Archives par mot-clé : balance commerciale

Le Monde / L’Écho – Les combats sélectifs du Président Trump contre l’injustice, le 7 mai 2018

Le Monde : Quand Donald Trump combat « l’injustice »

L’Écho : Les combats sélectifs du Président Trump contre l’injustice

Polonius, vieux conseiller et père d’Ophélie, ayant écouté Hamlet, pense à part : « Il s’agit sans doute de folie, mais il y a en elle de la méthode ». Les agissements et les propos de Donald Trump nous font revenir en mémoire ces lignes de Shakespeare.

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L’INSOLVABILITÉ M’A TUÉ, par Michel Leis

Billet invité

Dans la nouvelle réunion qui vient de s’ouvrir à Bruxelles, l’attention des participants va une fois de plus osciller entre la situation des banques et celle des États, dans ce mouvement de pendule si bien décrit par le maître des lieux dans une de ses dernières chroniques du « temps qu’il fait ». Comme beaucoup l’ont souligné ici, les déclarations d’intention sont nombreuses pour solutionner les problèmes structurels. Le surcroît d’intégration européenne à la cote, mais les délais de mise en œuvre sont longs. Dans l’intervalle, le conjoncturel va dominer les travaux pratiques.

L’Espagne aurait souhaité que l’on traite l’insolvabilité des banques sans mouiller les États (déjà refusé), l’Allemagne voudrait que l’on s’occupe de celle des États, et la France voudrait que l’on saupoudre un peu de croissance en espérant résorber une partie des déficits par la relance de l’activité. Les maux structurels ne sont finalement pris en compte qu’à la marge, sauf peut-être dans l’approche allemande qui a pourtant deux inconvénients majeurs. Tout d’abord, le volet économique n’est pas transposable tel quel, comme je l’évoquais dans un précédent billet ; ensuite, la réduction des déficits de l’État passe par de nouvelles contraintes qui pèsent sur le budget des ménages.

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La remise en question nécessite un retour du courage politique, par Homard

Billet invité.

Christine Lagarde a critiqué en début de semaine la politique économique allemande. La ministre reproche à l’Allemagne sa stratégie fondée sur la compétitivité de sa production de biens et services à l’export. Les Allemands ont gagné de nombreuses parts de marché en modérant leurs coûts salariaux ces dernières années. Ce dumping social, que les Européens critiquent tout bas, a été remis en cause de façon judicieuse par C. Lagarde.

Cette attaque en règle a fait la une du Financial Times en début de semaine. En France, le premier réflexe a été d’incendier la ministre. Au lieu de critiquer et jalouser nous dit-on, notre pays ferait mieux de s’inspirer du modèle allemand et d’améliorer sa compétitivité afin d’en finir avec une balance commerciale déficitaire. Alors oui, les Allemands déposent plus de brevets que nous, consacrent une plus grande part de leur PIB à la recherche, dépensent plus pour l’éducation et disposent d’un tissu industriel de PME solides et innovantes. Mais alors pourquoi les écarts se sont-ils creusés à partir de 2002 quand l’Allemagne a clairement modifié sa politique en comprimant les salaires ? Soyons honnêtes, il n’est pas contestable que l’Allemagne bénéficie d’avantages structurels, mais ces atouts n’expliquent en aucune façon l’écart considérable, qui se creuse sans cesse, entre les déficits de la balance commerciale de la grande majorité des pays de la zone euro et l’excédent de notre voisin d’outre Rhin.

La critique est d’autant plus ardue que les salaires allemands ne sont pas spécialement faibles dans l’industrie. Mais ils stagnent depuis longtemps alors que les coûts salariaux ont augmenté de plusieurs dizaines de points de % dans les autres pays de la zone euro depuis 1995. De plus, les Allemands, en exportant massivement, ont aujourd’hui l’économie probablement la plus solide du monde, même si comme partout ailleurs l’endettement public s’envole. Cette stratégie s’est donc révélée payante pour l’Allemagne, jusqu’à maintenant, et au prix de l’affaiblissement des autres pays de la zone euro. Certains ont compensé, comme la Grèce et l’Espagne, en ouvrant les bras à l’endettement et à une croissance artificielle dopée par l’envolée des prix immobiliers. Certes, ces pays n’ont pas fait preuve de la plus grande rigueur budgétaire. L’écart croissant entre la France et l’Allemagne au sujet des déséquilibres de la balance commerciale est plus révélateur. Selon une étude de Natixis, au moins 30% de cet écart vient du « dumping social » provoqué par l’Allemagne. Il faut également mentionner qu’en délocalisant dans les pays à bas coûts, les Allemands ont accru leur compétitivité au détriment de l’emploi domestique, aussi faible qu’en France. Pour un pays aussi fortement exportateur, on aurait pu penser que le taux de chômage serait mieux orienté qu’il ne l’est, à l’instar du Japon ou de la Chine qui ont peu de chômeurs grâce à la vigueur de leurs exportations.

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