Archives par mot-clé : Valérie Trierweiler

Comment se torpille-t-on en imaginant faire le contraire ?

Non, je n’ai pas lu entre hier et aujourd’hui un livre de 663 pages. Tout ce que je peux dire de l’ouvrage de Gérard Davet et Fabrice Lhomme : Un président ne devrait pas dire ça, c’est ce que j’en ai lu dans les journaux. Je m’abstiendrai donc soigneusement de dire quoi que ce soit de son contenu, je me contenterai de commenter à mon tour ce commentaire lu quelque part mais qui semble véhiculer le sentiment général de ceux qui ont lu le livre : qu’avec ses entretiens, le Président, « s’est torpillé ».

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 12 SEPTEMBRE 2014 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 12 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le vendredi 12 septembre 2014.

Et vous avez dû voir, ça a commencé hier dans l’après-midi et ce n’est pas près de s’arrêter : il y a un certain nombre de billets, jusqu’ici par des auteurs qui apparaissent souvent sur le blog – et j’en ai encore deux ou trois en réserve parce qu’ils se sont accumulés rapidement – des billets qui sont essentiellement sur le thème : « Que faire, que faire, exactement ? » Et ce qui a provoqué ça, eh bien, il n’y a pas de mystère, c’est la venue du gouvernement Valls II.

Pourquoi le gouvernement Valls II, en quoi est-il représentatif des questions qu’on se pose ? Eh bien parce qu’il ne représente plus, vous le voyez dans les sondages – bon, les sondages ce n’est pas tout dans la vie mais c’est important quand même – il ne représente plus qu’une fraction tout à fait minime de l’opinion publique. Et c’était déjà le cas pour Valls 1er. Bon, ce n’est pas une critique de Monsieur Valls lui-même, encore qu’il aie une certaine responsabilité dans ce qui est dit par son gouvernement, mais il y a une… le champ se restreint ! Le champ se restreint : les ministres disent des choses qui sont de plus en plus incompréhensibles pour le reste de la population.

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Sexisme !

Le mot « sexisme » est un mot que j’emploie avec parcimonie, la preuve en est qu’en sept ans de blog et en 4.822 billets (je viens d’aller voir !), je ne l’ai jamais utilisé.

Il existe entre les êtres humains des rapports de force, des abus de pouvoir, des chantages, des harcèlements et des viols. Le fort les exerce sur le faible. Ma propre carrière dans la recherche scientifique (je ne dis pas dans l’enseignement supérieur, ce qui est une autre histoire) s’est interrompue parce que j’ai refusé un chantage sexuel à la titularisation de mon poste. Pourquoi je ne l’ai jamais mentionné jusqu’ici, préférant laisser un blanc bizarre dans mon curieux parcours de carrière ? Pour la même raison que toutes celles et tous ceux qui ont préféré se taire après avoir été victime d’un tel abus : parce qu’alors que l’on sort en réalité grandie ou grandi d’avoir fait prévaloir son refus d’être un objet pour un détenteur de pouvoir, on n’en sort pas moins « sale » et « crasseux » : « sale » et « crasseux », comme je l’ai dit l’autre jour, de devoir porter soi-même la honte du puissant ou de la puissante, à sa place, parce que lui ou elle, tout à sa morgue et à son ivresse, n’en a pas.

Le sexisme, c’est la justification, à ses propres yeux, d’une légitimité du rapport de force, de l’abus de pouvoir, du chantage, du harcèlement, du viol, exercé sur une autre ou sur un autre parce qu’elle ou lui est d’un autre sexe, considéré comme inférieur et à ce titre, objet naturel et légitime de l’abus.

Pourquoi parler de cela aujourd’hui ? Parce que l’on me reproche dans des courriers de parler en bien (et ce n’est pas fini, je vous l’assure !) des livres de Cécile Duflot : De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion et de Valérie Trierweiler : Merci pour ce moment et que dans les propos qui sont tenus, sous un très mince vernis de « respect pour la vie privée » et de « respect pour la fonction présidentielle », c’est en réalité le visage hideux du sexisme qui grimace.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 5 SEPTEMBRE 2014 (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 5 septembre 2014. Merci à Olivier Brouwer.

