Archives par mot-clé : Christopher Nolan

TENET (2020) de Christopher Nolan

Pas facile de rendre compte des sorties de films ces temps-ci, mais comme je ne suis de toute manière pas critique de cinéma…

Si le spectateur se dit durant la projection d’un film : « Vivement que je puisse voir le making of ! », les choses se présentent très mal pour le producteur et le metteur en scène. Et si c’est durant les toutes premières minutes qu’il se dit cela, c’est évidemment encore bien pire. Or c’est le cas ici.

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« Hurle, hurle à l’agonie de la lumière », par Terence

Je sais que certains d’entre vous ont “en tout ou partie” fait leur deuil, vous êtes plus sages que moi.

N’entre pas docilement dans cette douce nuit,
Le vieil âge doit gronder, tempêter, au déclin du jour,
Hurler, hurler à l’agonie de la lumière,

Si le sage sentant la fin sait que les ténèbres sont justes,
Car ses mots n’ont point forgé de foudre,
Il n’entre pas docilement dans cette douce nuit,
Hurle, hurle à l’agonie de la lumière.

Dylan Thomas (poème cité dans Interstellar, le film de Chris Nolan)

Climat : l’humanité proche de retombées climatiques cataclysmiques, alerte le Giec – La Libre

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Université catholique de Lille, « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? » (1 de 6), Quel scénario pour les années qui viennent ? – Retranscription

Retranscription de Université catholique de Lille, Paul Jorion : « Déclarer l’état d’urgence pour le genre humain ? », première de six conférences, le 6 novembre 2018. Merci à Eric Muller ! Ouvert aux commentaires.

Je précise que, de formation, je suis anthropologue et sociologue et que j’ai acquis ensuite, sur le côté – vous savez que ça prend un certain nombre d’années – une formation de psychanalyste. J’essaye de faire bénéficier mes analyses de l’ensemble de ces éclairages. Il y a un éclairage supplémentaire, c’est le fait que j’ai fait carrière pour la plus grande partie de ma vie dans le secteur privé, à l’intérieur de la vraie vie, tout d’abord en étant pêcheur en mer pendant une petite période – pendant une période de dix-huit mois – et ensuite en travaillant pendant dix-huit ans dans le secteur de la banque, dans de nombreux pays : j’ai commencé en France, ensuite en Angleterre puis aux Pays-Bas, et ensuite douze ans aux États-Unis. Une multitude d’éclairages qui, j’espère, permettent que j’aie une boîte à outils peut-être un peu plus vaste que la plupart des gens qui posent le regard sur des problèmes particuliers. J’espère que cet ensemble d’outils possibles, d’éclairages dans plusieurs directions, permette de donner à certains phénomènes toutes leurs dimensions, de les prendre par tous les bouts où ils se posent.

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LA QUESTION DU SOLITON EST DEVENUE INDÉCOMPOSABLE

Ce matin, je m’apprêtais à mettre en ligne le billet qui suit…

Lorsqu’on me demanda en décembre 2011 de faire une conférence à l’intention des anciens de l’école de commerce HEC, la personne qui m’invitait me dit quelque chose du genre : « Si vous pouviez dresser un panorama général… ». C’est alors que me vint l’image du « soliton », la lame de fonds constituée de plusieurs vagues venues se superposer pour en constituer une seule, mais monstrueuse.

Les éléments composant cette vague scélérate ? Il y en a trois. D’abord, la crise environnementale : l’épuisement des ressources, le réchauffement climatique accompagné de l’acidification des océans et de la hausse du niveau de la mer. Ensuite, ce que j’appelai « crise de la complexité » : crise due à un monde où les interactions augmentent du fait que nous sommes de plus en plus nombreux dans un environnement de plus en plus mécanisé, monde où nous confions nos décisions à l’ordinateur alors que l’emploi disparaît en raison de notre remplacement par la machine sous la double forme du robot et du logiciel. Enfin, crise économique et financière, due au fait que nos systèmes ont en leur cœur une gigantesque « machine à concentrer la richesse » fondée sur le versement d’intérêts sur la dette, dont les effets délétères sont encore amplifiés par la spéculation, que chacun tolère comme une bizarrerie inoffensive.

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