Le temps qu’il fait le (jeudi) 16 avril 2015

La survie de l’espèce : Paul Jorion change de stratégie !

* Chaire « Stewardship of Finance », VUB. Le cours se donne le lundi après-midi à seize heures dans la salle D0.03 du bâtiment D (bâtiment central) de la Vrije Universiteit Brussel, Boulevard de la Plaine 2, 1050 Bruxelles. Le cours se donne en anglais ; il est ouvert au public.

* Nous nous réunirons une fois de plus le samedi 18 avril à partir de 17h30 au café Le Vicomte, 1 rue du Bourgmestre, au coin de la chaussée de Boondael à Ixelles (Bruxelles).

Martin Gilens and Benjamin I. Page : Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens, Perspectives in Politics, September 2014

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193 réflexions sur « Le temps qu’il fait le (jeudi) 16 avril 2015 »

  1. Bonjour à tous,

    Au fait, j’ai trouvé F. Lordon très pertinent et parfois même très impertinent, sur le plateau de CSOJ, quoiqu’un peu hermétique de prime abord…
    Va finir par se faire virer pour faute grave du CNRS!
    Qu’ avez vous pensé du débat avec Picketty?
    Oui, je sais, c’est vrai il manquait Jorion, mais bon…
    A plus, Eric.

    1. Va finir par se faire virer pour faute grave du CNRS!

      Risque zéro.
      La vanité a été pius forte. Ses principes d’invisibilité télévisuelle n’ont pas résisté à la tentation de l’affrontement avec la star planétaire.

      1. Sorman a été ridicule,
        et menteur ( pardon, il a dit quelques contre-vérités ) par dessus le marché ; et quelques petites phrases assassines, question de chauffer ses interlocuteurs ;
        mais quand on affirme que l’économie est une science, on ne peut rien pour lui, le pôvre !

        Mais le top, c’est son affirmation sur les rentiers qui nuiraient au capitalisme…

        Alors qu’ ils sont au coeur de ce système de m…!

        Extraits :

        « Il est vrai que Piketty et ses collègues ont ajouté beaucoup de profondeur historique à nos connaissances, démontrant que nous vivons réellement un nouvel Age Doré. Mais ça, on le sait depuis quelques temps déjà.

        Ce qui change vraiment dans le « Capital » c’est la façon dont il démolit les mythes conservateurs les plus aimés,

        cette façon d’insister sur le fait que nous vivons dans une méritocratie dans laquelle une grande richesse est méritée et durement gagnée. »

        « Ces dernières décennies, les conservateurs ont proposé deux lignes de défense aux tentatives de faire de la flambée des revenus les plus hauts un problème politique :

        tout d’abord, ils réfutent le fait que les riches s’en sortent aussi bien et que les autres s’en sortent aussi mal,

        mais lorsque ce déni s’écroule,

        ils prétendent que ces revenus qui flambent au sommet sont une récompense justifiée pour services rendus.

        Il ne faut pas les appeler les 1 pourcent, ou les riches ; il faut les appeler « créateurs d’emplois ».

        Mais comment tenir cette ligne de défense si les riches reçoivent la plupart de leurs revenus des biens qu’ils possèdent et non du travail qu’ils fournissent ?

        Et que se passe-t-il si la grande richesse vient de plus en plus d’un héritage et non de l’entrepreunariat ?

        Ce que Piketty démontre, c’est que ce ne sont pas des questions futiles.
        Les sociétés occidentales, avant la Première Guerre Mondiale furent

        en effet dominées par une oligarchie de biens hérités –

        et son ouvrage démontre de façon éclatante que nous sommes en route pour un retour à cet état de fait. »

        http://www.rtbf.be/info/chroniques/

      2. Supposons, vigneron. Mais si tu abordais les arguments?

        Personnellement, je suis d’accord avec Lordon s’exprimant dans le Diplo sur Le capital au XXIe siècle, qui est à tout le moins un titre sans rapport.avec le contenu !

