101 réflexions sur « LE MÉDIA – REVENU UNIVERSEL : FAUSSE BONNE IDÉE OU VRAIE AVANCÉE SOCIALE ? »

  1. Si l’histoire continue logiquement :
    ce sont les militants pour le revenu universel de base de bonne foi qui vont faire penser la balance en faveur du rnb servant la théorie criminelle du néolibéralisme.

    Alors : parlons en oui .
    vive la gratuité pour l’indispensable !
    Voilà quelque chose de déroutant pour les serviteurs du capitalisme : la gratuité.

    1. Est ce qu’on ne pourrait pas commencer par la gratuité sur l’alimentation de base ?

      On pourrait aussi en même temps, répondre à la situation d’urgence dans l’agriculture et l’élevage. En nationalisant ces entreprises à 50%, on reprendrait la main à la fois sur l’utilisation des intrants, du labour, etc, sur le bien-être animal, et on sécuriserait aussi un peu la vie les agriculteurs, qui se suicident en masse, à cause des emprunts très lourds sur le dos… (on peut dire que la concurrence les tue ! voir « Sérotonine » !)

      La question est : comment quitter la concurrence sans protéger ces entreprises ? Et si l’Etat protège les entreprises, il ne faut pas se voiler la face, on entre dans une logique protectionniste.

      Un protectionnisme européen qu’il faudrait assumer, au nom de l’environnement, et de la protection sociale. Il faudrait trouver moyen je pense d’intégrer ces 3 mesures :

      – la nationalisation partielle du secteur agricole
      – la gratuité sur la nourriture
      – la protection commerciale des producteurs vertueux (prioritaires pour fournir les biens gratuits par ex)

      Mais je pense qu’avec l’Environnement, on aurait une bonne excuse pour être protectionniste. Il faut bien que quelqu’un commence…

      V Rey
      findutravail.net

      1. Si ces entreprises agricoles sont nationalisées ce n’est pas du ressort européen : cela pourrait devenir, à moindre échelle certes, comme l’URSS où là, sur un territoire immense, il y avait des pommes-de-terre, ailleurs des betteraves, encore ailleurs du sel à perte de vue… etc. Et s’il y a un protectionnisme européen vous recréez la CEE : celle qui a fait arracher la majorité des vignes (c’est bien) pour planter de la luzerne, du tournesol, ou céréales, graines oléagineuses… dans le Languedoc, selon besoins du marché ; ou qui a fait développer l’élevage du porc en Bretagne, les artichauds …etc
        En gros, ce qui a obligé les agriculteurs à faire de l’intensif tantôt de l’un, tantôt de l’autre, à se surendetter d’un côté (machines agricoles) et à vivre d' »allocations » (c’est tout comme) de l’autre… C’est aussi la standardisation européenne qui voulait interdire les fromages au lait cru, non stérilisés….. (pas « bon » pour le marché international ni, surtout, pour conquérir le marché américain).
        Peut-être qu’aujourd’hui, avec les nouvelles urgences écologiques et climatiques, ou les nouveaux besoins d’authenticité, il faudrait créer autre chose…. Non ?
        Bayrou avait eu l’idée, lui, quand il s’est présenté aux présidentielles en.. (? oublié), de développer à la fois de l’intensif et du bio. Chouette ! Je lui ai suggéré le moyen technique : planter des rangées à perte de vue de salades pour l’intensif, avec ornières pour passage des machines agricoles récolteuses de salades, et entre les rangées, plein de légumes de toutes diversités à ramasser à la main pour créer des emplois…. Chouette ! (ironie pied de nez bien sûr). Quel crétin !

      2. « Nationaliser » tout ou partie de l’agriculture ? Rien que ça ?

        En fait les trois révolutions majeures qui ont marqué le monde ( française , russe , chinoise ) ont des fondamentaux « paysans » .

        Le sujet de la production agricole et du rapport au monde paysan devenu simple agriculteur , sont d’ailleurs le cauchemar et la terreur de tous les régimes politiques connus . Ils sont tous assez soulagés que les agriculteurs soient devenus asservis à l’entreprise et aux banques capitalistes . Relire René Dumont .

        En France du moins , entre foncier ( très important sujet ) , financements , formation professionnelle , filière de commercialisation , gestion écologique , place de la famille , accès au service …. les responsables paysans de tous poils ont certainement plus d’idées à faire valoir que des chantres de la gratuité .

      3. Bonjour François REY,
        Que sait il passé en URSS,? les agriculteurs avaient regroupe leurs moyens de production sous forme de kolkoses et autres….Staline est arrivé et a induit une famine chez ces agriculteurs qui bossaient pour l’État.
        Non au collectivisme
        Il en est de même avec les documents de planification pour les PLU.
        Trouvez vous normal qu’un représentant de la commune puisse statuer ainsi ?

    2. Tant qu in système de gratuité cohabitera avec le capitalisme ce ne sera qu un déplacement du lieu et moment de paiement qui donnera l illusion de gratuité. Vu l expertise qu ils ont développé pour transférer le risque il n auront aucun problème à modéliser et exploiter un système de transfert du coût…

  2. Ce kaléidoscope , qui est un effort méritoire pour mettre en perspective des réflexions ou simili projets qui trahissent bien les tensions du siècle , est bienvenu .

    Mon ressenti d’ingénieur et d’ancien fonctionnaire d’Etat , me laisse assez circonspect sur la fragilité encore manifeste de tous les scenarii émis dans les différentes chapelles .

    Comme souvent , en restant dans les apriori conceptuels voire idéologiques , il est proposé des solutions avant même que d’avoir énoncé et encore moins partagé le problème et les enjeux , alors que c’est déjà un travail préalable et strictement nécessaire en soi , s’agissant d’une révolution historique multiforme .

    Définir de façon simple et exhaustive l’ensemble des champs sur lesquels cette révolution doit apporter des modifications , innovations , suppressions , permettrait sans doute d’éviter les pièges à cons et intitulés fourre tout comme il est dit , et d’avoir des éléments de comparaisons d’efficacité entre les différentes écoles .

    Ça éviterait aussi de conclure , comme placidement dit par Théophile Kouamouo in fine , qu’ on est pas plus avancé au début qu’à la fin de ce document .

    1. PS : Je me suis déjà exprimé sur les idées de Bernard Friot , mais je signale que , contrairement à ce qu’il avance
      ( au moins dans l’émission reprise dans la vidéo du billet ) , les fonctionnaires (au moins d’Etat que je connais mieux ) sont payés :

      – selon leur grade ( qui n’est pas garanti statutairement à vie , même s’il est rare d’être dégradé )
      – ET selon leur poste ( il y a des postes sensibles comme dans les ZEP à une certaine époque , ou des postes « à risques » ou « à forts enjeux  » ) depuis déjà quelques décennies .
      – ET selon leurs « qualités » dans l’exercice du poste : c’est pour ça qu’il y a des entretiens annuels d’évaluation depuis ….toujours , sous une forme ou une autre . Ce qui pour certaines fonctions peut conduire à des différences de revenus annuels de l’ordre de 0 à 30 % pour la même nature de postes .

      1. Oui, les fonctionnaires sont payés mais la machine nommée internet et l’économie du quaternaire NTIC ont réorienté le travail du guichetier voir supprimer ses postes utiles aux citoyens. Les lois successives des finances ont embrayé sur un déclin progressive de la fonction publique d’État, les 3 fonctions publiques d’État sont ou vont être touché.
        La poste, EDF, Sncf et d’autres ont privatisé leur gestion financière et ont ainsi augmenté leur tarif.
        Le carburant à un coût très élevé avec 60% de taxes.
        Le revenu universel de base est utile mais pas définitif. Il faut se creuser la cervelle pour voir autre chose comme une définition du travail

      2. Les postiers , les agents de la SNCF ou d’EDF n’ont jamais été et ne sont pas des fonctionnaires .

      3. Accessoirement il n’y a pas trois fonctions publiques d’Etat , mais :

        – la FP Etat ,
        – la FP hospitalière ,
        – la FP des collectivités territoriales .

        très proches l’une de l’autre dans leurs fondamentaux , surtout différentes par le management et les décideurs supérieurs hiérarchiques finaux .

  3. Je ne crois pas à une réalisation de cette idée. On l’a expérimenté en Finlande, les résultats sont mitigés; certains participants ont pourtant affirmé que cette meusure leur a apporté un sentiment de liberté, libéré d’un carcan d’obligations. Le public est contre; les chômeurs bénéficiers du RSA sont stigmatisés par la société, donc recevoir de l’argent pour « rien faire », sans contrepartie ni obligations ne ferait que renforcer les ressentiments envers cette population. Le « revenu unversel » proposé en Italie ressemble au Hartz4 allemand, ce que le gouv. Macron prévoit pour la France. Je pense que au contraire, les temps pour des chômeurs de longue durée, pour les gens qui sont dans une pauvreté rélative, les temps ne seront pas faciles, et le président Macron n’a pas d’antenne sociale. Au gilets jaunes on dira que les caisses sont vides – une phrase déjà pronocée par Nicolas Sarcozy après son élection.

