L’actualité des crises : MÊME MOTIF, MÊME PUNITION, par François Leclerc

Billet invité

« La France n’est pas le Japon, qu’un séisme et un tsunami y ravagent une centrale nucléaire est invraisemblable ». Les défenseurs de l’électro-nucléaire s’en sont d’abord tenus à cette seule parade pour écarter tout risque, inquiétude et raison même de s’interroger. Craignant – on ne sait jamais – de voir surgir le fantôme d’une époque maintenant ancienne où l’option nucléaire était l’objet d’une vigoureuse contestation.

Fukushima tombant dans les oubliettes des médias, happés par de nouveaux sujets tous les deux ou trois jours, des tests de résistance européens allaient être séance tenante organisés, afin de lever les derniers soupçons, pour faire oublier l’alarmisme gouvernemental des premiers jours de la catastrophe, rétrospectivement sans fondement.

Trop scrupuleux, un commissaire européen allemand jouait alors les trouble-fêtes, prétendant élargir aux chutes d’avion et attentats en tous genres l’éventail des risques qui devaient être testés. En l’espace de quelques réunions internationales et sous le poids d’amicales pressions, il a dû finalement manger son chapeau. Le terrain dégagé, on respirait alors chez les électro-nucléaires ! Faute de temps, dans le calendrier imparti par les dirigeants politiques, les opérateurs des centrales allaient utiliser leurs vieux tests pour démontrer que tout allait bien, l’orage allait s’éloigner. Tests des banques ou des centrales, la même recette était utilisée.

Patatras, les aléas de la politique vinrent alors bousculer ces calculs trop finauds. Le mal était donc plus profond. Les voisins suisses, puis allemands, décidaient de sortir du nucléaire… Comme si la simple mais incontournable leçon de Fukushima avait été enregistrée et que ceux-là au moins en tiraient les conséquences : « Décidément, le nucléaire, c’est bien quand ça va bien. Mais quand cela tourne mal… »

Un nouvel argumentaire a du être improvisé. Faute de pouvoir continuer à magnifier la sûreté du nucléaire et ses innombrables bienfaits, ne pouvant pas opposer pour seul argument sa propreté à la production malfaisante de CO2 des centrales à gaz et à charbon, les électro-nucléaires ont alors décidé d’employer l’argument de dernier recours, comme une banque centrale agitant l’épouvantail de l’inflation : la référence au porte-monnaie. Non sans flatter au passage un vieux fond anti-allemand, nos voisins étant soupçonnés de jouer la facilité en fermant leurs centrales pour mieux s’approvisionner aux nôtres.

Une sortie du nucléaire serait hors de prix ! Voilà la seconde ligne de défense toute trouvée. Comment les foyers modestes pourraient-ils y faire face, en raison des énormes investissements qui seraient nécessaires et de leur répercussion sur les tarifs de l’électricité ? Nos experts oubliant qu’il y a quelques semaines, EDF réclamait une hausse impressionnante de ses tarifs, alors qu’il n’était pas du tout question d’une telle sortie.

Il en est du nucléaire comme de la finance. Il y règne à tout point de vue une grande opacité. Dans les deux cas, leurs bienfaits sont immenses, jusqu’au jour où… Avec la même assurance, les risques qui y sont pris sont maîtrisés, mais…

Ces deux industries ont donc des points communs. Est-ce étonnant, puisqu’elles appartiennent au même monde et qu’elles ont les mêmes hagiographes et farouches défenseurs ? Que trouve-t-on quand on tire le petit fil rouge de l’électro-nucléaire ? Un complexe industriel et financier, une bande de compagnies transnationales et de mégabanques ! Un monde qui ces temps-ci à tendance à souvent trébucher.

Partager :

171 réflexions sur « L’actualité des crises : MÊME MOTIF, MÊME PUNITION, par François Leclerc »

  1. Bonjour,

    Lorsque Mme Lauvergeon dit que la décision de Mme Merkel est politique, elle ne prend pas un grand risque, c’est la décision d’une politique.
    Mais que les politiques n’assoient leurs décisions que sur des arguments politiques est faux, ils ne seraient pas à leur place s’ils n’étaient également stratèges.

    Une décision comme celle de Mme Merkel peut également s’interpréter sur un plan stratégique.
    Voici une vidéoqui fournit les éléments de base relatifs au sujet.
    Je ne suis pas un connaisseur du nucléaire, mais il y a longtemps que je connais ces éléments et je sais que les ordres de grandeur évoqués n’ont rien de farfelu, aussi surprenants soient-ils.
    Bien distinguer les faits des hypothèses, même si la validité des hypothèses repose sur la fiabilité des faits.

