Démystifier Alexandre Nahum Sack et la doctrine de la dette odieuse, par Éric Toussaint

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Souvent, les détracteurs comme les défenseurs de la doctrine élaborée par Alexander Sack ne prennent pas suffisamment le temps de connaître le cadre d’analyse et l’orientation de ce juriste international. Alexandre Sack n’est pas un humaniste qui aurait cherché à préserver les peuples ou les nations de l’action néfaste des chefs d’État ou des créanciers prêts à endetter la collectivité de manière frauduleuse, voire criminelle, en somme odieuse. Son but principal n’est pas de mettre de l’éthique ou de la morale dans la finance internationale. Continuer la lecture de Démystifier Alexandre Nahum Sack et la doctrine de la dette odieuse, par Éric Toussaint

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UNE BRILLANTE CONTRIBUTION DE KENNETH ROGOFF, par François Leclerc

Billet invité.

Professeur à Harvard, Kenneth Rogoff n’est pas n’importe qui dans le monde sélect des économistes, même s’il est désormais poursuivi par sa fâcheuse tentative d’avoir tenté de justifier la politique d’austérité européenne en se basant sur des données qui se sont révélées erronées. Autre titre de gloire, il s’était précédemment fait connaître en publiant une lettre ouverte en réponse aux virulentes critiques du FMI par Joseph Stiglitz. Aujourd’hui, il se penche avec une même perspicacité sur un autre sujet de premier plan : la dette américaine.

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LA DETTE VUE DU CIEL… par François Leclerc

Billet invité.

Le taux du Bund – la dette allemande à dix ans – est entré en territoire négatif. Les investisseurs à la recherche d’un refuge y sont pour quelque chose, mais la BCE y est pour beaucoup en raison de ses achats. Le marché de la dette souveraine donne après d’autres, un signal singulier que l’on ne peut pas résumer au passage symbolique d’un cap qui va être retenu.

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LA FIN DU MARCHÉ DOMESTIQUÉ DE LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Lorsque l’on découvre les petits et grands arrangements financiers laissés dans l’ombre, tout s’éclaire ! Notamment lorsque le financement de la dette publique est en question. En Europe, la détention providentielle de la dette souveraine par les banques européennes est à nouveau sur le tapis. Aux États-Unis, on a la confirmation documents à l’appui d’un accord secret avec l’Arabie Saoudite à propos de la dette américaine qui était un secret de polichinelle.

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LES PIÈGES DANS LESQUELS ILS SE SONT FOURRÉS, par François Leclerc

Billet invité.

Que vont-ils encore nous inventer ? Pour contenir les réfugiés aux portes de l’Europe, les autorités européennes ont pactisé avec un autocrate et ne savent pas comment sortir du piège dans lequel elles se sont fourrées. Ce sont elles qui ont le plus à perdre et elles n’ont pas de plan B. Simultanément, les créanciers européens de la Grèce – sur qui la charge des réfugiés risque de retomber si le gouvernement turc en décide ainsi – continuent d’exiger de son gouvernement des performances économiques hors de portée, tandis que le FMI appuie où cela fait mal en mettant en évidence que la dette grecque est hors de contrôle sur sa trajectoire actuelle.

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UN G7 FINANCES, HISTOIRE DE CAUSER…, par François Leclerc

Billet invité.

Les réunions mondiales se succèdent, entonnant tour à tour le même appel en faveur de la relance d’une croissance salvatrice. Le G7 Finance qui a commencé aujourd’hui ne va pas renouveler le genre, préludant au sommet des chefs d’État des 26 et 27 mai. Rien n’en est à attendre de particulier, mais il y aurait pourtant tant à dire.

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LA RELANCE PAR L’ENDETTEMENT, par François Leclerc

Billet invité.

La Fed fêtera-t-elle le 10ème anniversaire de sa politique de taux à presque zéro ? Elle a déjà gagné plus d’un an avec ses atermoiements et se trouve proche du but, mais une nouvelle approche semble devoir être adoptée mi-décembre, qui pourrait l’en empêcher : les taux devraient rester bas et monter graduellement, vient-il de partout, la normalisation annoncée allant être à petits pas…

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Taxer le crédit pour capitaliser le travail réel, par Pierre Sarton du Jonchay

Billet invité.

