Archives par mot-clé : salariat

Le Média, COMMENT LES « ÉLITES » NOUS MÈNENT AU DÉSASTRE – PAUL JORION, le 8 janvier 2018

Ouvert aux commentaires.
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Suite à « La question taboue du partage du pouvoir au sein de l’entreprise », par Jacques Boutbien

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

A vrai dire je ne pensais pas que mon billet susciterait autant de réactions. Je n’y suis pas très habitué. J’ai demandé à Paul Jorion de pouvoir y répondre car j’ai senti au-delà d’un intérêt pour le thème un certain scepticisme chez pas mal de commentateurs. Je connais assez bien les arguments qui sont avancés : « la participation c’est la collaboration de classes » et « dans tout ça qu’est-ce que vous faites du capitalisme et de la concurrence forcenée qui ont envahi la planète ? »

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L’avenir du salariatLa sauce à laquelle vous allez être mangé !, par Jean-Baptiste Auxiètre

Billet invité.

Paul Jorion se garde bien de lire dans sa boule de cristal pour faire des prévisions, pourtant bien des internautes se rendant sur son blog sont avant tout préoccupés de comment placer leur argent ou d’optimiser leurs placements.

Quant à moi, je n’ai nulle renommée à défendre, ni quoi que ce soit  d’autre, et je ne vais donc pas me gêner de jouer les Madame Irma.

Les revenus des salariés vont se retrouver dans une fourchette entre 0 et 2x le SMIC.

La notion de mérite est de fait superfétatoire. Chacun se trouve lui-même du mérite et en reconnaît peu à son voisin. Cette valeur se révèle finalement complètement subjective et la place de l’aléa se vérifie de fait plus que celle d’un effort réellement consenti ou d’une volonté réelle de l’individu dans sa propre réussite, que de toute façon on est scientifiquement incapable de mesurer. La notion de mérite étant donc soumise en plus à toutes les préférences injustifiées, qu’elles soient de l’ordre de l’amitié, de la préférence sexuelle ou d’avoir été dans la même école, ou de toute autre chose puisqu’il n’y a aucun compte à rendre à ce sujet de la part de celui qui reconnaît ou non un mérite.

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IL FAUT DEMANDER PLUS, IL FAUT VOULOIR PLUS !,
par Al

Billet invité. Une discussion relative à ce billet aura lieu ici sur la page Les débats, lundi 20 mai, de 20h à 22h.

Une petite phrase lue sur le blog de Pierre Sarton du Jonchay m’a, en un flash, fait comprendre ce qui me posait problème, c’est tout bête, vous allez comprendre… la phrase dit cela :

Ce diagnostic repose sur le modèle de régulation financière et monétaire inspiré de la philosophie politique d’Aristote et de Thomas d’Aquin interprétée par Keynes en système monétaire d’économie politique.

… et m’a bien fait entrevoir que l’objectif serait donc de revenir à une situation pré-thatchérisme en partant du principe sans doute que ce ne serait qu’une étape, mais qu’il fallait bien commencer par là, par remettre les pendules à l’heure…

Le problème, c’est que les pendules n’ont jamais été à l’heure, même avant les années 70…

Pour illustrer ce que je dis j’aimerais vous faire part d’un souvenir… le souvenir d’une manifestation des ouvriers de Moulinex je crois, demandant à la direction de ne pas supprimer des emplois… je ne me souviens plus la date exacte mais ni la date ni l’entreprise n’ont d’importance dans cette histoire tant le cas est devenu la règle…

Je me souviens que ce jour-là j’ai senti que quelque chose était en train de revenir… l’escroquerie, l’aveuglement, la honte et le chaos d’une société qui redevenait terrifiée par le pouvoir.

Quelques mois avant, des manifestations d’ouvriers demandaient de meilleures conditions de travail, un meilleur statut, une reconnaissance financière et de réels changements de société… et là, en quelques mois, quelques semaines… tout s’était renversé : on demandait quasiment pardon d’exister, on demandait du travail et du pain…

Alors voilà, ce que je crois c’est qu’il ne faut pas demander le retour à une finance moins folle, ça n’est pas juste… parce qu’un monde où la finance serait moins folle ne suffirait pas à être supportable… voilà ce qui me gène dans le discours ambiant… d’un côté, « la compétitivité » des gros c… et de l’autre, « la fin du néo-libéralisme »…

Cette alternative ne peut pas être porteuse d’espoir… Il faut plus… il faut comprendre qu’il faut demander plus, qu’il faut vouloir plus et qu’il faut arrêter de vivre dans une société qui nous fait honte… le changement des règles sur la finance suivront mais ce ne sera plus l’objectif premier… l’objectif sera plus haut… La fin d’une organisation basée sur la pression, les contraintes et les menaces….

