Archives de catégorie : Effondrement

Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente

Grève des enseignants, Boris Johnson, la montée du fascisme aux États-Unis, guerre avec la Russie

More of the same 😉 :
Continuer la lecture de Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente

Partager :

L’heure des bilans, par Éloi Patoureaux

L’heure des bilans

A quarante ans, on dit que c’est l’heure des bilans,
Assurément, ce n’est pas là pur boniment,
Car aujourd’hui, je viens de souffler ces bougies,
Et cette nuit, à mes soucis point d’embellie.

Réfléchissant, me demandant bien comment,
Evidemment, il pourrait en être autrement,
Quelle magie, quel changement serait induit,
Soleil qui luit, quarante ellipses autour de lui ?

Pour le moment, mes pensées inlassablement,
A mes enfants, vont, accentuant mon tourment,
A leur vie qui, bientôt à rien ne se réduit,
Car leur survie, n’est aujourd’hui plus garantie.
Continuer la lecture de L’heure des bilans, par Éloi Patoureaux

Partager :

Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre

Getch m’écrit :

… pourquoi ne pas parler un peu plus d’éco-anxiété et de la façon de vivre avec celle-ci ? On en a besoin je crois. Le deuil et l’accompagnement des mourants que nous sommes tous. Nous sommes un peu tous comme des cancéreux en phase terminale. J’aimerais bien vous entendre aussi sur le suicide. Comme l’affirme notre cher Camus, serait-il le seul problème philosophique sérieux ? Je repense à cette scène glaçante de « La route » où la maman du petit garçon choisit de partir de l’autre côté du miroir.

Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre. Le peu qu’il reste à dire, c’est toi qui le dis de la manière qui convient.

Partager :

Veille effondrement #105 – Votre finance, nos vies

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (Fayard 2016), pages 25-26 :

En 1933 déjà, Keynes dénonçait dans National Self-Sufficiency, une allocution prononcée à Dublin, notre incapacité à traiter les problèmes de société fondamentaux auxquels nous sommes confrontés autrement qu’en fonction du « combien cela rapporte » :

Le XIXe siècle a promu jusqu’à la caricature le critère que l’on appellera pour faire bref, « les résultats financiers », comme test permettant de déterminer si une politique doit être recommandée et entreprise dans le cadre d’une initiative d’ordre privé ou public. Le destin personnel s’est transformé en une parodie du cauchemar d’un comptable. Au lieu d’utiliser leurs ressources techniques et matérielles désormais beaucoup plus vastes pour construire une cité idéale, les hommes du XIXe siècle construisirent des taudis, et ils pensèrent que bâtir des taudis était la chose juste et recommandable, parce que les taudis, à l’aune de l’entreprise privée, « cela rapporte », alors que la cité idéale aurait été selon eux un acte fou d’extravagance, qui aurait, dans le vocabulaire imbécile du monde financier, « hypothéqué l’avenir ».

La peste de la marchandisation se manifeste dans tous les domaines : éducation, politique médicale, recherche scientifique, rien n’échappe désormais à la logique commerciale de maximisation du profit. Nos dirigeants, alignant leurs comportements sur ceux du monde marchand, n’envisagent d’assurer la survie de notre espèce que dans une perspective purement commerciale : en termes de « droit à polluer » ou de « droit à détruire », chacun de ceux-ci ayant un prix que le marché se fera un plaisir de déterminer. Un dirigeant d’entreprise quittant sa firme exigera lui des millions en compensation du fait qu’il ne cherchera pas à saboter l’activité de celle-ci en travaillant pour la concurrence, comme si la décence ordinaire dont parlait George Orwell ne suffisait pas à définir un cadre à son comportement futur. La malhonnêteté étant la voie du profit, elle est devenue la norme, et un dirigeant d’entreprise exige en conséquence d’être rémunéré pour se conduire honnêtement.

Nos systèmes de valeur ont été évacués et remplacés par une logique pure de profit. Mais celle-ci peut-elle garantir la survie de notre espèce, confrontée à des défis considérables en matière environnementale, ou comme conséquences de la fragilisation croissante de notre système financier en proie aux paris démesurés sur la variation des prix, ou de la disparition de l’emploi devant l’avancée des systèmes informatiques, robots et logiciels ?

