Archives de catégorie : Capitalisme

Le Média : LE CAPITALISME SE SUICIDE ET VEUT NOUS EMPORTER AVEC LUI, le 14 décembre 2020

Les taux d’intérêt négatifs – la véritable « euthanasie » du rentier = « le capitaliste » – sont en train de détruire également le marché boursier car ils faussent entièrement le calcul du cours « juste » pour une action, lui fixant un montant excessif, coupé de la réalité économique.

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Domination par une élite économique : Pour illustrer ma vidéo d’hier

J’ai dit un certain nombre de choses dans ma vidéo d’hier à propos de notre système politico-économique et de la crise des subprimes, et ceci m’a fait repenser à un billet intitulé « La crise des subprimes pouvait être évitée » publié ici le 10 mai 2008, c’est-à-dire, notez le bien, plus de quatre mois avant ce que le public appellerait lui « la crise des subprimes », à savoir l’effondrement de la mi-septembre.

Je reprenais hier pour désigner notre système politico-économique, « domination par une élite économique« , l’expression utilisée par Martin Gilens and Benjamin I. Page dans leur fameux article de 2014 intitulé « Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens » (auquel j’avais consacré en 2016 le chapitre intitulé « Nos voix ont cessé d’être entendues » dans Le dernier qui s’en va éteint la lumière). Je vous rappelle qu’au moment de débuter leur étude, les deux chercheurs avaient retenu quatre hypothèses à tester comme caractérisant le mieux notre système économico-politique : démocratie électorale majoritaire, domination par une élite économique, pluralisme majoritaire et pluralisme biaisé.

Dans ma vidéo d’hier, je partais de la thèse de Johann Chapoutot d’un lien entre théorie du management et nazisme, j’évoquais ensuite un colloque à venir au début du mois de décembre où je suis invité en tant que « prophète » ayant annoncé la crise des subprimes, m’interrogeant sur le terme, et je terminais en évoquant une émission que je suis en train de préparer avec  Hervé Brusini à propos de la crise de 2008.

Ma conclusion en gros hier était que nous vivons bien dans un système de domination par une élite économique – avec une alternance à venir, comme en Allemagne et aux États-Unis, entre  gouvernements libéraux et populistes de droite – où la domination est exercée en arrière-plan contre vents et marées et de manière constante, par des syndicats patronaux.

Dans le billet ci-dessous, datant donc de mai 2008, vous verrez que le syndicat patronal responsable de la crise des subprimes s’appelle Mortgage Bankers Association. Je notais il y a quelques jours – c’était dans une autre vidéo je crois – que quand on m’interrogeait à l’époque, en me demandant : « Qui est responsable de la crise des subprimes ? », et que je répondais « La Mortgage Bankers Association ! », la personne concluait invariablement l’entretien en disant : « Donc on ne sait pas qui est responsable de la crise des subprimes ». Quand je rappelais cela l’autre jour, je le mentionnais comme une simple curiosité, or, à y bien réfléchir, la raison pour laquelle on m’appelait « prophète » plutôt qu’« expert » ou « complotiste », elle était bien là :

Vous connaissez manifestement trop bien le dossier pour que j’ose vous qualifier de « complotiste », mais comme je suis quand même obligé de tenter de vous décrédibiliser vu le caractère sulfureux de votre affirmation, je vous appellerai « prophète ».

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Vidéo – Une feuille de route

La démocratie dirigée de fait par une élite économique

« Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes est un essai du philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) publié en 1755. »

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En finir avec l’utopie capitaliste…, par Régis Pasquet

Ma contribution à l’expansion de la radicalité.

Il faudra bien accepter un jour de prendre les choses par le bon bout et se résoudre à oublier ‘’un monde indigne ‘’. Le capitalisme est la cause première, entre autres ignominies, de la ruine de notre environnement, du dérèglement climatique, de l’effondrement du vivant, du pillage des ressources, de l’empoisonnement de l’eau, de l’air et des sols, de la production ininterrompue de déchets et de la misère galopante. De la misère.

Alors ne rien faire ? Et attendre au bord de nos tombes, que la camarde fauche en ricanant, parmi les sept milliards et demi encore vivants, ceux qui pourraient encore l’être ?

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Une réflexion un peu iconoclaste sur le triomphe flagrant du communisme

Une Belle-au-Bois-Dormant qui se serait piquée à la quenouille maudite il y a trente ans exactement et se réveillerait aujourd’hui, se serait endormie après avoir refermé le journal où s’étalait en gros titre « Le communisme : mort pour de bon ! »

Or, se réveillant aujourd’hui, elle n’en croirait pas ses yeux : le seul pays en bonne santé et sur le point de devenir par KO technique de ses principaux adversaires, la première puissance mondiale est … un pays dirigé avec une main de fer par un Parti communiste.

Je ne vous donne pas ici les détails dont la Belle aurait besoin pour relier les pointillés : vous êtes parfaitement au courant.
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Trends-Tendances – Davos 2021, une édition révolutionnaire ?, le 25 juin 2020

Davos 2021, une édition révolutionnaire ?

Klaus Schwab, ingénieur et économiste, est le patron du World Economic Forum, le « sommet de Davos », qu’il fonda en 1987. Il définit chaque année un nouveau thème pour ce rendez-vous de janvier des « gens qui comptent » dans le monde des affaires, dont on sait qu’il se conçoit comme la source légitime de la décision politique éclairée.

