Archives par mot-clé : Police

Le coup d’État de Donald Trump, le 21 janvier 2021 – Retranscription

Retranscription de Le coup d’État de Donald Trump, le 21 janvier 2021.

Bonjour, nous sommes le jeudi 21 janvier 2021 et je crois que je vais appeler ça : « Les États-Unis ont la gueule de bois » [Le billet s’appellera en réalité : « Le coup d’État de Donald Trump »]. 

Ni hier, ni les jours précédents, à partir du 17, il n’y a eu le soulèvement populaire qu’espérait M. Trump. Il y a même eu une passation des pouvoirs sans incident. On montre la photo d’un manifestant isolé devant je crois que c’est le Capitole du Michigan : il y a un bonhomme avec sa pancarte « Trump 2020 ». 

Pourquoi ? Comment est-ce possible avec ce qu’on avait vu le 6 janvier, la prise du Capitole par une foule de 6 000 à 8 000 personnes avec une résistance relativement modeste du côté du service d’ordre qui devait empêcher ce qu’on a pourtant vu. Une annonce d’insurrection au niveau local dans les 50 états et la menace, d’une « disruption » à proprement parler de l’inauguration hier ? Et il ne s’est rien passé… 

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La police est désarmée ! par Jean-Baptiste Auxiètre

En avalisant une demande de protection des policiers pour eux-mêmes, et en adoptant sans plus la solution proposée par eux qui est de masquer la réalité physique par un floutage, le gouvernement et le parlement nont pas joué leur rôle qui aurait du être de réflexion dans la formulation d’une loi, ouvrant par ailleurs une boite de Pandore en faisant du travestissement, voire même de la négation de la réalité le nouveau fondement de la loi, autorisant de fait la production de Fake News de par la loi.

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Contre-manif à République, par Pierre-Yves Dambrine

Billet invité.

Mercredi 18 mai des policiers affiliés au syndicat Alliance étaient place de la République pour dénoncer la « haine anti-flics », ce qui a donné lieu à une contre-manifestation. Il me semble indispensable de revenir sur cet événement, car certains éléments n’ont pas retenu l’attention qu’ils méritaient pour comprendre ce qui se jouait sur cette place, notamment sur la question essentielle de l’égalité.

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Darius massacré, ou la désaffection des citoyens par l’État, par Jeanne Favret-Saada

Billet invité.

À mesure que les jours passent, le massacre du jeune Darius, le 13 juin dernier, prend sa vraie place, au cœur de nos impasses judiciaires, civiques, politiques, et morales. Selon toutes probabilités, un groupe d’hommes vivant dans un quartier pauvrissime s’est attaqué à cet enfant, plus pauvre encore et cambrioleur avéré, et l’a quasiment tué. La police a joué un rôle, non précisé mais probable, dans la prévention de cet acte. Depuis, la justice et la police alternent les communications en langue de bois ou en excuses (nous ne savons rien parce que les gens se taisent).

Du coup, “nous, les citoyens”, sommes incapables d’arrêter un jugement sur des faits que nous connaissons mal. Certes, nous condamnons les milices, et les meurtres (ainsi, d’ailleurs, que le vol), mais notre ignorance de la situation nous empêche de penser la situation nouvelle des citoyens dans une société d’où les institutions se retirent peu à peu. Car nous n’obtiendrons pas de la police et de la justice qu’elles déclarent tout de go : “Eh bien oui, il y a des quartiers dans lesquels nous n’assurons plus le droit.”

Or les questions que soulève le massacre de Darius ne concernent pas seulement les quartiers les plus déshérités : le retrait des institutions de police et de justice affecte depuis longtemps nos propres quartiers. Essayez donc d’appeler la police la nuit où vous entendez qu’une bande fait intrusion dans votre immeuble ; ou, ensuite, d’aller porter plainte car la serrure a été cassée, des objets ont été salis ou détruits… Chacun aurait mille anecdotes à rapporter sur ces situations quotidiennes où la carence des institutions est évidente, mais personne n’en tire de conséquences par crainte d’éveiller l’attention du FN.

Quand toutes les institutions de l’État font défaut – police, justice, médecine, école, etc. -, bien qu’à des degrés divers ; quand on sait que cette situation va, de façon inévitable, s’aggraver, il est urgent d’explorer à nouveaux frais l’organisation des liens sociaux.

Avec, et sans l’État.

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L’actualité de la crise : “LA POLICE, AVEC NOUS !” par François Leclerc

Billet invité.

Ce n’est pas la première fois, mais ce sont cette fois-ci 5.000 policiers qui viennent de manifester dans le centre de Madrid, à l’appel de leur syndicat. « Citoyens, nous vous demandons pardon de ne pas arrêter les vrais responsables de cette crise : les banquiers et les politiques », proclamait une banderole.

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