Partager :

La Covid, la bise et Éric Zemmour …, par Jean-Baptiste Auxiètre

Commençons par une maladie qui fait mourir plutôt les vieux, bien qu’en ce moment ce ne soit pas celle-là qui tue le plus car ceux qui sont en réanimation, ce sont les nourrissons à cause de la bronchiolite, au point que les réanimations pédiatriques soient sur le point de déborder.

Nous refaisons la bise… Nous voulons garder « nos valeurs », quitte à ce que les autres en crèvent d’une crève ou d’une autre avec nos habitudes Moyenâgeuses ! « On tiendra bon…(sic) ». Parce que pour ce qui est des vêtements, la majorité de ces gens attachés aux « valeurs » sont habillés à l’américaine : Jeans et T-shirt et pas chemise et pantalon. Comme quoi ce sont les « valeurs » qui les arrangent et souvent les pires qu’ils veulent conserver… Pour autant une grande partie de la population française veut absolument revenir dans le monde d’avant en contradiction avec la réalité économique, physique et biologique.

Continuer la lecture de La Covid, la bise et Éric Zemmour …, par Jean-Baptiste Auxiètre

Partager :

Veille effondrement #87 – Le peuple de l’herbe, par Arkao

Les insectes sont en voie de raréfaction selon certaines études. Sans remettre en cause les résultats globaux, de fortes disparités régionales sont remarquables et sources d’optimisme. Si les grandes plaines vouées à l’agro-industrie tiennent le palmarès de l’effondrement de la biodiversité, il reste dans ce pays des espaces où l’équilibre entre les champs, les herbages, les forêts et les zones humides reste préservé. Les insectes « disparaissent », soit, mais encore faudrait-il s’y intéresser. Quand prend-on la peine d’y prêter attention ? Quand d’agaçants moustiques nous empêchent de dormir, quand des mouches viennent nous chatouiller la peau alors qu’on voudrait lire un livre tranquille à l’ombre d’un arbre, quand des guêpes s’invitent à table, allant du verre de bière à la tranche de melon, quand le vrombissement sourd d’un imposant frelon vient semer la panique chez les convives. Finalement, qui s’intéresse aux milliers d’autres espèces qui nous entourent ? Continuer la lecture de Veille effondrement #87 – Le peuple de l’herbe, par Arkao

Partager :

Veille effondrement #62 – Taxes dissuasives, sur le carburant, sur la viande…

Un courrier envoyé tout à l’heure, dans le cadre d’un débat au sein de l’Assemblée statutaire de Greenpeace.

Toutes les mesures coercitives qui visent à encourager les riches à se convertir à la frugalité (in)volontaire (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) impactent en premier les pauvres parce qu’ils sont déjà (involontairement) dans la frugalité, et que tout coût supplémentaire les fait basculer dans la précarité. 

Tous ces raisonnements à la noix (taxe sur le carburant, taxe sur la viande, etc.) sont fondés sur le même calcul en termes d' »utilité » propre à la pensée ultralibérale : un agent « rationnel » allouera ses ressources de manière optimale en fonction de choix évalués en termes d’utilité subjective. Et donc il les allouera différemment si les prix augmentent. 
Continuer la lecture de Veille effondrement #62 – Taxes dissuasives, sur le carburant, sur la viande…

Partager :

Veille effondrement #6 – Les Plans B et C – retranscription

Retranscription de Les Plans B et C, le 9 août 2021. Bonjour, nous sommes le lundi 9 août 2021 et la…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

Veille effondrement #20 – Il y a 2 sortes de gens

Je suis encore furieux de ce commentaire ici sur le blog du style « Vous les boomers n’avez rien fait ! ». J’avais répondu brutalement à l’auteur que chaque génération contient son lot de gens qui se décarcassent et son lot de saboteurs. Bien sûr, s’il avait fait partie à la génération présente des gens qui se décarcassent, il aurait été au courant.

