Archives de catégorie : Questions essentielles

Le Monde : Un virtuose, un bagad et des soupçons de viol : silence de plomb en pays breton, le 24 janvier 2020

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À propos de Le Monde : Un virtuose, un bagad et des soupçons de viol : silence de plomb en pays breton, par Henri Seckel et Nicolas Legendre.

En octobre 2019, Loïc Le Cotillec, le jeune et talentueux chef d’orchestre du bagad d’Auray, dans le Morbihan, est mis en examen pour « viols aggravés ». L’information ne sortira dans « Le Monde » que le 14 janvier. Auparavant, ni la presse locale, ni le maire de la commune, ni les musiciens n’ont ébruité les faits.

Commentaire de ma part (dans Contributions) :

Bizarre que le mot « honte » n’apparaisse pas une seule fois dans cet article. Pourtant elle est là partout : la honte des victimes, bien entendu, la honte des parents des victimes, des parents de l’inculpé, des amis, des voisins, des Alréens, des musiciens et des danseurs de musique bretonne, des journalistes de presse locale, des Morbihannais de souche … ou d’adoption.

Les riches ne comprennent plus les pauvres. Les gens des grandes villes ne comprennent plus les gens des petites villes. Plus personne ne comprend plus personne.

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À propos de « Il faut parler de pédophilie (mais sans clichés) » par Maïa Mazaurette

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Il y a beaucoup de sujets qui me paraissent délicats, à ne prendre qu’avec des pincettes, et je m’abstiens d’émettre à leur propos une opinion quelconque, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Parfois cependant il me semble que, malgré la délicatesse du sujet, ne rien dire serait coupable en soi.

Ainsi à l’instant, à propos d’un article dans Le Monde, intitulé « Il faut parler de pédophilie (mais sans clichés) », par Maïa Mazaurette, j’ai répondu ceci :

Madame, votre complaisance est animée de bons sentiments – du moins espérons-le. Vous avez peut-être des enfants, et dans ce cas-là, je prie pour eux (même s’il s’agit d’un exercice qui m’est dans l’ensemble très peu familier). Quoi qu’il en soit, M. Matzneff vous vouera sans aucun doute un culte.

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Une « bonne nouvelle » pour ce Noël, par Timiota

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Après tout, dans les 24h qui viennent :

– Pas de messe à Notre-Dame (mais sans doute des réjouissances sympa à NDDL)

– Pas de Macron à Paris (est à Brégançon. Ce n’est pas tout à fait Varennes, mais fuir loin depuis ce fort est sans doute assez facile)

– Pas de métro du tout ce mercredi de Noël à Paris.

D’une certaine façon, ce pouvoir aux idées vides obtient la monnaie de sa pièce : le coeur du pays est vide. Vide de ce qu’il souhaiterait : métros et messe dans une certaine « normalité ». Mais plein : plein de l’envie de résister aux Coupeurs de Budget, et ce serait pour le coup la bonne « normalité » : vouloir rester digne.

Lu sur les forums pour contrer les médias qui répètent à l’envi que les cheminots sont privilégiés : « Pourquoi les gens aisés sont-ils si peu à y envoyer leur enfants ? »

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Qui était en réalité William Shakespeare ?

J’ai voulu participer au débat en ce moment sur le site du quotidien Le Monde à propos d’une nouvelle hypothèse sur l’identité de Shakespeare : Et si Shakespeare était une poétesse italienne ? par Isabelle Mayault, le 6 décembre 2019.

Mon commentaire :

Le débat n’a pas lieu d’être : il a été établi dès le XIXe siècle que l’auteur « William Shakespeare » est en réalité Edward de Vere, comte d’Oxford. Il a été prouvé de la même manière que le soi-disant « Edward de Vere » était en réalité le dramaturge Christopher Marlowe. Quant à celui-ci, les prétendus mystères de sa vie (de sa mort en particulier) s’évanouissent aussitôt que l’on comprend que « Christopher Marlowe » n’est rien d’autre que le pseudonyme du philosophe Francis Bacon. Foin de tous les complotistes, le débat est depuis longtemps clos !

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Caisse de soutien aux grévistes et jeux vidéos, par Dissonance

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À l’occasion du mouvement social initié le 5 décembre 2019, une cagnotte intersyndicale a été mise en place pour venir financièrement en aide aux grévistes (syndiqués ou non). Dans l’optique d’élargir le panel des publics touchés, un collectif d’artistes graphiques, vidéastes sur Youtube, animateurs et animatrices sur Twitch, travailleuses et travailleurs plus où moins uberisés, actifs sur internet, se sont associés à cette démarche et tiennent à tour de rôle l’antenne sur la plateforme de « stream » (diffusion en direct, sorte de web-tv) filiale d’Amazon, 24h/24 depuis le début du mouvement et avec l’engagement de continuer tant que celui-ci perdure. Ils et elles y diffusent selon leurs envies, seuls ou en groupes, des parties de jeux vidéos, des créations artistiques en « live » ou encore des discussions et/ou débats d’ordre politique. Parfois un peu tout en même temps.

