Archives par mot-clé : produits financiers toxiques

L’actualité de la crise: la machine à faire des bulles, par François Leclerc

Billet invité.

LA MACHINE A FAIRE DES BULLES

Les ministres des finances du G20 se réunissent en Ecosse ce soir et demain, l’occasion de faire un nouveau point de la situation, pour eux comme pour nous ! En lever de rideau de la conférence, les commentaires vont bon train dans la presse à propos du climat particulièrement rude et pluvieux du lieu, présenté comme symbole d’importantes divergences présumées entre les participants, à défaut de pouvoir rendre compte de celles-ci.

Alistair Darling, Chancelier de l’Echiquier Britannique et hôte de la réunion, a pourtant donné une forte indication à ce propos, lançant en préalable à celle-ci un avertissement, à l’occasion d’une intervention sur TV Bloomberg. Il a estimé qu’il était nécessaire pour le G20 de disposer d’un moyen (non identifié par ses soins) pour lutter contre les bulles formées par l’augmentation du prix des actifs, avant qu’il ne soit trop tard et alors que l’économie récupère : « Nous ne devons pas nous retrouver dans une situation où la pression monte, puis devient de plus en plus forte, pour se conclure avec des conséquences catastrophiques ». Alors que les ministres s’apprêtaient à vainement discuter de la manière dont ils pourraient s’y prendre pour diminuer les efforts publics (et les déficits), Alistair Darling leur a rappelé qu’une autre question méritait tout autant leur attention, elle aussi sans solution immédiate.

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Pires que des sangsues, par Jean-Pierre

Billet invité.

PIRE QUE DES SANGSUES

La politique monétaire pratiquée par le monde occidental depuis l’amorce de la crise bancaire en 2007 ne mène à rien. À peu près tout le monde sur ce blog l’admet. Les interventions de Paul Jorion et de François Leclerc sur ce sujet nous le démontrent. Les esquisses de solutions proposées sont souvent pleines de bon sens et généralement faciles à instaurer. À se demander pourquoi personne parmi les responsables ne s’y attèle.

S’il ne fait aucun doute que de nouvelles bulles spéculatives sont en gestation actuellement, alimentées par l’argent facile et abondant distribué par les banques centrales occidentales, il y a un danger bien plus grand qui pointe lentement à l’horizon. Car s’il est vrai que rien de ce qui a été entrepris jusqu’à présent ne résout la crise et ne consolide le système bancaire, force est de constater que ce système s’en accommode parfaitement, voire le préconise. Il y trouve, en effet, tout bénéfice. Considérons quelques faits.

Dès l’avènement de la crise en juillet 2007, les banques centrales ont rapidement compris l’ampleur du désastre et ont ouvert leurs divers robinets de liquidités. La plupart d’entre elles, pour ne pas dire toutes les banques centrales, avaient parfaitement conscience du danger. Depuis plusieurs années, peut-être même avant la publication du livre prémonitoire de Jorion, la BRI, la Banque des Règlements Internationaux, s’alarmait de la propension incontrôlée du crédit et des produits dérivés dans le monde (occidental). Elle a récemment réitéré ses craintes après avoir constaté que le volume des produits dérivés négociés de gré à gré était de nouveau en progression, alors que les contrats antérieurs posent encore toujours problème. Il est donc évident que la crise n’a dû surprendre personne en haut lieu.

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Récupéré ! La vache et la finance folles, par Jean Fosseprez (4/9/09)

Billet invité.

LA VACHE ET LA FINANCE FOLLES

Vétérinaire de mon état, néo-urbain depuis 2 ans, j’ai exercé pendant 15 ans en milieu rural. Durant cette période, j’ai été confronté de très près à la trop fameuse crise dite de la vache folle. Pour tout dire, j’ai été le bras armé d’une législation incohérente qui me conduisit à euthanasier – par injection létale – un troupeau de 70 vaches même pas folles. C’est, entre autre, cette pathétique corrida qui m’a amené à être exhaustif sur le sujet. Par contre, mes connaissances en économie sont beaucoup plus lacunaires. Je ne sais donc si c’est une ânerie ou une lapalissade, mais il me semble que la crise actuelle ressemble d’avantage à une crise sanitaire type vache folle qu’à une crise économique classique. Nous verrons que si cette intuition de profane est correcte, ça peut expliquer pourquoi on est loin d’être sorti du pétrin.

Ce qu’on peut dire d’emblée, c’est qu’avec la vache folle la (dé)raison économique l’a emporté sur la raison sanitaire. Le même processus morbide est à l’œuvre dans la crise actuelle, sauf qu’il s’exprime à un niveau supérieur : c’est la (dé)raison financière qui s’essuie les pieds sur la raison économique.

La Vache Folle, une histoire de la déraison économique.

Au risque de surprendre, je dirais que la crise de la VF trouve son origine dans les accords de Bretton Woods en 1944. En effet, les USA, non contents de se tailler la part du lion dans le système financier mondial, vont aussi s’octroyer un quasi monopole de la culture du soja. Je signale qu’en matière d’alimentation animale le soja est la source de protéines de référence. C’est ainsi que les européens n’auront de cesse de se défaire de cette dépendance phyto-protéique. Leur stratégie en la matière tiendra hélas le plus souvent du système D. Système au sein duquel les – très controversées – farines animales, du fait de leur évidente valeur protidique, trouveront toute leur place.

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Elizabeth Warren et le pétrin dans lequel on est

Parfois, il faut bien le dire, je me sens un peu seul… malgré votre présence à tous, dont je vous remercie. Je synthétise ce que je trouve comme information et je vous le communique. Aucune université n’a besoin de mes services, aucune compagnie ni aucun think-tank non plus, je n’ai pas d’autre titre que « blogueur » et auteur.

Alors cela me fait très plaisir de découvrir que quelqu’un ayant l’autorité de parler avec un grand drapeau derrière elle, Mme Elizabeth Warren, la présidente du TARP Congressional Oversight Panel, dit exactement la même chose que moi.

C’est en anglais bien sûr. Désolé pour ceux d’entre vous qui me maîtrisent pas cette langue, nous trouverons peut-être un moyen de traduire cela.

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