Le ralentissement général actuel de la croissance mondiale alors que la dette mondiale continue d’enfler hors de tout contrôle réaliste, nous assure d’une catastrophe humaine planétaire. Même si les banques centrales prêtent aux banques gratuitement, l’insolvabilité des États, des banques, des entreprises et d’une fraction croissante des populations de consommateurs, rend de plus en plus probable la faillite d’une institution systémique. Les débiteurs des banques sont toujours plus nombreux à ne plus avoir accès à la liquidité monétaire à cause du doute massif sur leur capacité réelle à rembourser leurs dettes actuelles. L’économie réelle est en train de se figer dans le monde entier faute de liquidités suffisantes pour évaluer et régler les prix de ce qui est produit.

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LA GRÈCE ET APRÈS ? par François Leclerc

Billet invité.

Non sans application, il est tenté de refermer sans faire de vagues le dossier grec, après que sa gestion a dévoilé sous un jour fort peu flatteur, des mois durant, les dessous d’une gouvernance européenne s’épuisant à trouver une issue. Cela laisse des traces.

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LEUR EUROPE AU BOUT DU CHEMIN, par François Leclerc

Billet invité.

La première réunion de finalisation du 3ème plan est annoncée se tenir aujourd’hui à Athènes : il n’y a pas de temps à perdre si, comme annoncé à Athènes et à Bruxelles, les négociations doivent être bouclées à temps pour qu’un premier transfert de fonds intervienne, permettant au gouvernement grec d’honorer son remboursement à la BCE du 20 août prochain. Dans le cas contraire, un nouveau crédit-relais devra être trouvé pour attendre leur conclusion et éviter un défaut de paiement. L’idée qui domine est de ne pas s’engager dans de nouvelles interminables négociations qui risqueraient de s’enliser et qui contribueraient à la poursuite de l’effondrement de l’économie, accentuant un fait déjà largement accompli.

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DU RIFIFI CHEZ LES CRÉANCIERS, par François Leclerc

Billet invité.

Le FMI ne veut pas s’en laisser compter et prend les créanciers européens la main dans le sac, si l’on en juge une nouvelle analyse de la soutenabilité de sa dette qui vient d’opportunément fuiter et dont Reuters a eu la teneur. « La détérioration dramatique de la soutenabilité de la dette rend nécessaire un réaménagement de la dette à une échelle bien supérieure à celle qui a été jusqu’à maintenant considérée ».

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Qui va voter l’armistice ?, par Jean-Michel Naulot

Billet invité. Également sur son propre blog.

L’accord européen a été salué par les déclarations triomphalistes des chefs d’Etat et de gouvernement qui y ont vu, chacun à sa façon, son succès personnel. Il est vrai que les dirigeants européens nous ont habitué depuis quelque temps à qualifier « d’historique » tout accord à partir du moment où ils y apposent leur signature. En revanche, les médias ont exprimé de manière assez générale un grand scepticisme, en soulignant la fragilité de l’accord et ses conditions extrêmement dures. Dans l’opinion, des critiques très vives ont été exprimées, de tout horizon, pour dénoncer ce qu’il faut bien appeler une solution allemande à la crise.

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COMBINAISON CHINOISE D’UNE BULLE ET D’UN ENDETTEMENT, par François Leclerc

Billet invité.

L’endettement et le trop plein de liquidités sont des problèmes mondiaux, ainsi qu’en témoigne le krach boursier chinois qui est en cours, et comme ses mécanismes le démontrent. A Shanghai et Shenzen, les deux principales places boursières, les principaux indices ont plongé d’un tiers en moins d’un mois, et les conséquences ne sont pas calculables.

