Archives de catégorie : Questions essentielles

Le viol et nous – à propos d’un échange entre Alain Finkielkraut et Caroline de Haas, par Pierre-Yves Dambrine

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Dans le cadre de la polémique qui fait rage en ce moment autour du cinéaste Roman Polanski, la militante féministe Caroline de Haas a eu un échange avec le philosophe Alain Finkielkraut lors d’un débat télévisé sur LCI. L’échange fut vif mais, faute d’avoir été mené jusqu’au bout des questions qu’il soulevait, il tourna court. Si l’on en croit bon nombre de commentateurs, il en serait ressorti principalement qu’il faut distinguer le premier degré du second, le philosophe ayant causé au premier degré tandis que la militante féministe aurait été incapable de comprendre le propos ‘philosophique’ qui se développait lui au second degré.

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Le « politiquement correct » n’est pas une invention US

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Une des nombreuses organisations afro-américaines dont je reçois la newsletter me demande mon soutien ce soir parce qu’un film nigérian ne pourra se qualifier pour l’Oscar du film étranger du fait qu’un comité obnubilé par le « politiquement correct » a jugé qu’on y parle trop … l’anglais (une des langues officielles du Nigéria – même s’il s’agit bien entendu d’un héritage du colonialisme).

Notre vie est parasitée par ce nouveau puritanisme censé redresser une myriade de torts passés, certains pleinement justifiés, d’autres, largement partagés (voir le pataquès de la manifestation de dimanche : « Stop à l’islamophobie »). Quand nous réconcilierons-nous avec l’idée que l’Histoire du genre humain n’a jamais été un fleuve tranquille, mais un champ de bataille permanent ?

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Parfois le bonheur s’atteint

Parfois le bonheur s’atteint et ce n’est pas notre faute à nous, pauvres pécheurs, s’il y est mis fin. Ce n’est pas toujours nous qui crachons dans la soupe et gâchons ce qui nous a été offert, parfois c’est le monde qui s’assèche autour de nous et qui nous laisse, tristes poissons désormais hors de l’eau, crever la gueule ouverte.

À la chanteuse inconnue qui, à Julian, autrefois misérable village de chercheurs d’or californiens, perché dans la montagne surplombant le désert d’Anza-Borrego, nous chanta un soir Love and Happiness.

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Qui m’expliquera pourquoi il faut encore attendre deux ans pour interdire cette barbarie ? – « Le « broyage des poussins » devrait être interdit en France à la fin de 2021 »

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L’« acceptabilité sociale » vs. nos aspirations profondes, par Vincent Burnand-Galpin

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Ce que la crise des Gilets jaunes a bien montré (si ce n’était déjà clair), c’est que les puissants ne peuvent gérer les affaires publiques sans le consentement du peuple. En voulant s’attaquer un tant soit peu aux enjeux climatiques, le gouvernement a cru bien faire en introduisant la taxe carbone sur les carburants dans l’effet de renchérir leur prix et donc diminuer leur consommation. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase : un déferlement sans précédent de frustrations jusque-là contenues s’est exprimé sur les ronds-points de toute la France, dépassant le cadre du déclencheur.

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États-Unis : sale temps pour les patriotes… immigrés !

Dépose aujourd’hui devant la commission du Congrès traitant de l’impeachment, un certain Lt. Col. Alexander Vindman, membre du National Security Council. Lequel explique dans un document de 6 pages qu’il est arrivé aux États-Unis à l’âge de 3 ans, ses parents fuyant l’Union soviétique. Il ne dit pas que la famille a crevé la dalle pas mal d’années mais ça se lit facilement entre les lignes.

Il est devenu militaire. Je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi c’est souvent la seule stratégie pour s’en sortir quand les éléments sont vraiment ligués contre vous (je vous raconterai peut-être l’histoire de cet officier recruteur qui me convainc un jour à Milwaukee [Wisconsin] d’entrer dans sa boutique pour essayer de me tirer d’affaire parce que j’ai vraiment l’air d’un clodo).

Il explique aussi, dans sa profession de foi de 6 pages, qu’il faisait partie des quelques personnes écoutant en direct le 25 juillet la conversation de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky durant laquelle le président US conditionnait le versement d’une aide militaire à son pays à l’obtention non seulement d’informations compromettantes sur Joe Biden, son rival à la présidentielle, mais aussi sur un supposé complot ukrainien qui l’aurait visé lui durant l’élection présidentielle de 2016.

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Qui est le lanceur d’alerte ? Pour l’extrême-droite US, la chasse est ouverte !

Que penser quand l’extrême-droite trumpiste s’empoigne avec un agent de la CIA, patriote ayant déroulé le tapis rouge de l’impeachment du Président (convaincue qu’il s’agit certainement d’un métèque, d’une femme, ou très probablement des deux à la fois) ?

Que penser quand l’extrême-droite islamophobe française s’empoigne avec des islamistes radicaux ?

