Archives de catégorie : blog

Le symptôme

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Première observation : je distingue clairement le fait d’exprimer un désaccord avec ce que je dis d’une tentative de vol de la notoriété du blog par des organisations aux objectifs louches. Le premier est bienvenu (même si c’est pour promouvoir un blog naissant), le second non.

Le fait de dire que j’ai été parmi ceux qui ont prévu la crise est un moyen simple et pratique utilisé par les journalistes qui présentent mes travaux pour attirer l’attention sur ce qui leur apparaît un scandale : le contraste qui existe entre la reconnaissance institutionnelle dont bénéficient des personnes dont c’était précisément la fonction de voir venir ce genre de crises et les circonstances marginales – c’est le moins qu’on puisse dire ! – dans lesquelles je suis obligé moi de mener mes recherches. Ces journalistes me rendent un très grand service : merci à eux !

Ceci dit, oui, j’ai prévu la crise et pas sur le mode Madame Irma. Un commentateur disait il y a quelques jours – je cite de mémoire – « C’est facile de prédire qu’il y aura une crise : les tempêtes succèdent toujours aux périodes de beau temps ! ». Peut–être, mais ceux qui ont lu « Vers la crise du capitalisme américain ? » (La Découverte 2007) savent que ce n’est pas ça que j’ai fait, et il est important que j’ajoute ceci : mon manuscrit s’intitulait « La crise du capitalisme américain », le « vers » et le point d’interrogation ont été ajoutés par l’éditeur. Quand le manuscrit a circulé vainement dans les maisons d’édition en 2005, il ne visait pas à annoncer une crise à venir mais à décrire celle qui était déjà là en germe. Ceux qui ont lu l’ouvrage savent qu’il s’agit d’une analyse minutieuse des rouages de l’immobilier résidentiel américain et non des imprécations du prophète Philippulus frappant son gong : « Faites pénitence, la fin des temps est proche ! »

Deuxième observation, celle qui justifie l’intitulé de mon billet. Pour introduire leur Grain à moudre, Brice Couturier et Julie Clarini ont parlé du « ton incantatoire » du communiqué final du G-20 et j’ai évoqué moi, à propos des

libre-marché, état de droit, respect de la propriété privée, commerce et investissement libres, marchés concurrentiels et systèmes financiers efficaces et régulés de manière efficiente

la monarchie réaffirmant urbi et orbi son caractère sacré. Je vais en dire un peu plus. Parler de « ton incantatoire » ou de caractère sacré revient à attirer l’attention sur la même dimension : ces considérations diverses sont sans rapport avec le but de la réunion et n’étant pas invoquées là pour des raisons naturelles, ne peuvent l’être que pour des raisons surnaturelles. En fait, elles sont là, bien sûr, comme symptôme. Elles trahissent la mauvaise santé du sujet et affirment haut et clair : « C’est ici que ça ne tourne pas rond ! » et elles ajoutent : « C’est ici, mais c’est hors-jeu ! ». Tout comme les partisans de Louis XVI qui affirmaient : « Il pactise peut–être avec l’ennemi, mais la royauté, c’est sacré ! » Sans doute. Mais il en va du sacré comme de toutes choses : ça ne s’impose pas, ça se mérite.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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Pages non-actualisées du blog

Plusieurs d’entre vous signalent accéder à des pages non-actualisées du blog. La raison réside probablement dans votre fringale d’information qui a dû remplir le « cache » de votre ordinateur en copies de pages Internet (vous êtes pardonnés !).

Quand vous êtes sur l’Internet, allez dans Outils. J’ignore comment s’intitule la première ligne, en anglais c’est Delete Browsing History. Cliquez. Effacez les fichiers stockés. Reconnectez-vous sur mon site. N’oubliez pas de faire cela régulièrement.

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Vie et mort de ce blog

Oui : il n’est pas très difficile de faire capoter un projet de forum comme celui qu’offre ce blog. On n’en est d’ailleurs pas loin. Chacun y vient avec ses motivations, les questions qu’il ou elle n’a pas pu régler ailleurs, voire même avec un projet délibéré de détournement – c’est ce qui vient de me pousser à écrire un billet spécifiquement consacré à Lyndon Larouche.