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LA MACHINE INFERNALE DE LA DETTE GRECQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Le FMI vient de jeter un gros pavé dans la mare en rendant public un « avant-projet d’analyse de la viabilité de la dette » de la Grèce daté du 26 juin dernier. De ce document de 23 pages très denses, il ressort que le 3ème plan de sauvetage de la Grèce devrait être d’un montant de 52 milliards d’euros pour couvrir ses besoins de financement jusqu’à la fin décembre 2018. Mais cela ne tient pas compte de l’annulation des 16 milliards d’euros qui est intervenue suite à l’absence d’accord entre les créanciers et le gouvernement grec, ce qui porte son montant à 68 milliards d’euros.

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AUTOUR DU POT DES TAUX, DE LA DETTE, DE LA RELANCE ET DE L’INFLATION, par François Leclerc

Billet invité.

La remontée des taux sur le marché obligataire est-elle momentanée ou l’amorce d’une tendance durable ? La question a opposé Ben Bernanke et Lawrence Summers aux États-Unis et n’est pas accessoire : la poursuite de cette hausse redonnerait de l’air à un système financier qui prend des risques et inquiètent la Fed, afin de trouver du rendement, mais elle alourdirait le poids d’un endettement public qui ne cesse de croître, après l’avoir soulagé. Dans l’immédiat, les ventes soudaines d’obligations ont pris à contrepied les investisseurs qui n’y ont pas procédé, ou ne s’étaient pas couverts, imprimant leur marque sur le marché en dépit des achats Jde la BCE. Pour la suite, l’incertitude demeure…

La Banque du Japon et la BCE vont-elles contenir cette hausse ? Cela dépendra de l’attitude de la Fed, selon qu’elle se décide ou non à augmenter son taux directeur, une perspective qui s’éloigne. Remarquons cependant que, présentée comme provisoire lors de son lancement, la politique d’assouplissement quantitatif est devenue permanente, toutes banques centrales confondues. Et s’il est prématuré de conclure que les banques centrales ont perdu le contrôle d’un marché obligataire mondialisé, elles ne parlent plus de l’assécher des liquidités qui continuent à y être déversées.

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Appel pour soutenir la Grèce qui résiste et sa Commission pour la Vérité sur la Dette publique

Pour le droit des peuples d’auditer la dette publique.

4 mai

Aux peuples d’Europe et du monde entier,
À toutes celles et à tous ceux qui rejettent les politiques d’austérité et n’acceptent pas de payer une dette publique qui nous étrangle et qui a été contractée sans nous et contre nous.

Nous, signataires de cet appel, nous nous rangeons au côté du peuple grec qui, par son vote aux élections du 25 janvier 2015, est le premier en Europe et dans l’hémisphère nord à avoir rejeté les politiques d’austérité appliquées au nom du paiement d’une dette publique contractée par « ceux d’en haut » sans le peuple et contre le peuple. En même temps, nous considérons que la création, à l’initiative de la Présidente du Parlement grec, de la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, constitue un événement historique d’une importance capitale, non seulement pour le peuple grec mais aussi pour les peuples d’Europe et du monde entier !

Le problème de la dette constitue un fléau qui sévit presque partout en Europe et dans le monde

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L’IMPOSSIBLE RÉFORME DU SYSTÈME FINANCIER, par François Leclerc

Billet invité.

Il y a de quoi donner le tournis : le shadow banking représentait 75.000 milliards de dollars d’actifs en 2014, selon le Conseil de stabilité financière (FSB), soit 50 % des actifs bancaires et 120 % du PIB mondial. Mais le plus impressionnant réside dans l’augmentation de 7 % de sa taille en une seule année, signifiant qu’une mutation est en cours.

Sans aller chercher plus loin et pénétrer dans les arcanes du système financier, cette constatation relativise singulièrement la portée de mesures de régulation principalement destinées aux banques. Cela a d’ailleurs conduit Vitor Constâncio, le vice-président de la BCE, à réclamer une vigilance renforcée des frontières entre ces dernières et les entités du shadow banking, comme si la cause était perdue d’avance en ce qui concerne la régulation de la finance de l’ombre.

