LE TEMPS QU’IL FAIT LE 22 JANVIER 2016 (Retranscription)

Retranscription de Le temps qü’il fait le 22 janvier 2016. Merci a Olivier Brouwer… qui cherche du renfort !

Bonjour, vidéo faite dans des conditions extrêmement acrobatiques, un 22 janvier !

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Les politiques de l’infamie (Europe, début du XXIe siècle), par Jacques Seignan

Billet invité.

Certains dirigeants des pays européens et de l’Union européenne (UE) sont-ils engagés dans une compétition pour franchir le mur de l’infamie ?

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Good Year ou Good Kill ?, par Roberto Boulant

Billet invité.

Or donc, la main de la justice vient de s’abattre sur les gueux ayant osé contester la mise à mort sociale prononcée par leur suzerain, la bonne, très vertueuse et très charitable, société anonyme Goodyear.

24 mois de prison, dont 9 ferme !

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La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis

Billet invité. Ouvert aux commentaires

L’hebdomadaire Marianne a cru bon de dénoncer dans son édition électronique une possible fraude de la ministre Christiane Taubira qui aurait loué un appartement social de 96 m2 plus terrasse et parking dans le XVIIe arrondissement de Paris au prix extraordinairement avantageux de 2.196 € par mois, charges comprises, soit en dessous des prix réels du marché qui se situeraient aux alentours de 2.600 € par mois, charges comprises. Libération nous rappelle utilement que ce n’est pas un immeuble social, mais un immeuble à loyer plafonné compte tenu d’avantages fiscaux (loi Borloo), construit pour loger la « classe moyenne »… Et c’est bien là que le sujet devient vraiment intéressant. Continuer la lecture de La classe moyenne disparaît : illustration, par Michel Leis

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Les Bourses s’effondrent… et on vous l’avait bien dit !

Les Bourses s’effondrent. Il faut quand même souligner qu’on vous l’avait bien dit.

On vous avait dit que le système était très endommagé, et qu’on ne pouvait pas simplement le rafistoler, qu’il y avait des composantes de base dont il fallait revoir entièrement la nature et modifier le fonctionnement. Vous avez répondu « On reconstruira le système à l’identique : TINA ! » Et c’est ce que vous avez essayé de faire, jusqu’à aujourd’hui.

On vous a dit : il faut démanteler les établissements financiers systémiques (« Too Big To Fail »), les recréer sur une base modulaire pour qu’une faillite individuelle éventuelle soit inoffensive pour le système dans son ensemble. En 2009, vous avez répondu : « On va voir. On vous revient ». Qu’est-ce que vous avez fait ? Rien ! Au contraire, vous avez mené une contre-offensive et quand vous en parlez aujourd’hui, c’est toujours sous l’appellation de « LA THÈSE POPULISTE du démantèlement des banques systémiques ».

Ce système est à bout de souffle. Vous essayez de créer de l’inflation (comme si l’inflation pouvait être un remède à une économie en panne !), vous injectez des tombereaux de liquidités qui sentent encore l’encre fraiche de la planche à billets. Comme il n’y a pas de demande parce que la première solution aux problèmes de votre système bancal, c’est de baisser les salaires, ces sommes vont juste gonfler la spéculation, mais vous vous en fichez parce que la « science » économique que vous avez créée et nourrie, comme votre fidèle servante, assure que la spéculation, ça n’existe pas : c’est comme la lutte des classes : c’est une illusion d’optique ! Pourquoi avez-vous consacré alors autant d’énergie à faire abroger à la fin du XIXe siècle les lois qui à l’époque interdisaient la spéculation ?

Vous dites que les taux bas, ce n’est pas grave, ça va s’arranger un jour ou l’autre : « Il y a des cycles, un effet de balancier : après la pluie, le beau temps ! » Mais ce sont des chimères : votre système est passé cent fois à deux doigts de la catastrophe. Il n’y a pas de cycles : il n’y a que des héros et des héroïnes, des « petits » comme d’habitude, qui relancent à chaque fois la machine branlante et pétaradante. Au prix de leur vie dans les guerres (votre joker !), mais aussi en temps de paix : regardez les dégâts autour de vous (ou plutôt autour de nous) !