  2. Le nucléaire est le degré zéro de la technologie, une absurdité totale, la démonstration que l’humanité a 3 ans d’âge mental, une affaire de gros bébés pensant avoir découvert le St Graal en cassant des atomes. Il ne peut y avoir de discussion rationnelle sur le nucléaire, le rejet doit être total, viscéral, instinctif, un refus de toutes les cellules du corps humain. Le nucléaire est une preuve additionnelle de la dégénérescence physique et spirituelle à l’oeuvre sur cette planète, le nucléaire ne peut provenir que d’esprits dégénérés, en rupture totale de communication sensorielle avec leur environnement, le hold-up d’une fonction cérébrale hypertrophiée sur la gouvernance de l’organisme humain.

    1. Ouais…
      Nol. Tu voulais faire du constructif et de l’argumenté, là…???
      Dans ce cas, on a eu du bol…

    2. Le degré zéro de l’humanité c’est quand on en arrive à dire qu’on ne peut pas résoudre nos problèmes par la discussion rationnelle.

      Croyez vous vraiment que c’est avec de l’invective, des insultes et du hautement émotionnel qu’on arrivera à résoudre ce qui est sans doute un des plus graves problèmes du XXIeme siècle, celui de l’énergie?

      J’avoue ne pas partager votre rejet total, viscéral, instinctif, de toutes les cellules de mon corps, du nucléaire.

      Mais cela ne m’empêche pas d’être sensible, et tout à fait favorable, aux arguments rationnels et aux propositions concrètes et réalistes de ceux qui montrent comment on peut, en France, sortir complètement du nucléaire d’ici 20 à 25 ans, tout en résolvant nos problèmes d’approvisionnement énergétique via les économies d’énergie, l’accélération de l’efficacité énergétique, et la conversion aux énergies renouvelables.

      Prenez par exemple le lien proposé par JIEL plus haut, http://www.negawatt.org/ c’est beaucoup plus convaincant que toutes vos insultes.

      A mon avis, c’est avec ce genre d’initiatives qu’on arrivera à sortir de ce débat hautement irrationnel, contre productif, et polarisateur, entre les pro et les anti-nucléaire. Et c’est là qu’on arrivera à faire avancer les choses dans ce pays où tout est toujours bloqué par l’invective des partisans et des idéologues.

      1. @ Chris

        « Croyez vous vraiment que c’est avec de l’invective, des insultes et du hautement émotionnel qu’on arrivera à résoudre ce qui est sans doute un des plus graves problèmes du XXIeme siècle, celui de l’énergie? »

        Non, c’est en arrêtant maintenant, et pas dans 20 ou 25 ans.

        L’énergie n’est pas le problème, le problème est cette civilisation.

        Comme il n’y a aucune chance qu’on décide de tout stopper maintenant et de démanteler, alors que ce serait LA solution rationnelle, je me permets « insultes » et « invectives » , je n’ai aucune rationalité à perdre.

  3. Mardi 31 mai 2011 :

    La consommation des ménages en baisse en avril.

    La consommation des ménages français en biens a baissé de – 1,8 % en avril après -1,0 % en mars, la consommation en produits manufacturés baissant de -1,6 % après -1,1 %, montrent les statistiques publiées mardi par l’Insee. L’Institut a changé ses définitions par rapport à mars.

    Sur un an, la consommation des ménages en biens est en baisse de – 0,1% ; en avril la consommation en produits manufacturés progresse de 1,2%. Les dépenses en biens durables ont baissé de 6,3%, ce repli s’expliquant en grande partie par le fort recul des achats d’automobiles (- 10,2% après -2,1% en mars) lié à la fin des livraisons bénéficiant de la prime à la casse.

    Les achats en équipement du logement ont baissé de – 1,5 % après – 0,6 % en mars.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/733586/consommation-menages-baisse-avril

    Conclusion :

    « Tous les clignotants sont au vert. » (Déclaration de Christine Lagarde le 13 mai 2011)

    1. @BA 31 mai 2011 à 10:18

      « Tous les clignotants sont au vert. » (Déclaration de Christine Lagarde le 13 mai 2011)

      Il faut s’en réjouir. Puisque la production augmente et que la consommation est en baisse on a plus de chances de s’enrichir ou de moins s’appauvrir que si c’était l’inverse. Comme par ailleurs le chômage semble diminuer un peu, que voulez-vous de plus ?

