Archives de catégorie : Questions essentielles

Une question impertinente sur l’humain et le surnaturel

Le Monde : Dix nouveaux saints catholiques proclamés par le pape François, le 15 mai 2022

La canonisation, étape permettant de devenir saint dans l’Eglise catholique, succédant à la béatification, requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.

Parmi les douze nouveaux saints : Titus Brandsma, né le 23 février 1881 à Oegeklooster (Bolsward, Pays-Bas) et mort le 26 juillet 1942 à Dachau (Allemagne).

Dans sa notice Wikipédia :

En 1935, Titus Brandsma devient le porte-parole de l’archevêché d’Utrecht et, dès ce moment, il s’oppose fermement aux théories nazies et à la persécution des Juifs. En 1938/1939, il donne une série de cours sur les principes néfastes du nazisme et prend la défense des Juifs. Le 10 mai 1940, les Pays-Bas sont envahis puis occupés par les nazis qui trouvent des collaborateurs dans le parti nazi local, le mouvement national-socialiste (NSB). Dès le début de la guerre, Titus Brandsma prend la parole contre le renvoi des écoliers et étudiants juifs et contre le NSB. […]
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Un dimanche ordinaire, par Laurent Jetzer

Journée ensoleillée propice aux promenades : partout sur les petites routes de la Drôme, des cyclistes aux tenues impeccables, des motards aux tenues rutilantes, les affairements d’un repas familial en ce dimanche de Pâques après les recherches enfantines des chocolats exotiques… rien ne change.

Il est loin le temps des regroupements « citoyens » (sic) d’il y a 20 ans où dans notre petite ville frondeuse tout un chacun prenait la parole pour dénoncer les raisons de la montée du FN, les questionnements infinis sur la façon de voter au 2e tour (avec ou sans gants !). Nous pensions que la gauche de l’époque aurait pris conscience de ses reniements et qu’elle aurait infléchi vers moins de néolibéralisme.
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Même vainqueur, Macron n’a-t-il pas d’ores et déjà perdu la partie ?, par Régis Pasquet

Habitué depuis son enfance aux louanges sur son intelligence et aux lauriers tressés par tous pour ses réussites scolaires, Macron est beaucoup trop sûr de lui. Pourtant, il devrait faire preuve de modestie et se demander s’il comprend vraiment tout. Peut-il comprendre le monde en constante mutation si, dans son entourage, nul ne l’informe ni ne le met en garde contre les influences néfastes. Comme pour chacun de nous la question est : croit-il ce qu’il sait ?

Comment Macron peut nous protéger du capitalisme qui a fini par ‘’ foutre ‘’ le feu à la planète ?
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Le piège Macron / Résumé des épisodes précédents / Avec ou sans Macron, par Régis Pasquet

Avril 2002 : Jospin n’est pas au second tour face à Chirac. Pour la première fois, les citoyens de ma génération sont contraints de faire barrage au FN en raison de la menace que le Pen père fait peser sur la démocratie. Très nombreux sont les bons petits soldats sidérés qui protestent dans la rue, puis qui acceptent dans les bureaux de vote de se faire violence au nom de la démocratie. ( DSK a été le premier à la télévision le soir du 22 avril 2002 à faire cette incroyable proposition. Résultats : Chirac est élu et nomme Raffarin qui mènera une politique ultra-libérale très dure.
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Que dire devant l’horreur ?

Conserver l’espoir dans le genre humain. Malgré tout. Bien sûr certains soirs la tâche est particulièrement ardue.

Je pense, par ordre de compassion décroissant.
Aux victimes.
À leurs proches.
À nous tous, pauvres de nous.
À la honte ce soir de ceux qui dirent un jour un mot aimable sur Vladimir Poutine, parce qu’ils ne savent pas lire dans le cœur des hommes.
À ces barbares dont toute humanité a fui, pour qu’elle revienne.

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Vivre enfin ce message que nous avons affirmé être le nôtre, par Jean-Baptiste Auxiètre et Paul Jorion 

Il va falloir enfin comprendre et vivre authentiquement cette injonction des Évangiles : « Tendre l’autre joue ». L’habitude a été prise de considérer Jésus de Nazareth comme un prophète, or le moment est maintenant venu d’écouter ses paroles comme celles d’un philosophe parmi les plus grands, et non celles d’un prophète ayant fait espérer aux laissés pour compte, un paradis de réparations des injustices subies ici-bas.

