Vibrations amplifiées à l’approche d’un point critique, par Timiota

Billet invité.

L’analyse de Todd au lance flamme socio-anthropologique continue de faire controverse dans les médias « mainstream » … et même chez les lecteurs de Paul Jorion et autres Amis du Blog de Paul Jorion. Le sociologue en Todd est-il amok ?

À défaut d’un raisonnement simple pour en sortir par le haut, cette agitation induite donne à réfléchir, car des vibrations similaires semblent se rapprocher.

Dans un jeu de vibration comparable, il y a eu feu Bernard Maris écrivant sur Houellebecq « comme symptôme » (de quoi son livre précédent « La Carte et le Territoire » est-il le nom ? ). On peut prolonger dans ces controverses dont les acteurs semblent se préoccuper de données hors de leur sphère jusqu’au Royaume Uni sens dessus-dessous politiquement via une jeune glasgwegienne, ou jusqu’à Paris Match interviewant Varoufakis, et d’autres. Bref tout cela, ce sont des « vibrations amplifiées à l’approche d’un point critique », ainsi que les appellent les physiciens comme François Roddier.

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Yoda impatient : Le « trou de ver » du chercheur mûr, par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La sagesse vient-elle au chercheur qui parvient à la cinquantaine ? Peut-il enfin, libéré des questions de carrière, faire son « maître Yoda », utiliser son expertise pour explorer enfin à fond ce qu’il maîtrise si bien ? C’est ce qui semblerait le mieux dans une majorité de cas. Mais, oublions même les financements et considérons seulement la récompense en termes de reconnaissance scientifique : je veux parler du fameux « facteur h ».

Pour ceux qui ne connaissent pas le « facteur h » ou Hirsch factor, voyez l’explication qu’en offre Wikipedia.

Dans une bonne carrière scientifique, ce facteur avoisine 40 typiquement à l’âge mûr : 6 à 12 papiers par an dans la période prolifique (33-50 ans en très gros), soit en tout un package de 150+/-50 dont les 40 meilleurs seront cités plus de 40 fois. Arrivé à ce niveau, le risque de stationner est grand : même avec de l’excellent travail, notre chercheur n’est cité que par ses collègues mondiaux aux thèmes proches : ça laisse le h au niveau 40 car il n’y a pas vraiment plus de 10-20 labos pour le citer, chacun 1 ou 2 fois, tout ça dépasse rarement 30-35 citations au bout de 3 ans, puis ça n’augmente plus. Donc les papiers du « bon chercheur » vont faire dans l’histogramme de la bibliométrie un bourrelet de nombre de citations N sous le fameux seuil h.

Et que vous le vouliez ou non, cela vous ramène un sentiment de demi-échec.

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Le temps qu’il fait le 23 janvier 2015

Sur Dailymotion, c’est ici.

L’effondrement

L’annonce de Mario Draghi à la Banque centrale européenne, le 22 janvier 2015

Blog de PJ : France Culture, Journal de 12h30, le jeudi 22 janvier 2015

François Roddier, Thermodynamique de l’évolution, Parole Editions 2012

Joseph A. Tainter, L’effondrement des sociétés complexes, Le retour aux sources (1988) 2013

Blog de PJ : LE NON-ÉVÉNEMENT DE LA BCE : AIDER CEUX QUI N’EN ONT PAS BESOIN, par François Leclerc, le 22 janvier 2015

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Combien de temps faudra-t-il aux machines pour prendre le pouvoir ? La réponse du physicien, par Timiota

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quelqu’un écrit à Paul Jorion :

Il a fallu des centaines de milliers d’années à l’homme pour prendre le pouvoir sur terre, il ne faudra aux ordinateurs que quelques heures.

J’ai cherché à affiner ce qu’on pouvait chiffrer à ce sujet. Je me suis basé sur ce qu’on sait de la dynamique des informations dans des réseaux de diverses topologies, caractérisées par un chiffre dit de « redondance », qui dit en gros la facilité qu’il y a pour trouver un chemin qui mène à Rome en allant au petit bonheur la chance. C’est expliqué un tant soit peu dans cet article de physiciens suédois d’Umea. Le chiffre de R=0.4 semble à retenir pour les connections « 2D » qui caractérisent le réseau à la surface de la Terre, juste un peu de 3D dans les gratte-ciels. La relation entre temps et espace pour des ondes d’information qui se répandent en interagissant suit alors, pour cette valeur R=0.4, une loi d’échelle en r^0.3.