  4. Mardi 31 mai 2011 :

    Crise de la dette : Mario Draghi met en garde contre des effets systémiques importants.

    Le gouverneur de la Banque d’Italie Mario Draghi, futur président de la Banque centrale européenne (BCE), a mis en garde mardi contre les effets systémiques importants que pourrait entraîner la crise de la dette dans certains pays de la zone euro.

    Dans la zone euro, la crise de la dette souveraine dans trois pays, qui représentent 6 % du PIB de la zone, a le potentiel d’avoir des effets systémiques importants, a déclaré M. Draghi, qui ne cite pas le nom de ces pays, mais fait référence à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal.

    M. Draghi s’exprimait à Rome devant l’assemblée générale annuelle de la Banque d’Italie.

    La zone euro se trouve face à l’épreuve la plus difficile depuis sa création, a-t-il ajouté.

    Selon le futur président de la BCE, la surveillance des politiques budgétaires nationales, affaiblie au milieu de la décennie précédente à l’initiative des trois plus grands pays, a montré des carences justement au moment où elle devenait essentielle.

    http://www.romandie.com/news/n/_Crise_dette_Draghi_met_en_garde_contre_des_effets_systemiques_importants310520111105.asp

    1. 44 millions d’américains vivent(survivent) de bons alimentaires.

      That average monthly benefit of $133.24 for 44.199 million people will help with the purchase of one third of a very edible iPad. Food stamp participation chart presented without further commentary.

      http://www.zerohedge.com/article/time-celebrate-recovery-food-stamp-usage-hits-fresh-record

      L’indice PMI de Chicago s’écroule :

      Chicago PMI Plummets From 67.6 To 56.6, Biggest Monthly Drop Since Lehman Bankruptcy.

      http://www.zerohedge.com/article/timber-part-2-chicago-pmi-plummets-676-566-idiot-consensus-was-620

      Lindice immobilier dit Case Shiller aux US, s’écroule lui aussi.

      « This month’s report is marked by the confirmation of a double-dip in home prices across much of the nation. The National Index hit a new recession low with the first quarter’s data and posted an annual decline of 5.1% versus the first quarter of 2010. Nationally, home prices are back to their mid-2002 levels.

      http://www.zerohedge.com/article/case-shiller-prolapse-hits-new-lows-20-city-composite-plunges-again-below-consensus-02-new-r

      A l’annonce de ces brillantes nouvelles(sans parler de l’Europe et du Japon).
      WALL STREET et les futures sont en hausse, une autre preuve que toute la bourse est manipulée par la FED depuis mars 2009.

    2. La réponse qui gagne du terrain en Grèce, et peut s’imposer ailleurs:
      La solidarité internationale s’exprime à Athènes pour mettre fin à l’asservissement par l’endettement
      http://www.cadtm.org/La-solidarite-internationale-s

      Conclusion:

      Le peuple grec, au même titre que le peuple tunisien, peut, au regard du droit international, refuser le remboursement de la dette odieuse contractée sous un régime dictatorial qui a servi à maintenir et enrichir des tyrans au pouvoir tout en réprimant la population. Mais au-delà, peut-on demander réparation ? Le prêt de 110 milliards d’euros accordé par Bruxelles et le FMI à la Grèce en échange de l’austérité imposée à la population est-il légitime ? La dette aggravée par des « plans de sauvetage » pour porter secours aux banques est-elle légale ? Quelle est la priorité budgétaire de l’Etat, doit-elle aller en premier lieu vers le remboursement aux créanciers et les dépenses en armement ? Toutes ces questions alimentent le débat en Grèce pour un « audit indépendant » de la dette qui intègre des représentants de la société civile. Elles sont les prémices à autant d’arguments, qui avancés sur le plan juridique, doivent poser ces dettes comme irrecevables et nulles en droit. Et si la justice ne le fait pas, la pression populaire peut l’y contraindre. Le bouleversement de rapport de force, produit par un audit efficace, entre les détenteurs de richesse et ceux qui la produisent ne pourra qu’œuvrer pour une juste répartition. C’est un préalable utile qui appelle d’autres mesures fortes et nécessaires pour emprunter la voie d’une société radicalement différente, basée sur le partage des richesses, la justice et la solidarité, et qui reste à construire par et pour le peuple.

