Archives par mot-clé : géopolitique

Shape of My Heart, ou le jour de la chute du Mur…, par ERX

Il est des airs de musique qui sont associés à un instant précis, à un lieu et à un évènement particulier. Celui-ci l’est. L’événement, c’est la chute du mur de Berlin. Le lieu, la pièce où je me trouvais, presque entièrement vide, dans ce petit appartement sobrement occupé, situé à l’étage d’une maison que j’habitais à la lisière de la ville. Elle était dans un quartier un peu à l’écart, échouée en bordure des dunes qui attaquaient durement Nouakchott par l’Est. Cet air de musique, Shape of My Heart de Sting, je me souviens très clairement l’avoir réécouté plusieurs fois à la suite, en cette nuit tombée. Alors que ce soir du 9 novembre 1989, RFI relayait cette nouvelle incroyable et de portée mondiale : la chute du mur de Berlin.

Continuer la lecture de Shape of My Heart, ou le jour de la chute du Mur…, par ERX
Partager :

Quand la Chine se comporte comme les USA en 1947 avec le plan Marshall, par Thom Billabong

Ça y est, la Chine offre de soigner l’Afrique et de lui remettre sa dette.

Diplomatie vaccinale : la Chine promet à l’Afrique 1 milliard de doses et une annulation de dette (latribune.fr)

Elle se comporte donc exactement avec la générosité (bien comprise) des USA à la fin de la 2de guerre mondiale, quand ses surplus et sa machine à produire avaient besoin de marchés d’accueil solvables. Le plan Marshall visait entre autres cet objectif d’apporter rapidement des débouchés aux biens qui ne seraient désormais plus détruits dans les combats, tout en faisant un bien réel aux économies des pays ruinés par le conflit. Ce faisant, les USA pouvaient asseoir par la manne financière et la relance de la machine économique, un contre pouvoir puissant à l’idéologie soviétique, qui elle-même cherchait à émanciper les peuples du joug capitaliste.

C’était la quadrature parfaite : des ressources quasi-illimitées à ceux qui en avaient besoin, détournant ces derniers d’un autre « possible » porté par l’URSS, avec une des abandons de créances – les dettes des pays via le plan et durant le conflit – au fur et à mesure que la prospérité des uns augmentait celle des autres. Continuer la lecture de Quand la Chine se comporte comme les USA en 1947 avec le plan Marshall, par Thom Billabong

Partager :

États-Unis : Un moment sans précédent dans l’histoire d’une nation en grand péril

Il y a au moment où j’écris, 2,95 millions de cas déclarés de Covid-19 aux États-Unis, c’est-à-dire 25,7% du total mondial. Et 132,39 mille décès attribués au Covid-19, soit 24,7% du total mondial.

Or la population des États-Unis ne représente que 4,25% de la population mondiale. Ce qui signifie que la pandémie affecte 5,9 fois plus les États-Unis que s’ils n’étaient qu’un « cas moyen » de la population mondiale. Un fait qui révèle une fragilité toute particulière de cette nation dans la crise présente. Fragilité dont chacun a deviné la source, mais se refuse encore à la nommer.

Pourquoi le mécanisme présidant au déroulement des événements présents demeure-t-il en effet invisible ? Du fait sans aucun doute de l’énormité de la chose : qu’une grande puissance soit parvenue à faire accéder au faîte du pouvoir de sa rivale, un homme à elle. Et que cette nation là, ayant même découvert le pot aux roses, soit dans l’incapacité de le dévoiler au grand jour en raison du déshonneur qui en résulterait pour elle, et qui la rétrograderait instantanément au rang d’acteur subalterne sur la scène géopolitique internationale, décrédibilisée sinon une fois pour toutes, en tout cas pour très très longtemps.

Partager :

LE PAPILLON ET LA PARTIE DE DOMINOS, par zébu

Billet invité

Le risque systémique vient soudainement d’apparaître aux yeux de nos dirigeants, qui constatent ébaubis l’étendue du champ des possibles en matière financière et économique : stupeur et (surtout) tremblements.

Ils devront néanmoins continuer de garder grandes ouvertes leurs mirettes car sur d’autres fronts, au niveau géopolitique et au Moyen-Orient, le risque systémique, c’est la Syrie : « […] Abdel Halim Khaddam affirme que l’état-major de l’armée syrien est conscient que le régime est fini ». Pour avoir dirigé la répression de la révolte des Frères musulmans de Hama en 1982 et avoir été le vice-président syrien de 2000 à 2005, il sait certainement de quoi il parle… De plus, la Ligue arabe vient de décider d’exclure la Syrie d’el-Assad et enjoint l’opposition à se réunir au Caire pour préparer l’après-régime. Or, si ce régime tombe, de profondes transformations pourraient voir le jour au Moyen-Orient, région de la plus haute importance géopolitique.

Continuer la lecture de LE PAPILLON ET LA PARTIE DE DOMINOS, par zébu

Partager :