(Il faut faire l’hypothèse d’ondes d’information « en interaction » car il s’agit ici de convaincre un serveur de « retourner sa veste » contre les hommes, l’interaction résulte de l’action future du serveur sur les informations qu’il recevra une fois sa veste retournée, et où il fera un choix contraire de celui qu’il aurait fait avant ; autre point l’article parle en fréquence et non en temps, car n’espérant pas un basculement particulier mais un ronron d’information. Et sa loi est donc en 1/r^0.3, mais c’est au fond tout pareil).

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Le paludier : L’inconscient ingénieur du sel, par Arnaud Castex

Billet invité. À propos de « La transmission des savoirs », à Bécherel, le 19 avril 2014

Lors de son exposé à Bécherel, Paul Jorion nous fait découvrir la complexité du métier de paludier et plus particulièrement, son apprentissage.

J’avoue que la proposition du pèse-sel m’a interpellé car elle sous-estime tout de même grossièrement la complexité du problème. Elle ne concerne que la réaction de cristallisation elle-même et le gradient moteur de celle-ci (à savoir la concentration d’une saumure). Cette « solution » fait l’impasse sur la dynamique de l’installation concernée et les moyens à disposition des exploitants.

En fait le paludier réalise un véritable travail d’ingénierie, caché par l’apparente simplicité des choses et bien entendu l’absence de conceptualisation. Simplicité du produit tout d’abord, aujourd’hui qui peut s’étonner d’avoir du sel sur sa table alors qu’il fut une monnaie du fait de sa rareté. Simplicité de la matière première (de l’eau de mer, dont la composition n’est pas si « simple »), simplicité du principe d’obtention (la concentration et la cristallisation par évaporation de l’eau à l’air libre), simplicité des installations (des étendues d’eau inertes).

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Les élites puissantes qui nous manipulent ne font-elles qu’illustrer le Troisième Principe de la thermodynamique ?, par Stéphane Feunteun

Billet invité.

Je voudrais revenir sur la relation étonnante entre PIB (en unité monétaire corrigée de l’inflation) et consommation d’énergie primaire (en unité physique de quantité d’énergie). Entre parenthèses, le PIB est loin d’être irréprochable, entre autres parce qu’il mesure une somme d’activités sans tenir compte de leur utilité sociale (beaucoup d’activités néfastes, voire destructrices, sont comptabilisées positivement dans le PIB), mais c’est le seul indice dont nous disposons pour évaluer la taille de l’économie. C’est en premier lieu le travail de Jean-Marc Jancovici qui a permis de mettre en évidence qu’on obtient une quasi-droite quand on reporte pour chaque année les valeurs considérées sur un graphique (voir le 4ème graphique de cet article qui mérite d’être lu attentivement).

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LA STABILITÉ GLOBALE DES SYSTÈMES CHAOTIQUES, par Boris Verhaegen

Billet invité

Cela faisait un petit temps que je voulais aborder un sujet qui me semble essentiel pour la compréhension de certains thèmes abordés sur le blog mais je ne savais pas vraiment par quel bout commencer. Le billet de Timiota sur sa découverte médicale m’en donne maintenant l’occasion tant il illustre parfaitement le fond de ma pensée. Il traite en effet d’un phénomène trop souvent observé mais totalement non intuitif : la stabilité globale d’un système dit chaotique.

Si en physique mathématique la quasi totalité des systèmes sont dits déterministes, il en est certains, appelés chaotiques, dont la dynamique reste certes déterministe mais pour lesquels aucune prédiction n’est dans la pratique possible – ce qui est totalement contraire au déterminisme, qui, comme son nom l’indique, permet de déterminer avec précision l’évolution d’un système lorsqu’on en connaît ses conditions initiales. On parle alors de chaos ou encore de dynamique non-linéaire.

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Medical Breakthrough: Low Dosage “Piketty” Prevents “FT” Fits (II/II), by H. Benisty (co-author with Timiota)

Billet invité. La version française se trouve ici. Un grand merci à Serge Boucher pour la traduction.

We’ve shown in the first part of this post that a population of actors effecting « random walks » by betting their wealth daily, or more precisely a modest part of their fortune that lies above the poverty level, will eventually see a small group of « very rich » emerge, making everybody else comparatively poorer.

We now increase the number of actors to N=3600, all other hypotheses remaining the same, to get a more clear distinction between a continuum of the society and a few dominant elements. We’ll show how a small dose of « Pikettisation » avoids paralysis.