  5. L’Écosse à 100% de renouvelable en 2020… tout en maintenant la production conventionnelle
    Le premier ministre, Alex Salmond :
    « Le rythme de développement s’est tellement accéléré que nous avons déjà dépassé notre objectif pour 2011, et nous pouvons donc désormais nous engager à produire 100 % de la demande écossaise en électricité à partir de ressources renouvelables d’ici à 2020. D’ici là, nous entendons produire le double des besoins en électricité de l’Écosse, un peu plus de la moitié à partir de ressources renouvelables et un peu moins de la moitié à partir d’autres énergies conventionnelles »
    Source : http://www.enerzine.com/3/12126+lecosse-veut-100-pct-delectricite-renouvelable-en-2020+.html

      1. Je parle d’une eau qui se trouble sous l’action de trois facteurs, et qui trouble autour de moi sans ne me faire ni tanguer ni rouler.
        Facteur 1 : l’utilisation que je juge abusive et en conséquence thanatophore d’un soi-disant principe de précaution, en l’occurrence imprécateur. Ce qui donne un sens à l’humanité c’est l’aventure dans laquelle ses membres s’impliquent. Cela suppose des risques pris et assumés, des erreurs subies et une confiance modérée mais réelle dans notre capacité à faire face aux épreuves tant civilisationnelles que naturelles.
        Facteur 2 : une sélectivité technologique qui me semble confiner à de la pure idéologie ; pourquoi le nucléaire et pas la chimie ? Bopal, ça ne rappelle rien ? ou n’importe quelle autre technologie comme les tours infernales, les avions qui s’écrasent, les bateaux qui coulent, les robots qui asservissent, les barrages qui rompent, les villes qui brûlent, etc. ?
        Facteur 3 : une attitude qui confine au « décroissantisme », dernière version à la mode d’un pseudo écologisme bobo qui offre de magnifiques perspectives d’avenir et de sens à l’espèce humaine comme à chacun de ses représentants individuels.
        Dans mes valeurs, la promotion du sens m’apparait plus importante que la critique de l’appétit du gain ou que la tiédeur frileuse et paralysante.

      2. Eole:

        Dans mes valeurs, la promotion du sens m’apparait plus importante que la critique de l’appétit du gain

        On se doutait bien qu’un nucléocrate devait nager dans les eaux d’AREVA et autres banksters du CAC 40.

      3. @ Eole

        « Facteur 1 : l’utilisation que je juge abusive et en conséquence thanatophore d’un soi-disant principe de précaution, en l’occurrence imprécateur. Ce qui donne un sens à l’humanité c’est l’aventure dans laquelle ses membres s’impliquent. Cela suppose des risques pris et assumés, des erreurs subies et une confiance modérée mais réelle dans notre capacité à faire face aux épreuves tant civilisationnelles que naturelles. »

        « Ce qui donne un sens à l’humanité c’est l’aventure dans laquelle ses membres s’impliquent »
        Sonnez hautbois, résonnez trompette-teu…
        Je suppose que vous vous seriez porté liquidateur volontaire à Tchernobyl ? Un p’tit tour au Japon, histoire d’aider Tepco ? Que diriez-vous d’une étude en Irak ou en Afghanisan sur les malformations génétiques dues à l’uranium appauvri ? Un petit sniff de carcasses de chars? Trop loin, bon alors attendez la conclusion des opérations en Lybie.

        Votre discours est à gerber : il y a des aventures dans lesquelles je n’ai pas envie de m’impliquer, comme depuis le départ la majorité des allemands par exemple. Je laisse volontiers les « risques pris et assumés » à ceux qui veulent bien les prendre, sans mettre en danger le reste de leurs concitoyens.
        Vous feriez un parfait bankster, les risques pour les autres et les profits pour bibi.

      1. Désolé de ne prendre personnellement parti ni pour les troyens ni pour les achéens.
        Que vogue la galère… d’Odysseus!

      2. Facteur 1 : un principe de précaution, c’est lorsque la catastrophe n’est pas encore arrivée, or des catastrophes nucléaires majeures, nous en sommes déjà à 3. Vous pourrez toujours objecter qu’en France nulle catastrophe n’est encore survenue, sauf que nous l’avons frôlé maintes fois et que la prochaine pourrait très bien arriver chez nous.
        Comme l’a expliqué Paul Jorion, mais d’autres aussi, le risque nucléaire ne vaut pas d’être pris, du fait qu’il peut à lui seul annihiler notre humanité et ce que vous appréciez tant en elle, c’est à dire notre capacité à faire face aux épreuves.
        Laisseriez vous un enfant jouer avec un revolver sous prétexte de le laisser montrer ses capacités à faire face aux épreuves ?
        Le nucléaire ne permet pas un nombre élevé d’accidents avant apprentissage. Notre épreuve concernant le nucléaire est de le faire disparaitre avant qu’il ne nous tue.