Il y a dans la réciprocité positive du « tendre l’autre joue », un apport décisif par rapport à la philosophie grecque, qui imprègne d’ailleurs notre justice par son esprit de désescalade, et s’écarte de la réciprocité négative incarnée dans la loi du talion, de l’« œil pour œil » qui, si elle permet une compensation des torts, le fait au prix de l’injustice envers les individus et alimente les vendettas par sa logique de réparation nécessaire pour chaque nouveau tort commis.

Le moment est venu parce que dans la guerre en Ukraine, il ne nous reste que cette approche comme principe unificateur des deux camps en présence, même si les chrétiens affirmés n’ont jamais historiquement véritablement vécu cette injonction du « tendre l’autre joue » et y ont vu plutôt un aveu de faiblesse. Le moment est venu de rappeler aux chrétiens de chacun des camps que leur religion est celle de la réciprocité positive : celle du « tendre l’autre joue », celle de l’esprit de désescalade. 

Cette réciprocité positive est en réalité l’arme absolue, à la fois  intellectuelle et pratique, permettant de faire face à la réalité physique de toutes ces autres armes auxquelles il faudrait que nous recourions sinon un jour. Le moment est venu pour ceux qui se disent chrétiens, ou héritiers en tout cas d’une civilisation chrétienne, Russes, Ukrainiens, et tous les autres, de vouloir véritablement mettre en œuvre, vivre, le passage essentiel des Évangiles, qui n’est pas la promesse d’un autre monde ailleurs, mais l’outil à la fois intellectuel et pratique qui rend possible de vivre heureux dans ce monde-ci, et non dans un autre :  « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, et dent pour dent, et moi je vous dis de ne point résister au mal que l’on veut vous faire : mais si quelqu’un vous a frappé sur la joue droite, présentez-lui encore l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre vous pour vous prendre votre tunique, abandonnez-lui encore votre manteau ». L’esprit de désescalade, l’esprit du temps pour la réflexion, du retour à la Raison, le logos, le Verbe.

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Poutine et nous : Comment négocier sans avoir évalué le rapport de force ? par Jean-Baptiste Auxiètre

De même que nous avons pris la récente habitude, en tant qu’individus, de déterminer le fait d’être mâle ou femelle, selon laquelle chacun d’entre nous pourrait de sa propre autorité définir par diktat la manière dont il ou elle doit être vu, plutôt que le soin en soit laissé à la société dans son ensemble, nous imaginons pouvoir définir par décret le rapport de force entre la Russie et nous, en considérant comme quantité négligeable le rapport de force effectif. 

Nous nous croyons, nous la France (pas notre Président heureusement), détenteurs d’une vérité non-négociable. Nous vivons dans un pays où 30% des Français cautionnent leurs gouvernants. Le chiffre est de 60% en Russie, et de 85% en Chine (étude américaine). Est-ce que cela nous retient de donner des leçons de bonne gouvernance à ces autres nations ?
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Trends-Tendances : La douloureuse découverte, le 3 mars 2022

La douloureuse découverte

Qu’écrire, alors que l’on n’entend que des bruits de bottes ? Dans un moment tel celui-là l’expert en questions financières que l’on est doit s’effacer humblement derrière le psychanalyste que l’on est aussi par ailleurs. 

Une personne en analyse me confiait son souci de s’acheter une maison … quelque part… pour déterminer une fois pour toutes « d’où il est ». Je l’écoutais, sachant qu’« entouré de forêts et de chiens qui aboient », il me parlait de l’ancien site d’un bagne sud-américain. Pourquoi, dans sa vie présente d’heureuse errance et de créativité trépidante, un tel souci de fixer à ses propres yeux « d’où il est » ? La réponse était claire : si l’on ignore le moment de sa mort – à moins qu’on ne veuille se la donner volontairement – on a en tout cas son mot à dire dans la détermination d’où elle aura lieu : on peut choisir l’endroit, comme mon analysant souhaite le faire, et bouger ensuite le moins possible. 
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Histoire de me faire mal voir, par Pierre Guillemot

En réponse à ma simple reprise de Brassens dans Que répondre à Zemmour ?

J’ai vécu des années en Chine. Un pays peuplé uniquement de Chinois (ou en tout cas d’Asiatiques ; dans ma ville là-bas il y a quantité de Coréens, que je suis incapable de discerner, mais les Chinois savent). Quand j’allais en France, je voyais des blonds, des bruns, des noirs, des femmes voilées, et je me sentais revenu à la maison.
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Que répondre à Zemmour ?

La question m’est posée à l’instant. Pas besoin de me creuser la tête : la réponse a déjà été offerte par beaucoup plus poète que je ne le serai jamais.

La ballade des gens qui sont nés quelque part
Georges Brassens

C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est d’être habités
Et c’est d’être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
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