First, let’s study the situation as is, to identify the problem. Here’s a typical simulation with N=3600 actors during 35000 days. [See ((2)) in the appendix for a more detailed explanation, … even if you have already read ((1))!]

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Medical Breakthrough: Low Dosage “Piketty” Prevents “FT” Fits (I/II), by H. Benisty (co-author with Timiota)

Billet invité. La version française se trouve ici. Un grand merci à Serge Boucher pour la traduction.

On the subject of wealth concentration and rising inequalities, Thomas Piketty tells us that there is indeed a growing rift, and that the fifties were only an exception. One can always pretend that the Gilded Age gave us several decades of only occasionally rusty capitalism, hence reviving those levels of inequality is nothing to scoff at, especially if millions of people concurrently rise out of poverty.

Entertaining that view requires that we ignore many aspects of the Great Depression, which is highly difficult to understand, having taken place between two world wars, and in a period mixing technical progress, colonisation and then decolonisation. In any case, one can conceivably believe that history as a whole is so chaotic that what we’ll get at the end of the current rise in inequality need not be exceptionally bad.

Many reasons, which one might wish to file under “our planet’s survival”, suggest that now is a horrible time for deadlocking a system already made rusty by wealth concentration and the mass poverty that it implies: even though a sizeable and growing middle-class manages to get by, a world where even in rich countries 30% of inhabitants are poor, with poor countries doing much worse, can’t be expected to make the right choices regarding our planet’s resources.

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Découverte Médicale : De petites doses de Piketty empêchent les crises de Gattaz (II/II), par Timiota

Billet invité. Un ou plusieurs volontaires pour traduire dans d’autres langues ? [Ce serait sympa si les lecteurs du Financial Times, par exemple, pouvaient lire cette série de deux billets]. 😀

Nous avons montré dans la première partie de ce billet que des acteurs effectuant des « marches aléatoires » de leur fortune, plus exactement de la part au-dessus d’un seuil de pauvreté, voyaient au bout d’un certain temps des « très riches » émerger, et cela semblait rendre comparativement les autres pauvres.

Nous passons maintenant à des modèles sur N=3600 acteurs, avec les hypothèses inchangées. Mais on va pousser l’étude jusqu’à pouvoir évaluer à quel point une faible dose de « Piketty-isation » de la situation évite le grippage.

Étudions d’abord la situation sans rien faire, pour voir ce fameux grippage :

Pour N=3600 acteurs et 35000 jours, on a un cas typique dans ce film


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Découverte Médicale : De petites doses de Piketty empêchent les crises de Gattaz (I/II), par Timiota

Billet invité. Un ou plusieurs volontaires pour traduire dans d’autres langues ? [Ce serait sympa si les lecteurs du Financial Times, par exemple, pouvaient lire cette série de deux billets]. 😀

À propos de la concentration des richesses et de l’augmentation des inégalités, Piketty nous dit à sa façon qu’il y a bel et bien une divergence en cours, et que les Trente Glorieuses n’étaient qu’une exception. On pourra toujours prétendre qu’une société comme celle de la Belle Époque (1910), venait de passer quelques décennies de capitalisme qui ne se grippait qu’assez occasionnellement, et que donc retrouver ces niveaux d’inégalités, si cela sort X millions de gens de la pauvreté vers la classe moyenne par la même occasion, on ne doit pas faire la fine bouche.

Faisant cela, on ignore bien des éléments de la Grande Dépression, logée entre deux guerres mondiales qui en compliquent la lecture, lecture à interpréter entre progrès techniques, colonisations, puis décolonisations. Et après tout, on pourrait croire qu’il y a assez de chaos de l’Histoire pour qu’on ne fasse pas pire au bout de l’actuelle augmentation des inégalités.

Plusieurs raisons, qu’on mettra sous un chapeau « survie sur la planète », disent qu’il est urgent d’éviter le blocage dans un monde très grippé par la concentration des richesses et par les masses de pauvreté qui s’ensuivent : même avec 30% de classes moyennes qui s’en tirent, un monde ou même les pays « riches » comprennent à demeure 30% de pauvres, et les pays moins riches bien plus, restera ingouvernable pour l’usage des ressources de cette planète.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 11 AVRIL 2014

Sur DailyMotion, c’est ici. Meilleur son que sur YouTube, mais risque de pub !

