Archives de catégorie : Questions essentielles

Pandémies : deux époques, par D.H.

Ouvert aux commentaires.

Quelques réflexions sur le Covid-19

                 Nous sommes sévèrement confinés, assignés à résidence, il y a donc un grand danger qui nous menace. Quel est-il exactement ? D’après les flots d’information (?) qui nous submergent à toute heure du jour et de la nuit, il ressort, quand on laisse décanter, que le danger qui nous tient au bout de son flingue est moins l’agressif « coronavirus » lui-même que la possible/probable incapacité de nos hôpitaux à soigner tous les contaminés. C’est ce discours sur les lits disponibles, les respirateurs et même les masques et le gel hydro alcoolique qui phagocyte toutes les antennes. Nous sommes d’autant plus prêts à l’entendre que l’hôpital public, victime de coupes sombres dans ses budgets, a été un des « gros » sujets de polémique politique ces dernières années et que l’ensemble du personnel soignant nous a tous alertés par de longues grèves sur la précarité de son sort. Nous savons donc que nous sommes « en guerre » et que, dans l’armée, c’est la débandade. Non seulement on manque de fusils, mais aussi de bandes molletières ! Continuer la lecture de Pandémies : deux époques, par D.H.

Partager :

Caviar, cinéma d’avant-garde et différents types de voyous

Un parent me pose – au téléphone bien entendu – la question suivante : « Pourquoi – sachant qu’il existe quand même un risque d’y rester – les gens consacrent-ils à stocker des pâtes la même somme que celle qui leur permettrait de déguster pour la première fois de leur vie un excellent caviar ? »

Il me semble qu’il y a deux réponses possibles à la question : l’une égocentrique, l’autre, altruiste.

Continuer la lecture de Caviar, cinéma d’avant-garde et différents types de voyous

Partager :

Déclaration : Et le jour d’après ? Pour un « CoronaReset »

De la part d’un groupe de citoyens issu de la société civile et de la sphère culturelle, de citoyens actifs dans une volonté de changer ce monde pour que ce saut de paradigme tant espéré voie le jour, pour qu’après cette crise sanitaire mondiale, on ne nous resserve pas la même soupe, devenue imbuvable.
Mesdames et messieurs les dirigeants et tous ceux qui ont du pouvoir dans ce monde, chères citoyennes et chers citoyens,

Croyez-vous vraiment que nous vivrons comme avant, le jour d’après ? Croyez-vous vraiment que nous accepterons encore d’être ces serviles citoyens suiveurs d’un monde où l’on nous a vendu une croissance soi-disant infinie comme modèle de société, avec le capitalisme financier comme adjudant, la consommation et les plaisirs immédiats comme corollaires ? Du pain et des jeux en somme. Vieux comme l’histoire !

Continuer la lecture de Déclaration : Et le jour d’après ? Pour un « CoronaReset »

Partager :

Une pensée de droite et d’extrême-droite pétant de santé

Ouvert aux commentaires.

Un article récent dans la presse quotidienne qui s’interrogeait sur la visibilité extravagante en ce moment à la radio et à la télévision de la pensée de droite et d’extrême-droite m’avait conduit à réagir.

Comme il s’agit d’une correspondance privée, je n’en reproduis ici que ma propre part, en ayant pris soin de gommer l’identité de mon interlocuteur.

Continuer la lecture de Une pensée de droite et d’extrême-droite pétant de santé

Partager :

Césars, et compagnie

Je suis en train de regarder le film tourné en 1932 d’après le roman de Hemingway, L’adieu aux armes.

Pendant les dix premières minutes, le personnage d’un ambulancier joué par Gary Cooper tient à l’égard de jeunes infirmières des propos plus ou moins déplacés, fait des gestes plus ou moins déplacés. Le contrevenant est à chaque fois, vertement « remis à sa place » par ces demoiselles, et l’affaire en reste là.

L’actualité récente suggère que cette capacité de « remettre un homme à sa place » dans des circonstances de vie quotidienne (j’établis une distinction très nette entre cela et un climat de violence) a disparu, ouvrant à chaque incident de ce type une période de durée indéterminée durant laquelle il est possible de juger a posteriori que les choses se sont, après tout, en réalité très mal passées.

C’est très regrettable.

P.S. Merci à Claire Denis en particulier, pour ses propos aujourd’hui [je sais qu’elle m’aime bien, et je l’aime bien aussi 😉 ].

Partager :

Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020 – Retranscription

Retranscription de Les plus hautes valeurs, le 24 février 2020. Bonjour, nous sommes le lundi 24 février 2020 et, aujourd’hui,…

Vous devez être connecté pour lire le contenu complet de l'article. Vous pouvez vous abonner ici

Partager :

Le Monde : Un virtuose, un bagad et des soupçons de viol : silence de plomb en pays breton, le 24 janvier 2020

Ouvert aux commentaires.

À propos de Le Monde : Un virtuose, un bagad et des soupçons de viol : silence de plomb en pays breton, par Henri Seckel et Nicolas Legendre.

En octobre 2019, Loïc Le Cotillec, le jeune et talentueux chef d’orchestre du bagad d’Auray, dans le Morbihan, est mis en examen pour « viols aggravés ». L’information ne sortira dans « Le Monde » que le 14 janvier. Auparavant, ni la presse locale, ni le maire de la commune, ni les musiciens n’ont ébruité les faits.