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Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Signalé par Carine Olivier https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2661642487260863&set=a.114815375276933&type=3&theater

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En réponse à votre vidéo, j’aurais une « demande » à vous soumettre. Permettez moi d’ironiser sur ce que vos propos ont fait raisonner en moi, dans votre explication très pertinent de justifier d’une part d’un certain prix, et d’autre du plein « consentement » du sujet, l’un devant faire rendre « raison » à l’autre, je suppose, en vous soumettant à la lecture, un texte. Il ne demande pas non plus de psychanalyse de son auteur (quoi que vous suggestions, s’ils s’en trouvent, ne reviendrait-il pas au même, indirectement…? Auquel cas je comprendrais avec inquiétude, que vous me proposiez un rendez vous.).

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… Encore faut-il être heureux !

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Il n’y a pas que les progrès de la médecine pour faire que les gens vivent vieux…

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Le viol et nous – à propos d’un échange entre Alain Finkielkraut et Caroline de Haas, par Pierre-Yves Dambrine

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Dans le cadre de la polémique qui fait rage en ce moment autour du cinéaste Roman Polanski, la militante féministe Caroline de Haas a eu un échange avec le philosophe Alain Finkielkraut lors d’un débat télévisé sur LCI. L’échange fut vif mais, faute d’avoir été mené jusqu’au bout des questions qu’il soulevait, il tourna court. Si l’on en croit bon nombre de commentateurs, il en serait ressorti principalement qu’il faut distinguer le premier degré du second, le philosophe ayant causé au premier degré tandis que la militante féministe aurait été incapable de comprendre le propos ‘philosophique’ qui se développait lui au second degré.

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Le « politiquement correct » n’est pas une invention US

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Une des nombreuses organisations afro-américaines dont je reçois la newsletter me demande mon soutien ce soir parce qu’un film nigérian ne pourra se qualifier pour l’Oscar du film étranger du fait qu’un comité obnubilé par le « politiquement correct » a jugé qu’on y parle trop … l’anglais (une des langues officielles du Nigéria – même s’il s’agit bien entendu d’un héritage du colonialisme).

Notre vie est parasitée par ce nouveau puritanisme censé redresser une myriade de torts passés, certains pleinement justifiés, d’autres, largement partagés (voir le pataquès de la manifestation de dimanche : « Stop à l’islamophobie »). Quand nous réconcilierons-nous avec l’idée que l’Histoire du genre humain n’a jamais été un fleuve tranquille, mais un champ de bataille permanent ?

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Parfois le bonheur s’atteint

Parfois le bonheur s’atteint et ce n’est pas notre faute à nous, pauvres pécheurs, s’il y est mis fin. Ce n’est pas toujours nous qui crachons dans la soupe et gâchons ce qui nous a été offert, parfois c’est le monde qui s’assèche autour de nous et qui nous laisse, tristes poissons désormais hors de l’eau, crever la gueule ouverte.

À la chanteuse inconnue qui, à Julian, autrefois misérable village de chercheurs d’or californiens, perché dans la montagne surplombant le désert d’Anza-Borrego, nous chanta un soir Love and Happiness.

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Qui m’expliquera pourquoi il faut encore attendre deux ans pour interdire cette barbarie ? – « Le « broyage des poussins » devrait être interdit en France à la fin de 2021 »

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L’« acceptabilité sociale » vs. nos aspirations profondes, par Vincent Burnand-Galpin

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Ce que la crise des Gilets jaunes a bien montré (si ce n’était déjà clair), c’est que les puissants ne peuvent gérer les affaires publiques sans le consentement du peuple. En voulant s’attaquer un tant soit peu aux enjeux climatiques, le gouvernement a cru bien faire en introduisant la taxe carbone sur les carburants dans l’effet de renchérir leur prix et donc diminuer leur consommation. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase : un déferlement sans précédent de frustrations jusque-là contenues s’est exprimé sur les ronds-points de toute la France, dépassant le cadre du déclencheur.

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États-Unis : sale temps pour les patriotes… immigrés !

Dépose aujourd’hui devant la commission du Congrès traitant de l’impeachment, un certain Lt. Col. Alexander Vindman, membre du National Security Council. Lequel explique dans un document de 6 pages qu’il est arrivé aux États-Unis à l’âge de 3 ans, ses parents fuyant l’Union soviétique. Il ne dit pas que la famille a crevé la dalle pas mal d’années mais ça se lit facilement entre les lignes.

Il est devenu militaire. Je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi c’est souvent la seule stratégie pour s’en sortir quand les éléments sont vraiment ligués contre vous (je vous raconterai peut-être l’histoire de cet officier recruteur qui me convainc un jour à Milwaukee [Wisconsin] d’entrer dans sa boutique pour essayer de me tirer d’affaire parce que j’ai vraiment l’air d’un clodo).

Il explique aussi, dans sa profession de foi de 6 pages, qu’il faisait partie des quelques personnes écoutant en direct le 25 juillet la conversation de Trump avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky durant laquelle le président US conditionnait le versement d’une aide militaire à son pays à l’obtention non seulement d’informations compromettantes sur Joe Biden, son rival à la présidentielle, mais aussi sur un supposé complot ukrainien qui l’aurait visé lui durant l’élection présidentielle de 2016.

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