        Facteur 2 : oui en ce moment les personnes qui ont une sensibilité écologiste se préoccupent essentiellement du nucléaire, mais on en oublie pas pour autant les OGM, l’appauvrissement des sols, la pollution chimique. On ne peut pas être partout, tout le temps et au même moment. A quoi cela ressemblerait-il de communiquer sur les OGM le jour ou Fukushima explose ? On aurait taxé un tel discours de complètement décalé.
        Quand aux robots qui asservissent, ça c’est dans Terminator, pas encore d’actualité. Cela dit le film commence par une apocalypse nucléaire.
        Il y a également à prendre en compte l’ampleur colossale d’une catastrophe nucléaire qui est à l’échelle mondiale.

        Facteur 3 : Le décroissantisme n’est pas quelque chose de folichon, nous sommes d’accord. Refréner son instinct n’est pas amusant. Il y a deux manières de l’aborder, critiquer le décroissantisme et ne rien faire, ou bien prendre enfin conscience que notre planète est un espace physique limité ou les ressources sont également limitées. A partir de cette réflexion sur la finitude de notre monde, on peut alors espérer imaginer des solutions afin d’harmoniser au mieux l’avenir des humains avec les possibilités offertes par son environnement.
        Ce n’est pas de la frilosité, c’est du bon sens.

    1. Eole se désespère à l’eau du blog de ne pas tanguer, ni rouler; d’y mettre, au moulin, de mon eau à l’embouchure d’un lac calme alpin d’Helvétie;
      1; (/principe de précautions) « Cela suppose des risques pris et assumés » le titre du film c’est ?
      le 2 je passe, et 3 ? je me couche, ha non… fine la fin; « Dans mes valeurs, la promotion du sens m’apparait plus importante que la critique de l’appétit du gain ou que la tiédeur frileuse et paralysante.?  » la promotion du sens » quel sens de la formule!
      1.2.3 l’eau trouble d’une tiédeur frileuse et paralysante. est-ce trop tard, une bouée généreuse pour EOLE, qu’on amarrera sur le fauteuil de comment s’appelle t-il de son pseudo? jducac, c’est un drôle de pseudo, du lourd aussi.

      http://www.bastamag.net/article1574.html
      Centre de rétention administrative : bientôt un tribunal derrière les barbelés ?
      Centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, ultime étape avant l’expulsion. Ce lieu d’enfermement en Seine-et-Marne, avec grillages, barbelés, caméras de surveillance, accueillera bientôt des salles d’audience. Par souci « d’efficacité » sans doute, le juge des libertés et de la détention statuera du sort des étrangers en situation irrégulière directement dans les locaux de fortune de ce tribunal délocalisé. Un régime d’exception dénoncé par les avocats et militants des droits de l’homme.

      Psychiatrie: plus de loi, moins de droits
      http://www.liberation.fr/societe/01012340272-psychiatrie-plus-de-loi-moins-de-droits

    2. @Eole

      J’ai de l’eau de Fukushima dans laquelle est dissoute un peu de dispersant chimique utilisé dans le golf du Mexique, en petite bouteille, à 50 Euro pièce, en voulez-vous une ?
      Un concentré de croissance, qui offre de magnifiques perspectives d’avenir et de sens …Mais si toutefois vous n’en voudriez pas, ne critiquez pas mon appétit du gain, c’est plus fort que moi, je suis malade.

    3. @ tous les commentateurs:
      Merci de vos commentaires qui confortent ma première remarque.

      NB: On m’attribue ici trop de déshonneurs: je ne suis ni dirigeant, ni actionnaire, ni banquier, ni golden boy, ni politique, ni, ni… simple citoyen qui, bien qu’il ne partage pas vos opinions, c’est le moins que l’on puisse dire, vous salue bien.

    4. Eole

      Quel sens peut avoir l’aventure humaine quand l’appât du gain est la règle du système ?
      Cette question me semble importante, or vous la considérez comme négligeable.
      Soyez un peu plus précis dans votre réponse. Quel présupposé motive le peu de cas que vous faites de cet aspect des choses humaines ?

      De même si l’on vous dit que l’industrie nucléaire est emblématique du type de choix que prennent d’autres types d’industries (chimique, pharmaceutique ….) dans un environnement où règne pareillement l’appât du gain, que répondez-vous ?