J’ai dit en 2009 sur France Info : « On ne s’en sortira cette fois que grâce à la Chine ! » (la vidéo doit encore être disponible quelque part – regardez les yeux ronds autour de moi). Aujourd’hui la Chine est au tapis mais elle aussi, elle s’en fiche : elle a mis le stalinisme dans la naphtaline mais il ne demande qu’à être ressorti des cartons. Et avec l’hyper-surveillance et le Big Data qu’on se paie aujourd’hui, ce sera comme avec Star Wars : le nouvel épisode ridiculisera les précédents. On n’a encore rien vu !

L’actualité récente le montre : quand tout va mal, la seconde victime, après les salaires, est elle aussi toute désignée : c’est la démocratie. Dans l’ordre de passage à la trappe :

1) Égalité (2008),
2) Fraternité (décembre 2015),
3) Liberté (remplir les pointillés pour la date).

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Allez voir « The Big Short » !, par Jacques Seignan

Billet invité

The Big Short [Le Casse du siècle, d’Adam McKay ; film américain produit par Brad Pitt, avec notamment Ch. Bale, S. Carell, R. Gosling, B. Pitt …] est un film impressionnant, très fort ; il suffit de relire le billet de Paul Jorion : ses mots en disent l’essentiel sur la forme et le fond. Il faut toutefois insister sur la qualité de cette œuvre exceptionnelle, à la fois intelligente, perturbante et drôle, pour qu’elle soit vue par le plus grand nombre de spectateurs. Continuer la lecture de Allez voir « The Big Short » !, par Jacques Seignan

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EN CHINE, LA PERFECTION S’ANNONCE DE CE MONDE, par François Leclerc

Billet invité.

Que projette exactement le gouvernement chinois en inscrivant à son 13ème plan quinquennal la création à l’échéance de 2020 d’un « système de crédit social » qui reste entouré d’un grand flou ? Présenté sous ses plus beaux atours, il y est succinctement annoncé comme devant être « un référentiel d’information basé sur la population nationale, destiné à améliorer le système de crédit social et le mécanisme d’intervention de crise ». Aucune description officielle de ses contours et mécanismes n’est actuellement disponible, la constitution par étapes de cette gigantesque base de données s’annonce pharaonique et justifie les interrogations.

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Le Conseil constitutionnel valide l’arbitraire des assignations à résidence, par Roberto Boulant

Billet invité

Les ‘sages’ ont parlé : la loi modifiant l’assignation à résidence est conforme à la Constitution ! Il est donc légal pour l’administration française de vous assigner à résidence sous prétexte d’une note écrite sur papier libre par une main anonyme, et cela sans le moindre commencement de début de preuve de votre dangerosité. Continuer la lecture de Le Conseil constitutionnel valide l’arbitraire des assignations à résidence, par Roberto Boulant

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La boite à outil, deuxième semaine, par Jean-Claude Balbot

Billet invité

Dans un billet précédent j’affirmais à Paul que l’on pouvait se servir de ses livres comme d’une boîte à outils et j’affirmais que nous le faisions avec profit. Ce blog fournit des armes à qui s’engage sur le terrain, déterminé à changer les rapports sociaux tels que nous les vivons.
Comment dire mieux que ce qu’un ami disait il y a peu : « A un moment donné, il faut mettre son corps physique en mouvement et en jeu si on veut faire bouger les choses. Il faut faire obstacle de son corps pour exprimer le refus des politiques que nous rejetons. Nous sommes et restons de grands singes, mammifères sociaux avant d’être des esprits éthérés connectés par la technologie. » Continuer la lecture de La boite à outil, deuxième semaine, par Jean-Claude Balbot

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Chapitre premier : Une société sans classe, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

J’interprète que nous sommes revenus au chapitre premier de l’histoire de l’humanité qui est une histoire de la socialité. Au chapitre premier, il y a un amas chaotique unique d’individus qui sont virtuellement en société. Ces individus cherchent des médiations pour constituer la ou les sociétés dans leur réalité. Les individus vont partir à la recherche des classes qui sont des paroles intérieures entre les individus par lesquelles ils pensent puis agitent leur socialité.

