Archives par mot-clé : SNCF

Nouvelle question de vie quotidienne : Pourquoi la SNCF me rackette-t-elle pour « départ de vacances scolaires » ?

Ouvert aux commentaires.

Ne pourrait-on pas empêcher la SNCF de vous racketter sous prétexte de « vacances scolaires » ?

Je me rends à Paris pour participer à une émission de France Culture. Le prix de mon billet de retour est doublé.

Le service que m’offre la SNCF est pourtant exactement le même que d’habitude. Pourquoi dois-je m’acquitter d’une surtaxe prohibitive parce qu’il y a des vacances scolaires ?

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« L’affaire » DES TER, par Michel Leis

Billet invité

L’ampleur prise par la polémique sur les rames des TER (transports express régionaux) dans la semaine qui vient de s’écouler nous interpelle, non pas sur les faits eux-mêmes, mais sur la couverture de cet élément qui illustre certaines tendances de fond de notre société.

De quoi parle-t-on : d’une erreur dont l’impact, pas encore précisément chiffré, peut aller de 50 millions d’Euros à 100 millions, voire un peu plus suivant les estimations. Ramené à l’investissement initial, on est dans un ordre de grandeur de moins de 1 %. Une « dérive » de cet ordre est loin d’être inhabituelle dans un programme qui engage des sommes importantes sur des durées assez longues. J’aimerais par exemple être certain qu’il n’y a pas eu de dérives plus importantes lors de la construction de ces rames : changement de caractéristiques, omission plus ou moins volontaire de spécifications par le fabricant et toutes autres turpitudes tout aussi fréquentes dans ce genre d’achat sur appel d’offres qui permettent au fabricant d’allonger la facture. Si de telles dérives ont eu lieu, elles n’ont pas été portées à notre connaissance.

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RESPECTONS LES HABITUDES CULTURELLES !

La remise en question par la Cour des comptes des passe-droits accordés sur le réseau au personnel de la SNCF ainsi qu’à leurs proches (ceux-ci étant définis apparemment de manière extrêmement libérale), a conduit M. Thierry Marty, de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) à déclarer que la gratuité et les réductions étaient un « marqueur extrêmement fort de la culture cheminote » (Le Monde : Les cheminots défendent leur « droit » aux billets gratuits).

L’argument me paraît imparable. Je n’étonnerai pas M. Marty quand je lui signalerai que les salaires extravagants sont un « marqueur extrêmement fort de la culture des chefs de grosses entreprises », que la fraude fiscale est un « marqueur extrêmement fort de la culture des couches aisées de la population » et que la privatisation des profits et socialisation des pertes est un « marqueur extrêmement fort de la culture des milieux financiers ». Respectons les habitudes culturelles, que diable !

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SNCF, par Bertrand Rouziès-Leonardi

Billet invité. Réponse à Ambiance…, par zébu.

L’exécutif s’exécutant lui-même… N’est-ce pas faire trop d’honneur aux noblaillons socialistes, toutefois, que de les comparer à leurs homologues éclairés du XVIIIe siècle ? Construire une ligne TGV entre Montpellier et Perpignan, ce n’est pas comme monter à Versailles avec un projet d’asséchement de marais où prospère le paludisme. Les lignes TGV sont d’une utilité douteuse quand l’État, actionnaire de la SNCF, est infichu de contraindre la SCNF à baisser des tarifs exorbitants en hausse constante. Elles représentent en outre un coût faramineux pour la collectivité, alors que les voies ferroviaires secondaires sont en maints endroits négligées, pour des motifs pas toujours démêlables (cf. ligne Clermont-Ferrand-Béziers, qui traverse l’Aubrac et les Causses, pourtant une des plus pittoresques de France), sans parler du ferroutage, qui végète. L’obsession des projets dispendieux censés laisser une trace dans l’histoire, voilà ce qui perd aussi bien le sommet que les parties qui l’imitent. Je suis bien heureux que la région Haute-Normandie ait privilégié l’achat de nouvelles automotrices Bombardier, l’entretien et la réanimation des axes secondaires. Pas grand-chose sur le prix du billet, en revanche, sinon des tarifs réduits pour les moins de 26 ans et des bons de réduction pour les demandeurs d’emploi, qui n’ont droit de voyager moins cher que si l’objet du voyage est purement professionnel. C’est tout bénef pour la SNCF. Il y a aussi un projet de ligne TGV « véritable » Le Havre-Rouen-Paris, mais, en raison de coûts financiers et environnementaux trop élevés, après débat public, les concepteurs ont borné leurs ambitions à réaménager les voies existantes. La raison, parfois, a le dernier mot. Cela dit, pharaon ne s’avoue pas vaincu. Contrecarré ici, il jette immédiatement son dévolu sur un autre secteur de l’action publique. Ainsi de ce projet rouennais impliquant la région, la CREA (Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe) et la MATMUT, principal mécène local : un panorama géant à 6 850 000 d’euros, copié sur celui qui occupe le gazomètre de Dresde, une rente à vie pour l’artiste mégalo Yadegar Asisi (entre mégalos, on se comprend et on se coopte). Une priorité, comme de bien entendu. Tout cela, assurément, pour aider au « rayonnement de la capitale normande », qui s’est surtout signalée, jusqu’à présent, par le rayonnement spectaculaire des pollutions. Ou l’art de prendre Seveso pour des lanternes.

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