        Un deuxième point assez évident est que si un auteur fait une telle unanimité, c’est certes qu’il ne gêne pas !

      3. Ses principes d’invisibilité télévisuelle n’ont pas résisté à la tentation de l’affrontement avec la star planétaire.

        Ses principes étaient fondés sur le format niveau « cour de récré » qu’on lui propose habituellement.
        Alors que cette fois il a eu l’occasion d’un débat intelligent avec un homologue honnête. (je ne parle pas de Sorman totalement creux)

      4. Parce-que Lordon gêne quelqu’un Leboutte ? Le Monde diplo gêne ?
        J’ai pas regardé et je regarderai pas.

      5. Piketty ne remet pas le système en question, il dit juste « il faut corriger, c’est trop injuste, mais ça marche », ce discours plaît beaucoup car il entretien l’espoir que ça peut s’arranger et n’engage à rien,

        Lordon met carrément les pieds dans le plat: « il faut sortir de cette Europe, remplacer la propriété privée des ressources pour un droit d’usage de ceux qui s’en servent, et ainsi supprimer les pleins pouvoirs du Capital sur l’ensemble de la population… ». Au moins c’est clair. Et ça doit gêner puisque jamais on entend ça aux grandes messes de 20h.

        Le diplo reprend les réflexions de Lordon, et pas que.

      6. Oui, c’est aussi ce que j’ai pensé au début de l’échange, mais, Piketty a finit par se comporter en opportuniste… Faut bien vendre des bouquins.
        Effectivement, peu de chance pour lui de se faire virer, beaucoup de chercheurs de gauche au CNRS! Mais quand même risqué …
        Quand à Sorman, pas grand chose à dire, dans la crèche du CNPF, c’est lui qui fait le ravi! Toujours aux anges Sorman!

      7. Tu m’étonnes que vigneron ne regardera pas,
        ni n’écoutera pas
        ( ni ne lira, of course )
        Piketty et encore moins Lordon !

        Il se blesserait la feuille devant tant d’arguments, s’étoufferait de rage !

        Il ferait peut-être du Slama, au mieux…

        https://www.youtube.com/watch?v=77yEMvciflw

        Par contre, critiquer dans le vide sidéral, c’est à dire avec juste des préjugés ça , no problemo !

        Gêné or not gêné ?

        vidéos :

        « réponses diplomatiques »

        http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-04-29-Reponses-diplomatiques

        La pensée économique et sa remise en cause

        https://www.youtube.com/watch?v=LnC71VjU0MY

      8. vigneron, les articles du Diplo ont à peu près zéro écho dans la presse, les auteurs du Diplo, pareil.
        Halimi a vendu 200.000 exemplaires des Nouveaux chiens de garde avec zéro recension dans la (grande) presse, Lordon, je sais pas. Il a un peu plus que zéro grâce à son style parfois un peu hermétique à l’écrit, et vu que les journaleux supposent qu’un intello c’est pas dangereux.

        Piketty, lui, a des tonnes d’éloges dans à peu près tous les médias à l’eau douce.

        Si j’appliquais ta grille de commentaire, vigneron, j’ajouterais ceci: quand les Grandes conférences liégeoises ont invité Piketty, il a dit ne pas pouvoir répondre avant 2017, arguant qu’il était fort demandé, qu’il avait décidé de garder une vie personnelle etc. Cependant pour Taddéi, il répond présent. (À moins que ce ne soit pour Lordon 🙂 )
        Mais je ne le dirai pas !

  2. @Basic Rabbit

    je partage ce point de vue :

    « Pour moi il ne s’agit pas de renverser la table en considérant que la vision post-galiléenne est à jeter mais de prendre conscience que cette connaissance « objective » du monde est extrêmement réductrice car elle postule l’imbécillité des choses. Faire l’hypothèse ou croire qu’une connaissance subjective est possible signifie que nous pouvons connaître le monde en engageant un dialogue avec lui parce qu’il est fait comme nous, parce qu’il n’est ni plus ni moins imbécile que nous. C’est la pierre angulaire de la pensée thomienne.