    1. Je trouve la remarque très juste. L’assistanat ne va pas sans stigmatisation.
      Donc je pars de l’idée : un travail social pour tous ! (une même contribution) Soit 4 ou 5 heures de travail partagé. Le travail vous socialise et c’est essentiel pour la santé, les relations sociales, l’équilibre psychologique, etc.
      De de point de départ, viennent des droits qui peuvent s’exprimer en argent ou en prestations (salaire, allocation, tickets d’alimentation, abonnements de transport en commun, etc.).
      La gratuité doit être réservée aux gens qui ne peuvent travailler (malades, personnes agées et impotentes…).
      Bien sur il y a des rigidités dans la répartition du travail. A Cuba, les gens restent inscrits sur les listes de leur place de travail, même si celle-ci est en restructuration. Ils continuent à participer à la vie de l’usine (assemblée syndicale, journal social…). Ils touchent un salaire +/- inchangé. Leur statut est inchangé, pas de stigmatisation. On leur propose et incite fortement à s’orienter vers un autre travail offert à des conditions décentes.
      En ce sens, je ne suis pas pour la gratuité mais pour l’accès à des droits dont le prix est réduit (nuance !). Et en fait, tous les services de première nécessité peuvent faire partie de ce prix réduit ou socialisé. Et avec une échelle de salaire réduite, l’inégalité ne pose pas (trop) de problème.
      Anecdote : nous sommes en Tchéquie en hiver 1994 et un minable remonte-pente coûte 2 cents. C’est pourtant après la chute des régimes étatiques. Le touriste autrichien qui m’accompagne trouve cela ridicule, cela ne finance pas ce caissier qui s’ennuie, pourquoi pas la gratuité ? C’est stupide. Non, c’est plein de sens dit la tchèque qui nous accueille, même si c’est économiquement soutenu par l’État. Et je fais l’hypothèse qu’aujourd’hui le remonte-pente est luxueux à un prix qui couvre la perception et l’investissement, mais qui exclut la population locale.
      Bref Germanicus pose une vraie question !

      1. « Donc je pars de l’idée : un travail social pour tous !  »

        Et cela comme solution, vous ne croyez pas que c’est stigmatisant ? En somme, vous pensez qu’on peut résoudre une stigmatisation en la remplaçant par une autre…
        Pour nombreuses personnes (volontaires) ce serait une bonne solution (c’est déjà, cela existe) pour se resocialiser. Mais celui qui a un BTS ou un diplôme universitaire, vous ne croyez pas que ce serait du gâchis, pour lui et pour l’Etat ensuite de lui avoir payé des études pour … quoi d’ailleurs ? Nettoyer les espaces verts ? donner la main et une épaule pour pleurer dans les assocs caritatives qui coûtent presque rien à la solidarité nationale et qui n’ont aucun moyen efficace d’aider vraiment à se relever ? Donner un coup de main aux restos du cœur ? (comme cela ils demeureront éternam, Coluche doit se retourner dans sa tombe) ???
        Une fois « installé » dans un « travail social » sans que ce soit une vraie profession, vous savez combien s’en relèvent ? Très peu (certains même se suicident, c’est toujours une alloc en moins pour l’Etat)
        Demandez aux vrais professionnels du « social », ce qui savent combien c’est difficile et qui ont reçu une vraie formation pour ça, combien c’est difficile et combien, même parmi eux, craquent…….

      2. « Donc je pars de l’idée : un travail social pour tous ! »

        « Et cela comme solution, vous ne croyez pas que c’est stigmatisant ? En somme, vous pensez qu’on peut résoudre une stigmatisation en la remplaçant par une autre… »

        Bien vu. Merci pour ce commentaire lucide, vous savez de quoi vous parlez, notamment concernant le social, je le confirme !
        L’idée d’un travail social pour tous est non seulement sclérosante et complètement désincarnée , mais elle dénote une profonde méconnaissance de la nature humaine en voulant l’enfermer dans un paradigme dangereux et surtout totalement hors sol. Bref du grand n’importe quoi !

      3. Dundee

        « Bien vu. Merci pour ce commentaire lucide, vous savez de quoi vous parlez, notamment concernant le social, je le confirme ! »
        Merci à vous Dundee ! (j’essaie tjrs de parler de ce que je connais, autant qu’il m’est possible)
        Mais salut à tous, je suis interdite de commentaires sur ce site.
        Salut Paul Jorion. Une (vraie) amie vous quitte………

      4. « Mais salut à tous, je suis interdite de commentaires sur ce site. »

        Mais non mais non…
        M’enfin Jac qu’est ce qui passe ?
        A bientôt ! 😉

    2. Donnez la même idée à 10 ou 100 personnes, ces 10 ou 100 personnes comprendront l’idée différemment et la mettront en forme différemment. Cela pourra être une bonne idée pour 1 des 10 personnes ou 10 des 100 personnes, bien qu’ayant chacune un résultat différent, et une très mauvaise idée pour toutes les autres personnes. Foi de ex pro des « idées ».
      Autrement dit, celui ou celle qui a l’idée, doit l’exploiter elle même, et quand bien même elle ne saurait pas bien la mettre en forme (ni bonne compétence technique ni moyens par ex) c’est encore lui ou elle qui sera le/la plus proche de l’idée originale.

  4. Selon moi la gratuité devrait porter sur l’instruction et sur l’hospitalisation selon conditions de ressources ou pas. Dois je demander un devis pour une intervention chirurgicale à l’hôpital ?

    1. L’enjeu de la gratuité dépend de basculer dans l’orbite des « food stamp », ou de nous libérer de l’asservissement au « patron ». Voudrions-nous nous libérer de l’habitude de survivre en s’intégrant à l’un ou l’autre niveau de l’échelle hiérarchique protectrice. Pourrons-nous nous libérer de l’amour de la nécessité avec lequel nous acceptons notre sort de dominé ?

      Sans conscience, la gratuité achèvera la séparation. Les plus mal placés, logés nourris blanchis connectés, passeront leur vie à grappiller quelques bribes du superflu, lequel par construction ne leur sera pas réservé.

      Il est temps que tous ensemble nous réfléchissions, ici, à instituer les dispositifs concrets qui nous feront dépasser la forme diabolique de la gratuité. POUR LA GRATUITE, VERS UN MONDE SANS ARGENT.

  5. La gratuité de l’indispensable va à rebours de la tendance constatée dans l’économie capitaliste, et elle a donc un contenu politique très fort. Il s’agit de créer une bulle radicalement non capitaliste dans une part très significative des activités humaines.

    Je formulerais deux remarques, qui ne sont pas des critiques de cette proposition, plutôt des mises en garde :

    1 – La cohabitation de la bulle de gratuité avec le système marchand ne se fera pas sans qu’un rapport de force ne s’y exprime. S’il est facile au capitalisme d’exercer sa prédation directe sur une allocation universelle, il lui sera tout aussi facile d’organiser, par des manipulations médiatiques, dont il a, hélas, la maîtrise, la dévalorisation symbolique radicale des services gratuits, et la promotion, par exemple en termes de dignité, ou de désirabilité, des services marchands concurrents. Or, quand on parle d’essentiel, on méconnaît souvent que, pour les humains, c’est le symbolique qui est essentiel, dès que la survie est assurée.

    Pour donner un exemple, le partage physique et symbolique du territoire et de la ville, et la spéculation immobilière qui l’accompagne, serait encore aggravé par un service du logement de base gratuit, en confrontation avec l’immobilier commercial. Il en va de même pour la santé, l’éducation, et en vérité tout le champ envisagé pour la gratuité. Comment éviter de paver l’enfer des inégalités avec les bonnes intentions de la gratuité ?

    2 – Nous trimbalons dans notre héritage culturel un poids terrible : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front! ». Cette injonction fondatrice de la morale sociale n’est d’ailleurs pas propre aux religions du livre. Elle accompagne la phase prométhéenne et expansionniste de l’humanité. La « valeur travail » est quasi-universelle, et il est facile à la classe dominante de s’en servir efficacement contre les dominés : chômer est un péché, dont le chômeur doit assumer la honte. Survivre sans contrepartie, c’est tout comme…

    Le contexte dans lequel évolue l’humanité est en train de changer radicalement, mais nos représentations morales mettront plusieurs générations pour changer aussi fondamentalement. Toujours la même question : Face à la catastrophe multimodale imminente (appelée « soliton » chez les gens « in »), aurons nous le temps?

    1. @ Marc Peltier Bonsoir,
      La gratuité de l’indispensable c’est quoi ? Qu’est ce que l’indispensable ?
      Il n’est pas possible de mettre l’indispensable dans une définition d’ordre général. C’est à chacun de nous de s’exprimer.
      Pour moi ce serait la gratuité de l’instruction donnée aux enfants. Apprendre à lire, écrire et compter est une base dont chaque enfant doit acquérir pour aller plus loin.
      L’accès aux soins et à l’hospitalisation pour intervention chirurgicale.
      La gratuité du transport lorsqu’il existe. Cette gratuité devrait être inscrite dans la loi de finances.

  6. Juanessy Bonsoir,
    Je sais que les postiers, les agents EDF etc…ne sont pas fonctionnaire, dans mon environnement immédiat la poste s’est delocalisée dans une boulangerie qui est fermée le jeudi. Une agence postale est ouverte à 1/2 temps contrairement au passé. Non ce service au public est très restreint.
    Ces pseudo fonctionnaires offraient autre chose de plus pertinent.
    Les trésoreries se delocalisent vers la ville et se regroupent. Que reste t’il dans les zones rurales ? Comment doivent faire les gens qui demeurent à la campagne ?
    J’avais suggéré que des permanences soient réalisées dans les mairies ou ailleurs. Qu’en pensez vous ? et
    Que sont aujourd’hui les services de proximité ?

    1. Je trouve simplement bizarre que les français , leurs élus de tous niveaux territoriaux ne se soient pas éveillés à leurs propres problèmes , depuis 40 ans que le mouvement de reflux des services de proximité a été sérieusement entamé et orchestré , accompagné d’un discours d’optimisation que tout le monde a chanté en cœur , en dépit des alertes que quelques rares individus ou syndicats de fonctionnaires lançaient . La « campagne » mourait et tout le monde regardait ailleurs .

      Comme je vis en montagne , où l’on apprend qu’il faut , pour être bien réglé , passer le même temps à monter qu’à descendre , au delà des indignations et cris d’orfraie des moutons du moment , j’imagine que si on change de direction , il faudra quarante ans pour corriger le tir .

