Archives par mot-clé : Bernard Friot

« Rebâtir, à partir de Keynes » : Les riches transfèrent aux pauvres le risque lié aux incertitudes de l’avenir

La date de parution aux éditions Odile Jacob de mon livre intitulé « Rebâtir, à partir de Keynes » a été fixée à septembre. Ici, quelques autres pages à venir.

Les riches transfèrent aux pauvres le risque lié aux incertitudes de l’avenir

Les membres en surnombre d’un groupe issu de la division sociale du travail sont dans un rapport de force défavorable vis-à-vis des membres des autres groupes. Y aurait-il à cela en arrière-plan une objectivité fondant cela ? Une telle objectivité existe : c’est celle qu’impose la problématique du risque imprégnant la totalité des activités humaines en raison de l’imprévisibilité des événements contingents de notre monde en devenir, facteur sur lequel Keynes insista dans l’entièreté de son œuvre et dès son Treatise on Probability de 1921.

Le membre surreprésenté d’une classe sera en général rémunéré à un niveau déprécié et sa loyauté sera dès lors restreinte à l’égard de son employeur, faiblesse intrinsèque qui trouvera à s’exprimer si une meilleure offre devait lui être faite. L’employeur devra alors remplacer le travailleur démissionnaire ou défaillant. Ce risque de reconduction de l’emploi offert pour l’employeur est équivalent à ce qu’on désigne en finance du nom de risque de réinvestissement : le risque de celui qui, prêtant à court terme, se retrouve périodiquement et à brève échéance devant la nécessité de replacer son argent dans des conditions qui risquent de ne pas être aussi favorables que celles qui avaient prévalu lors du placement qui vient d’arriver à échéance (cf. pour un traitement plus étendu de cette question, mon Le prix 2010 : 222-224).

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EN OUVERTURE DE L’UNIVERSITÉ CITOYENNE DU BLANC-MESNIL, LE 8 FÉVRIER : ENTRETIEN ENTRE BERNARD FRIOT ET PAUL JORION

Bernard Friot et moi, avons débattu le 8 février dans le cadre de l’Université Citoyenne du Blanc-Mesnil. Uncaillou a enregistré le débat qui est toujours visible ici.

Avant que le débat ne commence, « Un Belge » et son équipe, nous ont interviewé. C’est ce que vous pouvez voir maintenant.

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ÉLOGE DE LA GUINGUETTE : RÉPONSE À CRAPAUD ROUGE, par Jean-Luce Morlie

Billet invité. Réponse à Le prix de la liberté économique.

Bonjour. La socialisation des salaires me paraît, en effet, une voie de sortie hors des pièges du capitalisme, c’est-à-dire essentiellement l’horreur de l’acceptation d’une soumission par le travail pour l’obtention d’un revenu et d’autre part, l’aspiration de l’argent dans une boucle d’accumulation autant absurde que mortifère.

Comme évoqué par votre péroraison, « Prédateurs et accapareurs, ce sont les héritiers en ligne directe du mâle dominant qui propage ses gènes. », l’argent est en effet le pouvoir de prendre plaisir à faire faire quelque chose à quelqu’un d’autre (cf. Jorion, l’argent mode d’emploi). Pourtant, votre argument est bien près de verser dans le « racisme » : la classe capitaliste, expliquée par l’excès de testostérone programmée par les gènes ; ainsi, seules les motivations des capitalistes seraient mauvaises, ne faisons-nous pas partie de la même espèce ?

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