Bonjour, on est le vendredi 5 septembre 2014, et c’est l’anniversaire de mon petit-fils William, qui a un an.

Aujourd’hui je fais très vite, parce que je suis très très en retard, et si je veux que ce soit encore publié aujourd’hui, il faut que je fasse rapidement.

Qu’est-ce qu’on fait ? Quatre livres : on parle de quatre livres.

Ça c’est le premier, voilà, il est chez l’éditeur, ça s’appelle Paul Jorion et Bruno Colmant, Penser l’économie autrement (conversations avec Marc Lambrechts), et ça va démarrer comme un feu d’artifice le 10 septembre, c’est à dire la semaine prochaine. Vous verrez ça : il y a des choses dans les journaux, à la radio, beaucoup en Belgique, parce qu’en Belgique, cette rencontre sur une couverture des noms de Paul Jorion et de Bruno Colmant, ça fait jaser. Parce qu’on sait qu’en principe, ils ont des opinions assez opposées, que l’un est « un penseur de gauche », comme dit la [4ème de] couverture, et l’autre, « un économiste de droite ». Alors ça sort donc en librairie le 10 septembre, c’est à dire mercredi prochain.

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Le temps qu’il fait le 5 septembre 2014

Sur Dailymotion, c’est ici.

Paul Jorion & Bruno Colmant, Penser l’économie autrement (conversations avec Marc Lambrechts), Fayard

Michel Denisot, Brèves de vies, Fayard

Blog de PJ, Sales et crasseux, le 4 septembre 2014

Cécile Duflot, De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion, Fayard

Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, Les arènes

Welcome to New York (2014) d’Abel Ferrara

Paul Jorion : « Le secret de la chambre chinoise »L’Homme 1999

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Sales et crasseux

Ces temps sont troublés et l’histoire s’accélère. Du coup, je lis un genre de littérature qui m’est très inhabituel : j’ai terminé de lire dans le train qui me mène vers Paris De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion, de Cécile Duflot. À la Gare Montparnasse j’ai acheté Merci pour ce moment de Valérie Trierweiler.

Dans mes efforts de comprendre « les temps qui sont les nôtres », j’ai en permanence une liste interminable de choses à lire de toute urgence, et je la recompose dix fois dans la journée. Depuis que je fais cela, des livres comme ces deux-là ne se sont jamais retrouvés là, aussi longue qu’ait pu être ma liste.

C’est très bien, le livre de Duflot : il faut le lire. On y retrouve une denrée rare : une femme qui fait de la politique en citoyenne, et qui s’accroche, malgré les tirs de bazooka en sa direction de ceux qui font eux de la politique en mafieux. « Crasseuse », c’est le terme que lui applique Cahuzac. Oui, Cahuzac, d’entre tous les hommes !

Duflot est blessée en tant que personne et on la comprend, mais c’est en citoyenne qu’elle est écœurée quand c’est sous les applaudissements de son équipe que le susdit abandonne sa fonction. Et là aussi, on la comprend car ceux qui ont applaudi sont plus que probablement encore en place : ils nous dirigent toujours.

Sommes-nous tombés si bas ? C’est sans doute pour tenter de trouver la réponse que l’envie m’est venue de lire le second ouvrage : celui qui paraît aujourd’hui. Je ne suis pas bien avancé dans la lecture de Merci pour ce moment mais ce que j’ai lu jusqu’ici m’a ému.

« Il m’est apparu comme une évidence que la seule manière de reprendre le contrôle de ma vie était de la raconter. J’ai souffert de ne pas avoir été comprise, d’avoir été trop salie ».

La salissure, encore une fois.

Ceux qui se sentent purs : purs de tout leur or ou de tout leur pouvoir accumulé, veulent que nous, nous qui avons d’autres intérêts dans la vie, nous nous sentions sales : sales de ne pas avoir compris, comme eux ont su le faire, « comment marche véritablement le monde ».

Oui, ils nous font nous sentir sales : sales de toute la honte qui devrait être la leur et que nous éprouvons à leur place, avec ou sans dents.

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