Archives de catégorie : Effondrement

Les fausses excuses, par Cédric Chevalier

– « Il nous faut plus de science ». Non : science is settled = nous savons tout ce que nous devons savoir d’un point de vue scientifique, du moins l’information est largement disponible et diffusée, régulièrement, depuis longtemps (GIEC, IPBES, IRP, presse, etc.). Les décideurs ne peuvent prétendre à l’ignorance, ni la majorité de la population, sur l’écocide mondial en cours. Certains climatologues proposent même de supprimer le GIEC et de se consacrer entièrement à l’activisme. Nous n’avons pas besoin de plus de science stricto sensu.

– « Il nous faut plus de technologie ». Non : technology is settled = nous avons toutes les technologies nécessaires pour effectuer une métamorphose écologique complète, depuis longtemps. Il n’y a pas besoin d’attendre les technologies du futur pour la transition. Les technologies ne suffiront pas. Il est nécessaire de modifier les modes de vie et de production (décroissance ou post-croissance). Nous n’avons donc pas besoin de plus de technologie stricto sensu.

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Remarquables. #9 Paul Jorion (III) : science appliquée, effondrement et… « prophètes » – Retranscription

Troisième et dernière partie du podcast Remarquables. #9 Paul Jorion

Première partie : ici ; deuxième partie : .

Thomas Gauthier : 

Alors, cette question, elle ouvre un nombre incalculable de perspectives. En la formulant, vous avez fait quelques allers-retours aussi avec l’histoire, y compris aussi avec votre histoire personnelle, vos intérêts précurseurs sur ces questions d’Intelligence Artificielle et d’interaction hommes – machines, hommes – robots. Le lien est tout trouvé du coup avec la deuxième partie de notre échange. Je vous propose maintenant de regarder dans le rétroviseur, de regarder l’histoire et, si vous le voulez bien, de nous rapporter dans cette histoire peut-être 2 ou 3 évènements qui, d’après vous, doivent nous servir aujourd’hui de leçon pour nous orienter dans le présent et pour bâtir l’avenir. Qu’est-ce que l’histoire peut nous amener aujourd’hui en 2022 ? 

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Survie de l’humanité : on touche à la vraie question : la pulsion de vie et la responsabilité, par Cédric Chevalier

François Gemenne produit une densité impressionnante de pensées politiquement incorrectes en ce moment. Après avoir subi une lourde frustration, à cause de la défaite des écologistes français, malgré l’expertise qu’il a prêtée au candidat Jadot, et en plein questionnement existentiel sur le rôle des scientifiques et des intellectuels face à l’Ecocide mondial, il ne mâche plus ses mots.

Dernier exemple en date ici : 

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À l’attention des décideurs de ce monde : la littérature de salle d’attente et Paul Jorion, par Manuel

Il y a un temps pas si lointain, lorsque nous attendions notre tour chez le médecin, un tas de revues étaient à notre disposition pour nous faire patienter. Publications spécialisées, presse people, magazines d’actualité, restaient souvent là des mois ou des années pour divertir, tant bien que mal, nos esprits pressés.

Un jour, à la fin du printemps, en fin de saison donc, en attendant mon tour, je me retrouve avec l’édition de France Football présentant le championnat qui venait de s’achever. Stupeur, aucun pronostic ne s’était avéré vrai. Rien de ce qui devait se passer pendant l’année ne se passa. Même pas de loin. Découverte salutaire pour le jeune adolescent que j’étais. Je m’emparais de L’Express, du Nouvel Observateur, du Point etc. lors de mes visites suivantes. Ils ne résistaient pas plus à l’expérience de la salle d’attente. Exemple : un hebdo ou un mensuel daté de quelques mois qui encensait Jean-Marie Messier alors qu’il était depuis devenu le paria du patronat français.
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C’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse, le 5 avril 2022 – Retranscription

Retranscription de C’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse, le 5 avril 2022

Bonjour, nous sommes le 5 avril 2022 et je n’ai rien à dire qui soit fondé sur une quelconque certitude et quant à mes certitudes, j’aimerais beaucoup qu’elles soient fausses. 

Alors, que dire quand même ? Que dire quand même ? Je n’ai pas la moindre idée de ce qui va se passer sur le terrain en Ukraine. Je ne sais pas s’il y a véritablement une retraite des Russes ou s’ils se préparent à utiliser d’autres types d’armes. Je ne sais pas du tout ce qui se passe dans la tête de M. Poutine. Ça a l’air d’un personnage assez rigide et fermé et donc, il n’a pas l’air du style à se laisser impressionner par des évènements en tant que tels. 

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Vidéo – Comment l’effondrement s’auto-alimente

Grève des enseignants, Boris Johnson, la montée du fascisme aux États-Unis, guerre avec la Russie

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L’heure des bilans, par Éloi Patoureaux

L’heure des bilans

A quarante ans, on dit que c’est l’heure des bilans,
Assurément, ce n’est pas là pur boniment,
Car aujourd’hui, je viens de souffler ces bougies,
Et cette nuit, à mes soucis point d’embellie.

Réfléchissant, me demandant bien comment,
Evidemment, il pourrait en être autrement,
Quelle magie, quel changement serait induit,
Soleil qui luit, quarante ellipses autour de lui ?

Pour le moment, mes pensées inlassablement,
A mes enfants, vont, accentuant mon tourment,
A leur vie qui, bientôt à rien ne se réduit,
Car leur survie, n’est aujourd’hui plus garantie.
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Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre

Getch m’écrit :

… pourquoi ne pas parler un peu plus d’éco-anxiété et de la façon de vivre avec celle-ci ? On en a besoin je crois. Le deuil et l’accompagnement des mourants que nous sommes tous. Nous sommes un peu tous comme des cancéreux en phase terminale. J’aimerais bien vous entendre aussi sur le suicide. Comme l’affirme notre cher Camus, serait-il le seul problème philosophique sérieux ? Je repense à cette scène glaçante de « La route » où la maman du petit garçon choisit de partir de l’autre côté du miroir.

Getch, je ne peux pas : il ne peuvent pas entendre. Le peu qu’il reste à dire, c’est toi qui le dis de la manière qui convient.

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