      1. Oui vous avez entièrement raison.
        Les élus ne prennent pas le service au public comme nécessaire. Les élus se rangent sous les ordres directionnels du service. Les élus ne défendent pas le service pour l’habitant.

    2. Bernadette, votre suggestion est intéressante.

      Le propre de l’ex fonction publique était que les fonctionnaires (de la poste par ex) étaient soumis en « bons petits soldats » à l’éthique de la confidentialité et de l’exécution correcte de la tâche – ex le courrier devait parvenir coûte que coûte au destinataire – (éthique pas toujours respectée certes, l’humain n’est pas parfait), sinon : blâme (des points en moins pour avantages et/ou pas de promotion possible par ex). Et les services de la poste étaient très abordables pour TOUS.
      A partir du moment où l’on confit (pour le même ex) le service d’expédition ou réception des courriers & colis à des commerçants indépendants, ceux qui estimeraient qu’ils ne sont pas assez rémunérés pour le surplus de travail que cela représente, n’en auraient rien à faire de l’éthique, non ? Ils risqueraient quoi ? Quel blâme ? Qu’on leur supprime une tâche qui les barbe ?
      Inconvénient des ex services publics : du fait de la sécurité de l’emploi (qui permettait cette confidentialité) l’absentéisme était important, ainsi que retards fréquents ou départs anticipés du poste de travail, au point que Frèche par ex dans le Languedoc avait instauré des primes à la ponctualité (qui ont bien fait jaser à l’époque et dont la presse s’est emparé en titrant « scandale! »). « Fort » non ? C’était une idée….
      D’ailleurs, elle a été reprise, et les services de la poste deviennent très onéreux… (on mise tout sur internet, soi-disant « économie de papiers » : faux, soi-disant « plus d’efficacité » : faux, soi-disant « moins coûteux » : faux )
      Quand il n’y a pas la monnaie derrière, nombreux humains se foutent de l’éthique. D’ailleurs le mot « éthique » devient désuet. Qui l’utilise ?

  7. Que c’est mou tout ça. La gratuité pour l’essentiel, ce sont les besoins vitaux, logement, santé, éducation, alimentation. On peut ajouter de nos jours transports et communications. Ce cumul est déjà au-delà de ce qu’obtient comme qualité de vie à la louche les participants à la définition du seuil de pauvreté. Cela a certes une valeur d’usage, mais quel est le payeur du prix ?

    La gratuité qu’offre l’aubaine du gagnant au Loto, la gratuité des costards de Fillon ou Lang bref la générosité distributive des lobbys, la gratuité du surclassement dans les frais de missions, la gratuité allumeuse (à payer plus tard) tout ça n’a rien de « commun » avec la gratuité solidaire, par compensation de redistribution.

    Celle là a été pensée au 19ème siècle et radicalisée par la révolution d’Octobre, avec succès et échecs compilés. Des traces subsistent : les roumains ne se plaignent pas d’être une écrasante majorité de propriétaires, puisque personne n’a osé réclamer le retour au cadastre d’avant 1941, s’il existait. Et bien d’autres traces…

    La gratuité pour les pauvres, mais mon bon monsieur, c’est corrompre les pauvres, Si si, on peut même lire que si des pauvres soutiennent le président Maduro, c’est parce qu’ils ont été achetés par Chavez. Rien à voir avec de la gratitude, c’est juste qu’ils ne veulent pas renoncer aux avantages acquis. Salauds de pauvres hein, profiteurs, pilleurs de riches. On va même jusqu’à oser les appeler des « déshérités », ces loqueteux. Ils ont donc la liberté de faire des vœux sur l’arbre à loques, aussi universel que la propriété.

    Avec les avancées de la technologie, on peut tous prier pour qu’advienne une manipulation neurologique ou médicamenteuse pour guérir cette maladie de la possession, de la propriété, dont personne n’ose faire le calcul du nombre de morts qu’elle cause, a causé, et causera…

    Si le prix c’est le pouvoir d’achat résultat d’un rapport de force social produit par le biais d’un système économico-politique et sa division du travail, et que cette dimension s’articule au rapport singulier d’un sujet lambda, à ses objets pulsionnels, dans le nouage besoin et désir formulés par une demande, ces 3 là captifs de l’ambiance de représentation du marché des objets en circulation que les effets de la science ont produit…Alors que peut-il en être quand le pouvoir d’achat est réduit à zéro par l’opération du Saint Esprit pourvoyeur de la gratuité universelle de tout et pour tous dans le culte d’un marché de la réciprocité positive ?
    J’attends la réponse de Juannessy…

    J’ai revu ce soir La ligne Rouge de Terence Malik. Au début une remarque de Sean Penn m’avait échappée : « la propriété, tout ce bordel c’est à cause de l’envie de propriété ». A ce sujet, la ligne rouge est depuis toujours dépassée, c’est même pour ça que certains avaient opté pour la ligne Rouge.

    Il est devenu clair que la planète terre nous possède et pas l’inverse, cf. la remarque de Marx sur le majorat.

      1. Une recherche sur l’historique du syntagme avec la database des google books numérisés avec ocr, m’indique 1641 et 1752 comme premières occurrences, dans le juris-classeur civil. Clair que Google se goure de date. C’est dans la première moitié du 19ème siècle que l’expression circule. Ça parait logique, avant les pauvres n’avaient que le pouvoir d’achat de subsister donc pas la peine de s’en soucier, et les riches aristocrates empruntaient quand leur caisse était vide, donc pas la peine de s’en soucier, d’autres pouvoirs en place prenaient la relève.
        Sinon le pense-bête universel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_d%27achat

  8. Merci à Paul Jorion de proposer, depuis un bon bout de temps, ces options citoyennes plus intelligentes et plus crédibles que ce naïf piège capitaliste multi face du RDB (revenu de base).

    Pour l’anecdote, je me suis proprement fait éjecter (censure IP ; très démocratique attention pour ce mouvement faussement citoyen, financé en coulisses par des lobbies capitalistes) voici un peu plus de deux ans (campagne présidentielle) de la liste des commentateurs du site du MFRB (Mouvement Français pour le Revenu de Base), dès que j’ai commencé à gratter le vernis de cette arnaque grossière sur leur espace de commentaires).

    Le MFRB maîtrise l’art de la com’ truquée, en multipliant les vidéos (sur YouTube) présentées par de gentils citoyens aux pattes blanches, à l’aura aussi candide et fiable qu’une statue de la « sainte vierge » (?!).
    (La preuve ci-dessus !)

    On retrouvait à l’époque dans les inspirateurs idéologiques du mouvement d’anciens proches du très socialiste DSK :
    – Daniel Cohen, agent d’une banque spécialisée dans la haute finance transatlantique, la banque Lazard ;
    – Gilles Finchelstein, directeur des études de l’ Euro RSCG Worldwide, méga-agence de publicité (du groupe Havas) au service des multinationales.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Havas_Worldwide
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Finchelstein

    Voir apparaître ces grands artistes en coulisses du MFRB portait dès le départ le discrédit sur l’entreprise … présentée comme citoyenne (la belle blague).
    Ces deux compères ultralibéraux notoires, aussi socialistes que ma grand-mère était championne de surf, sont également les têtes pensantes en coulisses de la Fondation Jean Jaurès ( se révélant de même une mise en scène aussi socialiste que ma grand-mère était … ).

    Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès dès 2000, est réputé pour avoir détourné l’idéologie du Parti Socialiste vers le social-libéralisme.

    Cette Fondation Jean Jaurès est aussi le porte-parole de l’arnaque libérale du RDB (revenu de base) auprès du Sénat et l’instigatrice des divers programmes français d’expérimentation (ostensiblement non scientifiques) de cette utopie frelatée (par exemple en Gironde).
    Elle se cache aussi derrière les gesticulations médiatiques de B. Hamon, qui a réussi l’exploit d’éclater le PS par un programme d’un populisme (patchwork des mythes urbains des réseaux sociaux du moment) dépassant les bornes de la schizophrénie utopique … jusqu’à ridiculiser son parti par un score historique.
    Pour la petite histoire, il persiste à faire la promotion du RDB dans sa nouvelle utopie politique farfelue (aussi citoyenne que ma grand-mère était … ).

    Le site du MFRB n’a pas apprécié, entre autres, que je fasse remarquer que la propagande de cette dystopie populiste sur la zone atlantique de l’Europe, zone d’influence privilégiée du dollar, était curieusement conjointe au lobbying pour la signature des traités libéraux transatlantiques (TTIP et CETA) … et encore moins que la création du MFRB en France avait été financée en coulisses au départ par des lobbies canadiens … oups !

    Ces magouilles financières de pachyderme ne sont rien d’autre que les cousines du plan Marschal, offrant l’aubaine d’un marché d’exportation à la crise de surproduction américaine … aux frais des pigeons européens.

    Quelle est le ressort tacite du RDB en stratégie macroéconomique ?
    Le RDB vise d’abord à pallier la crise de solvabilité du crédit (disparition des CDI par la perspective de perte d’emplois liée à l’économie numérique) … solution dont vont se sucrer au passage les organismes de crédit et les banques.

    Le RDB remplacerait le salaire privé d’un CDI (la proposition de Friot tombe au passage dans le même piège monétaire) comme garantie du crédit.
    Cela offrirait alors la possibilité à tout citoyen (dès 18 ans, voire avant) d’emprunter sur le long terme (30 ans) une somme surréaliste (par ex : 500€ x 12 x 30 = 180 000 € … la bonne blague).
    Tonton Xi et ses potes les princes rouges passent des soirées entières à se tordre de rire sur cette farce capitaliste ubuesque !!!

    Pour sûr, les expériences bidon sur 3 ou 5 ans ne permettent pas d’approcher ce phénomène, ni au niveau microéconomique, ni au niveau macro.
    Foutaise ! La Fondation Jean Jaurès le sait pertinemment mais promeut sciemment, en collaboration avec le MFRB, des projets d’expérience bidon.