Le curé chantant

Les bisons galopant

BFM Business, L’invité d’Hedwige Chevrillon, le 9 avril 2014

Soylent Green (Soleil vert) de Richard Fleischer, 1973

La petite lumière sur Mars

Le principe anthropique

Comprendre les temps qui sont les nôtres, Odile Jacob 2014

Claude Lévi-Strauss et Jacques Lacan

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Bételgeuse à Véga : « Les signaux de TerreMH370 dérivent – stop » (à la recherche des héros discrets), par Timiota

Billet invité.

Les dernières nouvelles sur le vol disparu MH370 confirment le positionnement sud par l’analyse fine de l’effet Doppler (celui qui fait changer la fréquence du « pin-pon », on l’entend plus aigu au rapprochement, plus grave à l’éloignement).

L’effet Doppler, sur une transmission autour de 1 GHz, fait un écart de fréquence 100 Hz (donc par exemple 1 000 000 100 Hz) pour une vitesse relative de 30 m/s (108 km/h). C’est sans doute peu en soi. Aussi a-t-il fallu la comparaison à d’autres avions suivis dans les mêmes conditions pour confirmer ces toutes petites dérives de la porteuse et les utiliser pour reconstituer le vol. Il n’est pas clair si c’est le Doppler de l’avion par rapport à un satellite supposé fixe. Ou si, comme le disent les spécialistes des satellites, c’est le mouvement « résiduel » en forme de 8 des satellites géostationnaires, qui est de l’ordre de quelques centaines de km quand même autour de leur position d’équilibre à 36000 km, qui donnait le gros de l’effet Doppler. Dans ce dernier cas, c’est ce qui permet de faire la différence entre des trajets nord et sud d’un avion émetteur d’un côté ou de l’autre de l’équateur où gît le satellite. Les satellites de ce type ne se restabilisent en effet que de temps à autre vis à vis des perturbations gravitationnelles (Lune, …) accumulées, la ressource en carburant embarquée étant finie et la durée de vie étant à maximiser (ici déjà 24 ans).

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Small Bang et Big Bang (Que crie la Crimée ? ), par Timiota

Billet invité.

Le tohu-bohu de l’univers, dans ce qu’on en avait imaginé de plus primordial, a eu le bon goût de laisser des traces. Et des traces qu’on commence à « reconnaitre » (voir ici ou ici en anglais): on peut ainsi « entendre » aujourd’hui une sorte d’enregistrement de la voix de l’univers vagissant ses premières ondes gravitationnelles, car elles ont pu s’imprimer en  « ridant » les répartitions de matières, sous forme d’entrelacs particuliers du rayonnement micro-ondes fossile qui luit au fond de la mer noire de l’univers.

Les succès de l’analyse de ce fond cosmique issu du Big-Bang sont en effet à rapprocher de la reconnaissance de la voix : notre cerveau met sous forme d’une dizaine de phonèmes les différents sons de type  « voyelles », signaux riches sous leur forme brute d’ondes de pressions. C’est la présence de signatures sous forme de fréquences spatiales dans le fond de l’univers, dont certaines sont appelées « acoustiques », tant elles correspondent à des oscillations mécaniques, qui jouent le rôle de ces voyelles que notre cerveau collectif, alias « la science », arrive aujourd’hui à reconnaitre: Nous voila auditeur d’un cri primal.

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L’envie de découvrir comment cela fonctionne vraiment, par Boris Verhaegen

Juste une petite remarque suite à la vidéo du Temps qu’il fait du 13 décembre 2013 concernant le milieu scientifique que Hugh Everett a quitté, dégoûté du sort que l’on faisait à sa théorie. Il se fait qu’il n’est pas le seul à avoir tenté d’expliquer les superpositions d’états surprenantes que l’on peut observer dans le monde de l’infiniment petit.

Si les reproches qu’on fait à sa théorie sont légitimes – c’est-à-dire pour l’essentiel sa construction qui par essence ne permet pas de le placer dans le cadre du falsificationnisme popperien -, d’autres théories tout aussi originales mais plus pragmatiques ont subi le même sort. La théorie d’Everett n’est cependant pas la plus plausible pour expliquer les superpositions d’états car d’autres y arrivent avec moins de subterfuges. Comme on le suppose dans le milieu, plus une théorie explique les choses de manière simple, et plus elle a de chance d’exprimer une réalité concrète – ce qui rend si beau l’égalité d’Einstein E=mc2. Ainsi, une autre théorie résout la plupart des incohérences avec un seul univers supplémentaire, un univers gémellaire : jumeau.