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Ouvrir la boîte de Pandore quand il ne reste plus que la colère 

Voter FN, pour ceux qui votaient socialiste ou communiste autrefois, c’est quand il ne reste plus que la colère.

Pour un élu démocrate sincère, refuser le front républicain entre les deux tours, c’est quand il ne reste plus que la colère.

Vouloir régler les problèmes du monde et/ou les questions que l’on se pose sur soi-même, à la kalachnikov, c’est quand il ne reste plus que la colère.

« La colère est mauvaise conseillère », nul ne l’ignore, honte alors à ceux qui, par intérêt et/ou par calcul, nous acculent à la colère : ils ouvrent ainsi une boîte de Pandore et rien ne garantit qu’ils ne seront pas eux aussi emportés par le vent mauvais qui s’en échappe.

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Pourquoi se refuser les moyens de dépasser l’économie capitaliste ?, par Dominique Temple

Billet invité

Nous ne sommes pas à la veille d’une troisième guerre mondiale, qui relancerait le système capitaliste pour un tour comme en 14, mais à la veille d’une implosion sociale, d’une menace de malheur pour tout le monde, et par conséquent devant un impératif politique, celui de la transition de l’économie capitaliste en une économie post-capitaliste.

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« L’amalgame est hétérogène et solide ». Nouvelles extrêmes droites amalgamées, par Sophie Wahnich

Billet invité.

Symptômes

  1. Un ministre de la République française, femme, noire, d’origine guyanaise ayant porté, dans un gouvernement socialiste, le projet de mariage pour tous permettant à un couple de même sexe de pouvoir se marier, a reçu des insultes racistes répétées : le 20 octobre 2013, le prêtre de Saint-Nicolas-du-Chardonnet a entonné dans une manifestation Civitas « y’a bon Banania, y’a pas bon Taubira ». Le 25 octobre à Angers, supposée douce ville, une enfant de 12 ans interpelle la ministre, elle brandit une peau de banane et crie « la guenon mange ta banane ». Dans la même séquence temporelle, une ardennaise frontiste, compare publiquement Taubira à un singe.

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Passer à la suite

J’ai reproduit tout à l’heure sur le blog un commentaire de Joan Robinson relatif à son mentor :

Le principal problème de Keynes était qu’il était un idéaliste. Il pensait qu’aussitôt que les gens auraient compris sa théorie, auraient compris comment le système capitaliste fonctionne véritablement, ils se comporteraient de manière raisonnable et géreraient le système de telle sorte que des effets positifs en résultent, et en particulier un niveau d’emploi élevé et stable. […] Keynes était un innocent qui croyait qu’une théorie intelligente prévaut sur une autre qui est stupide. Mais il va de soi que dans le monde réel l’impact d’une politique ne découle pas d’une compréhension intelligente de l’économie mais du jeu des intérêts particuliers et du désir de défendre le capitalisme contre les courants de pensée radicale de chaque époque.

J’ai fait de cette citation le centre de l’épilogue de mon Penser tout haut l’économie avec Keynes (2015), dont la question qui l’ouvre est : « Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? »

Ce sont bien entendu un « idéalisme » et une « innocence » comparables à ceux de Keynes qui m’ont conduits à lancer mon blog le 28 février 2007. J’imaginais qu’expliquer « comment cela marche vraiment » aurait un impact sur la manière dont les choses se dérouleraient par la suite. Je souscrivais au credo de Keynes : « obtenir des résultats en disant la vérité violemment et brutalement, cela finira par marcher, même si c’est avec lenteur ».

Le blog aura neuf ans en février prochain et ces neuf années m’ont convaincu de la vanité du projet. Je conclus ma chronique à paraître la semaine prochaine dans Le Monde et dans L’Écho par ces mots : « Hegel a attiré notre attention sur le fait que nous, peuples et gouvernements, n’apprenons rien de l’histoire. La raison en est désormais connue : c’est que cela contreviendrait aux intérêts de la Banque. »

Le pire que l’on pût imaginer en septembre 2008 si aucun enseignement n’était tiré, c’était la guerre, or elle est à nos portes, si ce n’est déjà dans nos demeures. Et la démocratie, mise au rancart à une vitesse qui même moi me surprend.