    Derrière la campagne conjointe en Europe du RDB et des traités transatlantiques, voici deux ans et plus, se trouvaient notamment la mafia Clinton (la victoire de Trump aurait ainsi des côtés positifs insoupçonnés !? mais on perçoit ici un intérêt supplémentaire des concurrents des USA d’avoir court-circuité cette mafia Clinton en sapant cette arnaque transatlantique), les GAFAM (d’autant plus que le bénéficiaire RDB non actif va bosser gratos pour le numérique américain et le Big Data en plus de flamber son revenu dans les gadgets numériques et autres logiciels pubères) et les magiciens de Palo Alto.
    Comme par hasard ! (mon cher Lazard 🙂 )

    1. Ma grand mère qui n’était pas non plus championne de surf ( elle ne savait même pas que ça existait ) aurait trouvé votre commentaire comme le plus charpenté de la file .

      Comme elle m’aimait bien aussi , elle aurait ajouté que , sans forcément parler de complotisme , son petit fils n’a pas tort quand il évoque que les pistes évoquées dans la vidéo de ce billet, sont toutes sous tendues par des a priori idéologiques ( au demeurant respectables ) mais qui dispensent de l’énoncé du problème .

      1. Tels que les expose Pascal Gillardin , que je remercie beaucoup, les objectifs idéologiques des promoteurs du rdb ne sont rien moins que ‘respectables’.

        En fait, c’est une arnaque, un entubage de première, une pente glissante vers l’asservissement par le crédit et beaucoup de contrôles sociales ( contrôle au sens Britt: control, et non sa variante française affadie) . ( « Ils nous entubent », © Paul, un peu avant le 15/01/2019.)

        Vu les moyens employés , dont fausses bannières et raisons sociales trompeuses, la tentative mérite le nom de ‘complot’.

        Les personnes âgées sont souvent naïves, faut-il croire.

      2. Respectables ne veut pas dire « bons » . Ça veut dire que tant qu’ils sont apparents, cohérents et revendiqués , ils sont « respectables » . Même s’il faut les combattre .

        Au demeurant , autant laisser aux tenants du rdb la paternité de s’expliquer sur leurs attendus , aussi bien factuels qu’idéologiques .

        C’est bien d’ailleurs cette absence d’exposé des motifs clair , que je reproche à toutes les chapelles , qui pour le coup n’en sont plus tout à fait respectables .

  9. Votre exemple des 4000 dolars n est pas vraiment adapté, dans le cas d un RU, une seule filaire ne pourra pas s organiser pour prélever une subvention, tout au plus cela se traduirait en inflation. Une manière détournée de poursuivre le quantitative easing ? Un helicopter monnaie déguisé ? Par contre avec la gratuité vous allez indirectement subventionner des filiaires : agriculture, construction etc.. Avec des sommes énormes qui plus est attendre vous à une activité hallucinante des lobbys autour de sa mise en place, qui aura par exemple le privilège de fournir le pain gratuit ? Appel d’offre, cahier des charges, et surtout cout pour la collectivité, bref des truc que ces gens là connaissent sur le bout des doigts… Reste le système des stamps on aimerait en savoir plus sur comment ça marche dans la pratique, j ai dans l idée qu on les prend pas chez Fauchon ceci dit… non?

  10. Le « droit d’usage libre et impersonnel », la gratuité, (remarquons que l’anglais « free » entretient la confusion libre/gratuit) propose aujourd’hui des domaines d’application socialement admis, comme les logiciels libres.
    Ces cas particuliers ne demandent aucun retour sur investissement (immatérialité du produit et temps libre des concepteurs).
    Mais le capitalisme s’ingéniera sinon à mettre ce droit impersonnel en concurrence politique, juridique et budgétaire (au plan collectif) avec le droit d’usage individualisé par la monnaie, fondement de l’accumulation capitaliste pyramidale (et du pouvoir inéquitable consécutif).

    Cela ouvre une plage juridique à explorer entre ces deux extrêmes du droit d’usage pour que les citoyens y trouvent leur « compte » (propriété partagée, bourse de temps, etc., occupent progressivement une partie de cet espace mais pas tout).
    Besoin aussi d’une éducation responsable à la consommation pour saper les multiples mécanismes d’addiction artificielle au consumérisme aveugle, sinon la gratuité se pervertira en gaspillage.
    La monnaie fixe une limite budgétaire individuelle qui met l’addiction au pied du mur … mais le crédit à la consommation y ouvre la brèche du surendettement.
    On voit ici que la gratuité demande un cadre restrictif pour remplacer ce rôle de limite quantitative que joue partiellement la monnaie.

    Par ailleurs, le droit d’usage personnalisé participe aujourd’hui de mécanismes narcissiques qui, dans un cadre social symbolique (discutable), participe pourtant des processus d’individuation et de construction de la personne sociale.
    On le remarque chez les ados via leurs besoins irrationnels en divers gadgets consuméristes surchargés de poids symbolique.
    La gratuité se doit de reconstruire un cadre substitutif permettant à l’individu de se construire à travers de nouveaux repères narcissiques sains.
    Le citoyen de la société capitaliste des médias de masse s’est familiarisé aux signes de richesse comme marqueurs de la réussite sociale. La publicité entretient de son côté les gestes consuméristes comme inhérents à la personnalité sociale.
    C’est tout ce cadre symbolique qu’il faudra d’abord repenser en profondeur avant de développer des options plus complexes et plus civilisées du droit d’usage (dont certaines formes de gratuité), pour occuper cet espace ouvert entre le droit d’usage sur-individualisé du capitalisme et le droit d’usage dépersonnalisé du communisme.

    Notons aussi que la monnaie est un instrument poly-usage.

    Sa fonction ne se réduit pas à la gestion consumériste du droit d’usage.
    Elle sert aussi d’outil de validation d’activité.
    Quant l’acheteur acquiert un droit d’usage consumériste spécifié (biens et services appropriés), il troque par la monnaie un droit d’usage blanc (à objet non spécifié) qui ne servira pas seulement l’accumulation capitaliste du producteur.
    (La monnaie permet une « accumulation de droits » factice dépassant les limites de la notion première de justice, laquelle devrait fonder toute société humaine. La législation capitaliste s’éloigne de la notion de justice).

    Cette monnaie jouera ainsi un autre rôle, celui de « validation d’activité » via le bilan comptable annuel du producteur/vendeur. Si le bilan comptable est négatif, la loi (libérale) prévoit des modalités de cessation d’activité.
    On voit ici les limites de la monnaie dans cet exercice de validation/invalidation concernant des activités à la comptabilité négative mais remplissant pourtant un rôle social essentiel. Ces limites demandent alors aux décideurs politiques des acrobaties comptables où les fonctions sociales fondamentales assurées par les institutions sont souvent sacrifiées sur l’autel de rentabilité, « mesurée » selon des principes mathématiques de pseudoscience de bazar liés à la monnaie qui est alors abusivement conçue comme instrument de mesure de cette validité sociale.

    Il est temps que l’économie se pose de réelles questions scientifiques et sorte de ses travers de pseudoscience.
    La validation d’activité n’est pas une grandeur physique mesurable par étalon de mesure.
    Quant à la monnaie, elle ne mesure que le prix, lequel n’a de cohérence mathématique que dans une comptabilité strictement théorique. Le prix n’est la mesure d’aucune grandeur.
    Présenter la monnaie comme un « instrument de mesure » relève de la falsification épistémologique.

    Evaluer la pertinence d’une activité ne correspond en rien à une « mesure scientifique » dont l’étalon de mesure serait l’unité monétaire.
    Il s’agit là d’une monstrueuse supercherie capitaliste visant à invalider fallacieusement les activités sociales qui ne rapportent pas au capital.
    La comptabilité ne devrait être qu’un indicateur non coercitif parmi d’autres de la validation d’activité et non un impératif tout-puissant considéré comme rationnel et scientifique.

    L’économie de la gratuité demandera alors la mise en place de mécanismes substitutifs à la monnaie pour encadrer la validation d’activité, surtout si celle-ci engage des investissements matériels et humains qui ne sont pas inépuisables (contrairement au cas limite ci-dessus des logiciels libres).
    Une telle absence de cadre engendrera les gaspillages administratifs usuels, qui seront mis en concurrence avec la rentabilité (comptable) des entreprises capitalistes.
    La gestion collective méta-monétaire doit ainsi être rationnalisée par des mécanismes coercitifs de validation/invalidation réalistes, corrélés à une évaluation rationnelle de la pertinence écologique et humaine des moyens mis en œuvre.
    Ce cadre de validation demande aussi des mécanismes de décision collective plus citoyens que les plans traditionnels imposés par une centralisation omnipotente, dont le communisme historique a présenté la caricature.

    Le développement des outils numériques devrait aider à concevoir de tels mécanismes collectifs, tout en respectant dans un cadre intelligent les besoins narcissiques inhérents à la psychologie individuelle humaine.

    Evidemment, il y a du boulot !

  11. L’enjeu de la gratuité dépend de basculer dans l’orbite des « food stamp », ou de nous libérer de l’asservissement au « patron ». Voudrions-nous nous libérer de l’habitude de survivre en s’intégrant à l’un ou l’autre niveau de l’échelle hiérarchique protectrice. Pourrons-nous nous libérer de l’amour de la nécessité avec lequel nous acceptons notre sort de dominé ?

    Sans conscience, la gratuité achèvera la séparation. Les plus mal placés, logés nourris blanchis connectés, passeront leur vie à grappiller quelques bribes du superflu, lequel par construction ne leur sera pas réservé.

    Il est temps que tous ensemble nous réfléchissions, ici, à instituer les dispositifs concrets qui nous feront dépasser la forme diabolique de la gratuité.