Commentaire de ma part (dans Contributions) :

Bizarre que le mot « honte » n’apparaisse pas une seule fois dans cet article. Pourtant elle est là partout : la honte des victimes, bien entendu, la honte des parents des victimes, des parents de l’inculpé, des amis, des voisins, des Alréens, des musiciens et des danseurs de musique bretonne, des journalistes de presse locale, des Morbihannais de souche … ou d’adoption.

Les riches ne comprennent plus les pauvres. Les gens des grandes villes ne comprennent plus les gens des petites villes. Plus personne ne comprend plus personne.

Partager :

À propos de « Il faut parler de pédophilie (mais sans clichés) » par Maïa Mazaurette

Ouvert aux commentaires.

Il y a beaucoup de sujets qui me paraissent délicats, à ne prendre qu’avec des pincettes, et je m’abstiens d’émettre à leur propos une opinion quelconque, pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Parfois cependant il me semble que, malgré la délicatesse du sujet, ne rien dire serait coupable en soi.

Ainsi à l’instant, à propos d’un article dans Le Monde, intitulé « Il faut parler de pédophilie (mais sans clichés) », par Maïa Mazaurette, j’ai répondu ceci :

Madame, votre complaisance est animée de bons sentiments – du moins espérons-le. Vous avez peut-être des enfants, et dans ce cas-là, je prie pour eux (même s’il s’agit d’un exercice qui m’est dans l’ensemble très peu familier). Quoi qu’il en soit, M. Matzneff vous vouera sans aucun doute un culte.

Partager :

Une « bonne nouvelle » pour ce Noël, par Timiota

Ouvert aux commentaires.

Après tout, dans les 24h qui viennent :

– Pas de messe à Notre-Dame (mais sans doute des réjouissances sympa à NDDL)

– Pas de Macron à Paris (est à Brégançon. Ce n’est pas tout à fait Varennes, mais fuir loin depuis ce fort est sans doute assez facile)

– Pas de métro du tout ce mercredi de Noël à Paris.

D’une certaine façon, ce pouvoir aux idées vides obtient la monnaie de sa pièce : le coeur du pays est vide. Vide de ce qu’il souhaiterait : métros et messe dans une certaine « normalité ». Mais plein : plein de l’envie de résister aux Coupeurs de Budget, et ce serait pour le coup la bonne « normalité » : vouloir rester digne.

Lu sur les forums pour contrer les médias qui répètent à l’envi que les cheminots sont privilégiés : « Pourquoi les gens aisés sont-ils si peu à y envoyer leur enfants ? »

Partager :

Qui était en réalité William Shakespeare ?

J’ai voulu participer au débat en ce moment sur le site du quotidien Le Monde à propos d’une nouvelle hypothèse sur l’identité de Shakespeare : Et si Shakespeare était une poétesse italienne ? par Isabelle Mayault, le 6 décembre 2019.

Mon commentaire :

Le débat n’a pas lieu d’être : il a été établi dès le XIXe siècle que l’auteur « William Shakespeare » est en réalité Edward de Vere, comte d’Oxford. Il a été prouvé de la même manière que le soi-disant « Edward de Vere » était en réalité le dramaturge Christopher Marlowe. Quant à celui-ci, les prétendus mystères de sa vie (de sa mort en particulier) s’évanouissent aussitôt que l’on comprend que « Christopher Marlowe » n’est rien d’autre que le pseudonyme du philosophe Francis Bacon. Foin de tous les complotistes, le débat est depuis longtemps clos !

Partager :

Caisse de soutien aux grévistes et jeux vidéos, par Dissonance

Ouvert aux commentaires.

À l’occasion du mouvement social initié le 5 décembre 2019, une cagnotte intersyndicale a été mise en place pour venir financièrement en aide aux grévistes (syndiqués ou non). Dans l’optique d’élargir le panel des publics touchés, un collectif d’artistes graphiques, vidéastes sur Youtube, animateurs et animatrices sur Twitch, travailleuses et travailleurs plus où moins uberisés, actifs sur internet, se sont associés à cette démarche et tiennent à tour de rôle l’antenne sur la plateforme de « stream » (diffusion en direct, sorte de web-tv) filiale d’Amazon, 24h/24 depuis le début du mouvement et avec l’engagement de continuer tant que celui-ci perdure. Ils et elles y diffusent selon leurs envies, seuls ou en groupes, des parties de jeux vidéos, des créations artistiques en « live » ou encore des discussions et/ou débats d’ordre politique. Parfois un peu tout en même temps.

Continuer la lecture de Caisse de soutien aux grévistes et jeux vidéos, par Dissonance

Partager :

Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Signalé par Carine Olivier https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2661642487260863&set=a.114815375276933&type=3&theater

Ouvert aux commentaires.

En réponse à votre vidéo, j’aurais une « demande » à vous soumettre. Permettez moi d’ironiser sur ce que vos propos ont fait raisonner en moi, dans votre explication très pertinent de justifier d’une part d’un certain prix, et d’autre du plein « consentement » du sujet, l’un devant faire rendre « raison » à l’autre, je suppose, en vous soumettant à la lecture, un texte. Il ne demande pas non plus de psychanalyse de son auteur (quoi que vous suggestions, s’ils s’en trouvent, ne reviendrait-il pas au même, indirectement…? Auquel cas je comprendrais avec inquiétude, que vous me proposiez un rendez vous.).

Continuer la lecture de Le poids d’une photo. Le choc des mots, par Pierre Juillot

Partager :