      Il me semble que pour faire valoir votre point de vue vous évitez de prendre en considération les argumentaires récurrents au fil des des billets et commentaires du blog qui font apparaître la question nucléaire selon une perspective globale, où donc les aspects scientifiques, techniques, politiques, sociaux ne sont pas séparés mais pensés ensemble. Si cela n’a pas de sens pour vous, où est le sens ? Promouvoir un sens n’a de sens que si l’on peut donner un sens à partir de situations concrètes, devant des défis concrets à relever. Le sens de l’aventure humaine est une idée trop générale pour avoir quelque sens particulier et une quelconque valeur pragmatique.

      1. @ Pierre-Yves D.

        Il est heureux que l’appât du gain (indéniable dans bien des circonstances) ne soit pas, avant tout autre, le moteur de l’aventure humaine. Freiner, voire bloquer, celle-ci en raison de la fréquence de celui-là me parait donc un contre-sens.
        Concrètement, puisque c’est votre argument, les pertes humaines et les désagréments environnementaux en termes quantitatifs (nombre de victimes par exemple) aussi bien que qualitatifs dus à l’industrie nucléaire ne me paraissent pas objectivement plus élevés que ceux causés par la plupart des autres industries ou activités humaines prises indépendamment. Tout simplement elle ne dénote pas, ni plus ni moins. Cela ne préjuge pas de mon point de vue sur la nocivité ou sur les erreurs de jugement ou d’appréciation sur cette industrie. Je dis simplement que les impacts de cette industrie sont factuellement de même niveau que ceux de bien d’autres y compris en se plaçant à un point de vue global. Que certains jugent idéologiquement inopportun mon point de vue ne me surprend évidemment pas.
        Sur un autre plan, l’appât du gain, y-compris dans un système non capitaliste, me parait historiquement un des moteurs de la pro-activité humaine. Ce n’est donc, pour moi, pas un problème en soi. Là où je vois problème, c’est lorsqu’il n’est pas balancé par l’action compensatrice/régulatrice d’autres moteurs dans « le système »; il est vrai que c’est l’aberration qui prévaut actuellement.

      2. eole or eole pic poil Mirandol au centre enfin. Pico bello je vous conseille illico presto Laborit. ceci dit je ne ferai plus de bulle dans votre bain stylé, votre superbe. je vous oublie déjà.

  6. Je trouve la réaction des frenchies pro-nucléaires complètement pathétique. Réaction qui montre qu’il est impossible de discuter avec un pro-nucléaire, tant il s’agit là d’un sujet émotionnel pour eux. Ils témoignent d’un attachement affectif envers le nucléaire que l’on ne peut trouver que maladif : il s’agit, avec le nucléaire, de technique; il n’y a pas à avoir de sentiment là-dedans.

    Quant à ceux qui s’accrochent «aux branches» de l’arbre que Merkel vient de secouer, on voit ici que les avis en faveur du nucléaire proviennent bien plus souvent de la propagande des gens nourrissants des sentiments pour cette technologie, que d’arguments recevables . Ça a un côté sectaire.

    Et c’est ainsi que l’on retrouve les vieux à commenter sur l’Internet en train de s’accrocher aux branches du nucléaire comme les veilles s’accrochent à leur sac à main («ha mais de toutes façons les Allemands vont devoir nous acheter de l’électricité produite avec nos centrales nucléaires ! Na ! Et ouais d’abord», rument-ils à tord).

    Une société moderne a besoin d’énergie. Il y a différentes techniques pour en produire, et d’autres sont à inventer. Faisons au mieux. Point barre !

    Les Français sont vraiment devenus pathétiques.

  7. Ce que j’adore, c’est que Merkel en plus de fermer ces centrales, maintient sa nouvelle taxe sur l’uranium, qui pour rappel était à la base (en 2010) une compensation à la prolongation des 17 centrales nucléaires allemandes.

    On parle tout de même de 2,4 millards d’Euro par an (pour 17 centrales) faisons une bête et stupide extrapolation 2,4 / 17 = 0,141 où un potentiel minimum de 8 millards d’euro par an pour le Budget de l’Etat français et de 1 milliards d’euro par an pour le Budget de l’Etat belge. Pour rappel l’état belge projette de demander 250 millions d’euro par an contre la prolongation de ces centrales nucléaires (je dis bravo quel courage, belle négociation).

    Je dis que c’est une bête extrapolation car la puissance moyenne des centrales allemandes est (me semble-il) moins importante que la puissance moyenne des centrales françaises ou belges. Et que la taxe en question est une taxe sur le combustible.

