PIQÛRE DE RAPPEL : Insistance de 68, par Christian Laval

Originellement publié le 19 janvier 2008.

I

Notre génération

Il n’y a peut-être jamais eu de génération sur le compte de laquelle et à propos de laquelle on a plus menti, déformé, trafiqué, que celle de 68. Ce travestissement se fait au nom de l’histoire et des données politiques (écroulement du communisme), au nom aussi du destin de quelques-uns qu’on a sommairement désignés comme les représentants officiels d’une génération politiquement vaincue mais culturellement gagnante. Ceux-là, dont les noms courent sur les lèvres des gens informés, seraient les incarnations durables de l’événement, les porteurs de sa mémoire, les détenteurs de son sens. Le dérisoire de la chose est trop évident pour s’y arrêter. Continuer la lecture de PIQÛRE DE RAPPEL : Insistance de 68, par Christian Laval

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Fin du parti pris de fin de partie pour l’humanité, par Isabelle Joly

Billet invité.

Cet horizon indépassable qui vient, peut être paralysant quant à certaines actions à entreprendre.

Ces actions n’empêcheront pas ce qui vient, mais changeront notre rapport à ce futur.

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Haneke, Mad Max, et la guerre de tous contre tous, par Isabelle Joly

Billet invité.

Je n’aime pas les films de Haneke. Ou plutôt, je n’ai jamais vu de film de Haneke, mais je crois que si j’en voyais, je ne les aimerais pas. Je me suis fait une idée de son œuvre à travers les critiques que j’ai lues. Et c’est vrai que ce n’est pas très objectif.

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Dans mon Panthéon, j’invite… Jack London, par Isabelle Joly

Billet invité.

Vous connaissez les Sapag, ces 133 ouvriers de Ham, en Picardie qui se font virer comme des malpropres, alors qu’ils travaillent très (trop ?) bien. Se faire licencier alors qu’on réalise un taux de rentabilité de 22 %, c’est à vous dégoûter du travail bien fait. Ce sont les capitalistes qui tuent l’idée du travail, pas les gens qui deviennent fainéants.

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Merci Patron ! et Nuit Debout

Je suis allé voir hier soir Merci Patron ! de François Ruffin. C’est-à-dire longtemps après tout le monde, ce qui m’a donné l’avantage de savoir, avant même de le voir, ce que pensent de ce film pas mal de gens, et tout le bien qu’ils en pensent.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (III) : Compte à rebours, par Roberto Boulant

le dernier qui s'en va...

Billet invité.

Le long chapitre, près d’une centaine de pages, que Paul Jorion consacre à un état des lieux planétaire, provoquera peut-être chez certain(e)s un fou-rire incontrôlable.

Mais de ceux qui vous saisissent lors d’un enterrement, lorsque submergé par la peine et l’absurdité des choses, votre corps décide sans vous demander votre avis de relâcher l’insupportable tension.

Car il faut bien admettre l’absurde de la chose : aurions-nous eu la volonté de nous suicider, que nous n’aurions guère fait mieux !
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Le prix des médicaments, par Michel Leis

Billet invité.

Ce vendredi 25 mars 2016, Arte a programmé une fiction inspirée par l’affaire de la thalidomide. Le brevet de ce médicament fut déposé en avril 1954 pour une durée de 20 ans par la firme Chemie Grünenthal. Commercialisé d’abord contre la grippe, il fut ensuite commercialisé sous l’appellation Contergan en Allemagne, Softenon en Belgique et dans d’autres pays du monde comme le Canada, la Grande-Bretagne sous divers noms. L’indication est celle d’un sédatif et d’un antinauséeux, administré principalement aux femmes enceintes. La documentation produite à l’époque par le laboratoire minimise les effets secondaires. La France et les États-Unis, plus exigeants sur les tests cliniques ne délivreront pas d’autorisation de mise sur le marché. Bien leur en prend, les effets secondaires se sont révélés dramatiques, des malformations congénitales se multiplient : plus de 12 000 cas dans le monde. En Belgique, un couple désespéré par la naissance d’un enfant sans bras donne la mort à son enfant, ce qui donnera lieu à un retentissant procès en novembre 1962 à Liège (les parents furent acquittés).

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture (II) : Commercialement, l’extinction de l’espèce est une bonne affaire, par Roberto Boulant

Dernier_JorionBillet invité.