Oui, il y a deux sortes de gens : ceux qui se battent pour que ça change et en face, dans le meilleur des cas, ceux qui par le poids de leur indifférence rassemblée constituent une énorme force d’inertie, et dans le pire des cas sont soit de véritables « marchands de doute », soit les mercenaires que ceux-ci ont recrutés et qui vont tenter de nous convaincre que le réchauffement climatique n’existe pas, pas plus en tout cas que le « complot communiste » (je viens de regarder les nouvelles US) du Covid-19.

Oui, il y a deux sortes de gens, je le rappelle chaque fois qu’on me pose la question : « A-t-on tiré les leçons de la crise des subprimes ? ». Absolument ! on a tiré les leçons, on a les a mises sur papier, on les a bien expliquées, mais en face, il y avait le monde des affaires qui pensait que ces leçons étaient déplaisamment anti-business. J’ai fait partie, vous le savez, d’un « Haut comité pour l’avenir du secteur financier en Belgique ». Quand notre rapport a été publié, la presse a dit : « Le ton ‘de gauche’ du rapport est quand même tout à fait étonnant… ». J’ai dit : « Merci, Messieurs-Dames, à 1 contre 7, ce n’était pas joué d’avance ! ». Quelle différence cela a-t-il fait, ce « ton de gauche » ? Cela a fait qu’au lieu que le ministre soutienne l’une des 17 mesures que nous préconisions, la rapport soit simplement mis dans un tiroir *.

Mais voyez où nous en sommes : pendant tout le temps que j’ai écrit ce billet je me suis reproché de ne pas travailler plutôt à l’article que je rédige en ce moment : « An unconscious path to general Artificial Intelligence: a roadmap », comment donner aux robots une intelligence « universelle », comme on dit une « clé universelle », plutôt que spécialisée comme aujourd’hui. J’y retourne séance tenante : je me suis toujours soucié de l’avenir.

N.B. IPCC = GIEC.

* J’ai retrouvé ceci, qui illustre très bien ce que je dis (même Ecolo s’insurge contre un peu plus de justice sociale) :

L’Écho, La Messe est finie, par DOMINIQUE LIESSE, le 28 janvier 2016

Le rapport d’experts sur le secteur financier

Le rapport sur l’avenir du secteur financier belge a le mérite d’exister. Rédigé par un groupe d’experts de haut vol, il a le mérite de faire état d’une réalité économique. Mais ce rapport, commandé par le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA), aura-t-il le mérite de faire changer les choses? Rien n’est moins sûr.

Présenté hier en commission des Finances, le rapport s’est heurté aux réflexes politiques. Toucher à la fiscalité de l’épargne? « La population veille à ses intérêts, a lancé Peter Dedecker (N-VA). Comment concilier la théorie économique et cela? Les électeurs vont nous juger là-dessus. »

Le rapport des experts sur le secteur financier s’est heurté aux réflexes politiques.

Plafonner le montant de l’emprunt hypothécaire à environ 85% de la valeur du bien? « Mais, c’est un frein à l’accès à la propriété! », clament en chœur plusieurs députés.

Réduire la pression régulatoire nationale sur les banques pour plus de compétitivité? « C’est un paradoxe: vous voulez développer de nouveaux services financiers pour un secteur plus résilient, mais vous plaidez pour moins de gold plating (régulation nationale plus sévère que les exigences européennes NDLR) », déclare Georges Gilkinet (Ecolo).

Et pourtant, une après-midi durant, Luc Coene (ex-gouverneur de la BNB), Geert Noels (économiste) et Paul Jorion (professeur universitaire) ont expliqué la situation: une épargne avantagée fiscalement qui fuit et profite donc à l’étranger par le biais d’entités des banques étrangères. Mais des risques, qui eux, pèsent sur l’épargnant belge!

Un secteur immobilier important qui n’est pas sans risque d’emballement. « Le marché avale tout avantage fiscal et l’intègre avec des suppléments de prix. En plafonnant l’emprunt hypothécaire, nous tentons de protéger le consommateur des aléas du marché. »

Le ministre, lui-même, aurait déclaré aux experts: « Vous ne me rendez pas la vie plus facile avec ce rapport. » Il aurait même déjà ajouté que la révision de la fiscalité du carnet d’épargne n’était pas une priorité du gouvernement.

La messe semble donc être dite!

Partager :