    1. A Lisbonne et à Porto, ils ont été les précurseurs !

      « A geraçao a rasca » est difficilement traduisible. Cette génération se dit à bout de souffle ou aux abois, elle est en galère pour employer son propre vocabulaire !

  8. Un fonds souverain libyen contrôlé par Mouammar Kadhafi a perdu 98 % des 1,3 milliard de dollars qu’il avait confiés à la banque américaine Goldman Sachs pour qu’elle les place sur le marché des changes, affirme mardi le Wall Street Journal. « Afin d’essayer de combler ces pertes, Goldman Sachs a proposé à la Libye de devenir l’un de ses plus importants actionnaires » en acquérant pour 3,7 milliards de dollars d’actions préférentielles, ou encore des titres obligataires, ajoute le quotidien financier, citant ces documents et des sources proches du dossier. Les négociations entre la banque d’affaires américaine et le fonds souverain Libyan Investment Authority se sont poursuivies pendant plusieurs mois à l’été 2009, impliquant le PDG Lloyd Blankfein ainsi que le directeur financier David Viniar et le responsable Europe de la banque, Michael Sherwood.

    lesoir agences

  9. La liste synthétique des clients d’Anne MEAUX => ici

    Quelle brochette !

    Attention, cette blonde souriante est d’une efficacité hors concours pour arranger l’image d’une boîte grillée (Cf. fusion Arcelor / Mittal), d’un dirigeant carbonisé, pour retourner une OPA désespérée, pour vendre l’idée d’un glaçon sur la banquise ou d’importer du sable au Sahara.

    Je n’ai rien contre elle personnellement mais son agence est redoutablement efficace et il faut s’attendre de sa part à une contre-offensive puissante en faveur du nucléaire.

    Question : faut-il la laisser agir tranquillement ou lui mettre des battons dans les roues dès maintenant ?

    A quand un Wiky leaks des publics relations ? Ça promettrait d’être intéressant.

      1. Julien,
        Piotr veut juste basttonner comme plâtre Mme Meaux, ou plutôt comme pulpe ou comme pâte de brie. On est pas loin de la scène de la batte de Base Ball de De Niro-Capone dans les Incorruptibles.

    1. Et la liste, forcément synthétique j’en ai peur, des clients de Bill Qucksilver, on peut la voir ?

      @piotr
      Ça devient piètre, et grave…

  10. Parfois ca donne l’impression d’une fin de fête.. on sait que tout va tomber on s’en met juste plein les poches en attendant que ca tombe…

  11. La sortie du nucléaire annoncée par les allemands est la conséquence d’une forte pression électorale.
    Dans un an nous aurons en France deux référendums le même jour:
    – Pour ou contre une sortie du nucléaire?
    – Pour ou contre une sortie du néolibéralisme?
    On verra bien comment les gens se positionnent en fonction des programmes politiques.
    Certains partis affichent une sortie du nucléaire (EE les verts), d’autres une sortie du nucléaire et du néolibéralisme (NPA, FdG). Compte tenu de la menace nucléaire et du fiasco néolibéral, la logique voudrait que l’UMPS passe la main, si ce n’est pas le cas cela voudra tout simplement dire que les gens sont globalement satisfaits de l’ordre actuel.
    Certains vont hurler « élections piège à cons – révolution par la rue » et ils auront de bons arguments, mais si il n’y a pas majorité dans les urnes il y en aura encore moins dans la rue.

    1. Dans un an nous aurons en France deux référendums le même jour:
      – Pour ou contre une sortie du nucléaire?
      – Pour ou contre une sortie du néolibéralisme?

      si seulement, il y avait un vrai referendum !
      oui …pour
      oui …pour

  12. MÊME MOTIF, MÊME PUNITION … Gadhafi perd 98% avec Goldman Sachs, bientôt la BCE ?

    In early 2008, Libya’s sovereign-wealth fund controlled by Col. Moammar Gadhafi gave $1.3 billion to Goldman Sachs Group to sink into a currency bet and other complicated trades. The investments lost 98% of their value, internal Goldman documents show.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052702304066504576347190532098376.html?mod=WSJEurope_hpp_MIDDLETopStories

    Bienvenue à Mario Draghi à la tête de la BCE … il était « vice chairman and managing director of Goldman Sachs International and a member of the firm-wide management committee 2002–2005 » … la BCE y perdra 98% AUSSI ?

