Archives par mot-clé : stress tests

France 24 : La semaine de l’éco, Paul Jorion en duplex de Bruxelles, le vendredi 31 octobre de 15h15 à 16h

L’émission de Stéphanie Antoine « La semaine de l’écho » sur France 24.

J’ai un peu eu l’impression de mon côté d’entendre dans ce que disent certains autres intervenants les communications du ministère de la propagande. J’espère faire penser quant à moi au petit garçon qui voit passer l’empereur victime d’un courtisan trop flatteur.

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LA BCE A FAIT DE SON MIEUX, C’EST LÀ LE PROBLÈME ! par François Leclerc

Billet invité.

Quand la BCE fait de la politique sans le dire, cela donne les résultats dont nous avons pris connaissance hier. Malgré tous les efforts déployés, ils ne sont pas très impressionnants en raison du nombre réduit de 13 banques sur 130 examinées qui vont devoir se recapitaliser, une fois sorties du lot des 25 qui ont failli, les 12 qui ont recapitalisé en 2014 et sont donc le nez hors de l’eau. Cela aboutit à leur demander un effort très limité de moins de dix milliards d’euros. Et c’est aussi le cas des 48 milliards d’euros de surestimation par les banques de la valeur de leurs actifs détectés, qui apparaissent fort limités si l’on met en regard le volume de 22.000 milliards d’euros de total de bilan des banques analysées par la BCE.

Comment ne pas s’interroger à propos de la quasi-similitude des résultats de l’Autorité bancaire européenne (EBA), en charge des stress-tests, et de la BCE, qui a mené l’analyse des actifs bancaires (AQR) pour en mesurer le risque ? Pouvait-il en être autrement, des dissonances impliquant des justifications en entrant dans les détails ? Une telle confluence ne reflète-t-elle pas plutôt le besoin de s’épauler mutuellement, afin que chacun crédibilise le travail de l’autre ?

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Tests de la BCE : AVEC PLUSIEURS TRAINS DE RETARD ! par François Leclerc

Billet invité.

Vingt-cinq banques ont échoué à l’examen de la BCE, mais seules treize d’entre elles ont été recalées, les douze autres ayant depuis revu leur copie et renforcé leurs fonds propres, car l’exercice reposait sur des arrêtés des comptes au 31 décembre 2013. Les banques italiennes payent un lourd tribu mais toutes les autres, sur les cent trente inspectées, en sortent blanchies. Pour une fois que l’occasion en est donnée, des chants de victoire sont immédiatement entonnés, mais qu’est ce que cela va changer ? Pas grand chose.

Sans doute la BCE s’est-elle désormais fait une idée plus construite de la situation effective du système bancaire, mais celle-ci coïncide-t-elle réellement avec la version rendue publique d’un examen visant à rétablir la confiance en y mettant cette fois les formes ? Il obéit toujours à des impératifs politiques et continue de ne pas infliger aux banques de trop lourdes obligations de renforcement de leurs fonds propres. Avec toujours ce même prétexte : il ne faut pas assommer son sauveur !

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UNE RÉUSSITE SUR TOUTE LA LIGNE ET POUR LONGTEMPS, par François Leclerc

Billet invité.

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a rendu publics mardi 29 avril les scénarios de sa nouvelle vague de stress-tests des banques. À force de faire passer tant d’examens aux banques, on va finir par être convaincus qu’elles sont bien malades, alors que le but poursuivi est de faire croire le contraire (à quelques exceptions près, pour rendre crédible la démonstration) ! La Fed, la Banque d’Angleterre, la BCE, sans oublier l’EBA : toutes s’y mettent à leur manière afin de scruter les bilans bancaires et de déterminer la résistance de leurs ouailles respectives à des scénarios « négatifs » adaptés à leurs contextes respectifs.

Elles n’en ont jamais fini et élaborent des méthodologies compliquées afin de sonder les cœurs et les reins, tant il est vrai qu’un bilan bancaire n’est pas une petite affaire à expertiser. Surtout lorsque l’on en vient aux produits structurés, dont la valorisation utilise des formules mathématiques à la complexité vaine si l’on en croit les deux autorités en la matière (*). L’affaire devient franchement infernale lorsque l’on cherche à prendre en compte les effets systémiques de la déconfiture d’une banque – la contagion sur les autres – en raison de l’enchevêtrement des engagements des banques entre elles. Décidément, ce n’est pas une sinécure d’être régulateur !

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Les banques : LA FARCE CONTINUE ! par François Leclerc

Billet invité.