    1. Jean-Luce Morlie 15 mars 2019 à 11 h 04 min

      …[nous libérer de l’asservissement au « patron »]…

      Ce montage dans lequel nous pataugeons qui promeut l’indépendance, l’autonomie au nom de la sacro sainte liberté du sujet, est une embrouille à effets catastrophiques. « La route de la servitude » posture hayekienne, bien après La Boetie méconnait la dimension d’interdépendance de l’humanité comme telle largement démontrée en anthropologie, ethnologie entre autre, autant que le phénomène du transfert. La dimension d’asservissement de l’état amoureux ne doit rien « au patron », même si ce sont en partie les mêmes mécanismes à l’œuvre. Distinguer faire autorité pour quelqu’un, et exercer l’autorité sur quelqu’un est un des nœuds de l’affaire.

      1. Rosebud1871,

        Vous n’avez pas lu La Boétie, ou vous l’avez mal lu en vous conformant à l’idée des maîtres philosophes dont la mission est de sidérer le troupeau en leur révélant ce surprenant paradoxe, « l’esclave aime sa servitude ».
        Lorsque vous écrivez, « La Boétie méconnaît la dimension d’interdépendance de l’humanité » pardonnez -moi, mais vous bêler.

        Lorsque la Boétie y déclare en toutes lettres qu’il va livrer « le secret de la domination », il commence calculer devant nous le nombre des habitants de la France de l’époque, et ceci pour faire entendre que nous sommes tous dans le coup, t que nous nous trouvons chacun, à l’un ou l’autre échelon de l’échelle hiérarchique, autoriser à prélever des prébendes à ceux qui sont en dessous et à les remettre au-dessus tout en en gardant une partie.

        « L’asservissement amoureux », mais vous patauger dans votre adolescence : « aimer » n’est rien d’autre que de donner sans rien attendre, et s’il arrive, dans une réciproque liberté. (La psychanalyse aide précisément à désembrouiller les affects emmèlés),

        Si ce blog est le plus optimiste (ce que je crois vraiment), mis à part la joie d’y japper, je constate par contre que de jours en jour, les grincheux y sédimentent toujours plus leurs ressentiments ou cet humour désabusé qu’ils prennent pour leur pensée.

      2. Jean-Luce Morlie 15 mars 2019 à 13 h 06 min

        JLM, je vous fais une réponse toute personnalisée, bien sûr que j’ai lu La Boetie, une première fois au début des 70’ une seconde en 2006, une troisième en suivant ce blog. La plus attentive fut en 2006, où je réagissais à un article écrit au Mexique sur « le bonheur dans l’esclavage » qui s’appuyait sur la préface de Jean Paulhan à Histoire d’O.
        En conclusion de ma réaction j’écrivais en 2006 …[J’ignore tout de la formule « on ne sait jamais pour qui l’on travaille » mais le « contr’un » ou « Discours sur la servitude volontaire » est explicite ! Au « tous contre un et « un contre tous » semble répondre le « tous pour un, un pour tous », mais ce n’est pas si simple puisque manque le référent en jeu dans le « un »…]
        J’ai su depuis que « on ne sait jamais pour qui on travaille » Nadie sabe para quién trabaja est un dicton au Mexique qui évoque que le fruit du travail appartient à un autre.
        Si je veux bien suivre Leo Bersani qui lit « dans les performances sadiques et masochistes la théâtralisation de ce que nous vivons quotidiennement : le goût de la domination et le plaisir dans la soumission » je ne le suivrais pas dans « que ce n’est qu’en changeant les formes érotiques que les formes politiques changeront ».

        Les limites du charme de La Boetie à mon goût, c’est le mot « volontaire ». C’est pour cette raison que j’appelle l’amour à la rescousse : qui osera dire qu’il est volontaire ? Je ne souscris pas à votre définition de l’amour « dans une réciproque liberté ».
        La Boetie ne révèle pas le secret de la domination, il révèle son constat et c’est déjà pas mal.
        Grincheux ? Un humour désabusé ? Oui j’évite de me faire abuser sans mon consentement, ça doit déteindre sur l’humour…L’optimisme, pour l’instant c’est pas contagieux, bien que je ne sois pas vacciné contre…

  12. La monnaie et le mythe de l’outil multifonction …

    Le « droit d’usage libre et impersonnel », la gratuité, (remarquons que l’anglais « free » entretient la confusion libre/gratuit) propose aujourd’hui des domaines d’application socialement admis, comme les logiciels libres.
    Ces cas particuliers ne demandent aucun retour sur investissement (immatérialité du produit et temps libre des concepteurs).
    Mais le capitalisme s’ingéniera sinon à mettre ce droit impersonnel en concurrence politique, juridique et budgétaire (au plan collectif) avec le droit d’usage individualisé par la monnaie, fondement de l’accumulation capitaliste pyramidale (et du pouvoir inéquitable consécutif).

    Cela ouvre une plage juridique à explorer entre ces deux extrêmes du droit d’usage pour que les citoyens y trouvent leur « compte » (propriété partagée, bourse de temps, etc., occupent progressivement une partie de cet espace mais pas tout).
    Besoin aussi d’une éducation responsable à la consommation pour saper les multiples mécanismes d’addiction artificielle au consumérisme aveugle, sinon la gratuité se pervertira en gaspillage.
    La monnaie fixe une limite budgétaire individuelle qui met l’addiction au pied du mur … mais le crédit à la consommation y ouvre la brèche du surendettement.
    On voit ici que la gratuité demande un cadre restrictif pour remplacer ce rôle de limite quantitative que joue partiellement la monnaie.

    Par ailleurs, le droit d’usage personnalisé participe aujourd’hui de mécanismes narcissiques qui, dans un cadre social symbolique (discutable), participe pourtant des processus d’individuation et de construction de la personne sociale.
    On le remarque chez les ados via leurs besoins irrationnels en divers gadgets consuméristes surchargés de poids symbolique.
    La gratuité se doit de reconstruire un cadre substitutif permettant à l’individu de se construire à travers de nouveaux repères narcissiques sains.
    Le citoyen de la société capitaliste des médias de masse s’est familiarisé aux signes de richesse comme marqueurs de la réussite sociale. La publicité entretient de son côté les gestes consuméristes comme inhérents à la personnalité sociale.
    C’est tout ce cadre symbolique qu’il faudra d’abord repenser en profondeur avant de développer des options plus complexes et plus civilisées du droit d’usage (dont certaines formes de gratuité), pour occuper cet espace ouvert entre le droit d’usage sur-individualisé du capitalisme et le droit d’usage dépersonnalisé du communisme.

    1. La liste entrainée par Raphaël Glucksmann ça se résume quasiment au oripeaux du Parti Socialiste, mais si Raphaël Gluckmann arrive à rassembler tous les électeurs ayant voté pour tous les partis qui ont eu les faveurs des 3 générations de Glucksmann, alors une majorité écrasante est assurée. Foi qui déplace les montagnes et prophétie autoréalisatrice, vous verrez Juannessy , vous verrez…comment sera porté le billet…Effet collatéral, son épouse que JLM trouvait sans foi ni loi, disparait des plateaux.

      1. Au moins il y aura quelque chose à voir .

        S’agissant de la mise en retrait de Léa Salamé , dont je salue l’honnêteté et la dignité , je m’étonne qu’on s’étonne de cette « précaution  » , quand bien même l’intéressée ne saurait être préjugée comme capable de turpitudes .

        C’est une précaution tout à fait normale et saine , et il m’est arrivé de l’imposer dans mon service , à un couple de fonctionnaires dont monsieur était contrôleur de travaux et madame comptable , en mutant monsieur dans un autre secteur géographique administratif . Pas pour deux mois . Jusqu’à sa retraite .

        La confiance du citoyen , ça se mérite .Et « la femme de César …. »

  13. Les héros des mythes antiques ont en leur temps joué ce rôle, avec des hauts et des bas.

    La spiritualité, surtout chez nous, a depuis opposé la réalisation de soi et la jouissance des biens de ce monde comme l’expression des forces vitales, cela a rendu la situation assez schizophrénique.

    Le consumérisme débridé a finalement rebondi en prenant une direction diamétralement opposée mais qui mène à une parodie de réalisation psychiquement satisfaisante car il se fonde non sur la plénitude mais sur l’entretien artificiel d’une insatisfaction permanente (moteur de l’économie libérale) … ce que les indicateurs (avec leur limites et travers) révèlent toutefois en montrant que le PIB et le BNB sont loin d’être en corrélation parfaite.

    Nous sommes en recherche de nouveaux modèles de plénitude rétablissant l’équilibre … avec l’actualité des impératifs écologiques qui ne facilitent pas la tâche.
    Mais la jeunesse, avec ses utopies encore maladroites et sa naïveté naturelle, montre bien les signes avant-coureurs d’une mutation en germe.

      1. C’est vrai , bien que tout un chacun réagisse avec son propre tempérament et ses propres aptitudes .

        Ce qui est nouveau et inconnu , c’est que le sujet et l’objet de la peur ( réelle et pas métaphysique ) sont , cette fois , écrasants . Un « objet monde » dirait Serres déjà cité .

        Et que je n’ai pas de précédents historiques en tête pour imaginer quels comportements cela peut générer , des « meilleurs » aux  » pires « .