    « Ils nous prennent pour des bits »: tel pourrait être le titre* d’un bouquin traitant de ce sujet.
    Seuls des nains de la pensée peuvent croire en l’existence d’une connaissance objective. Honte à nos « élites ».

    Dr Quantum
    https://www.youtube.com/watch?v=Q-KRSGQvr6U 😉

    1. 1: Merci pour le retour ( j’en ai si peu…).
      2: Superbe vidéo. Ce prof au Collège de France fait un magnifique boulot. A diffuser dans tous les collèges. Elle provoque chez moi les commentaires suivants:
      i. Le basculement des physiciens de la position atomiste vers la position « tout est lié, noué, tressé » me semble dorénavant acquis et irréversible, accompagnant en cela le basculement des mathématiciens et des linguistes. Ce basculement n’est pas opéré en économie où le nombre-atome règne encore en maître.
      ii. La mécanique quantique est inintelligible. Thom: « En pliant un être dans un cadre conceptuel trop pauvre pour l’exprimer, on ne saurait s’étonner d’aboutir à des incompatibilités et des paradoxes apparents. »
      iii. La nature est vivante et, pour moi, la dernière expérience de la vidéo montre qu’elle nous nargue. Thom nous dit qu’il faut nous mettre dans la peau des choses pour espérer les comprendre. Bien que je ne l’aie pas lu dans son oeuvre, je ne serais pas étonné qu’il ait vu ses catastrophes élémentaires comme des êtres vivants, défendant leur beefsteack avec ruse et habileté, seule la première (associée au potentiel x²) étant apparemment morte (car étant son propre déploiement universel?). Thom était passionné d’éthologie: il cherchait à piéger les animaux pour comprendre leurs mécanismes de défense. Comme les physiciens cherchant à piéger les particules?

      1. Ben , on a déjà un peu de mal à piéger les élites .

        D’autant que ma méthode du  » Vu , Pris et Sanctionné  » tombe à l’eau , dans la mesure où l’observateur fausse la mesure .

        Et ce n’est pas de savoir que je suis entrelacé à mon bourreau qui me rassure .

        Pour Gudule et Ophélie Winter , je ne dis pas .

        Enfin bon ,pour l’infini je vais faire une thèse sur mon oreiller .

      2. @ juannessy

        Merci pour le retour. Mais je l’aurais préféré dans les limites du court (comme vos réponses à mes commentaires du billet Ars Industrialis). 🙂

  3. Quel hasard (?) qu’au cours de mes lectures, je tombe sur ceci :
    « Malheur à vous, qui payez les taxes sur la menthe, l’aneth, le cumin, et négligez la justice, la piété, la fidélité. Vous lavez la coupe, vous lavez le plat, mais à l’intérieur vous êtes plein de rapacité et d’avidité. Malheur à vous qui fabriquez les fardeaux et les chargez sur les épaules des gens sans lever le petit doigt pour les porter vous-mêmes », librement traduit, mais chacun comprendra d’où cela vient…
    Pas question de croyance ici, mais bien de dénoncer les comportements de qui est pharisien, ou capitaliste. Si peu de mots seraient à changer que l’association me trouble, comme le vertige des quelques 2000 ans qui nous séparent de ces paroles.

    1. Malheur à vous, qui payez les taxes sur la menthe, l’aneth, le cumin, et négligez la justice, la piété, la fidélité. Vous lavez la coupe, vous lavez le plat, mais à l’intérieur vous êtes plein de rapacité et d’avidité

      ça veut dire quoi traduit en langage courant?
      (Je comprends vaguement la première phrase, encore que je vois pas le rapport entre payer les taxes et négliger… mais la 2èm, c’est carrément chinois.)

      edit: Eurêka! traduction de la 2èm: « vous masquez votre avidité/rapacité sous des apparences serviables et fraternelles »
      Je cherche toujours le rapport entre taxes et piété…

      reedit: ça veut dire que « c’est rien de payer les taxes si par ailleurs on est ni juste, ni pieux, ni fidèle … »

      Le rap c’est écrit mieux que ça.