La BCE a rendu hier public la méthodologie qu’elle va employer pour analyser les actifs bancaires, un manuel qui fait 285 pages. De quoi désamorcer les critiques après avoir dissuadé de lire un tel pensum ! Pour faire bonne mesure, un seuil minimum de 50% des actifs bancaires pondérés par le risque de chacune des 128 banques sur le grill devant être sélectionné par la banque centrale, il a été annoncé que 58% de ceux-ci le seront, d’une valeur de 3.720 milliards d’euros. Si avec cela toutes les garanties de sérieux ne sont pas réunies…

Peut-on encore le croire, à lire le Financial Times, qui a révélé que les portefeuilles de prêts hypothécaires immobiliers de Commerzbank et HSH Nordbank, deux des plus grandes banques allemandes, seront exclus de l’examen de détail de la BCE, à leur demande insistante et au prétexte que l’examen en serait fastidieux et coûteux !? On se rappelle que les caisses d’épargne allemandes (Sparkässen), gros détenteurs de prêts hypothécaires, étaient déjà – à une seule exception près – hors du champ d’investigation de la BCE à la demande des autorités allemandes, et que la Bundesbank a mis en garde à propos de la hausse des prix de l’immobilier, signe de bulle en formation. Les banques des pays périphériques seraient-elles seules promises aux foudres de la banque centrale ?

Si la BCE joue sa crédibilité sur cet exercice, les ministres des finances de l’Union européenne ne sont plus à cela près à propos de l’Union bancaire : les négociations entre eux et le Parlement européen à ce propos n’ont toujours pas débouché. Une réunion des ministres de la dernière chance aura lieu le 18 mars prochain, avant la fin de la mandature du Parlement et le prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement des 20 et 21 mars. Le seul progrès qui a été jusqu’à maintenant constaté est que les points de désaccord ont été cernés ! Le Parlement estime en effet que les modalités de prise de décision – pouvant aboutir au démantèlement d’une banque – sont trop complexes et que le fonds permettant de les renflouer sera trop lentement alimenté par les banques. Les ministres sont de leur côté emmenés par Wolfgang Schäuble, qui a déclaré qu’« il est clair que nous ne pouvons pas accepter en tous points les volontés du Parlement ».

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L’actualité de demain : BRAVO, ILS TRAVAILLENT DÉJÀ À LA CRISE SUIVANTE ! par François Leclerc

Billet invité.

Pour y revenir, que penser du dispositif de renflouement des banques adopté par les 27 ministres des finances de l’Ecofin, qui doit encore être adopté par le Parlement européen ?

Ce dispositif n’est pas fait pour la crise financière actuelle des banques, mais au mieux pour la suivante ! Il est prévu qu’il n’entrera en service qu’en 2018 et il suppose que soit entre temps réglé le délicat problème de l’autorité de résolution (à ne pas confondre avec l’échafaudage de la supervision chapeauté par la BCE). Recul après recul, aux dernières nouvelles, celle-ci devrait être mise en place fin 2014, mais ce calendrier peut encore changer.

Il est ensuite abusif d’en faire stricto sensu un élément de l’union bancaire, ce deuxième pilier présumé avec le programme OMT de la BCE de la stabilisation de la crise, car les sauvetages qu’il décrit s’inscriront dans un cadre national, comme le gouvernement allemand le souhaitait. L’éventualité même d’une intervention du Mécanise européen de stabilité (MES) n’est même pas mentionnée dans le communiqué final. Les désaccords entre ministres portaient sur le degré de flexibilité national des règles qui allaient être adoptées, et ce dernier maintient un grand flou à cet égard : le mécanisme qui en ressort est largement à la carte.

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L’actualité de la crise : PLONGÉE EN APNÉE, par François Leclerc

Billet invité

Rendus publics hier vendredi, les résultats des stress tests d’une sélection de 91 banques européennes (représentant 65 % des actifs bancaires) ont un mérite incontestable et un inconvénient criant. Instructifs et occasion d’une leçon de chose toujours bonne à prendre, ils ne permettent toujours pas d’apprécier la solidité réelle du système bancaire européen.

A la fois maître d’ouvrage et d’œuvre des tests, l’European Banking Association (EBA) s’est pourtant appliquée, avec le handicap de précédents tests ayant totalement perdu leur crédibilité en raison des banques irlandaises qui les avaient réussi pour ensuite chuter lourdement. Mais elle a répondu à une commande politique, car il était impératif que les tests soient cette fois-ci crédibles, pour l’être elle-même, sans qu’il soit question de découvrir un champ de ruines. Dans le contexte actuel, autant mettre de l’huile sur le feu.

Jamais, cependant, cet exercice n’avait été fait aussi systématiquement, levant un peu le voile sur les comptes des banques, à tel point que nombre d’entre elles ont protesté…

Voilà le résultat brut : huit banques ont officiellement failli, une (allemande) s’étant retirée de la course en contestant les critères de l’EBA.