  14. Rosebud1871

    15 mars 2019 à 12 h 13 min
    15 mars 2019 à 13 h 06 min

    Vous n’avez pas bien lu, rechercher :

    « ont eu l’oreille »
    « profitent »
    « en tiennent sous eux »
    « les millions qui par cette corde se tiennent au tyran »

    « Par les faveurs ou sous faveurs, les gains ou regains qu’on a avec les tirans »

    « ….Mais maintenant je viens à un point, lequel est à mon avis le ressort et le secret de la domination, le soutien et fondement de la tyrannie. Qui pense que les hallebardes, les gardes et l’assiette du guet garde les tyrans, à mon jugement se trompe fort; et s’en aident-ils, comme je crois, plus pour la formalité et épouvantail que pour fiance qu’ils y aient. Les archers gardent d’entrer au palais les mal habillés qui n’ont nul moyen, non pas les bien armés qui peuvent faire quelque entreprise. Certes, des empereurs romains il est aisé à compter qu’il n’y en a pas eu tant qui aient échappé quelque danger par le secours de leurs gardes, comme de ceux qui ont été tués par leurs archers mêmes. Ce ne sont pas les bandes des gens à cheval, ce ne sont pas les compagnies des gens de pied, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran. On ne le croira pas du premier coup, mais certes il est vrai : ce sont toujours quatre ou cinq qui maintiennent le tyran, quatre ou cinq qui tiennent tout le pays en servage. Toujours il a été que cinq ou six ont eu l’oreille du tyran, et s’y sont approchés d’eux-mêmes, ou bien ont été appelés par lui, pour être les complices de ses cruautés, les compagnons de ses plaisirs, les maquereaux de ses voluptés, et communs aux biens de ses pilleries. Ces six adressent si bien leur chef, qu’il faut, pour la société, qu’il soit méchant, non pas seulement par ses méchancetés, mais encore des leurs. Ces six ont six cents qui profitent sous eux, et font de leurs six cents ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent sous eux six mille, qu’ils ont élevé en état, auxquels ils font donner ou le gouvernement des provinces, ou le maniement des deniers, afin qu’ils tiennent la main à leur avarice et cruauté et qu’ils l’exécutent quand il sera temps, et fassent tant de maux d’ailleurs qu’ils ne puissent durer que sous leur ombre, ni s’exempter que par leur moyen des lois et de la peine. Grande est la suite qui vient après cela, et qui voudra s’amuser à dévider ce filet, il verra que, non pas les six mille, mais les cent mille, mais les millions, par cette corde, se tiennent au tyran, s’aident d’icelle comme, en Homère, Jupiter qui se vante, s’il tire la chaîne, d’emmener vers soi tous les dieux. De là venait la crue du Sénat sous Jules, l’établissement de nouveaux États, érection d’offices; non pas certes à le bien prendre, réformation de la justice, mais nouveaux soutiens de la tyrannie. En somme que l’on en vient là, par les faveurs ou sous-faveurs, les gains ou regains qu’on a avec les tyrans, qu’il se trouve enfin quasi autant de gens auxquels la tyrannie semble être profitable…, (comme de ceux à qui la liberté serait agréable) .  »

    – ceux « à qui la tyrannie semble être agréable sont les mêmes « à qui la liberté serait agréable » -, ce qui du point de vue de l’équilibre des plaisirs déplaisir compense les coups venus du dessus ^par le plaisir pris à en donner en bas (pecking order)

  15. Jean-Luce Morlie 15 mars 2019 à 15 h 30 min
    Vous m’apprenez le « pecking order » mais nous ne sommes pas des poulets, et je n’ai pas définitivement pas ce type de lecture sur le sujet, comme ma précédente réponse vous en informait. Ce n’est pas très fair play de m’expliquer que je ne sais pas lire, pire vous prenez une position de maître. Je ne peux que vous renvoyer à plus fine analyse à mon goût :

    …[ La question devient: l’expression «servitude volontaire», pourtant si singulière, est-elle originale ou bien est-elle, elle aussi, une renaissance? On se doute bien de la réponse: dans le Banquet, Platon met une expression grecque identique dans la bouche de Pausanias. Parlant de l’amitié, ce personnage dit: «En effet il est établi par loi chez nous que si quelqu’un veut servir un autre parce qu’il espère ainsi s’améliorer soit quant à la sagesse soit quant à quelque autre partiede la vertu, cette servitude volontaire (éthéloudouléia) n’est ni une laideur ni une flatterie7.» La servitude volontaire, c’est donc aussi l’amitié, du moins si l’on suit Platon après l’avoir lu, comme l’avait fait La Boétie.On protestera sans doute que les discours érotiques des convives de Socrate ne doivent rien avoir à faire avec la sobre et martiale harangue de La Boétie. Pourtant, chez Platon, le discours de Pausanias parle, lui aussi, de tyrannie et de résistance à la domination grâce à la vigueur morale; on y mentionne, là aussi, Harmodios et Aristogiton, qui servent d’exemples de tyrannicides dans le Discours. Il faut admettre, bon gré mal gré, qu’il y a un lien philologique entre les deux textes pourtant dissemblables8.Mais il y a plus: l’expression, utilisée par Pausanias dans le Banquet, et incorporée au titre de son œuvre par La Boétie, conduit le lecteur au centre même de ce qu’on doit appeler la partie constructive du Contre un. Car La Boétie n’est pas seulement l’accusateur publique du tyran; il n’est surtout pas le lieutenant rebelle écrivant son pronunciamiento, le fauteur de désordre révolutionnaire: au contraire, il se montre l’apologiste de la servitude volontaire, en tant qu’elle désigne l’amitié. Selon le discours de Pausanias, il faut distinguer entre deux sortes d’amitié ou d’amour et deux sortes de servitude morale. Les premières s’adressent aux corps et sont égoïstes et statiques; on jouit alors de ce qu’est ou de ce que possède l’autre en consommant sa beauté, ou son argent, récompense et prix de la beauté physique. Les secondes visent plutôt les âmes: un être humain en aime un autre à cause de l’excellence spirituelle dont il porte la promesse, et cet amour est partagé dans l’espoir de grandir grâce aux contacts intimes et répétés avec l’amant. –C’est donc en un sens une amitié utile; mais, comme le dit Cicéron, l’amitié véritable cause l’utilité et non l’utilité l’amitié véritable9. –Les premières amitiés sont des servitudes serviles, les secondes des servitudes volontaires. Or l’amitié véritable, servitude volontaire, est le cœur palpitant du Discours, l’image directrice de l’investigation de la nature humaine et, selon l’auteur, la vie même de la vie.]…

    Qu’il s’agisse de philia d’eros ou d’agapé, la notion de volontaire ne me convient pas. Et la notion de « liberté » me semble en faire les frais. Montaigne rapporte quelque part qu’entre La Boétie et lui « tout étant par effet commun entre eux, volontés, pensées, jugements, biens, femmes, enfants, honneur et vie et leur convenance n’étant qu’une âme en deux corps selon la très propre définition d’ Aristote, il ne peuvent ni prêter ni donner rien ».
    A vous décider sous quel label pareil témoignage se range. Mais le contr’un, peut alors tout autant résonner comme un « tout contre un ».

  16. « Vous m’apprenez le « pecking order » mais nous ne sommes pas des poulets. »

    Nous partageons avec les poulets la part reptilienne de notre cerveau. La gratuité, non pas comme renouvellement (philia instrumentale) de la séparation entre les redistribués et les superflutés, mais comme institution d’un nouveau milieu humain, permettra au système limbique de gérer les stress du tronc cérébral reptilien, lequel régule les besoins élémentaires nourriture, sommeil, c’est-à-dire la tranquillité de l’essentiel (logement = sécurité sommeil tranquille). Le tronc cérébral est régulé par l’expérience mémorisée au niveau limbique, et avec un peu d’attention du néocortex, nous pouvons changer nos comportements acquis, pour de plus favorables à l’espèce.

    Ces remarques pour vous dire que la gratuité proposée par Paul, comme une étape vers un monde sans argent et donc sans superflu réservé par l’accès à l’argent, est un enjeu essentiel dans l’histoire humaine de la nature humaine.

    §

    La Thébaïde de Fra Angelico, Musée des Office Florence, (dès fois qu’il en aurait fait d’autres) présente un détail curieux : un moine y trait un cervidé à corne (extrême droite du tableau à mis auteur) . Je me souviens avoir rencontré d’autres thébaïdes d’à peu près près la même époque, et dans lesquelles était représenté des cervidés. Avez-vous une idée de la source religieuse de ce détail insistant.

    A qui d’autre que vous pourrais-je m’adresser pour cette requète ?

      1. Merci,

        je connaissais cet excellent article, mais l’ approche Benoît Couëtoux du Tertre est est ici trop générale, quoi que sa relation de la rencontre de Charle VI avec un « cerf-volant » est précieuse, car elle indique la diffusion très soutenue ce thème d’origine eurasienne.

        La question est que « traire un cervidé qui porte des bois » c’est traire un mâle (à la seule exception d’un renne femelle qui porte des bois également); je me pose la question d’une influence orthodoxe des « thébaïdes du nord », au-delà de Novgorod, en contact avec les rennes? , mais il y a aussi la biche de Cérynie, laquelle porte des bois. Tant qu’à déconner, est-il possible que des ordres religieux « herboriste et thaumaturge » extrayaient le sperme de cervidés à fin thérapeutique ?

        Je suis certain d’avoir vu quatre thébaïdes avec des cervidés, la seconde est sur le retable d’Hissenheim, et malheureusement, pour les deux autres je ne me souviens plus … comme gggogle connâitra son collapse, il est temps de passer une loi pour faire de son algorithme de recherche un bien commun ! et d’interdire Pinterest qui pollue la recherche d’image, s’impose, mélange tout, donne des références farfelues.

      2. @ Daniel

        Permettez-moi de vous remercier, votre remarque éclaire considérablement une probématique mycomythologique essentielle, et je n’aurais certainement jamais trouvé ce  » pantis » sans votre intervention.

        Après vérification, ce sont les jeunes cornes qui sont nommées „ »pantis » « panta » etc. lesquelles formes verbales sont, dans ce contexte précis, manifestement apparentée au *poƞ cluster » (« paƞχ » en vogul et ostyak).Si vous me contactez ( jeanlucemorlie@hotmail.com), je vous tiendrai au courant .

