Archives par mot-clé : Pierre Bourdieu

Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », par Serge Audier (I) Introduction

Le colloque Walter Lippmann : aux origines du « néo-libéralisme », préface de Serge Audier – Penser le « néo-libéralisme », éditions Le bord de l’eau, 2012. Madeleine Théodore nous propose un résumé en plusieurs parties de cette réflexion essentielle. Ouvert aux commentaires.

Introduction.

Le moment fondateur du « néo-libéralisme » est celui correspondant à la naissance de la Société du Mont-Pèlerin, en avril 1947. Un autre est la création en 1955 du Institute of Economic Affairs britannique, un think tank qui inspirera directement le programme économique de Margaret Thatcher. Cependant le Colloque Walter Lippmann aura posé les bases de ce qui allait devenir la Société du Mont-Pèlerin.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 FÉVRIER 2017 – Retranscription

Retranscription de Le temps qu’il fait le 10 février 2017. Merci à Marianne Oppitz !

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 février 2017 et, hier soir, avant de m’endormir, j’ai eu une pensée, je me suis dit « Tiens c’est curieux, quand même, il y a 9 ans que je fais ces vidéos, 52 fois par an, une fois par semaine et, heureusement je n’ai jamais été empêché de le faire par le fait d’être malade. » Continuer la lecture de LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 FÉVRIER 2017 – Retranscription

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 10 OCTOBRE 2014 (retranscription)

La retranscription de Le temps qu’il fait le 10 octobre 2014. Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 10 octobre 2014. Et si vous habitez Bruxelles, vous pouvez m’entendre ce soir discuter, débattre, avec Vincent Decroly. Ça se passera au Botanique, ce sera après la projection d’un film que je n’ai pas vu, d’Henri Storck, mais Henri Storck, c’est le grand documentariste belge des années 40, des années 50, et ça doit être très intéressant. Il a fait un film très caustique sur les débuts de l’Europe : de l’Europe unie, Marché Commun et compagnie. Ça doit être très amusant, alors venez, et après, on débattra, Decroly et moi, sur ce sujet-là.

Et demain et après-demain, vous me verrez aux Rendez-vous de l’histoire à Blois. Je parle samedi, c’est à 17h30. Là je parle tout seul du bouquin que nous avons fait, Bruno Colmant, Marc Lambrechts et moi, et qui s’appelle : « Penser l’économie autrement », et qui provoque un grand débat en Belgique en ce moment. Et le lendemain, je ferai partie d’une table-ronde avec entre autres Jacques Mistral, Jean-Marc Daniel, Nicolas Baverez, sur ce qui ressemble et ce qui ne ressemble pas, maintenant, à ce qui se passait en 1914 : bruits de bottes et compagnie, situation économique, financière etc. Et en fait, il s’agit de deux invitations indépendantes, il n’y avait pas de coordination, j’étais invité à faire un exposé en solo demain, et j’ai été invité à participer à cette table-ronde, et les gens qui m’invitaient, eh bien, se sont rendus compte par la suite qu’il y avait deux invitations, voilà.

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Le temps qu’il fait le 10 octobre 2014

Sur DailyMotion, c’est ici.

L’appel au boycott des Rendez-vous de l’histoire de Blois par Edouard Louis et Geoffroy de Lagasnerie en raison de l’exposé de Marcel Gauchet sur les rebelles.

Mes propres interventions à Blois

Geneviève Delbos et Paul Jorion, La transmission des savoirs (1984)

Pierre Bourdieu

Michel Foucault, Georges Canguilhem, Louis Althusser

Michel Foucault, Naissance de la clinique : une archéologie du regard médical (1963)

Steve Keen

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LA BOUCLE RÉTROACTIVE DU TEMPS, par Nadir (Nadj Popi)

Billet invité

Je voudrais souligner la sagacité de l’analyse que Bernard Stiegler livre au journal L’Humanité datée du 26 avril dans laquelle il lit Marx en termes de causalité inverse. Je souscris pleinement à son propos en utilisant le système théorique d’Alfred Schütz qu’il est important de mobiliser pour comprendre la causalité circulaire de la dialectique matérialiste de Marx : sa logique extractive et déformatrice en forme de boucle.

Alfred Schütz (1899-1959) est un sociologue phénoménologue autrichien (qui a influencé des sociologues américains comme Goffman ou encore Garfinkel) qui, avec la publication de son opus magnum de 1932 : « The phenomenology of the social world » a tranché le conflit des méthodes entre les idéalistes et les historicistes qui a resurgi dans les années 1930 avec la critique de l’empirisme historiciste wébérien formulée par Von Mises défenseur de la position idéaliste (apriorisme).

Alfred Schütz trancha le débat en proposant, grâce à un appareillage théorique composé du processus de Constitution emprunté à Husserl et de la conception rétroactive du temps de Bergson, une véritable théorie de la dialectique matérialiste hégélienne et donc marxienne mais beaucoup plus précise que celle de Hegel et de Marx en cela qu’il introduit la temporalité rétroactive de Bergson qui confère à cette dialectique matérialiste le caractère de boucle soustractive.

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COMMENT EXPLIQUER LE COMPORTEMENT SUICIDAIRE DU MONDE DE LA FINANCE ?, par Nadj Popi

Billet invité.

Paul, je souscris pleinement à l’analyse claire, concise et circonstanciée que vous nous livriez dans votre article du Monde daté du mardi 8 octobre dernier intitulé Le comportement suicidaire de la finance, dans lequel vous exposiez à propos des civilisations, la thèse fondamentale de « l’incapacité de leurs élites et de leurs gouvernements à se représenter clairement le processus d’effondrement en cours ».

De facto, le processus que vous dépeignez a été théorisé en sciences sociales (sociologie et économie), tout comme en sciences physiques, par le concept d’hystérèse, dont on peut dire en substance qu’il décrit la persistance d’un comportement, d’une attitude, qui caractérisait un environnement, un monde, un horizon, un univers particulier, comme cadre de représentation alors que précisément nous avons changé, à la suite d’un choc exogène ou d’une crise (rupture du cadre de représentation), de monde, d’univers, d’horizon et de cadre de représentation.

Autrement dit l’hystérèse théorise prosaïquement l’idée de la persistance d’un effet dont la cause a en réalité disparu.

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