Vous avez peut-être vu le premier épisode de Years and Years, où pour vous mettre dans l’ambiance de cette série britannique hyper-glauque, une politicienne vous lance, invitée d’un machin du genre On n’est pas couché : « Conflit palestino-israélien ? J’en ai vraiment rien à branler ! »

Arrivés à un certain point, le cynisme absolu devient probablement la zone refuge. À ce moment là, il n’y a sans doute plus grand-chose à espérer.

Bon, je vous laisse, on m’appelle : moi je travaille aux solutions.

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De la médecine du défaitisme, par Cédric Chevalier

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Le défaitisme est humain, trop humain. Mais prolongé et diffusé, il est un poison mortel pour tout ce qui est beau dans l’Humanité, pour la Vie elle-même. A petite dose il inspire et éduque, à forte dose, il tue par défaut d’action. Il doit être dépassé, surmonté, pour ne pas devenir le cynisme et le nihilisme du dernier homme.

La question que pose Paul Jorion ici, en passant, est d’importance existentielle, à la fois pour l’individu, pour le groupe et pour l’espèce humaine. J’ai déjà traité ici de cette question et je maintiens cette première ébauche de réponse : il y a certes un absurde indépassable dans le Cosmos (beaucoup de gens sont-ils à même d’en parler ouvertement ?), l’être humain a le malheur d’en avoir conscience, l’espèce humaine est la conscience réflexive du Cosmos de lui-même (Paul Jorion l’a déjà dit). Continuer la lecture de De la médecine du défaitisme, par Cédric Chevalier

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« POUR EN FINIR AVEC LE JUGEMENT DE DIEU… » – L’ENFANT-ROI ET SES JUGES ou GRETA ET MICHEL L’ANCIEN, par Vincent Teixeira

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En cette période de « murs », face à « l’ordure politique », et aussi, si j’ose dire, face à une certaine ordure intellectuelle française, je devrais sans doute ériger plus haut mes murs… Hélas, même si je suis loin, très loin, d’être à la hauteur de ces/ses murs, un Flaubert lui-même disait faire tous ses efforts pour « tâcher de vivre dans une tour d’ivoire », mais faisait le constat amer qu’« une marée de merde en bat les murs »… 

Un siècle et demi plus tard, sauf à vivre sur une île déserte (et encore !), difficile de se protéger et d’échapper totalement à ces multiples marées noires qui envahissent et abîment notre monde, qu’il soit géographique, bien terrestre, marin, ou symbolique.

Marées noires dont participent certains pseudo-penseurs médiatiques, qui semblent désormais avoir pour principale tâche « intellectuelle » d’accabler leurs prétendus « ennemis » (à compter qu’ils ne se trompent pas de cibles) de leurs jugements pleins d’un fiel obscène et émétique. Dans ce qui a été un des tristes feuilletons « intellectuels » (vache maigre), ou plutôt médiatiques de l’été, la petite Suédoise Greta Thunberg en a fait largement les frais. Mais l’hydre du nihilisme et du cynisme (pour reprendre les termes de Paul Jorion) a le goût du venin, se complaît dans ses fétides persiflages (et sans doute en vit-elle ?)… Alors qu’avec une once de dignité, il conviendrait bien plutôt d’« avoir le goût des autres dans la bouche », pour paraphraser le poète Pierre Peuchmaurd.

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Pour la rentrée, les sophistes sont de retour, par Cédric Chevalier

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À propos de Corentin de Salle et Damien Ernst, GRETA THUNBERG OU L’INACCESSIBLE SAINTETE CLIMATIQUE

Kant se retourne dans sa tombe.

Ambiguité, désinformation, doute, contre-vérités, équivoques, … la stratégie rhétorique de de Salle est bien rodée (cf. Les Marchands de doute d’Oreskes et Conway). Il offre de fausses concessions oratoires pour mieux dérouter son lecteur. Il dispose d’une diffusion médiatique dommageable et maintenant d’une caution scientifique qui n’explique pas les limites thermodynamiques de la technologie énergétique qui rendent tout le raisonnement caduc : le Professeur Damien Ernst.

Greta, par la puissance politique qu’elle a acquise désormais, sera la cible de tous les nihilistes et cyniques.

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« Féminicide »…, ma part de vérité, par Annie Stasse

À propos de Il n’y a pas de génocide accidentel. Ouvert aux commentaires.

Il se trouve que ma vie fut « riche » de chocs sexuels divers :

Inceste maternel durant l’adolescence – le crime tabou, les femmes seraient parfaites ! au niveau psychique il me semble que c’est plus grave, plus de conséquence sur la construction de l’être ainsi atteint par l’être d’où l’on est sorti et qui est censé prendre soin de son corps au quotidien pour sa survie. À tout hasard je vous recommande un livre de témoignages sur le sujet : L’ultime tabou, de Anne Poiret, éditions Patrice Robin, 2006.

Viol par mon mari à 22 ans, d’où naquit mon fils, et qui me valut 10 ans d’anorexie mentale… qui je crois était la conséquence de ce rajout au 1er choc vécu.

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