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Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui tuent le commerce en centre-ville, c’est l’ultralibéralisme, par Jean-Baptiste Auxiètre

Ouvert aux commentaires.

Les commerces de centre-ville n’ont plus d’avenir économique. Pourquoi ?

Quand vous achetez un bien de consommation dans un commerce physique vous payez une partie du prix de l’immobilier, à quoi s’ajoute une licence dans le cas, entre autres, des bars. Pour s’acquitter de cette composante de plus en plus chère, vu la hausse de l’immobilier, la plupart des commerçants sont donc obligés d’appliquer des marges importantes, quand ce ne sont pas des coefficients multiplicateurs de 2 ou 3. Aujourd’hui, même pour un bien à quelques euros, cela revient moins cher de vous le faire livrer sous 24 à 48 heures chez vous, les frais de port y compris, car la marge sur l’objet lui-même est bien plus faible pour le vendeur.

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SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES ET EUROPE DES MARCHANDS, par Pierre Bousquet

Billet invité.

Je suis pharmacien. Le mois prochain, je me rends à Athènes à l’invitation d’une consœur grecque pour constater de visu les conséquences sanitaires de la politique instaurée par la Troïka.

Avez-vous entendu parler des Importations parallèles de spécialités pharmaceutiques ? et de ce dont elles témoignent de l’attitude des autorités au sujet de la libre circulation des médicaments dans l’Union Européenne ?

Des laboratoires pharmaceutiques ont accepté de vendre des médicaments moins cher à des pays en difficulté : Irlande, Espagne… Les grossistes les achètent donc dans ces pays, les reconditionnent et les revendent dans les pays où ils sont plus chers avec, pour conséquence, une pénurie dans le pays auquel ils étaient destinés.

On peut comprendre, à défaut d’admettre, que les grossistes veuillent « optimiser » leurs gains. La France autorise la distribution de ces « importations parallèles » à la condition que ces médicaments soient vendus moins cher que ceux qui nous étaient initialement destinés.

Nous avons donc ainsi dans nos rayons, le même médicament avec deux prix différents, seule la vignette diffère (marquée IP pour « importation parallèle »). En quoi une autorisation de la vente dans de telles conditions se distingue-t-elle d’une simple caution accordée à ce trafic ?

L’Union Européenne qui affirme vouloir abolir les nations ne se contente-t-elle pas encore une fois de les précipiter les unes contre les autres ?

 

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