Qui ont fait toutes les révolutions et qui n’y ont jamais gagné quoi que ce soit : massacrés en 1795, en 1832, en 1848. Les PME de l’époque, qui faisaient le gros des robespierristes. Vous le saviez que Bonaparte avait été emprisonné pour être robespierriste ? Puis j’ai obliqué à gauche, dans la rue de Charonne. La station de métro Charonne, le 8 février 1962 ; le Préfet Papon et les neuf morts.

Paris : l’histoire à chaque coin de rue !

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80 réflexions sur « PARIS : L’HISTOIRE À CHAQUE COIN DE RUE »

  1. Paris – Moscou – Vladivostok – Fukushima.

    Paris, ville de plaisirs, où les quatre cinquièmes des habitants meurent de chagrin. (N. de Chamfort)

    Москва, Москва ! Люблю тебя как сыи,
    Как русский – сильно, пламенно и нежно. (Лермонтов)
    Moscou, Moscou ! Je t’aime comme un fils,
    Comme un russe – avec force, passion et tendresse. (Lermontov)

    Fukushima
    Mon cœur mis à nu. (Hiroshima mon amour)

    Via Sakhaline.
    Tristesse, joie et colère dans une tête d’épingle.
    (Un paysan reste un paysan).

  2. J’étais aussi dans ce coin de Paris, ce WE.
    J’y ai vu mon frangin, deux heures en trois ans!
    Il venait de Port Allegre, ou pas loin de là, et retournait à New Delhi, ou pourquoi pas Gôa…
    Escale in Paris!

    J’avais trimballé une popote dans les rues de Paris, pour l’occase, comme il se doit à Paris.
    Il m’a expliqué comment les pays émergents en classe moyenne, se foutaient supérieurement de nos vieux pays…, mais n’étaient pas indifférent à leurs restaurants…
    Vous vous en doutez, leur restaurants restaurent pas grand chose!

    Mais aussi, il m’a indiqué que les loyers de New-Dehli atteignaient, en classe moyenne, ceux d’ici en moyennes banlieues, soit une multiplication par cinq, en quatre ans…
    L’étendue se resserre!

  3. J’étais à Paris la semaine dernière.
    Entre Louvre et Orsay, où j’ai fait monter les larmes de mon fils devant Claude Monet…

  4. … et aussi, depuis Bastille, en remontant la rue de la Roquette, à droite, l’ancienne prison de femmes, démolie, aujourd’hui des logements.
    Au bout de la rue, en face, LE Père-Pachaise , avec des tombes difficiles à trouver (abélard et héloïse) et des caveaux silencieux, squattés ou scellés par l’oubli.
    A droite, le Boulevard Ménilmontant.
    Puis, station Père-Lachaise en en remontant à droite l’avenue Gambetta bordée par un jardin public qui foisonne d’aventures ou de dangers pour tous les âges… avec satyres et statue de “grand-père/grand-mère” dont les genoux semblent tellement accueillants et le mur des “communards”…. sujet des regards étonnés des bambins puis de questions avec ou sans réponses… c’est selon.
    et l’odeur des buis et aucubas….
    je ne sais pas si les aucubas sentent…. mais leur proximité, dans le sous-bois de l’entrée principale leur a fait prendre, dans mon souvenir, le parfum des buis…qui, eux, évoquent les cimetières pour les berlinois….
    logique de fil rouge 😉 le Père-Lachaise, est juste derrière…

  5. Les luttes du passé ne sont pas vaines même si les armes tentent toujours, en dernier recours de faire taire les révoltes les plus légitimes.
    Le droit social est fait d’acquis, d’avancées et de recul parfois; Cette Justice n’est pas immanente mais correspond à des rapports de force que les exploités ont su parfois établir. La résignation que cherche à distiller les bourgeois donne peut-être des résultats quant à la soumlssion recherchée. Il n’empêche que cela vous explose parfois inpinément à la figure. Comme en Grande Bretagne il n’y a pas si longtemps..
    Pour terminer par un sourire, voici une petite devinette dont la réponse doit être connue par tous les vrais amoureux de la capitale française: d’où vient le nom de la rue du Pélican ?

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