Le thème du sommet annuel n’est pas toujours très imaginatif. Ainsi, pour marquer le nouveau millénaire : « De nouveaux débuts. Faire la différence ». Ou « Un nouveau contexte global » en 2015. Le thème pour 2021 contient cependant un élément de radicalité : « Le temps de la Grande réinitialisation », en anglais « The Great Reset ».   Continuer la lecture de Trends-Tendances – Davos 2021, une édition révolutionnaire ?, le 25 juin 2020

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rfi, Le Monde d’après : Paul Jorion se fâche !, le 9 mai 2020

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J’étais l’un des trois invités de Jean-Pierre Boris sur Eco d’ici Eco d’ailleurs. Mes deux premières interventions (celles où j’étais vraiment furax !)

1ère intervention :

C’est le moment de porter un autre regard sur les choses. Vous avez mentionné un de mes livres paru il y a quelques années. Le livre le plus récent, écrit avec Vincent Burnand-Galpin, s’appelle : « Comment sauver le genre humain » et traite directement – alors qu’il est sorti quand même quelques jours avant la crise – de ce type de problèmes. Mais le moment est venu de poser les questions, justement, sur la croissance, le PIB, etc. Tout ça, ce sont des conventions et ce sont des conventions qu’il est temps de remettre en question.

Qu’est-ce que c’est que le PIB ? C’est une somme de valeurs ajoutées. Qu’est-ce que c’est que des valeurs ajoutées ? C’est le résultat d’opérations comptables. Je ne dis pas que ces opérations comptables n’ont aucun rapport avec la réalité mais ce sont des conventions : on peut faire ça d’une manière ou d’une autre, etc.

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Je ne suis pas d’accord avec vous (VII), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (I) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (II) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (III) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (IV) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (V) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (VI)

Je ne suis pas d’accord avec vous (VII)

Le serment d’Hippocrate

C’est à très grande vitesse que le capitalisme court à l’abîme entraînant avec lui toute la société, à commencer par les plus pauvres qui n’ont pas de recours pour se mettre à l’abri, mais aussi ses protégés y compris les nantis. Mais c’est à plus grande vitesse encore que la société se libère de ses chaînes par l’information libre et engendre la communauté universelle. Je voudrais devant cette échéance éclairer un point fondamental : face au pouvoir des privilégiés qui entendent faire perdurer le système et contrôler le pouvoir, la démocratie est justifiée de croire que le sentiment de la justice est immédiat et bien plus efficace que l’argumentation procédurale, bien que jusqu’à ce jour la raison ait toujours été subordonnée au plus fort. Mais c’est de la technologie et du développement des forces productives qu’elle reçoit un appui décisif. C’est un changement de camp de la raison qui donne la victoire au cœur humain.  Continuer la lecture de Je ne suis pas d’accord avec vous (VII), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (VI), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (I) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (II) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (III) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (IV) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (V)

Je ne suis pas d’accord avec vous (VI)

La propriété privée

Est-il possible de parvenir à l’économie politique à partir de l’économie capitaliste sans trop de casse ? Beaucoup craignent que le changement ne provoque le chaos et d’autres craignent que cela se fasse aux dépens de leurs privilèges : la peur des uns et la peur des autres empêchent une issue pourtant à la portée de tous. Nous voulons contribuer ici à diminuer la peur et à relativiser l’égoïsme. Et d’abord en dissipant de fausses objections qui entravent le débat.

La propriété privée est défendue à juste titre par un grand nombre sur la base de deux argumentations (l’une marxiste, l’autre libérale).  Continuer la lecture de Je ne suis pas d’accord avec vous (VI), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (V), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (I) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (II) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (III) ; Je ne suis pas d’accord avec vous (IV)

Je ne suis pas d’accord avec vous (V)

Le jeu des masques

Peut-on renverser la situation sans casse ? C’est la question qui taraude la société nantie. Je voudrais envisager cette question en restant aussi proche que possible de l’observation “empirique”. Tous les professeurs en France, comme tous les fonctionnaires de l’administration, tous les fonctionnaires de l’armée et d’autres encore reçoivent un équivalent pour leur service, équivalent que l’on confond parfois avec un salaire parce qu’il est redistribué sous la même appellation que le salaire des ouvriers, mais il présente une forte dissemblance : l’équivalent des fonctionnaires ne dépend pas de l’offre et de la demande. Quelle est la contrepartie de cette redistribution ? Continuer la lecture de Je ne suis pas d’accord avec vous (V), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (II), par Dominique Temple

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Je ne suis pas d’accord avec vous (I)

Les intellectuels et les empiristes

Nombreux sont les critiques qui se réfèrent à leur pratique du quotidien pour opposer leur recherche de la “vie bonne”, au pouvoir qui leur fait obstacle, tandis que les autres, beaucoup moins nombreux, font appel à une réflexion théorique sur les fondements de l’économie. Mais les premiers récusent leur approche dite “intellectuelle”. Les seconds accusent les premiers de toujours recommencer les mêmes erreurs parce que prisonniers d’une expérience immédiate. Continuer la lecture de Je ne suis pas d’accord avec vous (II), par Dominique Temple

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