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L’actualité de la crise : ILLUSOIRES PALLIATIFS, par François Leclerc

Billet invité

Le simple énoncé de l’exposition des banques allemandes et françaises à la dette italienne suffit pour toute démonstration : un défaut intervenant sur cette dette serait très grave pour le système financier européen et mondial. Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), l’exposition des banques françaises est de 280 milliards d’euros en chiffres arrondis, toutes dettes confondues, dont 30 milliards pour les banques et 70 milliards pour le secteur public. Celle des banques allemandes est de 160 milliards d’euros (36 milliards pour les banques et autant pour le secteur public).

Au delà de la dimension nouvelle du problème que créerait l’entrée de l’Italie dans la zone des tempêtes, voilà qui met clairement en évidence le mécanisme de ce deuxième acte de la crise : point d’appui privilégié de la finance, la dette publique n’est plus ce qu’elle était. Si elle s’effrite, le système s’affaisse et risque ensuite de s’effondrer.

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L’actualité des crises : MÊME MOTIF, MÊME PUNITION, par François Leclerc

Billet invité

« La France n’est pas le Japon, qu’un séisme et un tsunami y ravagent une centrale nucléaire est invraisemblable ». Les défenseurs de l’électro-nucléaire s’en sont d’abord tenus à cette seule parade pour écarter tout risque, inquiétude et raison même de s’interroger. Craignant – on ne sait jamais – de voir surgir le fantôme d’une époque maintenant ancienne où l’option nucléaire était l’objet d’une vigoureuse contestation.

Fukushima tombant dans les oubliettes des médias, happés par de nouveaux sujets tous les deux ou trois jours, des tests de résistance européens allaient être séance tenante organisés, afin de lever les derniers soupçons, pour faire oublier l’alarmisme gouvernemental des premiers jours de la catastrophe, rétrospectivement sans fondement.

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L’actualité des crises : MÊME MONDE OPAQUE, par François Leclerc

Billet invité

Les parallèles n’ont pas manqué d’être soulignés entre la crise économique et financière mondiale que nous continuons de subir et la catastrophe nucléaire de Fukushima qui se poursuit. Toutes deux mises dans le même sac, celui d’un système dont les justifications ont été dans les faits mises brutalement en cause et dont les supposés bienfaits s’effacent dans les deux cas devant les désastres qu’il suscite.

Une nouvelle opportunité vient de se présenter permettant d’opérer un autre rapprochement : des stress tests (tests de résistance) vont être presque simultanément menés en Europe dans le but d’éprouver la solidité des banques et celle des centrales nucléaires. Avec en commun de chercher à démontrer qu’elles le sont, tout du moins dans leur grand majorité, à l’exception éventuelle de quelques victimes expiatoires. Illustrations un peu trop criantes de ces opérations de propagande qui semblent désormais être l’âme même de l’action politique, que l’on préfère appeler plus noblement stratégie de communication.

On avait déjà remarqué, lors des précédents tests bancaires, qu’ils obéissaient à une méthodologie biaisée, n’ayant pas comme objectif de déterminer des points de rupture – leur fonction présumée – mais de se limiter à tester des cas calibrés pour aboutir à des résultats connus d’avance. Au regrettable risque de laisser croire que ces cas ont été choisis pour les besoins de la cause, celle bien entendu des ordonnateurs. Qu’est-ce qui pourrait nous laisser penser que cela sera cette fois-ci différent, si l’on ne tient pas compte des sempiternelles promesses qui les accompagnent ?

Il y a cependant une différence notable entre ces deux tests. La méthodologie de ceux des banques a été élaborée par l’European Banking Authority (EBA) et rendue publique au terme de consultations qui ne l’ont pas été. Elles sont d’une technicité financière à faire fuir. Celle des centrales nucléaires n’a pu être encore adoptée au sein du collège des responsables européens de la sûreté nucléaire, faute d’accord entre eux. Nous en connaissons mieux les arguments, notamment grâce à Günther Oettinger, le commissaire européen, qui a clairement refusé d’apposer sa signature sur ce qu’il a appelé devant les députés européens « un test de résistance allégé ». Les mêmes responsables devront se réunir une nouvelle fois, les 19 et 20 mai. « Le contenu est plus important que le calendrier. Le public souhaite des tests de résistance crédibles couvrant un large éventail de risques et répondant aux questions de sécurité. » a déclaré le commissaire.

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L’actualité de la crise : LE REBOND SE PRÉCISE, par François Leclerc

Billet invité

Les éléments d’un rebondissement de la crise du système financier sont en train d’être réunis. Sans même qu’il soit donné aux banques le temps de reprendre leur sarabande et d’en précipiter une nouvelle. Ou que la crise de l’immobilier commercial américain ait eu le temps d’éclater.

L’analyse qui prévoyait que les États, ayant les yeux plus gros que le ventre, ne pourraient pas digérer le financement de la crise est en train de se vérifier. Cela a commencé en Europe, laquelle a dans un premier temps tenu la vedette, et se poursuit maintenant aux États-Unis, sous des formes et dans un contexte différent.