      3. Puisqu’on se fait des niches ,plaisanteries et autres fake news , je fais ce rappel , qui courrait les cours d’école :

         » Si tu n’as pas de vaches ( ou de cerfs ) à traire , trais donc des tôles .

        Car les tôles ont du lait . »

        J’ai honte , mais pas trop .

      4. @ JL Morlie

        Content, bien que très surpris, de vous avoir rendu service…

        Menfin les relations entre mycomythologie* et corne de cerf ou de rhinocéros n’est pas évidente.
        Il est peut-être possible que le caractère psychotrope de la corne soit entièrement dans la tronche du consommateur et non dans les propriétés bio-chimiques de ce pauvre attribut animal.
        Endorphine ?

        Les cultures asiatiques accordent une assez grande importance aux phanères. Voir par exemple la cérémonie de départ des Kamikazes munis d’un ticket allé simple. Ils mettaient des rognures d’ongles et des mèches de cheveux dans leurs lettres d’adieu à transmettre aux familles. La corne de cerf n’est peut-être pas une phanère… Bien que Bruxelles interdise le rapprochement à fins commerciales, j’y verrais à l’aise l’expression d’une carence en acétylcystéine.

        * https://ethnomycology.eu/fr_FR/

      5. » Si tu n’as pas de vaches ( ou de cerfs ) à traire , trais donc des tôles .
        Car les tôles ont du lait . »
        J’ai honte , mais pas trop . »

        Bien raison !

        Yepa Juan, ne jamais se priver d’une bonne occasion de se gondoler.

    1. Jean-Luce Morlie 15 mars 2019 à 19 h 02 min

      Je crois savoir que le cerveau reptilien a eu ses heures de gloire, auxquelles je n’ai pas participé, et pour être direct, cet abord est pauvre. Celui de PJ sur la gratuité à l’avantage de contourner les désavantages du Revenu Universel. De petits pas en petits pas pour rendre le système supportable, ce n’est pas mon idéal, mais faute de grives…
      ———————
      La littérature ne manque pas pour épingler le symbolisme religieux dont sont pétris les tableaux jusqu’au 19ème siècle. « Les dessous des chefs-d’œuvre » m’avait jadis étonné, c’est un métier de savoir lire, déchiffrer est plus juste, mêmes compliments sur « art profane et religion populaire au moyen âge » ou Baltrusaïtis etc. mais votre cervidé porte des bois, donc est un mâle, donc le détail est croustillant de le traire. Certains chinois payent à prix d’or la poudre de corne de cerf comme équivalent du viagra, peut-être que le fortifiant était-il en circuit court à cette époque ?

      1. Rosebud1871

        Pour la corne de cerf comme tonique chinois, ok, mais des moines ? Par contre pour les contacts assez suivi avec la Chine c’est maintenant un fait notemment avec la mise en évidence d’un ADN européen dans le contexte de l’armée de terre cuite, ce qui sauve l’honneur de Guy Debord., puisque il y avait décélé, avant tout le monde, l’influence de la sculpture occidentale. Sa tragique erreur ayant été de penser qu’il s’agissait d’un faux puisque trop occidentalisé.

        « 0n two white deer astride,
        Holding the lingzhi fungus of immortality. »

        Li Bai, Tang dynasty 701,†762

        Je ne connais pas Baltrusaïtis, avez-vous le souvenir qu’il ait parlé de champignon, par exemple pour le bruegel misanthrope Bruegel ?

      2. Jean-Luce Morlie 15 mars 2019 à 22 h 41 min
        « Pour la corne de cerf comme tonique chinois, ok, mais des moines ? »
        Tout dépend de l’idée que vous avez des moines, mais vous n’êtes pas le premier à vous interroger : voir les commentaires…
        http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2011/09/26/fra-angelico-et-la-maitrise-de-lespace/

        Le passage d’Alexandre dans l’actuel Afghanistan et dans le Gujerat a laissé des traces de l’art grec, en Chine et en Inde, ça fait un bail que c’est acquis. C’est par contre hasardeux d’exporter des symboles d’un univers à l’autre…cerf ou champignons…

        Non j’ignore pour Baltrusaïtis

      3. Au texte, Morlie ! Ce faux bureaucratique erroné n’avait rien d’occidental, pas même sculptural, fusse sous la plume la plus erronée de Debord, mais tout de chinois et plus de faussaire ministre français de la culture.
        « Le point culminant est sans doute atteint par le risible faux bureaucratique chinois des grandes statues de la vaste armée industrielle du Premier Empereur, que tant d’hommes d’État en voyage ont été conviés à admirer in situ. Cela prouve donc, puisque l’on a pu se moquer d’eux si cruellement, qu’aucun ne disposait, dans la masse de tous leurs conseillers, d’un seul individu qui connaisse l’histoire de l’art, en Chine ou hors de Chine. »

        By the way. Aimer c’est donner « en attendant » tout, et même on ne sait pas quoi, sûrement pas « rien ». Que pas tout ne revienne pas est une autre affaire, certes pas d’échange, mais non sans illusion.

        Pour le reste, votre PS+ est risible. Jorion progresse : il en arrive à appeler à voter presque pour lui, plus même pour Piketty. Combien de voix pour le Contr’un ?

      4. schizosophie 16 mars 2019 à 3 h 04 min
        J’ignorais cette fake news, façon Tintin chez les soviets, à qui se fier de nos jours ?

        Je constate qu’aimer c’est parfois pour l’aimant se prêter avec intérêt à l’abus de l’aimé, l’exploitant virant à l’exploiteur d’amour, bref un abuseur qui a lui seul justifie que l’abusus soit remis en question même si juridiquement aucun texte ne définit l’abus d’amour comme tel. Donc je confirme que la romance de JLM, [« aimer » n’est rien d’autre que de donner sans rien attendre, et s’il arrive, dans une réciproque liberté] est bien une romance, l’amour n’échappe pas au commerce, même s’il est difficile de mettre à jour, le petit quelque chose que l’autre est supposé posséder et qui justifie cette passion. L’homme à la rose, Ronsard, écrivait que la passion est « souffrance torturante provoquée par l’amour ». Aussi je m’étonne de sa promotion publicitaire permanente, et l’absence de protection de l’État à ce sujet compte tenu de tous les ravages connus qui en sont les conséquences malheureuses, dépression, suicides, abandons, divorces, impostures, chantages, la liste n’est pas exhaustive des méfaits de cette passion, pour laquelle aucune remède n’est pour le moment disponible sur le marché, mais grâce à l’I.A. on peut rationnellement espérer qu’une meilleure programmation épargnera aux cyborg de telles souffrances, rationnellement superflues.

      5. « corne de cerf comme tonique chinois », tonique sexuel masculin bien entendu. Misogynie insondable.

        La corne du cerf de l’Oussouri ( « panti ») à usage chinois est largement évoquée dans le livre de Vladimir Arséniev, Dersou Ouzala. Avec la hausse du niveau de vie et les facilités de transport, même interlopes, permises par la mondialisation, la poudre de corne de rhinocéros fait recette. Jusqu’à la disparition de cet animal.

        Devrons se rabattre sur le cerf européen… ou bien sur un mollusque de la Mer Rouge présentant des particularités physiologiques intéressantes par leur analogie masculine, exploité par des expatriés chinois, vus par Monfreid au début du 20.ième siècle.

    1. Oui très bien mais le poids des mots hein, où qu’il est maintenant ? 😀

      Il est vraiment si fragile que ça ton poulain ? Vaste plaisanterie que tout ça.

      Pas une seule proposition concrète, du vent, des foutaises, des voeux pieux, des pétitions de principes., il n’y a rien, aucune mesure pour faire fasse à la situation d’urgence dramatique qui s’élargit chaque jour sur le continent et dans le Monde dans le programme de PP. Rien, le vide, parce que le pouvoir n’est pas là et que ces gens sont des charlots ! Alors si tu crois au discours performatif dans la gestion des ensembles et autres idées auto réalisantes, alors oui on est décidément foutus (mais on le savait déjà).

      Ceux de nos ancêtres, dans la savane, qui s’interrogeaient pour savoir si le bruit dans le buisson et les hautes herbes venait du vent qui soufflait, d’une tortue qui se réveillait, ou d’un lion en position de bondir, n’ont pas donné de descendants. Ceux de nos ancêtres qui devant le gavage et l’accaparement des richesses par quelqu’uns n’ont pas utilisés leur vie pour y mettre un terme sont restés esclaves ainsi que leurs enfants.

      Assez facile de savoir où nage Mr Salamé et la veulerie de ceux qui l’entoure. Ils vont se faire dévorer. Sans moi !

    2. D’ailleurs, pourquoi ne pas avoir ouvert les commentaires sous la vidéo parlant de « il faut rassembler la gauche » ?

      Le roi est nu.

      1. Qui a éclaté et ridiculisé sciemment la gauche en 2017 ?

        Les lobbies libéraux peints en rouge (Fondation Jean Jaurès et toute la mafia du libéral-socialisme ; Gilles Finchelstein, Daniel Cohen et acolytes) en coulisses de Hamon (et dans la présente vidéo, auteurs tacites de l’endoctrinement scandaleux de la candide fée Clochette du MFRB, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive), avec leurs chimères monétaires capitalistes (revenu de base et autres jeux du cirque) destinées au business des multinationales et des banques, déguisées en cadeaux de père noël … car ils sentaient déjà la chaleur de la marmite sociale.
        L’actuelle diversion médiatique et urbaine des gilles et john n’est qu’un apéritif de ce qui va arriver …

      2. La perte des pédales par le parti socialiste a principalement été signée et révélée par l’élimination de Jospin à l’élection de …..2002.

