Nouvelle question de vie quotidienne : Pourquoi la SNCF me rackette-t-elle pour « départ de vacances scolaires » ?

Ouvert aux commentaires.

Ne pourrait-on pas empêcher la SNCF de vous racketter sous prétexte de « vacances scolaires » ?

Je me rends à Paris pour participer à une émission de France Culture. Le prix de mon billet de retour est doublé.

Le service que m’offre la SNCF est pourtant exactement le même que d’habitude. Pourquoi dois-je m’acquitter d’une surtaxe prohibitive parce qu’il y a des vacances scolaires ?

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33 réflexions sur « Nouvelle question de vie quotidienne : Pourquoi la SNCF me rackette-t-elle pour « départ de vacances scolaires » ? »

  1. Fini le temps où on payait au kilomètre et pas au taux de remplissage des rames.
    Conséquence de la récente « réforme », les cartes juniors et seniors (payantes) permettant de bénéficier des réductions sont régionalisées. TER ou TGV, ce ne sont plus les mêmes cartes. Pour ma sœur ainée qui prend souvent le train, il lui faut désormais une carte pour les TER Hauts-de-France, une carte pour le TGV et une autre pour le TER Centre Val-de Loire.
    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ultra-libéral.

    1. @ arko,
      Il y a environs 10 ans étaient affichés sur des panneaux dans les petites gares en fonctionnement des statistiques en % sur les TER arrivant à l’heure.
      Comme je ne prends plus le TER pour aller à Bordeaux qu’en est il ?

  2. Parce que depuis pres de 20 ans, la sncf utilise comme les compgnies aerienne le yeald management. Plus il y a de clients potentiel, plus on vend cher. Vacances egales voyages, surtout dans le sens paris province. Donc prix plus cher, notamment sur tgv. Prenez le bus… C’est une blague.
    C’est quoi votre tweet sur votre presence sur la liste pp ?
    Amicalement.

    1. C’est le « yield management », et cela ne sert pas à vendre plus cher, mais à assurer le chiffre d’affaires maximal plutôt que le taux de remplissage. C’est bien le yield management qui a permis de démocratiser l’aviation par exemple.
      Le principe est que ceux qui ont une contrainte financent en payant plus cher la possibilité pour ceux qui n’auraient pas les moyens / l’envie de payer autant.

      In fine, le yield management est une évaluation systématique statistique du rapport de force.

      1. Cela ne me dérange pas du tout qu’on appelle dorénavant le rackett, « yield management », pour autant qu’on mette sous les verrous les « yield managers » au même titre que les racketteurs.

      2. Les coupables ne sont pas les yield managers (qui ne sont en réalité que des statisticiens payés pour lire entre autre « L’Équipe » afin de déterminer que lors d’un match Paris/Marseille, les bus/trains/avions seront pris d’assaut par les supporters qui seront prêts à payer davantage).

        Le vrai problème de la SNCF est le prix du rail, trop élevé et pas assez compétitif.

        S’il y a bien une pratique déloyale qui devrait être interdite, c’est le pistage d’IP qui fait que le même billet vous sera proposé plus cher (et rien qu’à vous !) parce que vous aurez déjà consulté le site plus tôt dans la journée sans l’acheter, afin de vous mettre une pression pour concrétiser la transaction (« si j’attends et reviens, ce sera encore plus cher »). C’est de la manipulation pure et dure. Précisons que la SNCF ne pratique pas l’IP cracking.

        A l’époque où je payais parfois 400 € pour un aller-retour dans la journée à Londres (pour le boulot), ces 400 € permettaient à Eurostar de vendre des billets aller-retours Paris-Londres à 80 € à ceux qui étaient flexibles et/ou passaient une nuit sur place. C’est ce même yield management qui permet d’avoir des billets Paris-New York à 350 € et de faire l’expérience cocasse de se retrouver assis à côté d’un quidam ayant payé son billet 2.000 € pour la même prestation. C’est le rapport de force 😉

  3. Bonsoir,

    Je pense que la réponse est dans votre livre sur la formation des prix que j’ai trouvé tout à fait convaincant !
    Le rapport de force entre la SNCF et vous est tel qu’elle peut vous imposer ses tarifs !
    J’ai bon ou pas ?

  4. Vous avez omis de consulter google_best_price_trip.world. Il vous aurait probablement vendu un voyage combinant covoiturage, bus, RER et vélo et encaissé une commission de 5% afin qu’il reste votre meilleur amis avant qu’amazon ne lui pique sa place.

  5. Ne pas planifier un trajet longtemps à l’avance est un luxe qui se paye d’une façon ou d’une autre, par du temps et/ou de l’argent et/ou du stress, etc. La Sncf vous prévient à l’avance de ses prix (grilles tarifaires). Le prix général est trop élevé (pour tout ceux qui peinent à le payer), ça c’est du racket ! Le yield management, n’est qu’un symptôme.