Car souvenez-vous ce qu’il y avait avant le néo-libéralisme… des usines monstres et des patrons bien-pensants… et la honte au front pour les autres…

La vidéo : c’est l’image, le flash dont je parle au début…

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COMMENT ORGANISE(RA)-T-ON LE TRAVAIL ?, par zébu

Billet invité

La question du salariat s’est souvent posée comme un marqueur important dans les débats politiques et philosophiques concernant le travail et plus largement l’économie. Marx considérait que ce type de statut social devait disparaître, au même titre que les classes sociales. Car il considérait que le salariat était une institution créée afin de rendre subordonnés les travailleurs (du moins les prolétaires, ceux qui n’ont que leur travail comme source de revenus) aux propriétaires du capital ou des entreprises (les entrepreneurs). Le travailleur, comme salarié, abdiquait en quelque sorte une partie de ses droits de citoyen dans le cadre du travail organisé dans un espace économique conçu comme dissocié de l’espace politique, espace économique qui s’organisa ensuite politiquement, d’abord sous forme de contractualisation puis ensuite de droits bientôt recensés dans des conventions collectives et un code.

Pour autant, la question de la subordination du salarié ne disparaissait pas avec l’émergence de ces droits collectifs et restait toujours pendante cette question de subordination du travailleur à l’entrepreneur, dans le cadre de son contrat passé avec lui, l’entrepreneur étant lui-même subordonné aux apporteurs de liquidités et de capitaux mais dans un rapport de force néanmoins bien plus favorable, avec ou sans code du travail par ailleurs : preuve s’il est en que la question du rapport de force dépasse la seule question de sa formalisation en code et conventions, quand bien même collectives. Le salariat reste donc marqué de manière indélébile par cette relation de subordination au sein du travail, à l’envers des droits politiques pourtant proclamés. D’où la nécessité, notamment pour les marxistes, de dépasser ce statut du travailleur afin de lui rendre sa pleine et entière liberté.

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OPTION FINANCIÈRE DU TRAVAIL ET DU SALAIRE : RESTAURER LA LIBERTÉ DU TRAVAIL, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité. Pierre Sarton du Jonchay propose ici une analyse de la relation salariale qui fait écho à celle du métayage proposée par Paul Jorion dans Le prix, ainsi qu’au débat qui s’est tenu ici-même sur la proposition de prime sur les dividendes.

Aiguillonné par le commentateur Fab qui rejette le salariat, je suis amené à redéfinir le salaire comme nominal d’une option séparant la valeur du travail en un revenu stable sur la durée limitée du contrat de travail et un revenu instable qui est la plus-value. Le salaire sous-jacent à l’option d’emploi du travail permet de définir la plus-value comme conséquence du travail producteur de valeur. Au lieu de nier la recherche de certitude de revenu futur dans le salaire, il devient possible de satisfaire ce besoin par la rémunération salariale du travail sans fermer la discussion sur le partage d’une plus-value qui doit rémunérer tous ses auteurs : le travailleur, l’entrepreneur et le fournisseur de la liquidité monétaire du capital. L’option d’emploi du travail définit les statuts nécessaires à la régularité des revenus du travail sans figer les citoyens dans un statut ou dans un état économique. Le travail redevient la cause du capital qui garantit le crédit qui matérialise le salaire en monnaie. Dans un marché transparent d’option régulé par l’État de droit démocratique, le capital est obligé de rémunérer le travail à sa vraie valeur pour se transformer en plus-value qui rémunère le propriétaire de la liquidité du capital. Dans ce schéma, le travailleur est propriétaire de la matérialité du capital (impossibilité de produire du capital sans travailler) ; l’entrepreneur est propriétaire de la formalité du capital (équilibre anticipé du capital nécessaire pour garantir les salaires) ; et le capitaliste est le propriétaire de la liquidité finale du capital (calcul de la valeur conforme au droit du travailleur consommateur de la production de valeur).

Le contrat de travail souffre de la même déformation cognitive que le contrat financier : confusion entre l’objet et le sujet, entre la réalité matérielle, sa conceptualisation et la finalité des sujets. La confusion se concrétise dans la monnaie qui dans une matérialité unique paraît absorber toutes les dimensions du travail et de la finance. La déformation cognitive s’exprime dans l’incapacité où la monnaie nous a amenés de différencier la finalité de la matérialité : une fois attribué un prix en monnaie à quelque chose, nous tendons à croire que ce quelque chose contient les finalités que nous poursuivons. Nous enfermons nos finalités sans limite dans la matérialité monétaire qui peut tout recouvrir. Comme l’argent ne fait pas le bonheur, il est tout simplement devenu le bonheur.

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