Ce blog ne peut pas fonctionner avec un modérateur : je n’en ai pas les ressources. Il m’offre un moyen de m’exprimer, comme mes livres, comme mes articles. En fait, il me sert sans doute de substitut à un enseignement que nul ne me demande de dispenser. Je ne l’interromprai pas : il s’agirait d’une trop belle victoire pour ceux qui n’aiment pas qu’on m’entende. Mais je peux interdire les commentaires. Ce sont ceux que vous ferez à partir de maintenant qui en décideront.

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Lyndon Larouche

A propos de l’enthousiasme manifesté par certains d’entre vous pour les idées de Lyndon Larouche.

Les motivations de Larouche et de son mouvement sont extrêmement suspectes. L’hypothèse la plus vraisemblable à mon sens est ce que j’ai appelé dans un commentaire antérieur : « un attrape-mouches de tous les extrémismes ». Il s’agit de répertorier et de mettre en fiches les protestataires du monde entier en leur offrant une plate-forme – apparemment très bien financée – où ils peuvent se regrouper.

Ne vous laissez pas manipuler par quelqu’un qui fut associé de très près au projet de guerre des étoiles du Président Reagan : on essaie de vous parquer dans un enclos, derrière des barbelés.

Les liens que vous créez dans vos commentaires en direction des sites larouchiens contribuent à un effort de propagande.

Dans mes commentaires précédents :

Le 7 septembre

Les motivations de Larouche sont difficiles à interpréter : il s’agit soit

––– 1. d’une des variétés de l’extrême-droite

––– 2. d’un effort de déstabilisation d’initiative russe. Seule constante en effet dans le discours de Larouche, les conclusions auxquelles il aboutit coïncident avec les intérêts de l’Union Soviétique jusqu’en 1989 et avec ceux de la Russie depuis (il abandonne brutalement son jargon marxiste-léniniste en 1989 pour invoquer plutôt Platon et Schiller).

––– 3. d’un attrape-mouches de tous les extrémismes, contrôlé en réalité par les autorités américaines. Dans ses deux autobiographies successives, Larouche renvoie au même incident comme

———- 3.1. s’expliquant par le fait qu’il est alors téléguidé par le FBI, mission qu’il aurait acceptée pour parer à un danger pour la sécurité nationale – dans la version de 1974 ;

———- 3.2. s’expliquant par la force de sa conviction marxiste-léniniste – dans la deuxième version, de 1988.

––– 4. d’un gars sincère, dont la pensée évolue

Le 2 octobre

Je viens d’écouter le webcast de Larouche. Aucune analyse, une bordée d’insultes suivie de longues comparaisons sur un ton incantatoire avec le Moyen Âge (de retour) et la Révolution française (de retour) où il se perd dans des digressions sur Marie-Antoinette et que sais-je encore. Seule constante : un nombre invraisemblable de références à la Russie.

D’une manière générale, c’est d’un très mauvais niveau : ça ne vient pas à la cheville des analyses de Roubini, Krugman, Evans-Pritchard, etc.

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La rançon du succès

C’était il y a douze jours. J’écrivais :

Il y avait l’époque où je pouvais rapporter tout ce que j’entendais dire sur la crise. Il y avait aussi celle, plus récente, où je pouvais corriger toutes les coquilles dans vos commentaires. Ces temps sont révolus mais je continue de lire scrupuleusement – et avec un immense intérêt – tout ce que vous écrivez.

Il y a douze jours, les accès au blog se situaient entre 2 000 et 3 000 par jour et maintenant entre 3 500 à 5 000. Les commentaires dépassent les 100 par jour et je ne peux plus tout lire.

Sylvie, une voisine qui veut améliorer son français, m’aidera dorénavant : elle lira tout et me tiendra au courant. Elle s’occupera également des demandes que vous m’adressez pour réparer le formatage, éliminer les coquilles, etc. Voici son adresse : gabonsylvie@gmail.com. J’ajoute cette adresse également ci-dessus dans la page Formatage.

Merci pour cette vitalité de votre part : je continuerai à lire le plus possible et Sylvie attirera mon attention sur ce qui aurait pu m’échapper !

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Je réfléchis tout haut

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

On m’interroge 90 minutes. Pour arriver à le faire, on prend la peine de venir chez moi, très loin de Paris. On déballe tout un équipement, etc. C’est du travail, de l’argent dépensé, etc. Vos commentaires amorcent la pompe : « Pourquoi n’a-t-on pas repris sur Arte ce que Jorion a dit ? ». Et je me dis alors « C’est une question intéressante, je vais essayer d’y répondre ». Et je rédige alors Ces alarmistes qui ont vu juste.