    2. C’était déjà pas simple avec capitalisme , marché , libéralisme , si vous ajoutez pharisaîsme …

      J’ai compris que vous préférez  » Malheur à vous  » à  » Honte à vous  » .

      1. Moi ce que j’en retiens c’est surtout les punitions à rallonge, car je n’y comprenais rien. Comme mes copains en fait, mais eux retenaient par cœur.

      2. Je ne suis pas qualifiée pour une exégèse des paroles attribuées à Jésus, d’autant que le langage me semble ici assez clair : une critique, une accusation même, des nantis qui ont les moyens de se payer une façade « propre » quand leurs comportements sont immoraux et corrompus.
        Faire honte à des comportements du même acabit aujourd’hui serait alors une manière très ironique de s’adresser à ceux qui sont les piliers du conservatisme !
        « Honte à eux », oui, sonne plus réalisable que « malheur à eux », plus prophétique.

  4. Leur faire honte? Impossible et peine perdue.
    La honte comme moteur de l’histoire humaine? …

    Le changement s’il se produit un jour se fera contre les dominants, même si, comme lors de l’abolition des privilèges de la noblesse en France, certains de leurs héritiers les trahiront.

    Il faut trouver autre chose.

  5. @juanessy

    « D’autant que ma méthode du » Vu , Pris et Sanctionné » tombe à l’eau , dans la mesure où l’observateur fausse la mesure .

    Et ce n’est pas de savoir que je suis entrelacé à mon bourreau qui me rassure . »

    NOn il s’agit de la façon ou des façons dont l’esprit de l’observateur observe et se pose donc les questions qui en découlent qui peuvent de ce fait lui faire appréhender les réponses à y apporter différemment de celles envisagées habituellement.

    Question de regard……….

    Si ceux qui regardent et appréhendent la réalité selon des doctrines établies et dont l’esprit est devenu imperméable à toute forme de morale d’honneur ou de raisonnement si brillant soit il; c’est que dans leur esprit ils estiment que ce qu’ils font est juste ( ce qui n’exclut pas le pathos) donc de ce fait leur regard et leur pensée par rapport au réel est « collé » à cette croyance. De ce fait si ce qu’ils pensent est perçu comme étant juste en conscience selon leur croyance; comment pourraient ils seulement être perméable à une quelconque morale (voire de honte) puisque le théorème de base est que ce qu’ils VOIENT et ENVISAGENT à partir de leur croyance ainsi que leurs intentions et leurs actes sont perçues comme étant JUSTE (et ce m^me si cette croyance est toxique) pour eux et pour nous ?

    Sur un plan relationnel, cela se rapproche de l’autisme .

    Alors la question maintenant pourrait être comment s’adresse t on à des individus autistes ?

    Comment se faire entendre des individus au comportement autiste ?

    1. Êtes vous bien sure que qualifier les doctrinaires « d’autisme » n’est pas une croyance ?

      Êtes vous bien sure de connaître l’autisme ( les autismes ) et d’avoir sur lui un regard qui ne déforme ?

      Sur le regard , on peut faire des milliers de variations , mais j’aime bien celle de Devos :

       » j’peux pas supporter les regards intelligents….ça pénètre , ça ; je n’aime que les regards naïfs, les regards d’enfants ( autistes ou pas , c’est moi qui rajoute) ,ce sont de merveilleux regards . »

    2. L’autisme « physiologique » est l’absence du canal d’empathie par le regard, la « cécité sociale » poussée plus ou moins loin.

      L’usage du mot pour l’aveuglement des élites fait fi de l’aspect « structurel » dans ce dernier cas. Ce qui est en jeu est une remise en cause de l’édifice social, de la façon de négocier les places, de pratiquer la démocratie (avec un « roi » qui incarne le peuple, c’est assez raté, suivant Dominique Rousseau, le prof de droit constitutionnel qui est intervenu à Mediapart plus d’une fois, ça se trouve sur Youtube).

