Archives par mot-clé : robotisation

La voiture automobile. Bien vu mais… (I), par Michel Leis

Billet invité. À propos de La voiture automobile, par Jacques Seignan.

Bien vu, mais… il y a quelques questions connexes intéressantes :

Primo, il faut trouver un modèle industriel pour produire des voitures durables et écologiques en petites séries, sûrement sur le modèle aéronautique, une transition intéressante, mais dont je doute qu’elle s’opère naturellement.

Deuxièmement, la chaîne de valeur automobile prise dans son ensemble, de la production à la distribution et la réparation est l’un des gros employeurs mondiaux (30 millions d’emplois dans le monde à la louche entre emplois directs et indirects, estimation basse).

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LE GRAPHISTE HUMAIN BOUGE ENCORE, par G L et Grégory Maklès

Billet invité. À propos de Remplacer les cons par des machines

G L :

Grégory, des machines équivalentes à celle montrée dans la vidéo, existent depuis au moins 30 ans et le résultat n’a intéressé personne !

Avant que les imprimantes à jet d’encre soient disponibles il y avait des « traceurs grand format » qui utilisaient différents sortes de stylos de différentes couleurs (les voir fonctionner était tout aussi spectaculaire.) Ces traceurs étaient surtout utilisés pour tracer des plans, des schémas, des courbes et des cartes,  travaux aussi fastidieux que coûteux à l’époque.

Les choses n’ont vraiment changé que quand les écrans couleur ont été disponibles : ils ont permis de voir à l’avance ce qui allait en suite être imprimé (alors qu’il fallait sans ça faire un grand nombre d’essais et gaspiller beaucoup de temps, d’encre et de papier jusqu’à ce que le résultat soit correct : j’ai occupé un bureau voisin d’une telle machine et il était très instructif d’observer chaque jour les mêmes dessins se transformer).

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TRAVAIL HUMAIN ET DÉLOCALISATIONS, par Jean-Baptiste Auxiètre et Michel Leis

Billet invité.

Jean-Baptiste Auxiètre :

Le travail se raréfie et pour autant « on » n’a jamais été aussi productif. La vision naïve est que le travail est fait en Chine, au Viêt-Nam ou au Bengladesh, et que l’on nous « vole » notre travail. En fait, quand on transfère une usine en Chine, on divise par 4 le nombre d’employés, puis à nouveau par 4 quand on la transfère au Viêt-Nam, et quand on la rapatrie (ce qui arrive parfois) en Europe, on re-divise par 4. L’exemple d’une industrie française fabriquant des skis en est un bon exemple.

Si ce ne sont ni les Chinois, ni les Vietnamiens qui ont accaparé le travail, où est-il donc passé ? Ce sont bien évidemment les machines qui l’effectuent. Là aussi la vision naïve veut qu’il faille un être humain à l’arrière-plan des machines, selon l’idée qu’il faut au moins un ingénieur, alors que les machines se mettent à faire elles aussi ce travail là.

La machine a entièrement remplacé la secrétaire et remplacera aussi d’autres fonctions plus complexes. Il faudrait parler aujourd’hui d’équivalent de puissance homme/machine puisque pour l’immense majorité des tâches, des machines peuvent être substituées à des êtres humains. Même pour ce qui touche à la création, telle que la musique ou les arts graphiques, tout ou partie peut désormais être opéré par des machines.

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