Avant-première : LES NÉGOCIATIONS EUROPÉENNES REPARTENT, par François Leclerc

Billet invité.

L’avenir auquel l’Europe peut prétendre n’attend pas la tenue des élections allemandes et les propositions françaises pour être l’objet d’intenses et discrètes négociations. À une condition : ne pas franchir une ligne rouge en touchant aux traités et aux dispositions régissant les déficits publics. Ce qui par avance limite singulièrement la portée des négociations ardues qui s’annoncent.

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LA LOGIQUE DE DÉMANTÈLEMENT DE L’EUROPE, par François Leclerc

Billet invité.

Les actions de la BCE sont au plus bas en Allemagne. La mise en cause de Mario Draghi a monté d’un cran, ses détracteurs appelant à un changement de sa politique, sans crainte de bousculer le dogme de l’indépendance de la banque centrale. Le temps n’est plus où Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, éternel minoritaire au sein du conseil des gouverneurs de la BCE, se contentait d’exprimer ses réserves, de voter contre les mesures décidées par la majorité, puis se bornait à déclarer que cela allait « trop loin ». Le dernier train de mesures, l’annonce que de nouvelles pourraient intervenir et l’irruption dans les débats de l’option de l’Helicopter money ont été de trop.

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Le temps qu’il fait le 18 février 2016

Dernier_JorionColloque Emploi – « Multiplier les emplois de qualité au 21ème siècle ? C’est possible ! », à Bruxelles, le samedi 20 février 2016 à 9h30

Nouveau rapport sur la robotisation : Technology at work v2.0, janvier 2016

Avis aux Bruxellois : les ABPJ se réunissent au café Le Vicomte le samedi 20 février 2016 à 18h

DiEM25

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Le Monde / L’Écho, À Bruxelles, une bureaucratie libérale, mardi 2 février 2016

À Bruxelles, une bureaucratie libérale

Les technocrates de la Commission ne seraient pas « soumis » aux milieux d’affaires : ils élaboreraient ensemble la « meilleure solution technique possible »

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Europe : les masques tombent, par Bruno Colmant

Billet invité. Sur son propre blog.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission, vient de commettre une affirmation qui sonne conme un avertissement en écho au résultat des élections grecques : Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens.

Le propos a le mérite d’être clair, à tout le moins au niveau de ce que le Président de la Commission représente : les pays de la zone euro avaient déjà perdu leur souveraineté monétaire, leur souveraineté fiscale (au travers de la signature du Pacte de Stabilité et de Croissance), mais voici que c’est l’orientation démocratique qui devrait désormais faire l’objet d’un abandon d’expression.

Même si le propos de Jean-Claude Juncker est certainement juridiquement incontestable, il faut être très prudent dans le déni du choix grec car l’adhésion démocratique européenne vacille, ainsi qu’il fut démontré aux dernières élections européennes.

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Europe : TROP PEU ET TROP TARD (ET PAS COMME IL FAUT) ! par François Leclerc

Billet invité.

Trop peu et trop tard, telle pourrait être la devise des dirigeants européens, car ils ne se démentent pas dans leur comportement ! Les marchés financiers bruissent de rumeurs suite à la déclaration d’aujourd’hui de Mario Draghi, devant les banquiers allemands s’il vous plait : « Nous sommes prêt à recalibrer l’ampleur, le rythme et la composition de nos achats si nécessaire » a-t-il lancé en ajoutant cette fois-ci « sans délais indus », pour ne pas se répéter. La responsabilité en incombe selon lui à l’inflation, dont le taux est désormais qualifié de « très éloigné » de l’objectif proche de 2%. Devant le Parlement européen, il avait déjà fait passer le message, confirmant que le temps n’est plus à la référence rassurante à des anticipations d’inflation, auxquelles plus personne ne croit.

Ce n’est plus un ballon d’essai, c’est un Zeppelin, mais on attend toujours le passage à l’acte ! Car, dans ce nouveau domaine, Mario Draghi n’a aucune certitude de rééditer avec succès le fameux « la BCE fera tout ce qu’il faudra », qui avait à lui seul calmé le jeu sur le marché obligataire. Sans même attendre, ces nouvelles petites phrases en disent long sur ce que son président espère des dernières mesures tout juste engagées par la banque centrale, afin de dynamiser le marché de la titrisation – pour relancer le crédit aux entreprises – et de refinancer les banques à prix d’ami, sous cette même condition affichée pour la circonstance.

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LE JAPON MONTRE LA VOIE À NE PAS SUIVRE, L’EUROPE NE FAIT PAS MIEUX, par François Leclerc

Billet invité

Le Japon, troisième puissance économique mondiale, va-t-il commencer à réduire son endettement ? Cela ne se présente pas bien, et les dirigeants européens feraient bien de s’y intéresser avant de laisser l’Europe s’enfoncer dans une situation de japonisation larvée, qui est chaque jour qui passe confortée par des indices déprimés.