      Le décalage de niveau entre les deux autismes ne suggère pas de solutions particulières. Dans les deux cas, le blocage est dans la « machinerie moléculaire » et la déviation d’une partie de la circuiterie, mais la métaphore de l’autisme suggérerait qu’il est quasiment impossible d’en sortir, et cela appelle alors la révolution violente et destructrice. C’est un peu ce que font les marchés lors des « Minsky moment », mais tant qu’il reste des actifs tangibles (et la propriété privée, donc), cela met des limites sérieuses au changement.

  6. @ juannessy

    Thom: « Toute fonction physiologique n’est jamais que la compensation catastrophique d’un déséquilibre organique. Vous ne comprenez pas? Je dis que toute fonction, dans la mesure où elle a une représentation, une réalisation organique, est la compensation catastrophique d’un déséquilibre. »

    Vous ne comprenez pas?

    Vous ne voulez pas comprendre ce que vous dit GUDULE.

      1. Gudule émet l’hypothèse que nos élites seraient autistes.
        Thom dit que cet autisme se développe car nécessaire relativement à la position de ces élites. (s’ils comprenaient le réel, leur position serait totalement déséquilibrée)

  7. @Juanessy

    Définition

    La définition de l’autisme renvoie aux critères de psychopathologie clinique de référence : la classification internationale des maladies (CIM), et Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).

    C’est l’association de deux critères de trouble, l’un social et l’autre comportemental, qui tend à définir aujourd’hui l’autisme (dans le DSM 5)5. Ces deux critères se substituent à une notion de triade autistique qui fait néanmoins toujours office de définition de référence (dans le CIM 10)8, sans contradiction car elle ne fait que distinguer communication et interaction dans le volet social.

    Cette triade mise en évidence cliniquement est la suivante :

    – Troubles qualitatifs de la communication verbale et non verbale,
    – Altérations qualitatives des interactions sociales,
    – Comportements présentant des activités et des centres d’intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs.

    « Ces anomalies qualitatives constituent une caractéristique envahissante du fonctionnement du sujet, en toutes situations. »

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Autisme.

    Je n’ai pas qualifié leur croyance d’autisme.

    Je dirais plutôt que si le fait que leur esprit se soit figé (fossilisé ?) sur la ou les croyances relatives aux théories inhérentes à l’ordo libéralisme au point où cela les a rendu perméables et hermétiques à toutes formes de compréhension ou d’approche autres que celles qui sont liées à leurs théories, nous ne sommes plus dans une approche relationnelle saine de dialogue et d’échange mais bien dans un dialogue de sourds.

    Tsipras et Varoufakis n’ont de cesse d’argumenter avec ces instances et les chefs de gouvernement européen sur la toxicité de leur doxa, mais sans succés !

    Cette cécité intellectuelle , cet enfermement et la rupture de communication qui l’accompagne sont proches de cette pathologie qui se nomme l’autisme :

    soit des Troubles qualitatifs de la communication verbale et non verbale,
    Altérations qualitatives des interactions sociales,
    Comportements présentant des activités et des centres d’intérêt restreints, stéréotypés et répétitifs.

    En fait, j’ai changé de focale pour observer leur blocage (et toute la problématique humaine et relationnelle qui en découle entre ces élites et nous tous) en le mettant en parallèle avec cette pathologie .

    De ce fait la question est comment peut on communiquer avec des individus enfermés dans la croyance que ce qu’ils font dans leur univers et leur esprit est JUSTE pour eux et pour nous ?

    Cela dit je remercie basic rabbit et Timiota

    je cite « L’autisme « physiologique » est l’absence du canal d’empathie par le regard, la « cécité sociale » poussée plus ou moins loin.