Ce qu’il y a de plus paradoxal avec cette curieuse espèce qui se nomme elle-même avec arrogance homo sapiens, c’est qu’elle est suffisamment stupide pour détruire son seul et unique habitat, tout en étant suffisamment intelligente pour comprendre et analyser lucidement les enchainements menant à l’inéluctable catastrophe.

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Ce qui me fait peur…, par Patrice Brient

Billet invité.

Ce qui me fait peur, c’est le temps :

  • le temps qu’il m’a fallu pour comprendre,
  • le temps qu’il m’a fallu avant de commencer à bouger,
  • le temps qu’il reste, ou pas, avant que tout espoir soit interdit,
  • le temps terrifiant que nous avons offert à ceux qui sont jeunes aujourd’hui.

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Le dernier qui s’en va éteint la lumière, de Paul Jorion, éd. Fayard, 2016. Une note de lecture, par Roberto Boulant

Dernier_Jorion

Billet invité.

Est-il raisonnable de présenter un livre en disant que sa lecture est une rude épreuve ? Pire même, qu’il va à l’encontre de l’air du temps ! De celui qui ne cesse de nous susurrer à l’oreille que nous pouvons nous endormir tranquillement, que tout est sous contrôle. Ceux et celles qui ne veulent pas se poser de questions parce qu’ils ne veulent surtout pas avoir de réponses, ne liront pas ce livre de toute manière. Mais les autres, que sans une foi démesurée j’imagine les plus nombreux, risquent d’être pour le moins désarçonnés.
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La peur !, par Pascal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quand les écarts sont trop grands, la raison ne tient plus. La force du nombre et du désespoir contre la force publique, la force d’un droit qui se dévoie.

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L’honneur, et les différentes manières dont on entend le mot, par Éliane Chaponik

Billet invité.

Ma mère avait reçu la Légion d’Honneur au titre de sa participation à la
Résistance et du fait qu’elle avait été déportée pour cela. De son convoi comprenant 1100 personnes seules douze femmes étaient encore vivantes en 1945. Maman faisait partie de ces douze. Continuer la lecture de L’honneur, et les différentes manières dont on entend le mot, par Éliane Chaponik

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Le temps qu’il fait le 3 mars 2016

Dernier_Jorion

Les Grandes conférences liégeoises, Paul Jorion : Comprendre les temps qui sont les nôtres, le 2 avril 2015

Rtbf, La Trois, « Noms de dieux » reçoit Paul Jorion, le 3 septembre 2015

Octave Mannoni, « Je sais bien, mais quand même », Clefs pour l’imaginaire ou l’Autre Scène, Seuil, 1969

Thomas Piketty, présentez-vous aux présidentielles de 2017 !

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Les Grandes Conférences Liégeoises, Paul Jorion : « Comprendre les temps qui sont les nôtres », le 2 avril 2015

Dernier_JorionJe ne me souvenais plus de quoi j’avais parlé, aussi je viens de regarder. Dans les semaines qui suivraient je me mettrais à la rédaction de Le dernier qui s’en va éteint la lumière, et en fait, tous les éléments sont déjà là, considérons donc qu’il s’agit de la bande-annonce. En librairie le 21 mars.

Épitaphe ou cri de ralliement ? À nous de jouer !

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Meyer Fortes (1906 – 1983)

MeyerJe me souviendrai toujours de ces regards qui se sont tournés vers moi – on devait être en 1998 à Pasadena – et qui voulaient dire : « C’est probablement toi qui connais la réponse ! », et je me disais moi : « Wo ! Wo ! Wo ! Wait a minute ! », attendez une seconde : je ne suis qu’un (pauvre) ethnologue (solitaire, et loin de chez moi !) appliquant la méthode de l’« observation-participante », je ne suis pas vraiment un… (gaspation !) banquier … (re-gaspation !) américain !

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Donald Trump et Marine Le Pen : Le Peuple abandonné réclame au fond du désespoir le retour de l’État !

Un article sur le site américain The Week : « How an obscure adviser to Pat Buchanan predicted the wild Trump campaign in 1996 », par Michael Brendan Dougherty, analyse la course triomphale de Donald Trump dans la primaire républicaine des élections présidentielles du 8 novembre.

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Le temps qu’il fait le 18 février 2016

Dernier_JorionColloque Emploi – « Multiplier les emplois de qualité au 21ème siècle ? C’est possible ! », à Bruxelles, le samedi 20 février 2016 à 9h30

Nouveau rapport sur la robotisation : Technology at work v2.0, janvier 2016

Avis aux Bruxellois : les ABPJ se réunissent au café Le Vicomte le samedi 20 février 2016 à 18h

DiEM25

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