Est-ce du nombrilisme ? Je ne pense pas. Pas plus que quand je me demande quel sera l’impact du règlement des CDS de Lehman Brothers, en me rangeant parmi ceux qui croient que cet impact sera significatif, et que je vous mets alors à contribution dans Avis de recherche : CDS disparus pour comprendre ce qui s’est réellement passé.

En fait je réfléchis tout haut et je mets alors à contribution le cerveau collectif que vous constituez tous ensemble. Je crois qu’il me reste assez d’esprit critique pour déterminer si une question que je me pose vous intéressera vous aussi. Le nombre et la qualité de vos commentaires infirme ou confirme mon intuition, et je n’ai pas le souvenir d’avoir été déçu.

Ceci dit, le fait qu’hier – quelques instants avant de rédiger mon billet – j’aie dû aller regarder combien il reste sur mon compte bancaire avant de poster le chèque réglant le loyer du mois de novembre, a sûrement contribué à pousser mon humeur dans le sens de l’auto-apitoiement ! Je ne le nierai pas et vous n’en serez pas surpris car « PAUL JORION N’EST PAS SOUS L’EGIDE DU DENI DE L’INCONSCIENT », comme vous l’écrivez très justement dans vos commentaires. Je n’y suis pour rien : merci à Mrs. Freud, Lacan – et surtout, en ce qui me concerne personnellement, à Mr. Philippe Julien.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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Fréquentation du site

La fréquentation du site au cours du mois écoulé a plus que doublé par rapport à septembre : près de 80 000 au lieu de 31 000. La même tendance s’est observée partout sur la toile où l’on parlait de la crise. Du coup le graphique a changé d’échelle et j’ai dû éliminer le début de la série qui devenait pratiquement invisible (et pourtant j’étais fier des 3 589 visites il y a exactement un an !)

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Si vous n’êtes pas encore découragé, attendez de voir la suite…

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Dans un commentaire, Strategix écrit ceci :

Lorsque l’on veut réorganiser le monde et redistribuer les cartes, certains résistent, les exaltés défendent leurs idées et la violence en résulte. La réalisation de projets de réforme en profondeur, sans l’adhésion des forces de pouvoir, implique la violence. Le recours à cette dernière est exclu, et les chances de réussites sont donc infimes.

J’ai lu ça tout à l’heure, au moment où j’achevais la lecture d’un article du Wall Street Journal d’aujourd’hui qui expliquait qu’en raison de la chute du prix du brut, consécutive à la crise,

…au cours des trois derniers mois, les actions de compagnies dédiées aux énergies renouvelables ont perdu 45 % de leur valeur, chiffre à comparer aux 23 % subis durant la même période par l’ensemble des sociétés composants l’indice Dow Jones.

Et ce « catch 22 », ce genre de situations où on perd à tous les coups, m’a rappelé un article lu dans BusinessWeek il y a une semaine ou deux. Le magazine partage mon sentiment que juste derrière les lobbys de la finance, le principal responsable de la crise des subprimes, ce sont les régulateurs des marchés financiers qui, sur instructions venues d’en haut, ont relâché, sinon carrément abandonné, la surveillance dont ils étaient chargés. BusinessWeek est donc allé interroger les autorités des marchés qui leur ont répondu (je paraphrase) : « Ah, mais qu’est-ce que vous croyez ! On n’a pas arrêté de nous reprocher notre laissez-faire durant toute cette période. On nous a même traînés sans relâche devant les tribunaux : nous avons toujours eu gain de cause. Toujours ! » Qu’est-ce que vous alliez imaginer : la justice agissait également sur instructions venues d’en haut !

La seule bonne nouvelle de la journée, c’est qu’un employeur s’intéresse à moi. Hé ! pour la première fois depuis un an. Il s’agit d’un de ces établissements financiers dont je vous raconte les aventures dans mes billets. Rien n’est fait mais il existe un rai de lumière : l’espoir de recevoir un jour à nouveau… une fiche de paie ! Bien sûr, ce serait vivre à l’hôtel cinq jours par semaine. Et onze heures d’avion par weekend. J’ai déjà vécu ça : aucune relation n’y résiste, et quand on a une famille, c’est sa mort certaine. Ce serait aussi, en ce qui vous concerne – et moi aussi, la fin du blog.

