Archives par mot-clé : progrès

LE TEMPS QU’IL FAIT LE 9 AOÛT 2013 : LE SENS DE LA VIE

Voilà, aujourd’hui, vous n’y coupez pas : le sens de la vie.

Sur YouTube, c’est ici.

Blog de PJ – Le processus « culturel » de reproduction / sélection « naturelle », par Jean-Baptiste Auxiètre et PJ, le 7 août 2013

Jacques Lacan : La mort

François Cavanna : Stop-crève (1976)

La nuit du 4 août 1789 : Noailles et Aiguillon, les interventions des autres, le commentaire d’Annie Le Brun.

Aujourd’hui sur les écrans (?) : Elysium

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 20 JUIN 2013

Sur YouTube, c’est ici.

Le nombre de billets sur le blog reflète une accélération dans la réflexion
Roger Martin du Gard
L’invention du progrès
Le transhumanisme
La mémoire par l’écriture : une conscience « extérieure »
Annie Le Brun, Soudain un bloc d’abîme, Sade (1986)
L’athéisme « religieux »
La Révolution sociale (1800 – 1850)
Rousseau, Voltaire, les Encyclopédistes… n’ont pas offert de solutions clé en main
« Nous sommes les 1% »
« Abolissons nos privilèges »
Les déclarations de Pierre Condamin-Gerbier
Redonner du sens pour avoir envie d’arrêter la machine folle

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LA MACHINE À FABRIQUER LE CONSENTEMENT EST EN PANNE, par Michel Leis

Billet invité. Réponse à L’ÉTAT SE MEURT, L’ÉTAT EST MORT de Bertrand Rouziès-Leonardi.

Et si ce qui était en jeu n’était pas une incapacité généralisée à fabriquer le consentement ? Cet épuisement serait tel qu’il entrainerait un peu partout la remise en cause des institutions. Le pain et les jeux et la consommation d’un côté, l’accrochage à des normes sociales ancrées dans un dogme de l’autre (religieux ou politique), rien n’y fait, l’individu n’y trouve pas son compte. C’est peut-être le seul point commun de tous ces mouvements qui traversent un peu partout la planète. En Occident, la spécificité de la norme de progrès était d’avoir remplacée une dimension qui se voulait intemporelle (le pouvoir absolu et la religion) par une dimension future qui portait l’espoir de beaux lendemains. La dimension temporelle a changé à la fin des Trente glorieuses avec une dimension plus immédiate, celle de la consommation. Mais cette dimension tourne à vide, elle est remise en cause par la crise et ne reste plus que le vide et la peur. La dimension locale est peut-être la seule à porter encore une dimension d’appartenance, d’où le succès apparent des mouvements régionalistes comme des initiatives locales ou les stratégies des villes évoquées dans votre billet. La proximité permet de mobiliser les citoyens. Dans cette analyse, le vote blanc ne fait que refléter le vide, mais peut-on survivre dans le vide ? Dans d’autres régions du monde, c’est la volonté du pouvoir d’ancrer le consentement dans une dimension intemporelle fondée sur un dogme qui pose question. On n’impose pas une norme sociale, mais en même temps, des situations disparates permettent encore à des logiques traditionnelles de s’imposer. Pour combien de temps encore ? Une norme sociale ne se décrète pas, elle finit par s’imposer. Il est urgent de tracer une voie, histoire de redonner une dimension temporelle et collective aux aspirations individuelles, sauf à se perdre dans le vide.

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INTERFÉRENCES, par Michel Leis

Billet invité.

Les mouvements qui agitent le Monde musulman plongent les pays occidentaux dans une grande perplexité, leur position ambiguë dans le conflit syrien n’est que l’un des indices de cet embarras. Pourtant, l’interventionnisme à géométrie variable depuis plusieurs décennies demeure la règle et pose une fois de plus la question compliquée des rapports qu’entretiennent Occident et Monde musulman.

L’idée qui prédomine, c’est celle d’une confrontation déjà ancienne. Au milieu du 8e Siècle se joue en moins de 20 ans et en deux batailles une partie du destin du monde dont les effets sont encore perceptibles aujourd’hui. En 732, un siècle exactement après la mort du Prophète, les armées arabes sont défaites aux environs de Poitiers, marquant la fin de l’expansion vers l’Ouest et le Nord. En 751, à la bataille de Talas [i] s’arrête le chemin vers l’Est du Monde musulman malgré une victoire sans appel des armées arabes sur les armées chinoises. La rapidité de l’expansion initiale illustre la vigueur de la nouvelle foi et son prosélytisme, elle s’appuie sur le sabre, mais aussi sur un réseau de marchands arabes préexistant à cette expansion tout autour de la Méditerranée et le long de la Route de la Soie. La Reconquista, les Croisades et l’expansion turque changent les frontières jusqu’à la bataille de Vienne en 1683 qui fige un temps les contours de ces deux mondes, avant que le déclin de l’Empire ottoman, la décolonisation et l’effondrement de l’Empire soviétique ne mette à nouveau les frontières en mouvement. On aurait tort pourtant de voir dans cette longue période deux mondes unis en confrontation directe. Ces deux mondes sont traversés par des rivalités internes entre États et des schismes religieux (Catholicisme / Protestantisme ou Sunnisme / Chiisme) à l’origine de conflits toujours d’actualité.

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QUE VEUT L’HOMME MODERNE ?, par Michel Leis

Billet invité.

Que veut l’homme moderne ? Cette formulation un peu désuète qui fleure bon les années 60 et 70 pose à mon sens la question de la corrélation entre le discours politique et la norme sociale dominante.

Il me semble que le progrès a été la norme sociale dominante du long XIXe et du court XXe siècle. Deux visions du progrès concurrentes s’opposent, l’une fondée sur les mérites de l’individu et l’autre fondée sur un État qui organise et planifie le partage des richesses. Progrès économique d’un côté, progrès social de l’autre, l’un étant la porte d’accès à l’autre suivant le point de vue auquel on se place. En donnant une dimension temporelle (le futur) à l’amélioration des conditions de vie de chacun, la norme de progrès canalise les attentes des individus. À partir de la seconde moitié du XIXe, des partis puissants vont porter ces aspirations et donner un sens et un contenu au débat public (l’essence même de la démocratie ?), même si l’accès au pouvoir par les urnes n’est pas toujours au programme. L’adhésion des masses aux grands errements collectifs de « l’Âge des extrêmes » n’est qu’un dévoiement de ces deux visions antagonistes, née de la crise de l’entre-deux-guerres et des frustrations nées d’une sortie de conflit mal maîtrisé.

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