J’ai écrit sur ce qu’il faudrait réformer dans la finance et dans l’économie et comme rien ne se passait j’ai entrepris la rédaction d’un ouvrage sur l’effondrement devenu du coup inéluctable, intitulé Le dernier qui s’en va éteint la lumière, à paraître en 2016. J’y écris :

Bien sûr, le risque existe que ce soient seulement les robots qui sachent un jour que ce sont nos « z’élites » qui auront empêché que l’on sauve l’espèce en amorçant le Grand Tournant tant qu’il en était encore temps. Il sera évidemment rapporté dans les livres que les robots écriront et qu’ils liront eux-mêmes, qu’il y avait bien quelques Cassandre isolé(e)s, rencontrant un succès d’estime, pour gueuler jusqu’au bout parce qu’ils s’opposaient à ce que cela se termine de cette manière minable, et pour une raison qu’ils peinaient à justifier à l’aide d’arguments robustes et rationnels, mais qui était une sorte d’attachement sentimental au genre humain : parce que les gens qu’ils aimaient bien en faisaient partie tout comme eux-mêmes. C’est tout.

J’y écris aussi :

Si j’échoue ici : si je convainc seulement ma lectrice ou mon lecteur que l’aventure est terminée, j’espère lui avoir au moins apporté au passage la consolation : avoir rassemblé des éléments qui lui auront permis, à titre personnel, de faire le deuil de l’espèce humaine, une aventure qui, quoi qu’on en pense au bilan, aura marqué l’histoire de l’univers. Il y a tant de planètes en effet où il ne se passe rien de fort intéressant.

J’estime avoir fait ce que j’ai pu, même si cela devait s’avérer rétrospectivement, insignifiant. La fonction du blog à mes yeux était d’amorcer et de faciliter un Grand Tournant. Dans cette fonction, il a échoué : l’effondrement a lieu sous nos yeux et l’intérêt qu’il pourrait y avoir à continuer d’en faire la chronique quotidienne, me semble loin d’être évident.

L’extinction est probable mais comme le rappelle la sagesse populaire : « le pire n’est jamais sûr », et comme notre espèce a toujours été au mieux de sa forme quand il s’agissait de rebâtir sur des décombres, je vais consacrer le temps qu’il me reste à penser l’après-effondrement. Je vous tiendrai au courant, par un moyen ou un autre.

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Quel pourrait être l’impact de « Penser tout haut l’économie avec Keynes » ?

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Paul Jorion, Penser tout haut l’économie avec Keynes, Odile Jacob 2015 : 307-308

Quel pourrait être l’impact d’un livre comme celui-ci ? La réponse se trouve peut-être dans l’intervention de Joan Robinson lors de la discussion qui conclut les conférences Rafaelle Mattioli données par Richard Kahn en 1978 à Milan et consacrées à la genèse de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

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La voie coupée entre comprendre et prendre les décisions qu’il faudrait

Les premières journées qui suivirent le vendredi 13 novembre avaient tout pour inquiéter : les commentateurs les plus pressés, les premiers en ligne, furent ceux dont le message était : « Essayer de comprendre, c’est déjà excuser ! »

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La violence nue, par Dominique Temple

Billet invité. P. J. : Je me permets d’attirer votre attention sur ce qui me paraît une réflexion essentielle ici sur le meurtre-suicide. Ouvert aux commentaires.

Toutes les sociétés, nous rappelle Marcel Mauss, sont fondées à l’origine sur le principe de réciprocité. Mais d’où vient que depuis l’origine des temps les sociétés se livrent des guerres inexpiables ? Serait-ce que chaque système de réciprocité produirait un sentiment de l’humain, exclusif et irréductible ? Hors de la réciprocité, autrui serait-il abandonné aux forces de la nature ?

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