  6. C’est juste le résultat d’un politique anti-écologique des transports qui a pour but de vous prouver que la SNCF n’est vraiment pas rentable en tant que service public et de vous faire utiliser votre voiture symbole de la liberté ultra libérale afin d’engraisser les sociétés d’autoroutes pirvatisés au bons soins de Macron. Pour vous donner bonne conscience vous pouvez proposer des places via Blablacar, à moins que nous ne choisissiez l’option Oui bus dite aussi bus Macron…
    Bref du grand n’importe quoi et d’accord avec Tom

  7. Allons allons, pourquoi faire la fine bouche ?
    Des bataillons de OuiFlixbus(*)(***) Go-Macron attendent à Vannes ou Nantes pour amener les imprévoyants à Paris en seulement 6h et un lot de CO2 parfumé aux nanoparticules de première classe (**).

    (*)(comme quoi l’inconscient marche bien: les bus qui disent oui aux flics)

    (**)(vous voyage en « émettant des premières classes », c’est chic, non ?).

    (***) Et eux aussi appliquent le yield management (Paris-Vierzon monte à 35 euros pour la dernière place par exemple, génial quand la SNCF fait des travaux sur la ligne le week-end).

    1. @ Timiota, tu es bien persifleur ! Tu n’arrives donc toujours pas à comprendre la grandeur des nouveautés néolibérales ! Ou pire, tu deviens aussi gauchiste que le commentateur ci-dessus voulant : « qu’on mette sous les verrous les « yield managers » au même titre que les racketteurs »… M’enfin où allons-nous si de telles idées subversives venaient à perfuser ?
      Pourquoi pas renationaliser la SNCF et refaire une compagnie propriétaire à la fois des trains et des voies de chemin de fer tant qu’on y est ?

      NB : quand l’ouverture à la concurrence ferroviaire a été imposée par une Directive européenne (voulue par les gouvernements néolibéraux), il a fallu opérer cette absurdissime séparation. Mais nos amis allemands ont su dès le début la contourner en créant une holding ─ ce que les Français ont fini par faire. Donc la mauvaise rentabilité de la SNCF n’est qu’une construction résultant de cette tare initiale : toutes les dettes sur la compagnie du réseau ferré l’obligeant à des tarifs excessifs de péage pour la compagnie de train qui de plus va devoir subir une concurrence stupide et inutile. (Idem à Paris pour la RATP : on va choisir son métro sur le quai ? Non bien sûr mais il reste absurde de vouloir de la concurrence dans un tel secteur, qui de plus devrait être gratuit.)
      Comme toujours, avec le cas SNCF c’est encore l’application de la vieille loi : si tu veux tuer ton chien, dis qu’il a la rage.
      Le démantèlement des services publics s’accompagne au préalable d’une mise sous tension provoquant leur dégradation. Alors les gens (ainsi manipulés) admettent la doxa : vivement la concurrence et son préalable, la privatisation.
      Bon , enfin c’est le nouveau monde macronien, le flexi-global.
      Amen.

      1. Le chronomètre est déclanché, euh – non, pas celui concernant le climat, mais bien celui qui concerne la privatisation de toute activité encore aux mains des états ; le néolibéralisme a pris conscience du fait que les populations regimbent et qu’il faut de toute urgence agir de façon à rendre impossible, sinon difficile, tout retour en arrière, à l’image de Hernan Cortés brûlant ses navire lors du raid à la recherche de l’or et de l’argent des Aztèques…

    2. @timiota,
      Dans le cadre des transports domicile-travail, en tant que fonctionnaire 50% du trajet en train m’était payer.
      Des usagers travaillant à la capitale bordelaise n’avaient pas cet avantage. Donc pour tous les usagers des TER, il devient urgent que soit pris en compte cet avantage.
      Merci de votre compréhension
      Bien cordialement

  8. j’oubliais !
    Vous pouvez aussi chercher un trajet via Blablacar…
    Vous pourriez tomber sur une flikette qui roule à 160km/h sur l’autoroute , vous raconte qu’elle envisage d’aller en Guyanne bien payée pour casser du militant anti mine d’or et une psychiatre vantant les nouvelles camisoles chimiques… tout ça dans une Mercedes intérieur cuir avec une radio débile en fond sonore…
    A moins que vous ne tombiez sur un commercial avec le même type de bagnole qui gagne de l’argent sur des trajets déjà pris en compte par son entreprise…
    Vous pouvez aussi tenter de remplir votre voiture via Mobicoop qui tente de pourrir les pratiques de Blablacar
    Bon courage !

  9. J’oubliais encore !
    C’est qu’avec le commercial Blablacar, vous êtes 4 passagers avec valise ou sac sur les genoux dans la bagnole avec sièges en cuir, Il n’y a que de quoi mettre qu’une brosse à dents dans le coffre du coupé sport du frimeur…
    Du vécu quant à la rentabilité !