Vous vous souvenez du sous-titre des articles qui m’ont mis du baume au cœur ces jours derniers ? Alexis Lacroix : Nul n’est prophète sur sa planète. Ils ont prêché dans le désert pendant des années. Ils dénonçaient le capitalisme dévoyé. Qui les a entendus ? dans Marianne du 4 octobre et Vincent Remy, Crise financière : la loi du silence, Imprévisible, le krach ? Depuis des années, des économistes s’alarmaient des dérives du système bancaire. Sans écho. Pourquoi ? dans Télérama du 9 octobre. Oui : et rien n’a changé !

Allez, ça ira mieux demain. Ah non, peut–être pas demain : demain, c’est le mardi 21 octobre.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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Vous

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Comme tout le monde, j’avais vu des blogs et leurs commentaires, qui se limitaient en général à des messages tout en majuscules et des suites infinies de points d’exclamation.

Le mien est né fin février 2007 et durant de nombreux mois j’ai aligné mes billets qui tombaient dans un grand silence et demeuraient mélancoliquement sans commentaires. En juin, Jean-Baptiste a installé Analytics de Google qui m’a permis de voir le nombre d’internautes qui accédaient au site et cela m’a encouragé puisque ce nombre augmentait de mois en mois.

Les premiers commentateurs sont apparus, qui se comptaient alors sur les doigts d’une main. Ils sont toujours là, je les appelle les « Sénateurs » : ils sont sages et n’interviennent doctement que sur les questions très importantes. Vous reconnaissez leurs interventions à leur forme classique : thèse – antithèse – synthèse et régulièrement disposée en paragraphes avec intertitres. S’ils étaient moins paresseux ou plus téméraires, ceux-là auraient leur propre blog.

Une autre population, c’est celle que j’appelle les « sous-blogueurs » : ceux qui ont leur blog à l’intérieur du mien. Ce sont des squatters que je contemple d’un œil bienveillant. Il ne s’agit pas de « parasitisme » mais de « commensalisme ». Citons Wikipedia :

Le commensalisme (du latin co-, « avec » et mensa, « table », e.g. « compagnon de table ») est un type d’interaction biologique naturelle entre deux êtres vivants dans laquelle l’hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (le bénéfice de cette relation n’est pas réciproque). Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d’une espèce vivante par une autre espèce.

De temps à autre, ils se demandent si je sais qu’ils sont toujours là en me donnant un petit coup de coude et je leur réponds : « Oui, oui ! ».

Il y a aussi les « accros », comme ceux des jeux vidéo, qui sont là pour leur shoot d’adrénaline, parce que ça va très vite ici : on peut passer sa journée en continu à lire les nouveaux messages.

Il y a enfin les « concombres masqués », qui changent régulièrement d’identité ou qui sont là sous plusieurs pseudos différents. On les reconnaît à leur petite faute d’orthographe favorite, qu’ils sont seuls à faire. Je les retrouve aussi sur des blogs apparentés, avec leur petit tic, et je me dis : « Tiens « Bizut » du blog de Tartempion, c’est mon « PasDeChance » ».

Mais ceux d’entre vous qui m’intriguez le plus – et vous êtes nombreux – ce sont ceux qui sont apparus sur le mode tonitruant : dont le premier commentaire était du genre « Mais qu’est-ce que c’est que cette bande de ploucs ! », et qui, à leur troisième intervention, se sont assagis, et à la cinquième, ils ont eux aussi mis la main à la pâte et depuis, ils sont là, comme les autres, comme la foule philanthrope des « convaincus d’avance », à travailler dur à changer le monde.

Merci à vous tous et aux « tonitruants » en particulier car vous me faites espérer !

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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À chaud

Il y avait l’époque où je pouvais rapporter tout ce que j’entendais dire sur la crise. Il y avait aussi celle, plus récente, où je pouvais corriger toutes les coquilles dans vos commentaires. Ces temps sont révolus mais je continue de lire scrupuleusement – et avec un immense intérêt – tout ce que vous écrivez.

scaringella, j’ai le sentiment que vous avez réagi hors de proportion à une critique tout à fait valide d’Étienne Chouard.