En Europe, les banques sont au bout d’une pente glissante, celle de la première restructuration d’une dette souveraine. Manuel González-Páramo, l’un des dirigeants de la BCE, a solennellement averti qu’un tel épisode aurait des effets systémiques pires sur les marchés que n’en a eu la faillite de Lehman Brothers, dans l’espoir fou de l’empêcher.

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L’actualité de la crise : LES STRESS TESTS, OBJETS DE TOUS LES RESSENTIMENTS, par François Leclerc

Billet invité

C’est raté ! L’autorité de supervision bancaire européenne (EBA) a tenté d’asseoir la crédibilité des nouveaux tests des banques en menaçant celles qui les réussiraient, mais de peu, de devoir aussi prendre des mesures, par ailleurs indéfinies. Toute sa communication était axée sur la création de cette nouvelle catégorie de banques, celles qui seraient « tangentes », afin de démontrer que les régulateurs seraient cette fois-ci inflexibles.

Las, un véritable tir de barrage a été déclenché dans les médias suite à la fuite d’un document communiqué aux banques pour discussion, avant que ne soient retenus les paramètres finaux des tests. Il en est immédiatement ressorti une liste de manquements faisant apparaître ces tests comme encore plus complaisants que les précédents, en dépit des rodomontades proférées à l’intention de qui voulait les entendre.

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L’actualité de la crise : LA BCE, DONJON DU SYSTÈME, par François Leclerc

Billet invité.

Fort à propos, la chancelière Angela Merkel vient d’avouer être impliquée dans « une multitude de discussions pour pouvoir envoyer un signal fort le 11 mars ». Une manière de décrire la situation de grande confusion qui prévaut actuellement en Europe, qui n’est pas prête de se résorber, amenant la Banque centrale européenne (BCE) a passer à l’offensive.

Constatant que les gouvernements ne parviennent pas ou ne se résignent pas à assez serrer les boulons, et à faire prendre en charge le payement de l’addition par les contribuables comme elle l’estime primordial – ce n’est pas faute de l’avoir souligné – elle entend désormais peser de tout son poids pour les amener à résipiscence. Disons-le simplement, elle sort de son mandat officiel – la lutte contre l’inflation – pour défendre les intérêts du système financier envers et contre tout. Voici comment.

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L’actualite de la crise : DES TABOUS VACILLENT, par François Leclerc

Billet invité.

Dans un désordre qui traverse toute l’Europe et ne va pas s’améliorant, chaque jour amène son lot d’informations et de démentis. Hier, c’était à propos du fonds de stabilité européen et de l’augmentation de ses moyens, ou bien de son champ d’action, aujourd’hui c’est à propos de la Grèce, en attendant la suite.

En annonçant qu’un plan de restructuration de la dette grecque était étudié au sein des instances gouvernementales allemandes, Die Zeit et la Sueddeutsche Zeitung ont mis le feu aux poudres. Selon eux, ce plan prévoit que le gouvernement grec puisse acheter après rabais sa propre dette sur le marché secondaire, grâce à un financement du fonds de stabilité européen (EFSF). A un taux plus avantageux que celui de son emprunt de 110 milliards d’euros, dont il est reconnu qu’il ne pourra pas être remboursé dans les temps.

Les Allemands et la Commission ont catégoriquement démenti l’existence d’un tel projet – qualifié « d’absurde » – les Grecs en ont ensuite fait de même, en marchant sur les oeufs, tout en admettant mener des négociations afin de réduire le taux de leurs emprunts et en allonger la durée. De son côté, le FMI s’est déclaré d’accord avec le gouvernement grec, non sans faire preuve d’un certain jésuitisme.

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L’actualité de la crise : LA QUEUE DU DRAGON, par François Leclerc

Parmi les discussions qui animent ces temps-ci les longues journées et soirées des ministres des finances européens figure celle de l’épineux sujet des stress tests des banques. Les vingt-sept viennent de se pencher dessus en début de semaine, mais, là encore, l’unanimité n’a pas régné et les compromis n’ont pas été trouvés. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de cette deuxième édition des tests, tout au long de ce semestre.

De premiers échos permettent de se faire une idée des sujets débattus et montrent que les désaccords ne sont pas minces. Il en ressort d’abord la curieuse méthode qui est une nouvelle fois employée. Par nature, les stress tests sont destinés à tester des comportements en réponse à des événements extrêmes ; mais une autre conception semble à nouveau prévaloir : le problème est pris l’envers et l’on s’accorde pour ne définir les caractéristiques de ce que l’on mesure et de ces événements qu’en fonction des résultats que l’on veut obtenir ! La finance est une drôle de science expérimentale.

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