    L’usage du mot pour l’aveuglement des élites fait fi de l’aspect « structurel » dans ce dernier cas. »

    pas vraiment si l’on se retrouve BLOC contre BLOC.

    et

    « Le décalage de niveau entre les deux autismes ne suggère pas de solutions particulières. Dans les deux cas, le blocage est dans la « machinerie moléculaire » et la déviation d’une partie de la circuiterie, mais la métaphore de l’autisme suggérerait qu’il est quasiment impossible d’en sortir, et cela appelle alors la révolution violente et destructrice. »

    Non, pas forcémment, elle suggère surtout une autre approche et celle ci n’appelle pas forcémment à un résultat orienté sur ce mode opératoire soit la violence du Bloc contre Bloc; mais une approche plutôt orienté dans l’esprit du mode opératoire propre à un art martial proche du budo voire de l’aïkido.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFkido

    je cite « L’aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à réduire sa tentative d’agression à néant3. L’aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l’esprit de l’aïkido, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n’existe pas de compétition d’aïkido excepté dans le style Shodokan fondé par Kenji Tomiki (et de ce fait appelé aussi Tomiki ryu, École Tomiki). »

    et

    « Le terme aïkido
    Calligraphie des trois caractères composant le terme japonais « aikido »
    Calligraphie des trois caractères formant le terme « aikido », de haut en bas : ai, ki, dō.

    Le terme aïkido (aikidō en japonais) est composé de trois kanjis signifiant :

    合 ai : du verbe au, concorder ; harmonie
    æ°— ki : énergie
    道 dō : la voie.

    Aïkido peut donc se traduire par « la voie de la concordance des énergies »

    je m’explique : Tsipras, a trés bien cerné la grande solitude (qui est la sienne) du roseau face au chéne (troîka zé consorts) et qui reste inflexible.

    http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/chenroso.htm

    Le journaliste Romaric Godin a bien analysé la situation et le possible renversement du rapport de force :

    le comportement autiste de la troïka face à Tsipras qui tel le roseau plie face à ces vents mauvais mais ne rompt pas :

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-alexis-tsipras-pourrait-dire-non-464085.html

    je cite  » Un défaut sans Grexit, ou le renversement du rapport de force

    Or, l’avantage de la stratégie de rupture, c’est qu’elle peut renverser le rapport de force. Le gouvernement grec pourrait en effet non pas sortir de la zone euro, mais faire défaut et organiser un contrôle des capitaux. Une option qui a été évoquée par le think tank Open Europe, repris récemment par un article du Financial Times.

    En suspendant ses paiements et en contrôlant les capitaux, Athènes disposera des fonds issus de son faible excédent primaire. En cas de besoin de financement, il pourra émettre des sortes de lettres de créances, qui auront valeur monétaire. Autrement dit, ce sera un substitut à la BCE qui devrait, alors, fermer l’accès des banques au financement.

    Dans cette situation, ce sont les Européens qui se trouveront dans l’embarras. D’abord, parce que la possibilité du « Grexit » sera plus proche, car la Grèce n’aura plus qu’un pas à faire pour transformer ces lettres de créances en drachmes.

    Ensuite, parce qu’ils seront contraints à négocier ou à subir une perte majeure sur leur exposition à la Grèce. Ce sera particulièrement le cas de la BCE qui doit récupérer cet été 6,7 milliards d’euros (une somme considérable pour ses comptes, sinon pour son bilan).

    Bref, Athènes sera de nouveau en position de force, celui, assez classique, du débiteur face à ses créanciers puisque ce n’est que sous cette forme que les Européens veulent négocier. Le tout sans sortir de l’euro, et donc, sans heurter le désir d’une grande partie des Grecs (84 % d’entre eux ne veulent pas sortir de l’UE, selon le sondage déjà cité).

