Archives de catégorie : Le genre humain

C’est quoi notre espèce ? (III) La « prématuration » de l’espèce complique singulièrement les choses

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton.

La prématuration de l’être humain, c’est le fait qu’il naît encore très incomplet, dans un degré de dépendance des adultes bien plus important que la plupart des autres mammifères qui, si ce n’est leur dépendance vis-à-vis du lait maternel, peuvent se tenir sur leurs pattes et deviennent semi-autonomes au bout de quelques jours. Dans notre espèce, il faut près de deux ans pour que ce stade soit atteint. C’est le biologiste Lodewijk Bolk (1866 – 1930) qui nous avait expliqué cela : nos bébés ont une très grosse tête et il faut qu’ils sortent du ventre de leur mère avant que cette tête ne tourne au problème insurmontable, ce qu’il n’est pas loin d’être déjà. En conséquence, un nouveau-né humain est bien davantage un fœtus prématurément expulsé qu’un véritable jeune d’être humain. Il exige un soin considérable pendant de nombreuses années et ce n’est donc pas un luxe qu’il y ait deux adultes humains veillant sur lui durant cette période de dépendance extrême, même si l’un des deux – celui qui n’a pas de lait à offrir – va de temps à autre chasser le mammouth. Ce n’est donc pas plus mal si le père est un compagnon fidèle de la mère aussi longtemps que le petit n’arrive pas à se débrouiller tout seul.

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C’est quoi notre espèce ? (II) La reproduction : une source de distraction permanente

Le dernier qui s’en va éteint la lumière (à paraître chez Fayard… quand ce sera terminé). Le feuilleton.

L’obsession subliminale qui est la nôtre de nous reproduire dans l’urgence constitue une source de distraction permanente qui nous fait constamment dérailler de ce que nous concevons comme le cours normal des choses : celui de notre survie individuelle dans un confort relatif. Nous passons une bonne partie de notre temps ensuite à tenter de remonter sur les rails.

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Le temps qu’il fait le (jeudi) 16 avril 2015

La survie de l’espèce : Paul Jorion change de stratégie !

* Chaire « Stewardship of Finance », VUB. Le cours se donne le lundi après-midi à seize heures dans la salle D0.03 du bâtiment D (bâtiment central) de la Vrije Universiteit Brussel, Boulevard de la Plaine 2, 1050 Bruxelles. Le cours se donne en anglais ; il est ouvert au public.

* Nous nous réunirons une fois de plus le samedi 18 avril à partir de 17h30 au café Le Vicomte, 1 rue du Bourgmestre, au coin de la chaussée de Boondael à Ixelles (Bruxelles).

Martin Gilens and Benjamin I. Page : Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens, Perspectives in Politics, September 2014

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Le transport amoureux : Une affaire inquiétante !

Avant-hier vendredi à l’heure du déjeuner, nous nous efforcions,  Annie Le Brun et moi,  de percer le mystère de la beauté (il y a déjà foule en effet à s’efforcer de percer celui du football 😉 ), lorsque l’idée s’est imposée à moi que Sade nous aiguille sur la bonne voie si l’on se demande d’où vient la cruauté, quand il nous dit, comme Annie nous l’a rappelé avec Sade. Attaquer le soleil, qu’« Il n’est point d’homme qui ne veuille être despote quand il bande ».

Le transport amoureux est une affaire inquiétante : quand l’orgasme vient l’interrompre dans ses débordements en le faisant dérailler, n’est-ce pas providentiellement juste avant que le drame n’éclate ? Le soupçon nous effleure qu’il s’agit avec tout ça d’une histoire qui pourrait sinon très mal se terminer.

Quand, sur la voie de la cruauté, l’orgasme n’intervient pas à point nommé, le genre humain bascule du plus sublime à ses propres yeux au plus abominable dans les faits même.

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