      3. Merci Juannessy pour ces précisions.

        On peut lire dans l’article Wikipédia à propos de Gilles Finchelstein :
        « Il aurait largement inspiré — voire rédigé — le programme de Lionel Jospin pour la présidentielle de 1995 et celle de 2002 et contribué à introduire les idées du social-libéralisme au sein du Parti socialiste. Cependant, dans l’émission Du grain à moudre (France Culture) du 25 octobre 2012, l’intéressé récuse formellement ce point de vue.
        Laurent Binet révèle dans Rien ne se passe comme prévu qu’il est l’une des deux plumes du discours du Bourget de François Hollande. »

        Cela laisse dubitatif concernant le rôle du bonhomme dans cette Fondation Jean Jaurès qui n’a de rouge que le déguisement et dans la parodie de socialisme du PS depuis plus de vingt ans.

      4. La parole à l’intéressé , mais j’ai appris de mon côté à ne pas surestimer le poids des entourages dans les dérives historiques qui répondent bien plus à des convergences de « vagues » plus profondes , diverses , diffuses et partagées .

        Et qu’il faut au moins 20 ans de recul pour les décrypter sans dire trop de bêtises .

        En l’occurrence si le socialisme du PS a été sanctionné en 2002 , il me semble que confusément les français ne sanctionnaient pas le socialisme à la PS ( ils l’ont fait plus tard avec Hollande qui a failli dans son rôle de rassembleur , pour lequel il avait triomphé de Sarkozy ) , mais le fait qu’ils ne comprenaient pas où Jospin voulaient les conduire .

        Je ne suis pas sur que le matériel politique français sache aujourd’hui mieux qu’alors, où il pourrait conduire les citoyens , d’autant plus que les citoyens n’ont pas l’air et la lucidité tranquille de savoir où ils veulent aller .

        Si 60 , et plus , intellectuels pouvaient aider , avec les garçons coiffeurs et les aides soignantes , à éclaircir cette destination commune , l’humanité pourrait faire un « bilan » positif .

        Dans 20 ans .

  17. Schizosophie

    Ce qui est certain c’est que de l’ADN Mithochondrial montre que des Européens s’étaient installés et sont mort en chine du temps du premier empereur, l’idée d’associer ce fait au style de l’armée de terre est de l’archéologue chinois. Ce qui indique que pour les historiens d’art chinois la question est posée d’une influence européenne sur les styles des guerriers de terre (accessoirement c’est la date qui est importante, les archives chinoises ont effectivement enregistré des migrants européens, mais un peu plus tardive

    « De son côté, le professeur Zhang Weixing, archéologue principal sur le site de la tombe, a déclaré : « Les travaux archéologiques entrepris ici récemment sont plus importants que tout au cours des 40 dernières années. En examinant systématiquement les tombes principales et secondaires de la sépulture du premier empereur, nous avons découvert quelque chose de plus important même que l’armée de terre cuite ».

    http://french.peopledaily.com.cn/Culture/n3/2016/1213/c31358-9153996.html

    (Je n’ai pas la source chinoise de base)

    Mais bien sur, si le Comité Central a décidé qu’il fallait renforcer l’amitié entre les peuples, mélanger par erreur un peu d’ADN prélevé sur le site avec celui du bassin du Tarim, qui trainait sur l’étagère d’à côté, peut servi r la promotion, d’un obscur chercheur, debunker ?

    1. L’enjeu de Debord 88 porte sur l’intégration des spectaculaires diffus et concentré. Ce point culminant se fout de l’ADN, les dénisoviens étaient déjà un mélange, celui spéculatif des étagères est secondaire. Dès lors qu’il s’agit de points d’explosion, ce sont les mêmes algorithmes qui fournissent les capacités de reconnaissance faciale de Tien an Men aux Champs Élysées, jusque dans la bouche cadavérique de Pierre Jouvet du PS-PP. La vérité du faux, même quand Debord se gourre, par penchant esthétique et empressement ironique visant l’absence d’un Malraux.

  18. En bon philosophe Socrate aurait posé la question suivante : qu’est-ce qu’un intellectuel ? avant que de savoir multiplier par 60, environ. Ni rire, ni pleurer mais comprendre, ça fait déjà deux philosophes.
    _____________________________

    Quel beau métier d’être journaliste au service de L’Immonde. Avoir un compte en banque bien garnit, pouvoir nourrir sa famille et réduire les Gilets jaunes à de la vermine, et pourquoi pas formidable lèche-cul en prenant pour exemple son patron ? Travail, famille, flash ball.

    1. Surpris et content que votre commentaire passe… Peut-être même sera-t-il lu en haut lieu… à temps… pour éviter la tentation d’ une cohabitation néo blairiste…
      J’y ajoute mon pastiche… E.M. adore écouter,noter sérieusement les diverses attentes.. pour finalement, pédagogiquement expliquer en détails comment s’en passer…
      Quant aux comptes rendus de la presse  »de référence » .. attendons de voir.. sans trop d’illusions.

      1. « Surpris et content que votre commentaire passe…  »

        Quoi, vous osez suggérer qu’un commentaire est parfois publié plutôt que « modéré » … dans un but de manipulation ! C’est de la calomnie, de la pure calomnie, mon bon monsieur !

        Enfin bon, c’est pour la bonne cause : la survie de l’espèce !

      2. @P.J. (18/3 à 15h52)
        Je m’imagine bien distinguer la différence entre « manipulation » et « ostracisme »…voire, si j’osais, cet attelage: »ostracisme paralysant ».
        Bien sûr, tout dépend du volume des amygdales de l’individu modérateur… °(^!^)°

      3. @Juannessy(18h36)  » Les amygdales ? »
        Oui oui…il s’agit bien des  » amygdales « …leur gonflement subit mais régulier est le premier symptôme du fameux complexe dit « du gros cou  » = être sûr à 100% de son jugement, ne se fier qu’à sa propre conception de sa totalement aveuglante certitude, au risque non conceptualisé(dans l’acception d' »incapacité mentale à concevoir sa propre pseudo-réalité autrement »..) de passer à côté de nombreuses « pépites »..!!..tant pis pour les « autres » (les « cons », les « méchants », les « incultes », les « sans-dents »… en zo voort….
        Les premiers soins sont généralement sans effet immédiat spectaculaire. A partir d’un certain âge, traduit chez le sujet par son affirmation péremptoire d’une « expérience certaine » auto-justificatrice, même une longue thérapie peut même s’avérer inopérante. Hélas.

      4. Première fois que j’entends ça . Vous êtes sur de vos sources ?

        Compte tenu des horreurs que vous évoquez , je me réjouis d’avoir subi l’ablation des amygdales dès l’âge de six ans . Souvenir affreux . Pas d’anesthésie à l’époque , et je ne regrette aujourd’hui que la poitrine de l’infirmière qui me serrait pour m’immobiliser tandis que le chir opérait .

        Ha si ! on avait droit aussi à une coupe de glace à la vanille après pour refroidir le tout .

    2. Si l’on devait compter le nombre d’intellectuels qui se sont demandés ce qu’est un intellectuel et où est sa place , on devrait en compter quelques millions .

      Mais la réponse au « où est sa place » offre sans doute moins de solutions :

      – à côté , hors sol ?
      – embarqué plus ou moins conscient ?
      – embarqué plus ou moins rétif ?
      – engagé ?

      Finalement , c’est démocratiquement rassurant que de constater que son sort est celui du commun des mortels .

      Et perso , quant à faire , j’aime autant qu’il soit engagé , pour servir , à tort ou à raison , l’humanité qu’il  » aime  » .

    1. Extrait de l’interview de T. Porcher dans le JDD:
      « Quand on a créé PP, on avait une promesse : mettre les citoyens au cœur des institutions en rassemblant toutes les forces de gauche. Aujourd’hui, on se retrouve cornérisé avec le PS, quelques petites chapelles, comme l’Union des démocrates et des écologistes [UDE], et un mouvement de centre droit, Cap21, qui a fait campagne pour Emmanuel Macron ! Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a annoncé que toutes les tendances de son parti seraient représentées : ce sera une liste d’apparatchiks, pas de citoyens. C’est pourquoi je préfère quitter Place publique. »

      Je n’arrive pas à remettre la main sur les détails de l’accord accordant, il me semble, 50 % des places au P.S. sur la liste P.P. pour les européennes.

      Hic jacet

      1. Le fait que Thomas Porcher quitte P.P., est regrettable mais il n’a pas tout à fait tort : le P.S tente de se ‘refaire la cerise’ en intégrant quelques figures issues de la sphère publique (médiatiques) dans sa liste pour les européennes.
        Les électeurs ne vont pas oublier aussi rapidement la gestion calamiteuse des affaires de l’état sous la mandature de F.Hollande, la trahison des principes socialistes issus des luttes de nos aïeux.
        Il aurait fallu, en amont de tout cela, procéder à un ‘aggiornamento’ et redéfinir de manière précise la ligne et les principes d’action de ce parti socialiste.
        Le mécontentement latent est tel que ce qui risque d’arriver, est de porter en tête, un parti qui n’a jamais participé au pouvoir, donc n’a jamais trahi, et qui a toujours été diabolisé par les partis traditionnels et particulièrement par le dernier né (Lrem).
        Le diable n’est pas dans le détail du fractionnement des partis de gauche, mais dans l’agglomération des mécontentements actuels qui pourront se traduire par un vote vers l’extrémisme…

    2. Dans les chantiers à venir , les apports régionaux ( Hauts de France , Pays de Loire , Occitanie …) en ce qu’ils représentent d’expériences en cours ou potentielles de terrain , sont plus intéressantes que les doctrines économiques les plus idéalement fantasmées .

  19. J’attends le jour qui verra naître la théorie qui, grace au prix de vente des livres, prétendera attribuer un prix aux phrases, aux mots et aux lettres, tandis que son auteur pourra brandir son prix Nobel (de la Banque de Suède) et que toutes la litérature se réduira à un nombre « Bankable ».
    Chez les économistes, on ne jure que par les frites, les frites..
    Chez les Tuche, on ne jure que par le fric, le fric..

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