  13. Je ne sais ,ce qu’il faut penser des énergies renouvelables.
    Je voudrai une démonstration par a+b.
    Dans un des liens proposés,j’ai vu qu’à l’horizon fin de siècle,la décroissance de l’énergie disponible entrainera de facto une décroissance de la population humaine.Deux petits milliards d’individus,c’est glauque ,non!.Un milliard de femmes,trouverai-je l’âme sœur?

      1. Sûrement pas! Vous ignorer à quel point le sexe dit « féminin » est en nette régression. (CF la politique de l’enfant unique en Chine et les « échographistes de pacotilles » qui exterminent jusqu’à 22 semaines des foetus soi-disant de sexe féminin alors que nous savons très bien qu’à ce terme la différentiation m/f est très aléatoire. France Furby (1ère sage-femme échographiste de France) si la suite vous intéresse, I’am open. F.F

      2. pas seulement en Chine, en Inde aussi :

        « En outre, il manque en Inde près de quarante millions de femmes. Ce chiffre est d’abord dû à la pratique très développée du fœticide (l’élimination des fœtus de sexe féminin identifiés par échographie), mais aussi à une forme de négligence à l’égard des petites filles, moins bien soignées que leurs frères. « Ce n’est qu’à l’âge de 34 ans que les femmes obtiennent une espérance de vie équivalente à celle des hommes », indique Zins. »

        http://www.monde-diplomatique.fr/2011/01/SARRET/20021

    1. Non, vous ne trouverez pas votre soeur , les filles se font rares…..tout simplement messieurs. Entre guerres, exterminations ethniques, exterminations économiques, et politiques de réduction de la natalité…..les femmes sont vouées à une disparition plus précoce que la vôtre! Votre dévouée sage-femme de service. F.F

  14. Quelques cartes signalées par la check-list du Monde du 31 mai
    La mappemonde du nucléaire, année par année avec le nombre de centrales par pays
    La France est bien placée dans le rapport ce,trales/population..
    http://www.bbc.co.uk/news/world-13159407

    Carte des centrales allemandes :
    http://www.spiegel.de/flash/flash-12749.html

    Carte du nombre d’habitants concernés si accident (par périmètre) :
    http://opendata.zeit.de/atomreaktoren/#/de/
    Cela déborde sur ma région au même titre que nos centrales sur l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, l’Espagne, l’Italie.

  15. a quand un référendum en Francesur la question du nucléaire , nos politiques sont là par la force des urnes et pour les choses importantes , ils devraient nous consulter a moins de considérer que nous ne sommes pas à la hauteur, le peuple ne serait pas adulte c’est pénible. Maurass a disparu depuis longtemp.

  16. Votre,
    Comme dit, le 28/05, je participe dorénavant financièrement au Blog de Paul. Quand bien même je devrais restreindre d’autres choix. Ceci est acté. Il ne sera pas question que ce blog s’éteigne faute de lumière. Bien à vous tous. France Furby.

  17. je pense toujours à cette séquence du « Pianiste » de Polanski: un jeune garçon vend un caramel sur le quai qui va l’embarquer avec tout le monde vers la mort, et il discute le prix. Situation absurde pour qui savait où allait le train. Où mène celui du nucléaire? (réserve mondiale d’uranium 50ans)

  18. Dans le N° de juin d’Alternatives Economiques un article aborde l’avenir de l’industrie nucléaire sous l’aspect économique : « Nucléaire : l’impasse industrielle »
    « Opérateurs trop nombreux, prévisions irréalistes, modèle économique fragile… et maintenant Fukushima. L’avenir de la filière nucléaire française semble bien compromis ».
    http://www.alternatives-economiques.fr/nucleaire-nbsp—l-impasse-industrielle_fr_art_1094_54432.html
    On pourrait résumer : dépassé, gouffre financier, on marche sur la tête.
    Selon Global Chance, toute l’histoire du parc nucléaire français est un exemple saisissant de « désapprentissage en marchant ».
    Concernant la réalité financière de cette filière il y a plus d’ombres que de lumières.
    Un encart relative fortement le seul argument positif qui restait pour le nucléaire : le réchauffement climatique : bof.
    Ce n’est pas un scoop, j’en étais déjà informé.
    Il resterait quoi ?

    Pour rester positif et me désintoxiquer je vais suivre C dans l’air dont le sujet sera le nucléaire. Passionnant !

    Et aussi, le dossier phare du N° de juin de AE est la mondialisation : prometteur mais pas encore lu.

Les commentaires sont fermés.