Étiquette : plafond de la dette

  • UNE CONVERSATION AUJOURD’HUI AVEC JOHN DUNN

    Je m’étais promis de renouer dès que possible la conversation entamée avec John Dunn en mai de cette année. Nous avons passé plusieurs heures ce matin dans la suite mise à sa disposition depuis 1970 dans le Gibbs building qui clôt la grande cour intérieure de King’s College à Cambridge. Il mettait un point final, au moment où je suis arrivé, à son « tutoring » de deux étudiants : il continue en effet, bien au-delà de l’éméritat, d’assumer le rôle de répétiteur pour les étudiants du collège. Nous avons parlé de sa vie quotidienne et il est dommage qu’aujourd’hui, aussi vieux que nous ayons la chance de vivre, des questions que j’appellerai pour la facilité, « de notes de gaz », s’évertuent à nous persécuter.… Lire la suite…

  • ÉTATS-UNIS : UN RÉPIT DE QUELQUES DE MOIS

    L’administration américaine est rouverte jusqu’au 15 janvier, et la question du plafond de la dette suspendue jusqu’au 7 février.

    Aucune des questions de fond posées n’ayant été résolue, il ne s’agit que d’un simple répit.

    Avec chaque jour qui passait, l’opinion publique blâmait toujours davantage le parti républicain de l’impasse sur la question de la fermeture de l’administration, le « shutdown », et surtout, de la menace qui planait d’un défaut du pays sur sa dette.

    Le tournant dans la crise fut certainement la déclaration de la US Chamber of Commerce se désolidarisant de l’attitude jusqu’au-boutiste des libertariens du Tea Party.… Lire la suite…

  • ET CHACUN VAQUAIT TRANQUILLEMENT À SES OCCUPATIONS

    Nous sommes souvent consternés d’apprendre, à la lecture des livres d’histoire, qu’alors que des mondes s’écroulaient, « chacun vaquait tranquillement à ses occupations ». Nous sommes à l’heure où j’écris à moins de 48 heures d’un éventuel défaut des États-Unis sur leur dette et si la nouvelle fait la une de la plupart des journaux, elle ne fait qu’exceptionnellement les gros titres.

    On me dit parfois : « Vous annonciez la crise des subprimes et personne n’y prêtait attention, comment cela est-il possible ? » La réponse est là aujourd’hui : le sentiment toujours communément partagé qu’« Il y a sûrement quelqu’un, quelque part, qui fera en sorte que cela n’arrive pas ».… Lire la suite…

  • CRISE DE LA DETTE AUX ÉTATS-UNIS : LA CHINE ANNONCE LA FIN D’UN MONDE

    Vous avez dû noter avec quel empressement les commentateurs (*) s’étaient réjouis de la reprise des négociations entre démocrates et républicains : pour eux le spectre du défaut de la dette américaine s’évanouissait, ne laissant plus qu’un mauvais souvenir. C’était ignorer la polarisation de plus en plus marquée de la vie politique américaine, dont j’ai fait le compte-rendu ici au fil des années, et qui a conduit à la nouvelle impasse entérinée aujourd’hui dimanche.

    La Chine n’imagine apparemment pas que les quatre jours restants suffiront à éviter le défaut, ni ne parviendront à renverser le « shutdown » : la fermeture des administrations américaines, puisque par le biais de l’agence officielle Chine Nouvelle, elle adresse aux États-Unis des reproches véhéments :

    Alors que les hommes politiques américains [échouent à] trouver un accord viable pour refaire fonctionner normalement les institutions politiques dont ils sont si fiers, c’est peut-être le bon moment pour une planète abasourdie de commencer à envisager la construction d’un monde désaméricanisé.

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  • MONSIEUR OBAMA, RÉVEILLEZ-VOUS : VOTRE PAYS FOUT LE CAMP !

    M. Obama s’apprête à annoncer que le candidat de son choix au poste de gouverneur de la Federal Reserve, la banque centrale américaine, est Mme Janet Yellen, qui sera le successeur à ce poste de Ben Bernanke, non renouvelé.

    Mais non M. Obama : le candidat de votre choix, c’était Larry Summers, l’homme qui pensait, quand il dirigeait l’université de Harvard, que s’il y a moins de femmes que d’hommes dans les carrières scientifiques, c’est en raison d’un problème lié à leur cerveau, l’homme qui préconisait, quand il était économiste en chef de la Banque Mondiale, de polluer de préférence les pays sous-développés parce que les frais de santé y sont moins élevés.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : UN TRÈS GROS VILAIN DÉFAUT, par François Leclerc

    Billet invité

    Un défaut sur la dette américaine ? Vous n’y pensez pas ! Il reste cependant treize jours pour que le Congrès décide d’élever le plafond de la dette des États-Unis, faute de quoi ils devraient se trouver en situation de cessation de paiement. À moins que de petites réserves – dont l’existence est niée par le secrétaire d’état au Trésor – ne permettent de faire durer un tout petit peu le plaisir.

    Les déclarations alarmistes pleuvent de partout, exprimant une inquiétude montante au fur et à mesure que l’échéance se rapproche, chacun ne pouvant s’empêcher de penser qu’un accord de dernière minute interviendra, quand la tension sera au paroxysme et l’obstacle devant le nez.… Lire la suite…

  • L’actualité de demain : PLUS ÇA CHANGE, PLUS C’EST LA MÊME CHOSE ! par François Leclerc

    Billet invité.

    Le répit gagné par le mini-deal passé entre les républicains et les démocrates dans la nuit du 31 décembre aura été de courte durée. Mitch McConnel, chef des sénateurs républicains, a déjà repris l’offensive. « Si le président ne nous conduit pas vers la réduction de cette addiction à des dépenses massives dont nous souffrons, alors nous devrons utiliser tous les moyens à notre disposition », y compris de voter contre le relèvement du plafond de la dette a-t-il laissé entendre. Anticipant cette réaction, ou la provoquant, Barack Obama avait précédemment déclaré qu’il n’accepterait pas de lier ce déplafonnement aux négociations sur la réduction du déficit, parlant à ce sujet de « jeu dangereux ».… Lire la suite…