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LE TEMPS QU’IL FAIT LE 13 DÉCEMBRE 2013

Sur YouTube, c’est ici.

La mécanique quantique suggère que la meilleure stratégie est de gueuler si l’on n’est pas content !

Jacques Attali, Une brève histoire de l’avenir, Fayard 2006

Paul Jorion, Pourquoi nous avons 9 vies comme les chats, Collège International de Philosophie, 2000

Paul Jorion, Le temps qu’il fait le 22 février 2013, au Théâtre du Rond-Point

Cédric Mas, Comment rembourser une dette exorbitante ? – Leçon d’histoire en forme d’avertissement, le 17 avril 2012

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LES ENFANTS « BONS EN MATHS » QUI RESTERONT CEPENDANT SCEPTIQUES QUANT AUX MÉRITES DE CETTE BRANCHE DU SAVOIR

Être « bon en maths » a toujours été une qualité dont parents et éducateurs ont voulu maximiser le potentiel, si bien que tout enfant présentant cette disposition qui n’a pas fini mathématicien, physicien ou ingénieur, ne l’a dû qu’à sa détermination personnelle.

Telles furent les pressions que John Maynard Keynes dut lui aussi endurer. Pour lui, la maîtresse de toutes les formes de connaissance était la philosophie, dont l’une des qualités et non des moindres à ses yeux est sa résistance à toute tentative de restreindre le domaine de sa compétence. En 1901, alors que le jeune Maynard vient de fêter ses dix-huit ans, à la veille d’importants examens de mathématiques, ses répétiteurs – ainsi que son père – découvrent avec stupeur qu’il vient de consacrer la totalité de ses efforts des derniers mois à la rédaction d’un mémoire consacré aux mérites de la poésie en latin médiéval du scolastique Bernard de Cluny.

Le Treatise on Probability à la rédaction duquel Keynes consacra le plus clair des années 1906 à 1913 (l’interruption de la guerre fera qu’il ne sera publié qu’en 1921) est, selon la définition qu’il donne de la probabilité de constituer une branche de la logique, un ouvrage très peu mathématique pour ce qui touche à la contribution originale de Keynes au sein du volume. Il renoue en fait avec la discipline dans l’état qui était le sien avant que les colles astucieuses que le chevalier de Méré posa à Pascal, Huygens, Fermat et quelques autres, sur la façon la plus juste de partager les enjeux d’une partie de cartes interrompue alors qu’elle est déjà entamée, n’ait conduit à assimiler la probabilité d’un événement à une mesure constituant la généralisation de sa fréquence observée.

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LE PROCESSUS « CULTUREL » DE REPRODUCTION / SÉLECTION « NATURELLE », par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion

Quand Darwin parle de « sélection naturelle », le processus implicite, sans lequel il ne pourrait y avoir sélection de certaines des combinaisons obtenues, est bien entendu la reproduction qui s’opère elle à proprement parler naturellement, c’est-à-dire mécaniquement.

Il en va en réalité de même pour ce que fabrique l‘homme : il ne produit pas véritablement à dessein, il produit au contraire « tout », c’est-à-dire l’ensemble de toutes les combinaisons possibles et, toutes les combinaisons qui « fonctionnent » trouvant nécessairement un acheteur, elles sont reproduites.

L’homme se contente de poursuivre, de manière « culturelle » et il faut entendre par cela, simplement : « au-delà du biologique », la dynamique de la sélection naturelle. Par ailleurs, l’homme se révèle incapable d’exercer le moindre contrôle, la moindre maîtrise, sur ce processus « culturel » de reproduction / sélection « naturelle », l’épithète « naturelle » renvoyant précisément à l’absence de choix, au fait que tout est tenté, et que tout ce qui « fonctionne » est reproduit.

Bien sûr, comme pour notre destin individuel et ses multiples péripéties, nous, êtres humains, sommes toujours capables de produire a posteriori un discours justificatif mettant en scène une intention préalable, un « but », que l’effet produit et constaté aurait en fait « réalisé », et un « choix » opéré entre différents buts possibles (*). Pour vous en convaincre, consultez votre quotidien imprimé ou en ligne, où vous trouverez des justifications érudites des O.G.M., du nucléaire civil, des armes de destruction massive, physique, chimique, et aujourd’hui, biologique, etc. en dépit du fait qu’avec eux le péril pour l’espèce grandit à chaque jour qui passe.

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