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GROS EFFET DE CISEAU ENTRE DETTE ET CROISSANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Que peut-on attendre de l’économie dans les années à venir ? Préparant avec la Banque mondiale sa réunion de printemps de la semaine prochaine à Washington, le FMI nous livre en avant-première le fond de sa pensée, et l’on n’en sort pas ébloui.

Non pas tant à cause des médiocres perspectives qu’il dessine, aussi bien pour les pays avancés que pour les émergents, mais en raison de la multiplicité des raisons à cette situation qu’il invoque, ce qui fait que l’on ne sait plus par quel bout prendre la question. En d’autres termes, comme si les dés étaient jetés, ce que corrobore l’importance que le Fonds accorde dans son analyse au vieillissement de la population dans les pays avancés, sur lequel on ne peut pas agir, auquel s’ajoute un chômage qui ne donne pas signe de se résorber si l’on considère le taux de participation au marché du travail.

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EN EUROPE, LE NŒUD GORDIEN DE LA DETTE N’EST TOUJOURS PAS TRANCHÉ, par François Leclerc

Billet invité.

Ce n’est pas une découverte, l’un des grands points de faiblesse du système bancaire européen provient de son rôle déterminant dans le financement de la dette publique, qui se traduit par la détention d’un important volume de titres souverains. Cette situation repose en effet sur une dangereuse ambiguïté : ces titres sont censés conforter les bilans des banques, mais ils peuvent imposer – sauf à les conserver jusqu’à maturité – d’importantes dépréciations de leurs titres en cas de crise sur le marché obligataire se traduisant par une hausse des taux et une baisse corrélative de leur valeur. Quand le chapitre est abordé, il est habituel de qualifier de nœud gordien ce problème parfaitement identifié mais pas du tout résolu, ce qui est d’ailleurs la règle dès que l’on aborde le chapitre de la dette.

Avec son dispositif d’achats de titres de plus de 1.000 milliards d’euros – principalement souverains – la BCE a tout au contraire élargi le problème aux banques centrales nationales. 80 % de ces titres vont être inscrits à leurs bilans, faisant principalement reposer le risque sur celles-ci, sur le même mode que les banques commerciales. Fruit d’un compromis avec la Bundesbank et ses alliés au sein du Conseil des gouverneurs, cette disposition a permis de lancer le programme de la BCE, mais elle a comme conséquence de créer un risque de désagrégation de la zone euro : au cas où une banque centrale nationale serait prise dans une tourmente, elle n’aurait pas la ressource de compenser ses pertes en émettant des euros, comme c’est le cas de la BCE, et devrait se retourner vers son actionnaire l’État… Au lieu de desserrer le nœud gordien, la BCE y lie les banques centrales nationales, principalement celles de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie, où la viabilité de la dette publique est plus particulièrement sujette à caution. La Banque de Grèce n’est en effet pas concernée dans l’immédiat, étant provisoirement exclue du programme de la BCE.

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LA GRÈCE N’EST PAS UN FRUIT POURRI… par François Leclerc

Billet invité.

L’issue du bras de fer qui se poursuit en Grèce reste toujours incertaine et l’indécision semble appelée à durer les deux prochaines semaines. « Nous cherchons un compromis honnête avec nos partenaires. Mais ne vous attendez pas à ce que nous signions une reddition sans condition. C’est pourquoi nous sommes attaqués sans pitié, mais c’est la raison pour laquelle la société nous soutient », a déclaré lundi dernier Alexis Tsipras devant le Parlement.

Il a précisé : « notre priorité est le renforcement de l’économie réelle avec des investissements qui vont tonifier la croissance avec la participation du secteur public », et qu’il était « crucial que les recettes provenant de l’utilisation de la propriété publique ne soient pas jetées dans un gouffre sans fond pour le remboursement de la dette, mais placées là où le pays en a besoin, la sécurité sociale, la croissance ». Il a aussi rappelé qu’un second round de négociations devait s’ouvrir à propos de la dette, qui représente 177 % du PIB et dont « le remboursement sera impossible », et qui devra selon lui s’inscrire dans le cadre d’un « nouveau contrat de développement ».

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