    1. Blablacar c’est top si on aime l’imprévu ou que le dieu du rail a décidé de vous pourrir la vie, avec toute la cruauté dont les dieux sont coupables ! Même le chien dans le coffre qui vous halete dans l’oreille vous semblera providentiel !

  10. ça se voit que vous n’êtes pas automobiliste parce que là le racket est à niveau encore au dessus , entre les taxes et les radars , il ne sera bientôt plus du tout possible de bouger , mais Dieu sait ce qu’ils inventeront encore pour nous tondre la laine sur le dos même si on reste assis bien peinard chez soi

  11. Plus le temps de transport est diminué par la vitesse, plus le manque à gagner par la Sncf est important . La Sncf est un groupe qui est classé selon les normes nouvelles de société de service de transport.
    La gestion des guichetiers Sncf qui sont des opérateurs pour faire rentrer le pognon. C’est la taxation du moment. Tout est opérationnel avec leurs machines.

  12. Sociétés d’autoroute, Aéroport de Paris, SNCF, Poste, Télécommunications …, tout était à vendre, est à vendre, ou sera à vendre, de préférence à la découpe !
    Quand le cauchemar capitaliste néo-libéral s’arrêtera-t-il ?

    1. @ pierre Yves Dambrine,
      Merci pour les informations papier en gare. Concernant le site internet de statistiques sur la régularité des TER, ce n’est pas très lisible et puis c’est données sont accessibles que pour les internautes.

    2. À noter que comme les aéroports, les gares, parisiennes en tout cas, deviennent de froides galeries commerciales, et le zinc sympa a disparu…

    3. @pierre Yves Dambrine,
      J’écrivais à timiota qu’il serait bien que tous les usagers des TER puissent avoir 50% de leur abonnement de rembourser.
      Puisque les fonctionnaires en sont beneficiaires, pourquoi pas tous les usagers des TER ?

  13. La SNCF n’est plus un service public avec son tarif kilométrique uniforme. Elle est une entreprise commerciale exposée à la concurrence. Et vive l’idéologie « mondialiste-libre-échangiste-européiste » !

  14. Bonjour,

    Le logiciel qui régit les tarifs, est basé sur un humain idéal (consommateur passif rêvé*) qui saurait,
    pour chaque acte de sa vie, choisir le moment opportun lui permettant de choisir La formule la moins
    dommageable pour son budget, pour en faire le parfait « Homo Publiphilus* ».
    La SNCF sait fort bien (grâce à une très ancienne expérience pratique) que la perfection n’est pas de
    ce monde , mais dans le doute, met elle même en place des informations contradictoires qui visent à
    perturber cette réflexion défensive du client dit « malin » ( malin signifiant ici diabolique resquilleur).
    Voici mon cher Paul, la raison de vos difficultés, et comment l’intelligence artificielle du logiciel
    s’oppose à la vôtre pour permettre à la SNCF de poursuivre sa folle course et tirer de nos déplacement
    un profit croissant qui ne transporte plus personne depuis bien longtemps.
    Vous me voyez ici, d’ailleurs, très surpris de votre étonnement..!

    Eric.

    * terme pouvant ici, tout aussi bien, être remplacé par « esclave ».

  15. Je me rappelle quand j’étais jeune (il y a de cela bien plus de 35 ans), quand j’achetais un billet SNCF, il fallait aller au guichet de la gare; les billeteries automatiques n’existaient pas encore . Certes le minintel battait son plein, mais l’internet n’existait pas encore ni les paiements en ligne.

    Au guichet, il y avait une personne: on l’appelait un guichetier, ou plutôt un fonctionnaire, dont la fonction était de vous fournir le service le moins cher; je me rappelle de longs moments passés au guichet à essayer toutes sortes de combinaisons (zones bleues, blanches, rouges, cartes jeunes, fréquence, familles, TGV ou pas, etc…)
    Nul protestations dans la queue derrière moi: on appelait ça le service publique !

    1. Exact, à cet époque, l’objectif était de vendre le moins cher.
      Changement dans les années 1990 avec un dialogue commercial modernisé. 1ere ou 2 ème classe ? Train + hôtel ? Faire du chiffre.
      La suite, vous la connaissez, avec l’assentiment des français qui sont à 75% à approuver la récente réforme qui promet plus de trains, moins chers et à l’heure. Un monde de bisounours alors qu’il faudrait beaucoup plus d’argent pour rénover le réseau.

  16. Ce que j’ai constaté récemment en comparant les coûts respectifs d’un déplacement allez-retour de 800kms en train ou en voiture, c’est que celui en train me revenait plus de 2 fois plus cher que celui en voiture (sans covoiturage), sans compter qu’il n’y a pas de gare à moins de 35 kms de route de mon domicile… A tout prendre, c’était encore le trajet en bus le plus économique (départ à 50kms de mon domicile). Parlons d’écologie avec ça…

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