    Cette option permettrait alors à Alexis Tsipras de se présenter comme « l’homme du non » et de sauvegarder son capital politique. Il contraindrait alors les Européens à ouvrir une discussion sur la dette et l’économie grecque. Ce serait, pour lui, une option plus payante qu’une conversion pure et simple à la logique de l’Eurogroupe. »

    je cite extrait le chêne et le roseau :

     » Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
    Je plie, et ne romps pas.
    Vous avez jusqu’ici
    Contre leurs coups épouvantables
    Résisté sans courber le dos ;
    Mais attendons la fin.
    Comme il disait ces mots,
    Du bout de l’horizon accourt avec furie
    Le plus terrible des enfants
    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.
    L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
    Le vent redouble ses efforts,
    Et fait si bien qu’il déracine
    Celui de qui la tête au ciel était voisine,(4)
    Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.(5)

    Pourrons nous dire merci à ce roseau ?

    1. J’aime bien aussi les roseaux , même si dans cette catégorie j’ai un faible pour le roseau de mon auvergnat favori .

      Sur l’autisme , il me semble que Zébu s’était fendu il y a deux ans d’un billet où il s’adressait à nos dirigeants en les qualifiants de tels ; mais surtout je n’ai pas le même « regard » que vous , à la fois sur ce qu’il est et sur les analogies que l’on peut en extrapoler .

      J’ai trois autistes ( tous différents ) dans mon entourage : deux petits neveux , et , ce qui m’a foutu un coup de pied au cul pour comprendre et participer , un de mes plus jeunes petit fils . Cela m’a appris et apprend encore que si l’homme n’est ni ange , ni bête , il faut soigner et la bête et l’ange , pour …être .

      J’avais trouvé immense le témoignage d’un billet invité , que je remets ici en lien :
      http://www.pauljorion.com/blog/2010/11/23/les-origines-de-lart-et-de-la-culture-le-role-des-individualites-par-paul-trehin/

  8. @mister vinaigre

    Quatre mois de plus

    m^me pas en rêve !

    (ma question était joke et n’appelait évidement pas de réponse directe, idiote).

    ha ben oui, c’est simple………..mais c’est bien sur, l’argumentaire béton , je me marre…

    brisons là………

    sans moi !

  9. @juanessy

    merci , je suis d’accord avec ce commentaire

    « Jérémie, « regarder un politicien comme un autiste » c’est insulter la personnes autiste.
    Beaucoup de journalistes ou d’hommes politiques utilisent cette expression en parlant de personnes qui ne communiquent pas avec les autres ou n’écoutent pas les autres. Or l’autisme ça n’est pas cela tout au moins pas seulement cela…
    J’aimerais bien que de nombreux politiciens aient les qualités d’honeteté, de sincérité, les capacités de mémoire et de compréhension de systèmes complexes que l’on trouve souvent chez les personnes autistes au sens précis de porteurs du syndrome autistique. »

    Oui, d’accord avec M Tréhin, de plus; c’est pour cela que je trouve plus approprié de parler de comportement autiste et de ne pas identifier un individu à sa pathologie , donc de ne pas le qualifier par sa pathologie; ce qui est aussi une façon aliénante de l’enfermer un peu plus dans sa problématique.

    Connaissez vous l’histoire de Temple Grandin ?

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_Grandin

    1. D’un autre côté quand on dit d’un personnage politique qu’il est autiste, tout le monde comprends ce que l’on veut dire. Comme traiter quelqu’un de sourd ou aveugle.

      1. @D gagnot

        Comme traiter quelqu’un de sourd ou aveugle.

        il y en aura juste un des deux qui aura du mal à l’entendre, et donc à vous comprendre, ça peut être génant pour la communication ….:-)

    2. Non , je ne la connaissais pas .

      Il y a eu par contre une série d’émissions bien foutue récemment sur la 5 , et plus anciennement sur ARTE .

      La France commence à peine à se soucier de cet aspect de notre être , dont la prévalence semble se situer aux alentours de 1 pour cent naissances , aux dernières nouvelles , le pire pour l’enfant étant le déni de sa différence par les parents et l’entourage , alors que des tas de portes peuvent être ouvertes quand on  » comprend » le plus tôt possible .

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