Sous l’impulsion du premier ministre Shinzo Abe, la Banque du Japon poursuit la plus grande opération de création monétaire jamais réalisée, tirant ainsi la carte de la dernière chance. Mais avec quels résultats ? Sorti de la récession en 2012 et connaissant des débuts de croissance encourageants en 2013, le pays est lourdement retombé dans la récession. Ni la faible contribution du commerce extérieur, ni l’augmentation des dépenses publiques n’ont pu l’empêcher. Quant à l’inflation, son timide sursaut est d’une grande fragilité et résulte largement des importations d’hydrocarbures. En conséquence, le premier ministre pourrait annoncer qu’il sursoit à une deuxième augmentation de la TVA, afin de ne pas aggraver la baisse de la consommation. C’était la seule mesure tangible de réduction du déficit budgétaire, au demeurant d’impact modeste.

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POUR ALIMENTER S’IL EN EST BESOIN SA COLÈRE… ET SI POSSIBLE SA RÉFLEXION, par François Leclerc

Billet invité.

Goldman Sachs, JP Morgan, Citibank, HSBC, BNP Paribas, Barclays, Commerzbank, Deutsche Bank, UBS… : aucun ou presque des membres du très sélect club des mégabanques occidentales n’échappe à la vindicte. Ils soufrent en silence et font le gros dos en attendant que cela passe, car l’annonce de règlements à l’amiable longuement négociés continue de pleuvoir dru, assorti de celles des amendes en conséquence. Mais liste de ce qui reste à venir est longue comme un jour sans pain, sous réserve d’ajouts qui ne vont pas manquer, ce qui n’est sans doute pas pas sans rapport avec la révélation de l’existence d’informateurs rémunérés par les autorités américaines…. Les lanceurs d’alerte, c’est bien ! mais il n’est pas interdit de donner un petit coup de pouce à la chance…

Une escalade est enregistrée, faisant croire qu’après la fin de l’omerta, celle de l’impunité pourrait advenir. Non pas pour de malheureux traders lampistes – façon de parler, vu de leurs bonus – voués à jouer les boucs émissaires, mais pour leur hiérarchie qui n’a rien vu et encore moins décidé. Passe encore que la banque soit dans l’obligation de plaider coupable, comme la BNP Paribas a du s’y résigner pour sauver sa licence américaine ou comme la Deutsche Bank y est fermement conviée, mais un premier banquier s’est décidé à faire de même au Royaume-Uni. Va-t-on prochainement voir derrière les barreaux des banquiers indélicats qui se croyaient tout permis puisqu’ils n’étaient pas pris ? Eric Holder, le ministre de la justice américain en avait évoqué la perspective avant de démissionner. Continuer la lecture de POUR ALIMENTER S’IL EN EST BESOIN SA COLÈRE… ET SI POSSIBLE SA RÉFLEXION, par François Leclerc

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Les technocrates non-élus ont-ils désormais le droit d’aliéner la souveraineté nationale sans consultation populaire préalable ?, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

Faisant preuve d’une belle constance dans la promotion de ses convictions néolibérales, la Commission européenne persiste et signe dans sa volonté d’imposer la clause dite ISDS (Investor-State Settlement Dispute) dans le traité CETA avec le Canada et, partant avec les États-Unis. Le projet « confidentiel » de traité diffusé en interne par la Commission Européenne intitulé Consolidated CETA Text (Version of 1 August 2014) et « fuité » par le site allemand Tagesshau.de montre en effet clairement que ce traité de libre-échange avec le Canada qui doit être signé cet automne contient une telle clause.

Pour mémoire, la procédure ISDS permet aux sociétés privées qui s’estiment financièrement lésées par une décision gouvernementale de contester cette décision devant une instance arbitrale privée, et d’obtenir une réparation financière pour ce préjudice si cette instance extra-judiciaire, dont les décisions ne sont pas susceptibles d’appel, en décide ainsi. Elle permet donc à des entités de droit privé de prévaloir sur les décisions prises par un État souverain. Le concept n’est pas nouveau : de nombreux accords bilatéraux entre États contiennent déjà des dispositions similaires. La nouveauté consiste dans la possibilité d’en faire la règle pour l’ensemble de l’Amérique du Nord et de l’Union Européenne.

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Espirito Santo, … et la Commission européenne n’a rien vu venir …, par Jean-Luce Morlie

Billet invité. Également publié ici.

Les phases de crises financières ne sont-elles pas l’occasion, pour les plus malins des plus doués des banquiers, de sauver, en douce, les billes de leurs meilleurs clients ? Visiblement, l’opacité bancaire est entretenue avec un soin lucide. N’est-ce pas, comme au jeu des chaises musicales; lorsque la ronde des joueurs s’arrête, pour trouver la chaise où s’asseoir, il faut bien qu’il s’en retrouve par terre ? Et ceci amène une autre réflexion.

En effet, la dynamique propre de la concentration du capital par l’intérêt composé, n’est-elle pas, et dans un même ordre de nécessité, dans l’obligation d’organiser le jeu de telle façon que les moins bons joueurs perdent la partie, puisque, à parier sur des reconnaissances de dette (Paul Jorion), il y aura toujours des perdants ? Ne croyons-nous pas que les mieux placés pour faire tourner le manège, savent très bien quand s’arrêtera le moulin, puisqu’ils le font tourner ?

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