Archives par mot-clé : rémunérations

Le chapitre 10 de Le deuxième âge de la machine de Brynjolfsson et McAfee

Madeleine Théodore nous propose le résumé de plusieurs chapitres du livre d’Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, Le deuxième âge de la machine. Travail et prospérité à l’heure de la révolution technologique [2014] Paris : Odile Jacob 2015.
Ouvert aux commentaires.

  Chapitre 10. Les grands gagnants : stars et superstars.

Le changement technique en faveur du travail qualifié a augmenté la demande relative de travailleurs ayant reçu une instruction supérieure et réduit celle des travailleurs moins instruits. En outre, les changements technologiques en faveur du capital ont accru les profits des propriétaires de capital et réduit la part des revenus allant au travail. Continuer la lecture de Le chapitre 10 de Le deuxième âge de la machine de Brynjolfsson et McAfee

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L’actualité de demain : ON NE POUVAIT MOINS DIRE, MAIS ON POURRAIT MOINS FAIRE ! par François Leclerc

Billet invité.

Infligeant au gouvernement suisse un sévère camouflet, car il s’était opposé à la mesure, une majorité à l’ampleur sans précédent (67,9%) a interdit les parachutes dorés, un détail soigneusement passé sous silence par la Commission et les gouvernements européens qui rivalisent aujourd’hui de déclarations. Bruxelles salue « un vote important », Berlin juge « intéressant » son résultat et Paris que c’est « une excellente expérience démocratique » dont « il faut s’inspirer ». On ne pouvait moins dire, mais on pourrait moins faire ! Le bal des hypocrites aurait-il débuté ?

Le gouvernement suisse a un an pour appliquer la décision populaire en promulguant une loi dont il serait regrettable qu’il essaye d’en restreindre la portée en s’abritant derrière la technicité du sujet. La Commission a de son côté rappelé qu’elle entendait prendre des dispositions d’ici la fin de l’année pour imposer que les actionnaires votent « la politique de rémunération », mesure dont il serait excessif de la présenter comme « une idée similaire » à celle qui a été adoptée en Suisse. Steffen Siebert, le porte-parole du gouvernement allemand, a ajouté de son côté qu’il allait falloir « examiner vraiment à la loupe » le vote suisse, ce qui donne sans doute une idée de l’état d’esprit dans lequel le travail de la Commission va se dérouler !

 

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GROS TEMPS EN ALTITUDE !

J’évoquais vendredi dans ma vidéo consacrée au « frémissement » (l’inverse des « pousses vertes » censées signaler en 2009, la bonne santé revenue du capitalisme), l’initiative Minder en Suisse, visant au plafonnement des « rémunérations abusives » et je citais le chiffre des instituts de sondage annonçant que 57 % des Suisses entendaient voter en faveur de cette proposition. Eh bien, ce ne sont pas 57 % des Suisses mais, aux dernières nouvelles, 68 % d’entre eux qui ont approuvé l’initiative : une majorité franche et massive comme on les aime.

Confirmant la nouvelle tendance en matière de politique, à savoir que c’est le dernier carré des amis du capitalisme financier qui creuse involontairement sa tombe avec un bel enthousiasme, ce sont bien entendu les adversaires de la proposition qui, avec le bonus « secret » de 72 millions de francs suisses attribués à M. Vasella, patron démissionnaire de la firme pharmaceutique Novartis, ont convaincu un plus grand nombre d’électeurs de voter pour la proposition de Thomas Minder.

Avec Beppe Grillo en Italie il y a une semaine, et la « votation » suisse aujourd’hui, le gros temps se confirme en altitude. Sera-t-il dit un jour que c’est véritablement en Suisse que s’est amorcé le Grand Tournant ? C’est tout le bonheur que je souhaite à cette fière nation.

P.S. : On m’a accusé l’autre jour de vouloir « coloniser la Suisse » par mes interventions intempestives à la radio et à la télévision. Si ce que j’ai dit a pu convaincre l’un ou l’autre électeur ou électrice suisse de voter en faveur de l’initiative Minder, j’affirme ici sans crainte que j’en serais extrêmement satisfait !

 

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Chaire « Stewardship of Finance », conférence de Luc Coene, Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, le 24 octobre

Dans la conférence qu’il a donnée hier dans le cadre de la chaire, Luc Coene a passé en revue un certain nombre de problèmes auxquels il faut remédier si l’on veut améliorer le climat du monde financier.

Un point sur lequel il a particulièrement insisté, ce sont les incitations négatives qui découlent de la politique actuelle de rémunération dans le milieu de la finance, où toute mesure à été perdue. Il est revenu sur le sujet à plusieurs reprises, insistant sur le fait que rien ne pourra être résolu durablement en finance tant que les choses n’auront pas changé sur ce plan. Il a tenu à souligner que la situation ne s’était dramatiquement détériorée qu’avec la dérégulation dont le début date des années 1970.

Autre point sur lequel le gouverneur de la BNB a attiré l’attention, en lui imputant une responsabilité dans la crise actuelle : le fait que les règles de prudence imposées aux établissements financiers individuellement ne s’accompagnaient pas de règles macro-prudentielles, faisant qu’aucune vue d’ensemble du secteur ne se dégage aux yeux des régulateurs.

La soirée était présidée par Michel Flamée et moi-même. Celui-ci a tenu à rappeler que dans le cadre de l’unification bancaire européenne qui s’amorce, les banques centrales européennes auront des responsabilités accrues. J’ai rappelé moi-même dans ma présentation du conférencier, le rôle des banques centrales dans l’ordre monétaire international, et j’ai appelé dans ma conclusion à ce que l’on se repenche sans tarder sur le projet de chambre de compensation multilatérale internationale proposé par Keynes à Bretton Woods en 1944, en vue d’une pacification des relations économiques entre États, pour lui offrir une seconde chance.

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