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Presslib’

Je vous ai promis de faire un bilan après six mois, ce que je ferai, mais comme plusieurs d’entre vous me demandent par courriel (peut–être pleins d’espoir) si la formule marche, je viens de faire quelques rapides calculs grâce à Analytics de Google qui enregistre les visites au jour le jour et génère des statistiques. En moyenne, un visiteur distinct sur mille fait une contribution. Cette moyenne monte à un pourcent pour les visiteurs réguliers : ceux qui consultent le site plusieurs fois par semaine. La rentrée journalière moyenne pour le mois écoulé est de 9,23 €. Il y a eu 48 485 accès au site sur la même période.

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Le 11 septembre 2008

Certains d’entre vous s’inquiètent de ce que je pense des « sous-débats » qui se déroulent sur ce blog. Comme vous l’avez vu, je les trouve très sains. Je me contente, quand je diffère sensiblement d’opinions exprimées de faire comme vous le faites les uns et les autres : j’exprime la mienne, soit comme commentaire, soit, quand j’ai beaucoup à dire, comme un nouveau billet.

Sur la question du 11 septembre 2001, mon opinion diffère sensiblement de celle avancée par la grande majorité des intervenants en ce qui concerne l’existence d’un complot : je n’y crois pas – même s’il me reste quelques points d’interrogation tenaces. Je m’inquiète davantage aujourd’hui des tentatives de déstabilisation centrées sur l’idée d’un complot ou de la capture des désillusionnés par des gens très mal intentionnés.

Le 11 septembre 2001 est un événement de signification historique et il faut tenter d’en comprendre toutes les causes – je dis bien toutes les causes.

Je lis l’histoire de la race humaine comme un tout et c’est pour cela que je ne distingue pas parmi les morts de cette journée des « victimes innocentes » qu’il faudrait séparer des autres : tous les morts de cette journée furent des victimes. Certains savaient qu’ils allaient mourir et les moyens qu’ils utilisèrent pour faire avancer leur cause n’étaient pas les bons ; la plupart ne savaient pas qu’ils mourraient et je pense à eux, par priorité. Je pense surtout à ceux qui connaissent les circonstances exactes de la mort de leurs proches, à ceux qui doivent vivre avec l’image de leur fils ou de leur fille, de leur père ou de leur mère, sautant du centième étage d’un gratte-ciel en feu. Je pense aussi à ceux dont certaines personnes – avec les meilleures intentions du monde, mais soyez très prudents ! – doutent tout simplement que leurs parents ou leurs amis soient morts dans un champ de Pennsylvanie ou sur le site du Pentagone : à eux je dis « Je sais qu’ils sont morts, je sais que certains sont allés faire le coup de poing et je vous assure que si j’avais été là, j’aurais été l’un d’eux : « Let’s roll ! » » (*).

————-
(*) Quiconque voudrait citer ce paragraphe, doit le citer dans sa totalité.

Septième anniversaire du 11 septembre 2001 (photo Bloomberg)

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Formatage

Quand vous êtes réveillé, le plus souvent, je dors (et vice-versa). Si votre commentaire « ne passe pas », vous m’envoyez alors des e-mails, que je ne lis que plusieurs heures plus tard, ce qui ajoute à votre frustration.

Il y a plusieurs choses qui calent vos commentaires :

1. Un trop grand nombre de liens

2. Les liens à l’intitulé kilométrique

3. Surtout, vos tentatives « artisanales » de formatage

Je sais, c’est frustrant de ne pas pouvoir « mettre en page » les commentaires. Je passe toujours après vous, pour le toilettage : l’élimination des erreurs typographiques, une certaine mise en forme, mais vous aimeriez plus !

Alors voici, quelques éléments de formatage.

Caractères gras : <strong >Fannie Mae </strong > donne Fannie Mae

Citation : <blockquote >Ô Fabricius, qu’eût pensé votre grande âme… </blockquote> donne

Ô Fabricius, qu’eût pensé votre grande âme…

Cacher un lien sous un texte (un peu plus compliqué) :

<a href= »http://www.pauljorion.com/blog/?p=693″ >Quand je vous parlerai de l’Afrique </a> donne

Quand je vous parlerai de l’Afrique

Voilà. J’espère vous avoir aidé à contenir désormais votre frustration dans des limites raisonnables !

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